‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 39 sur 152 · CONIFÈRES NOUVEAUX · texte numérisé non relu

CONIFÈRES NOUVEAUX

Retimospora leptoglada. Zuccharini. R. squarrosa leptoclada, Sieb. ChamcBcyparis squarrosa leptoclada. Endlich. — Genouveau Conifëre, encore très-rare, a été introduit en Europe en 1861 , par BIM. Henderson et fils, horticulteurs à Londres, qui Font mis au commerce ce printemps. Il forme un très-joU petit arbre et est parfaitement rustique quoique natif da Japon, oh il croit dans la région montagneuse. Il est très-cultivé aux environs de Yeddo où on Pappelle Nezu^ ce qui signifie nain. Il est en effet peu élevé, environ un mètre, très-touffu, et affecte une forme parfaitement pyramidale. Il diffère en cela de ses congénères qui s'étalent et rampent ordinairement sur le sol. Son feuillage est glauque, ses jeunes pousses d'un vert tendre, aussi son aspect paralt-il argenté.

Comme toutes les nouveautés, notre petit arbre est d'un prix élevé, mais il se multiplie aisément de boutu!res, comme nous l'avons vérifié nous-méme^ et sa végétation est assez rapide.

SciADOPrrvs vertiollata, Siebold. Taamsverticillata.Thuvi). — Magnifique espèce, la plus belle de toutes, peut-être, après TÂraucaria. Elle était connue depuis plus d'un demi-siècle, puisque Thunberg, dans sa Flora japonicaf publiée en 1784, la décrit, mais la considérant à tort comme devant se rapporter au genre TaœuSj puisque dans les Sciadopitys les fleurs sont dioîques, tandis que dans les Ifs {Taxus)j les fleurs mâles et femelles naissent sur le même individu. D'ailleurs, le faciès de ces Pins à parasol, comme l'appellent les Japonais, n'ont rien de celui d'un If. En effet, dans ce beau Conifère, toutes

les feuilles sont ramassées au bout de chaque rameau et forment des disques en parasol. Les Chinois l'appellent Kin^Oy Sapin doféy à cause du ton jaunâtre des jeunes bourgeons. On voit que cet arln^e est très«oonnu dans Textrème Orient» où on le cultive dans les jardins et surtout autour des temple sacrés. Mais il est très-rare à l'état sauvage^ et Siebold ne le cite que dans les parties orientales de Niphon ; Thunberg l'avait vu auprès de Nagasaki. Le Sciadapitys verticillata n'est pas un grand arbre ; il atteint rarement cinq mètres, mais communément trois ou quatre. Ses branches s'étendent au loin^ sont très-ramifiées» et toutes terminées par ces vertidlles de feuilles^ ce qui lui donne un bel aspect, très-bisarre, et tout différent de ceux qne nous offrent les autres Conifères. Ses parasols^ f(Minés d'une quarantaine de feuilles, ont environ i 5 centimètres de diamètre. La persistance des feuiUes est de 4 ans^ de sorte que les mêmes rameaux portent souvent pluôeurs de ces verticilles ou parasols.

On connaît quelques variétés de ce magnifique arbre, dont une à feuilles panachées est déjà introduite en Angleterre. Pour le moment contentons-nous du type, qui vient embellir et varier nos jardins d'une si brillante façon. J'ajoute que Ton assure que ce Conifère se multiphe de boutures, même faites à Tair libre, en lieu ombragé. Il est incertain s'il ne souffrira pas de nos froids. L'expérience seule nous renseignera à ce sujet.

Abies Albertiana. a. Murray. Ce n'est pas une espèce absolument nouvelle; mais elle est restée longtemps très -imparfaitement nommée, portant tour à tour les noms de taœifolia^ de Mertenziana^ de Pattanianay de Hemelock êpruce de Californie et de Sapin de VOrégon. Ces renseignements sont donnés4rès au long dans un article du Gardener's chronicle. Tajoute que le même arbre a aussi porté le nom à'Abies Williamsoni, sous le- (piel il est vendu en Belgique et qui lui a été donné par le docteur Newberry . VAbies taxifolia figuré par Lambert en difière

essentiellani^t, et l'A* fnertenziana de Boujard» originaire de Sitcha, n'a pas encore été introduit. Quoique voisin de Tespèce qui nous occupe, ses cônes plus renflés et ses écailles tronquées l'en séparent nettanent. VA. Albertiana^ originaire de TOrégon et de la Colombie anglaise, est parfaitement rustique. U a été découvert en 1851, par Jeffroy, qui en envoya quelques graines. De ce premier aavoi naquirent quelques individus, dont un {danté par M. Georges Paxton, dans le Perthshire, est haut déjà d'environ 5 mètres. U est sur un terrain en pente exposé au midi. Le comté de Perth est un de ceux qui ont le dimat le plus rigoureux de la Grande-Bretagne. Un autre sujet, un peu moins haut, existe à Hafadunos. Celui que je possède, planté sur un terrain plat, très-humide, a poussé vigoureusement et forme, quoique jeune, un très-gracieux arbre touffu, élancé, à écorce mince, presque noire et très-lisse, au moins chez les jeunes individus; car elle est, au contraire, fendillée chez les vieux arbres observés par Jeffrey. Le bois, malheureusement, en est mou, blanc et très-difficile à fendre.

ÂLPnoNSK Lavali^e.

FRUITS NOUVEAUX (suite).

Nous appelons aujourd'hui l'attention sur les variétés suivantes^ en engageant les amateurs à en suivre le développement dans les pépinières où elles sont en multiplication, afin de pouvoir juger de la fertilité de l'arbre et de la qualité du fruit : c'est le moyen de n'être pas trompé .

Poire beurré Léon Rey (Rey) ; moyen , presque rond , jaune teinté rouge, tavelé rouz ; chair fine, fondante, juteuse, aromatique; fin d'octobre; vigoureux, fertile.

Abbé Pérez (?) ; gros, fondant, bon; mars-avril, très-fertile.

Brunet(t)\ moyen, bien fondant, très-bon; août; très- fertile.

Giram (?) ; gros, fondant, bon ; fin juillet, fertile.

Charles Basiner (de Jonghe); moyen» oblong, vert-jaune; ohair fine succulente, sucrée; se!][>tembre-oetobre ; fertile; le fruit résiste assez bien aux vents .

Camille prince de Rohan (Id.) ; moyen, vert dair ; chair incarnat, sucrée, vineuse, fine ; décembre-janvier ; vigoureux et productif.

Besi-mai (Id.); assez gros, forme tenant duChaumontel et du Passe-Colmar, vert clair ; chair beurrée quoique ferme , sans aucune concrétion pierreuse ; mai ; vigoureux et fertile •

/.-/. Gillatn (Grégoire); fruit gros, allongé, pyriforme, fondant et sucré ; de première qualité .

Professeur Henneau (Id.); fruit gros, ovale ou pyriforme, bosselé et sillonné de rouge, à chair fine et fondante de première qualité. Arbre se prêtant bien à la forme pyramidale, à rameaux rouges, très-fertiles.

La Scdur Grégoire (Id.) ; fruit gros, turbiné et parfois légèrement bosselé ; épiderme rude, d'un vert bronzé; ombiUc et pédoncule enfoncés; chair fondante et très-fine; eau abondante et vineuse, d'un parfum exquis^ de toute première qualité ; décembre janvier •

Nous terminons par les Gains Boisbunel :

Olivier de Serres : fruit moyen ou gros, turbiné-aplati, jugé de Irès-bonne qualité par le comité d'Arboriculture de la Société centrale de Paris : février et mars ; vigoureux, très-fertile •

Président DebouUeville : fruit moyen, eu focme deBergamotte, chair fine et fondante, eau trèa-abondante, sucrée et musquée ; janvier^et février ; vigoureux, fertile .

Poire du voyageur : fruit assez gros ou gros ovale^ pyri«» forme, allongé, chair demi-fine, fondante, eau relevée, trèsacidulée, succédant immédiatement à l'Épargne au mois d'août, très- vigoureuse^ très- fertile.

Beurré Payen * fruit petit ou moyen, forme du beurré d'An^

gleterre ; chair fiae, fondante, beurrée, eau abondante, sucrée, musquée ; septembre ; très-fertile •

Docteur Andry : fruit moyen ou gros, venant par trochets, turbiné , pyriforme ; chair très-fine » fondante , beurrée ; eau abondante, sucrée et relevée ; décembre^ janvier et février; vigoureux , très-fertile^

Le Berijais : fruit moyen ou gros^ turbiné, arrondi; chair demi-fine, fondante ; eau abondante, sucrée, parf.umée, musquée ; fin août et septembre ; vigoureux et fertile . '

Merlet : fruit moyen ou gros, pyriforme allongé ou turbiné; chair fme, uupeu verdâtre, fondante; eau abondante, sucrée, parfumée; août et septembre.

La Quintynie : fruit assez gros ou gros^ venant par trochets, arrondi; chair fine, demi-fondante; eau assez abondante, sucrée et relevée; mars-mai; arbre très-vigoureux, très-fertile.

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