‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 40 sur 152 · POMMES · texte numérisé non relu

POMMES

Calville-Boisbunel : fruit assez gros ou gros , ovale, arrondi, souvent côtelé , coloré du côté du soleil ; chair fine , sucrée et acidulée; avril et mai; vigoureux, très-fertile.

Rotiennaise hâtive : fruit moyen ou gros, arrondi, tronqué, coloré de carmin, très-abondante ; chair blanche, fine, sucrée, relevée ; maturité en août et septembre ; vigoureux et fertile .

Reinette de Bihorel : fruit moyen ou gros, cyUndrique, coloré de rouge, à peau grasse; chair demi-fine, acidulée et relevée: se conserve sans se rider jusqu'à la maturité qui arrive en février-avril ; vigoureux et très -fertile .

Dans im autre numéro, nous nous occuperons des fraises et autres genres de fruits nouveaux .

Thébat-Larché.

Paris. ~ Ifflp. de E« Donnaup, roe Casseuc, 9.

CHRONIQUE

L'histoire de rhorticulture en France, par M. BroDgniart ; Mémoire de M. Deçaisne aur les Poiriers; état de sécheresse; cherté des légumes; rÂnanas dans les rues de Paris ; pahlication d*un Pioetnm , par MM. Lawson; expositioatapghfliei; plantes remarquées ; culture de la Vigne aux États-Unis*

M. Brongniart, président de la Société d'horticulture de Parisy. dans le discours qu'il a prononce lors de la distribution des récompenses pour Texposition de cette année, a retracé à grands traits l'histoire' de l'horticulture en France depuis le commencement de ce siècle. Le savant professeur du Muséum a insisté sur l'intérêt que présenterait un ouvrage complet ^ur rbistoirç de Tart horticole. Un pareil travail serait, en effet, fort précieux, et il est à espérer que cette idée ne tardera pas à être suivie.

M. Decaisne, le collègue de M. Brongniart a Tlnstitui et au Muséum, a présenté, dernièrement, à l'Académie des sciences, un très-intéressant mémoire sur la variabilité dans l'espèce de Poirier, et il conclut de ses recherches expérimentales, faites dans une période de dix ans, que les Poiriers doivent être tous rapportés à une seule et même espèce, non-seulement toutes nos variétés cultivées depuis le Blanquet jusqu'à la belle Angevine, mais mèaie ces types bien tranchés considérés jusqu'à ce jour comme de vraies espèces, telles que la Poire Sauger. Les recherches de M. Decaisne ont surtout porté sur les Poires d^Aogleterre, Bosc et Belle* Alliance.

La sécheresse est extrême en dépit des prédictions de M. Mathieu de )a Drôme, et bien«malheureusenient pour Thorticultui'e. Toutes nos correspondances sont unanimes sur .ce point. Certaines localités souffrent horriblement, particulièrement toute la contrée entre Paris, Vei'sailles et Saint-Germain. Les arrosements, quand ils ne sont pas rendus impossibles par

AwU 4S63. 40

le manque d'edu, produisent peu d'ei&((^ même copieux; car la terre est sèche à une gratide profondeurs les pluies d^hiva* et surtout la neige ayant fait défaut depuis quelques années. Ce gôntmittout les arbres qui ont à souffrir, et on constate un grand nombre de décès . Je signalerai à ce propos rioveatioa toute i*éceate eaoore de M. fiooidon, Fiagéaieux et sayni4 lafamant d'instruments de physique et l'inventeur des baromètres MihérdIrèeD qui, par la seule force d'une chute d'eau, parvient ii tti ëtevet uùe forte quantité à un iniveau siïpèrieut à cette tlftite^ lâéflie satis le concours d'aucune macbine. H* Bonrdon ^j^^éftte «ttrtôûl son inventïoù applicable aux irrigalions* BÔ* \mA è'tte A^uli grand ititérê't en horticulture.

Si la |yhîpart -de nos cultures Ont à souffrir de la sécheresse^ qfuelqtïes-tmes, celles des plantes du €ap, par exemple, n'en *ott1 atl contraire que plus belles ; mais les maraîchers ont de cruels moments à passer* Ces dignes travailleurs, malgré des efforts surhuiùains, ne peuvent fournir les légumes qu'à des prix très-éïevés, et encore ces produits sont-ils inférieurs en qualité à ceux auxquels nous sommes habitués depuis quelques annéed. t)n ne faitphis, comme disent les ménagères, de légumes pour dix centimes chez les fruitières, et les malheureux pensionnaires des maisons bourgeoises, sont privés de pommes de terre, parce que ce précieux tubercule vaut oO centimes le quart ou 2 francs le boisseau. Mais, par contre^ on vend dans les rues de Paris des Ananas à 2 sous la tranche.

Nous sommes ceries à une époque où rhorliculture a une singulière vogue; nous avons vu des collecteurs de plaotes trouver, dan^ leurs longs et pénibles voyages, une fortune bien méritée, comme Robert Fortune, Sibold, etc. ; d'autres, attachés à de grands établissements, tels que les frères Lobb, être pour ces maisons la cause principale de leur énorme commerce; mais jamais encore nous n'avons su qu'aucun horticulteur ail entrepris de faire publier, a ses frais, risques cl périls, de

graads ouvza^ botaiv^ikes, eomme le font en ce moment MM. lêMsom. d*Ëdii9li9utg. Ces hoiticuHeurs , embarrassés jda&s ia détennmatioB Ae Imt collection de conifères, veulent» iissat-oky y nettre île Tordre ; aussi se sont^ils mis en devoir et foisHat vm grand et q^Iesdide ouvrage sur cette matière (1). JL'ovunge sera dans le genre de celui de Lambert (description of tbe ^mBê Pinus), qui se vaut pas moins, aujourd'hui, de âM fr., quoique n'ayant que deux vcrfumes. Le nouveau Piêêtum Bai aiiM dans un grand format {éléphant folio) et a toutes «es ptandies inédites. Une livraison déjà est parue et eonoeme le Picea nobilù; elle a huH pages, deux magnifiques planches et vingt-deux dessins ; la seconde livraison sera consacrée au Cupresms La^soniana. Nous reviendrons sur cette fuëticatîon dès que nous en aurons pris connaissance.

Les expo^ioBS anglaises Dnt été nombreuses ei brillantes 4)oinme toujoure, «u Soutfa Rinsington, au botanic Garden, à Oystal l^alace pour tendres ; mais Texposition de Tulipes de Nottinghcon n'a pas eu lieu, à cause de la: précocité du priniœipB, eu pAutÔt parce que le goût de ces belles plantes a considérablemBift diminué en Angleterre. En revanche, celle d'Âu« fÎGutes a été admirable. Wous ignorons presque complètement en France ce genre de culture, dont un spécimen nous était offert à notre dernière exposition ; il est à désirer que quelque anafte«r s'éprenne de ces jolies plantes. En 1864, l'exposition anglaise d'Âuricules aura lieu à Gheltenbam ; peut-être nos compatriotes pi^sents en Angleterre à la fin de mai auront-ils la tentation de la^visiter* Les plus belles nouveautés des der^lÂères expositions étaient: xmBromelîasceplrum^xm Paner atium des lies Philippines, présenté par M. Weitch ; le Centaurea aV'

f4) Pinetum Btitannicumy a descriptive aceount of ail hardy trees of ihe pine Iribe cuUifiiled nu graat'BnlMp ; with fac-similés of the o?igiDî^l drawîngs made Cor ihe wofjc.

gmtea en fleurs de M. Bull, ainsi que son Caladium Wightiù On y. a beaucoup admiré un Maratia Cooperi et un Ouviranira Bemeriana. Les panachures de toutes sortes ont^ cette année, en Angleterre, la même vogue qu'en Belgique et en France, mais le nombre ne s'est que peu augmenté. 11 ne faut pas oublier le Deutzia crenata à fleivs pleines, jolie variété reportée du Japon par M. Fortune, ni un Taœus hibemica fastigiata dont les jeunes feuilles sont d*uD beau jaune d'or, ni un Andromeda de la Californie. Citons encore le Lychnis seno du Japon, plante bisannuelle, et le Uomomnthus viscosus de Yaldivia. Les végétaux qui ont fait le plus de sensation étaient les Dendrobiiim Parishit et nodatum^ le Pancratium amboinense^ YAbies firma^ le Sellignea pothifolittyle Micaniapulverulenta^ un nouveau Cryptomeria, le Ligularia Kempferi, ainsi qu'un Gardénia florida^ un Bromscfnetiapapyrifera à feuilles panachées, et deux superbes palmiers, les Latania Werschaffelti et Euterpe eduli9» Mais la plus admirée de toutes les plantes exposées cette année était le Kalosanthes puniceus de MM. Fraser. Ajoutons encore les Bamarea multiflora de MM. Weitch, et le Statice Frostii de lady Grenaille, hybride, dit-on^ des S. imbiHcata et HalfoT' rftï, le Swainsonia Greyana, variété splendens, les Trickomanes scandens et Kaulfusii, un Araucaria Rulei de la Nouvelle-Calédonie. Pour la pleine terre, le nombre de fougères s'est augmenté du Gymnogramrna Japonica^ des Asplenium consimile du Chili et A. elegantuhim du Japon.

Au Crystal Palace deux roses nouvelles ont eu un grand succès ; ce sont, deux hybrides perpétuels, Lord'Clyde (cramoisi) et Louise Darzins (blanche). Beauty of Waltham était la plus méritante de l'exposition de South Kinsington.

L'exposition de York a été cette année magnifiquement belle ; on y a beaucoup discuté sur le mérite d'un nouveau raisin, le Saint- Albans de Josling. qui, en fin de compte, a eu le grand prix de Texposilion. A Edimbourg, c'était une vraie

solennité; te prince Alfred y assistait et a planté un Abies Al^ bertiana.

Les jardiniers d'un des grands établissements de cette viile ont été pris dernièrement d'une terreur panique en entrant dans une serre; ils virent toutes les plantes, les pots, les murs et les vitres couverts de petites peaux brunes qui y adhéraient solidement. On ne sut d'abord il quoi attribuer ce fait singulier; on l'attribua à une invasion d'insectes; mais une étude microscopique a démontré qu'il était dû à la fructification d'an champignon dont les spores étaient lancés avec une grande force. On constata que c'est au point du jour qu'a eu lieu cette bizarre irruption fort rare, car il faut des conditions toutes particulières pour une pareille fructification.

Puisque notre chronique de ce jour n'est presque remplie que par l'horticulture étrangère, finissons en citant un ouvrage de M • John Phin de New-York, sur la culture de la Vigne aux États-Unis : Open air grape culture. Dans la partie historique de son ouvrage, Fauteur, après avoir cité les essais infructueux, tentés à diverses reprises pour introduire nos Vignes françaises^ essais qui remontent à 1620, nous apprend que la pensée de se servir des Vignes indigènes est due au major Aldun. Ce sont les Vitis Labrusca et Vulpina qui ont donné les 300 variétés aujourd'hui cultivées en Amérique. Mais de ce nombre, cinq seillement sont très-répandues : Catawba, Concordy Delaware, Diana et habella. La première variété, cultivée surtout dans le Sud, a des grains ronds-ovales, d'un rouge pâle, très-juteux, doux et musqués. La seconde offre le grand avantage de mùrir une quinzaine de jours plus tût que Ylsabella; ses grains globuleux sont parfaitement noirs, peu juteux, mais très^doux, quoique assez acides. La Delatcare, que l'on a regardée comme une Vigne venue d'Allemagne, a des grains petits, ronds et transparents ; la chair en est douce, vineuse et aromatique, quoique d'un goût très-prononcé. Celle variété est la plus es*

timée et parfaitement rustique. La Diana ressembte au Catawba^ mais ses fruits sont un peu plus foncés à la maturité. Vlsa^ bêlla est la plus généralement oditirée ; eea grains sont ovales « assez groSi d'un pourpre foncé presque noir ; sa chair est juteuse et musquée.

Les vins américains ont un goût très-différent des nôtres ; ils sont en général musqués. Leur fabrication y est très-soignée, et ils pourront on' jour nous parvenir ; mais leur saveur efit trop prononcée pour qu'il y ait lieu 4e croire» malgré l'opinion de M» Phin^ qu'ils puiss^il renqdaeer les vins européens.

F. HftuîWQ,

HSTONÏA NOUVEAUX A FLEURS DOUBLES (Pl. X\0,

Tout s'améliore en ce moade> — excepté cependant Tespèce iMimaine. — Û serait impossible de faire comprendre le perfectionnement du Pétunia autrement que par la reproduction^ sur le papier, de quelques-^nes des dernières variétés obtenues en France.

En regardant les figures de notre planche XV» on doutera de la vérité du dessin ; car» une pareille ampleur dans la fleur est quelque chose de merveilleux, et paraîtra Certainement impossiUie aux personnes qui n'ont jamais vu que les Pétunia violacea et nyctaginiflora à fleur simple^ ces générateurs de tous les beaux et ravissants Pétunia à fleurs doubles d^aujourd*hui. Et pourtant, rien n'est outré dans le dessin; ie peintre a servilement eopié la nature, et nous en avons mesuré le diamètre.

M. Tabar, horticulteur à Sarcelles (Seine-et-Oise) est un de nos plus habiles semeurs et perfectionneurs de Pétunia; c*est à lui que nous devons les belles variétés figurées dans ce numéro, et quelques autres pour lesquelles nous donnons seulement la couleur. Il y a 16 ans que M. Tabar s'occupe de la

cultui'e du P^^tttma, avec oiie patience et une p^névéranoe dont il est brganent véeempemé pap le bean et étcmnant succès qu'il a obtenu. Dans les premières années dressais, le nombre de ses semis ne dépassait pas le chiffre .de 900 par an; successivement, il est arrivé au chiffre annuelde 9 à i^^OOD. C'est donc dans cette immense quantité de semis ^ qu'il choisit les gains de chaque année ; il peut apporter par conséquent beaucoup de sévérité dans son choix. Les nouveautés qu'il va Hvrer au commerce sont les suivantes :

Alba maçulata (pi. XV, fig, t), très-belle fleur panachée ï)lanc et violet clair.

Rosea magnifica (fig. 2), très-beau rose uniforme.

Marié de Médicis {ûg. 3), rouge violet foncé, bordé de pourpre.

Angéline Tabar, blanc pur à cœur teinté de rosée.

M'''' Hardy y rose foncé brillant.

Grand Mirabeau^ très-grosse fleur, rose glacé et légèrement nuancé.

Reine d'Angleterre, blanc pur maculé de violet foncé.

Charlotte Corday^ rouge violacé maculé blanc.

Souvenir d'Ulysse j violet foncé, à bords vCrls.

Charles- Quint y violet clair brillant .

Dumont d'Urville, beau rose foncé, bordé rouge.

Reine Hortense y magni&qne violet foncé.

Princesse Clotilde^ ])eau lilas clair, faiblement bordé vert.

YoUairiana, très-beau rouge bordé de plus foncé.

Figaro, très-beau lilas bronze et maculé blanc.

M'^* Caroline, rose très-tendre.

Reine des fantaisies ^ beau blanc maculé lilas foncé.

Henry IV, très- beau rose foncé^ fortement bordé vert; forroQ bizarre.

Jean Rart, très- grosse fleur^ violet foncé.

Monsieur Joueite, beau panaché blanc et violet foncé.

TurentiCf violet glacée irrégulièrement bordé blanc. Striata superba, beau rouge amaranthe, largemwt rubané blanc.

Pygmalion^ panaché blanc et lilas bronzé. Indka superba, beau panaché blanc, violet foncé et lilas.

F. HÉRmcQ.

CcLTURE. — Les plantes que je destine pour mère, c'est-àdire pour couper les boutures nécessaires à la multiplication, et pour conserver la variété, sont toujours en parfait état de végétation, afin d'en obtenir de beaux et bons rameaux. L'époque la plus convenable pour cette opération, est de février à avril. Je choisis des godets de 3 centimètres environ, que je remplis de terre de bruyère, et dans lesquels sont piquées isolément les boutures ; c'est-à-dire une seule bouture dans chaque godet. Je place toutes mes nouvelles boutures sous des cloches dans une serre à multiplication où la température est de J2 à 13 degrés centigp. Après cette première opération, il faut, une grande surveillance poujp préserver les boutures de la moisissure, toujours si funeste aux plantes. Au bout de 20 à 30 jours, les bouturej; sont parfaitement enracinées; je donne alors de l'air au fur et à mesure que besoin est, et je ne tarde pas à leur donner un premier rempotage, dans des pots dont la grandeur varie de 5 à 8 centimètres de diamètre, selon la force des sujets.

A ce degré de développement les boutures ont besoin d'une plus grande somme de nourriture; je prépare, à cette effet, un compost de 2/3 de terre de bruyère et de 1 [3 de terreau bien consommé. Le rempotage achevé, je place mes jeunes plantes sous châssis où je maintiens une température de iO à 15 degrés; les arrosements ne sont pas négligés, et Pair est donné au besoin.

Ces plantes ainsi cond ailes peuvent vivre dans cet é tat pen

dant six sanaines. Un second rempotage devient alors indis- , pensable ; on leur donne des pots de 10 à 1 4 ceAtimètres, mais la terre est le même compost que pour le premier rempotage; je les- replace sous châssis, oh elles reçoivent plus d'air et des arrosements en plus grande quantité.

Peu de temps après ce second rempotage les plantes commencent à montrer leurs boutons ; c'est alors qu'il faut pratiquer une opération qui répugne à tous les amateurs, et plus encore à leur jardinier. Le Pétunia à fleur double a une très-grande propension à produire beaucoup de fleurs; or, si Ton veut jouir d'une floraison prolongée de belles et larges fleurs, il faut supprimer l'extrémité de chaque rameau au-dessus du troisième ou quatrième bouton floral . Ce pincement détermine la ramification, et une plus grande ampleur des corolles.

Pour conserver ])lus longtemps les fleurs, et jouir d'une

plus longue fleuraison, je laisse mes Pétunia dans une serre où

je donne grand air, et qui est ombrée quand le soleil devient

trop ardent.

Tabaii,

honicultcnr b SarcfUos

CHOIX DE GLOXINIA (PI. XVIK

Lorsqu'on se reporte de quelques années en arrière, on est frappé du changement qui s'est opéré dans le genre Gloxinia. Les quelques variétés que possédait au début l'horticulture, étaient toutes à fleurs penchées, et comparativement petites. Actuellement, on en possède à fleurs régulières, dressées trèsamples et bien supérieures à celle du Fifyana^ première variété de ce type, dit erecta. Parmi les nouveautés des dernières années, que nous avons vues chez M. Marest fils, horticulteur au Grand-Montrouge, il faut signaler.

Mademoiselle AliXj (pi. XVI, fig. 1), à fleur grande régulière,, tube blanc, roge vif sur le bord des lohes, plus éclatant à la^ base oti le blanc du tube forme une espèce de croissant dont la convexité est tournée vers le limbe.

Madame Pommery^ (fig. 2) ; fleur grande à tube blanc iuférîeurement, d'une teinte rose carminé à la gorge, et rose pur, sur les lobes.

Unanime; fleur très-grande, d'un très-beau rose lilacé se prolongeant en stries dans le tube dont le fond est blano*

Vulcain; fleur très-grande beau rose vif, légèreflient teinté sur les bords du limbe.

Mademoiselle Suzanne de Labouillerie ; fleur grande d'un beAa lilas dair, à tube blanc jaunâtre.

Georgina; ]ilante extra belle, à tube jaunâtre , à Uxnbe lilw. strié sur les bords des lobes.

Madame Siesmayer; fleur grande, bonne tenue , bleu dw légèrement striée.

A. de Kunkler; fleur moyenne, fond blanc, à bords des lobes d'un rose très-clair. '

B. D. Wb/te7'6c^c/c/fleur très-grande, d'un beau blanc à limbe lavé de rose très-clair sur le basd, très-belle plante.

Maria Paulotvna; fleur grande blanche, à centre du tube d'un beau blanc vif, très-beau.

. Duchesse de Brabant; fiem blanc pur, à tube lilas claif înké^ rienrdmeiit*

Dans les fletrrs penchées, ce sont :

Ernest Benary (fig. 3) ; fleur très-grande, lilas mauve, s'affaîblîssant vers les bords qui sont faiblement frisés, et présentant un croissant blanc à la base des lobes; le tube est blanc nuancé lilas clair.

Madame William (fig. 4); fleur à tube blanc, à lîpibe bleu

lilacé (isàty avec 3 imcoIos blanche» à U imm àm tobei ialé*

Madatm Mmtêt; fleur très-grande > beau Uaao pur^ à iiibe tavé ititéHeiireiMiit d'une belle teinte temiiUm { tièe^beUe variété,

JVdCtiVétf^; fleut tfftBtgn&de) bleue, itriëe et poiiotiîëe«

fMeft fortune^ fleiiî grandid, à*w beau rose ctelr, itfiéo et ponct^^ dans Tintérieuf du tube, et à lobes bordés d'un liséié Uane, .

Mùftkû; lletir gîande , d*cai beau Idanc à t^Qet vio^cé ve^ louté,

Pmctulata; fleur moyenne^ trè^-jolie) d^Wi benu bl«M st|4é et poneluê violet comme toi Tydea.

Sir Vlagoi fleur ti^^grande^ beaiu Meu vtAouté et beau femllage.

GoLTimt. LesGloxiBÎa sont de très* jolies pktiteSi maisqiû m saïutiient entrer dans romementation des |afdins) le tnsii et les oouteurs dâicates de leur coiulle , m supporteraient pal longtemps les intempéries et les coups de soleil brûlants de notre elimat ; ils sont donc etclusivement de serre > et ne pen«vent servir qu'à orner les sertes d'été et les appartements»

Pour obtenir une belle fleuraison de ces plantes , il ftut leur ftôre subir un repos absolu pendant plusieurs mois de l'année, e*est-lHlire qu'il faut^ ou laisser la terte ie dessécbér complète* ment, ou mieux, en retirer les rhizomes y lee conserver au seO) et ne les replacer en terre que pour les mettre en v^tattoi« Voici du reste comment j'opère :

Et d'abord je dois dire que l'époque de la végétalioil de ces gantes n'a rien de déterminé ; on peut la pnrroqui» do Itt retarder selon qu'on veut avoir les fleurs de bonne heure ôti tardivraient. Pour obtenir une fleuraiî^on aux mois d'avril èl

(Mi, je dispose ines {dantes tans la mir décembre. Les rhûscmieft sont alors mis en pots^ dont la grandeur varie de S à 10 cent* dé diamètre suivant la grosseur des souches souterraines; pour une fleuraison plus tardive^ ce n'eât ^qu'au mois de février que se fait cette opération.

Lorsque les rhizomes sont ainsi mis en terre, je place les pots sur une tablette près du verre, et ne les arfose que faiblement pour commencer, afin de ne point faire pourrir les rhizomes ; aussitôt que les jeunes pousses apparaissent à la surface de la terre, il n'y a plus à craindre la pourriture, on peut les arroser plus souvent, sans les inonder cependant, il faut que la terre soit tx>ujours suffisanunent humide.

L'arrosage, en général , est une opération très-déhcate ; de la manière dont les plantes sont arrosées 'dépend le succès ou l'insuccès de toute culture , et la longue pratique seule peut faire connaître le moment où il faut mouiller^

Jusqu'à ce que les Gloxinia aient développé leur quatrième ou sixième feuille, ces plantes n'ont pas à recevoir d'autres soins que ceux de la distribution de Veau, et de Tombre pour éviter les coups de soleil. Quand ils sont arrivés à ce degré de développement, je les rempote dans des pots plus grands et dans lesquels ils devront fleurir. Mais lorsque les racines commencent à se montrer en dehors de la motte et qu^elles efflen* rent la paroi interne du pot qui ne leur fournit aucune nourriture, je donne tous les jours des bassinages légers sur les feuilles qui) alors» évaporent moins, etn'ont plus besoin de recevoir des racines autant de liquide nutritif. Ces bassinages ne sont prati* qués que jusqu^au moment où les fleurs commencei^t à se mon* trer ; alors il faut les cesser pour ne point les endommager.

Ainsi que je Tai dit , le tissu de ces fleurs est très-délicat ; oelui des feuilles l'est paiement. Il faut donc veiller aux coups de soleil» qui déterminent des brûlures ou des taches, et engen* drent bientôt la pourriture. Ces coups de soleil sont d'autant [dus

à craindre que les GlouDima (Rivent être toujours placés le plus près possible des verres ; on doit donc veiller à donner de Toni* im, et à arroser, AU besoin, pendant tout le temps de la ieu* raison. #

Dès que la dernière fleur, commence à se flétriri les arrose* ments doivent être graduellement diminués, pour donner le temps aux rhizomes de se bien aouter. Alors on cesse tout à fiiit d'arroser; la terre finit par se sècber complètement, et les Seuil* les, elles aussi, finissent par être entièrement desséchées. On peut dès ce moment retirer les rhisomes de terre. Je les retire tous vers le mois de septembre , pour les placer dans une caisse non fermée ou dans une bourriche avec de la terre de bruyère Uen sèche, et que je pose dans Tendroit le plus saîn, c'est-à-dire le moins humide de la serre. Je les laisse ainsi, sans leur donner la moindre goutte d'eau, jusqu'à F époque où je vQiix les remettre en végétation.

Quant à la terre, j'emploie la terre de bruyère un peu tourbeuse, dans laquelle je laisse le plus possible de petites racines qui s*y trouvent; j'en fais un compost, 2/3 de cette terre et 1^3 de terreau de fumier bien consommé.

Marest fils,

borikulteur aa Grand-Moolrouge (Seine; .

Page 1