DEUXIÈME LETTRE SUR L'HORTICULTURE
Le Rosiei* aujy expositions.
Le Rosier sur tige est-il un bel arbrisseau ? A cette question (m peut répondre oui et non. Oui, il est beau, lorsque la grosseur de sa tête est proportionnée à la hauteur de sa tige, c^està-dire lorsque la tige, haute de 1 mètre 30 centimètres^ poi:te une tête de 1 mètre au moins de diamètre ; mais non, quand il se présente comme ceux qui figurent à nos expositions depuis
qndqfie» années, et qui resfiembl^ k des édïaUus portant wù ea deoi: 1KM6S efaéttTOi^ av6()4ott iS hpuioAs ; le pui>li(x faiftiat tewt 8QB«fitMrtf pow coller qu'il a vn mieux, poy««e U coça* plaisance jusqu'à dire qu'ils ne «ont pas trop laids. Màsm, naw»ieuf« les tHMÎénstes. un peu pins d'amour^ro^re^ ^t sartez 4elt«wtiii6; ne nom lUHitiM plus oes £»èLes écha8#f9 gseSi^ dep» «É «ft iet deM, ^t eims en .pot depuis isix fStok.Gaxéai ym fteviei» «n mkmiéeax 4ék âva«t de les ejKj^oaer; demies ieÉr m laiM «empetage, €iMq«e ajsaée, ^i mënagewt bien les M6Îiie0<; a]^p)îfMz4e!ir nue taiUe âi YSi^art ^vee la v%ueur4e iobicpie n^aiîéké^ et «low vous ««tes àmpeser de J^eaux RosierSi :àe rtm Aostem^ portaaiiekacufli 50 Aeurs épai»ôuies i^ iM a 240 bMtons. JGe J9ur-là^ le jury, eoaduit par MU. les fxg^fàs»^ totm d'^Efbsilao»^ powra^ ilest Trai, vous aocoider à Tunani-* laîté mie wmâàom eseeesi^mneot bottosaJDle, maâsirotse b<u> neut seta sauf.
^ ®t le Rosier ismo '«t fseffé bas 4e lige, tqwefâont^ donc 4e^raiinst Comiïkeafit, ^as k plw dsiûro^popique QoUectiaa de Resiersfiaii» à mee expMclèMS fcançaises ! OàM^btidonc Aes Lévéque, les Margottin, .tes AttUet^ les V€SHlîer et. :tânt d'autres? Ralliez-vMS^ Meesieurs, ou c'en est fait de la culture du Rosier en f rance ; te plus beau fleuron de notre couronne horticole tombera^ desséobé el flétri, de son rameau usé par YOtre inqualifiable insoucianceé
Où es't'il le temps où IMfargcKtin exhibait des Gosiers nains avec des tètes magnifiques toutes resplendissantes de char« mantes fleurs 1 Nous nous rappelons tous cette époque où il exposait jusqu^à Cïtiq roses Honvelies à 4a fois, «en pas en coupant une fleur avec 4 centimètre» de pédoncule, maîsbim des têtes tout entières, portées par la *ige icoupée du sujet. ïl est vrai, aussi, que le jnry d^alots, appréciant ♦cet «lote de îrandhise, lui accordait une médaille de dix francs 1
Qui ne se rappelle pas aussi avoir vu, dès 1852 ou 4 «53, ces
keauKfiôfiiers uaifts^ expesés par Buret, <i'uoâ dtméiwo» telle fi|*OR isomptait «ur «Iiaqpie âujet plus de tOO ftèws ^ boulm^ 0( des Fts^s tt68«»aiit ée lîàleo^iitMnètoM de^touAto^
PoHrgfiioi ae vayons-AôHâ {dm nai 'de pareë à aofi tsfaà*lions? Devons-nous voir la cause de cette déerttccMse dd I«mI^ ture du Rosier pwr ks •expositions^ duas ia mcoE^ène ddni le juiy appréde le Biénte de$ coitactiûiiid exposées «( l66fécM8<> pmse ? Cest «le qMstîoa délrcaië que je me tiéserre 4e iknter ^ériettfeiiietft*
«WVteLiïS OBSERVATIONS SUR U W^ANtATION
M; GROS AUBRES.
A iduneiais ra^^rises «lous avons combattu le i^ystèiiie de piaalaftkm 4âa.^s ambras, qui n'adoubé que Âes rémltsts fort n^ggtàiB à Paris ; i6ar^ dœ fjremieï^ gros arbres pfoMès 3 y « ^Mlqœs^aMiées s» ii'«iiof6ii0a piaœdu GbÀteleft^ iS n^^eÀ te9lè yb» liQ «etrl \ tcwioMtt'été ^uot;es8ive!neAt<P€ftn{^é6 pat d'aii^ <tM haftiieaiiip moîds gros, qui végèleftt 4iaisA t»i€^ que -mal^ et qui «eront bîéïKlàt dépassés, s'dis ne naeureii^t pM ai^îM, fut èm p%tiàs «9MK de i*aveime Yioteria.lPateilifésiiAtat à Mbb^ tea dans le loidideifi France, ^c^i les Tefnseagiicmente qtfe MUS ^omiuniqae à <ce snqe^ Vh^kHind jo^rdinie^ ^ft t^ dû jardin de la ville de f otil(m> M. Auzende, qté yetft Heii preaGbe«ft.part^e*ûèllaboratioa à noire journal.
R J'étais eu s^ond lors du ti^ausfert du jardin botanique de'k«awie4^atiit-r|landnei^, etcomme tel j^^ipefflicipé lar* •gemetrt à cedé|flacetïîent. Tous les gros arbrefs ont îfté enlevés avec les plus grandes précautions. Pendant les deux ans que j'ai passés a Sainl-Mandrier, api'ès la transplantation, les arbres
ûnt assez bien végété la piremière année ; mais la seconde, ils sont reittés stationnaires, et, à rautomne, quelqiies-tins sont mortis. Pour les remplacer on a pris, dans Tenceinté de Saint- Mandrier (1 ) , de gros arbres qui mouraient égalemeni, surtout parmi les Conifères.
» Avant l'époque de ce transfert J'étais chargé des plantations des places publiques de la marine. On voulut, à titre d'essai, planter de fort gros ail^res en remplacement des morts ; malgré tous les soins possibles apportés à ces plantations , ' trois ou quatre, aimées après les arbres mouraient.
» On comprend, en effet, que, pour déplacer ces arbres, il faut supprimer' l'extrépiité des racines sur une assez longue étendue, celle précisément qui est chargée du chevelu absor* bant. On fait alors une plaie à ces grosses racines^ et, pour que cette plaie se cicatrise par la formation d'un bourrelet sur lequel doit se former le nouveau chevelu ou racines suçoires potir alimenter Tarl»^, il faut du temps. Ôr, pendant ce laps de temps, l'arbre peut vivre la première année de la sève contenue dans ses tissas ; mais ensuite,, si cette espèce de réserve épuisée, des racines nouvelles ne sont pas encore formées pour subvenir à l'alimentation, l'arbre languit et meurt à la fin delà deuxième année ou dans le courant de la troisième. C^est ce qui est arrivé à Saint-Mandrier, ce qui arrive chez les amateurs et planteurs de gros arbres. Je ne dis pas cependant que, sous d'autres climats, on ne puisse réussir, mais ici, notre hâle sec est tout à fait contraire à ce système de plantation.
(( Joseph AuzsmE,
jardinier en chef du jardio de la ville de Tooloo.
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(4) 11 éat bOD de faire remarquer que St-Màndiier où est établi ce jardin botanique, eftt situé au fond de la rade de Toulon daos une espèce de pnequ*tle; Tair y est par couséqucnt chargé dliumidité, ce qui fisivorise la végétation } or, malgré cette circoustance favorable, on voit le résultat obtenu. F. H.
DISSERTATION SUR LA VÉGÉTATION (suite) (1).
§ 5. — Terre franche ; terre de brnyhre; composts»
Toutes les terres susceptibles de culture sont dites terres arables. Elles résultent du mélange naturel^ dans des proportions variables/ des éléments constitutifs : argile^ sable, calcaire et humtis^ et leur degré de fertilité est en raison de la quantité de chacun d'eux dans ce mélange.
La meilleure terre arable est celle dans laquelle Fargile, le sable et le calcaire entrent dans des proportions à peu près égales et qui varient de 25 à 28 ou 30 pour 1 00 ; c'est la terre franche par excellence ; mais toutes les terres franches ne présentent pas cette composition. Dans les unes, c'est l'argile qui domine, puis le sable ; à celles-là on applique les noms de terre forte ou de terre argilo- sableuse ou seulement argileuse, pour indiquer que l'argile est en plus grande quantité que les autres éléments ; si le calcaire entre pour une plus forte proportion, c'est alors une terre argilo-calcaire.
Quand, au contraire, c'est le sable qui est eu excès, on a une terre dite légère, et, suivant que c'est l'argile ou le calcaire qui domine après, la terre est dite alors sablo-argileuse oli «ahlo<alcaire. On dit enfin que la terre est calcaire lorsque c'est cet élément qui est dominant, et calcairo-argileuse ou calcairoscAteusCf suivant qu'il est combiné à une forte proportion d'argile ou de sable.
Le calcaire est le principe fertilisant du sol*; la terre est donc plus ou moins fertile, suivant qu'il est en grande ou en petite quantité dans le mélange dit terre franche. Le sable est la partie divisante ; la terre est d'autant plus friable, légère et sèche que le principe siliceux est dominant. L'argile est la
0) Voir années 4864 et 1802, pages 65 el 85.
IG
matière liante;, quand elle est ëa ex«è$9 la terre est compacte^ forte et humide, et se durcit sous Taction de la sécheresse.
On p6^ i(cicQna8\)toQ apprQ^UBatiYexn6i»t l^i composition du sol à la ténacité de la terre; il suftit de l'humecter un peu et de !a rouler dans les doigts.
Fottf les ten^s sableuses, on ne parvient jamais à en agglomérer les particules ; dans la terre franche^ où le sable et l'argile sont en égales proportions, il y a une adhérence facile, mais sans former pâte, et une cassure nette ; pour les terres où l^argite domine beaucoup, on obtient aussitôt une pâte tenace ^ (|ui s^allonge un peu, lorsqu'on la tire en sens inverse, avant de se brls^.
Loc9qu^on connaît bien la composition de ces terres, il est Sijtcile de remédier aux défauts qu'elles, peuvent présenter par suite de l'excès de certains ^lém^nts constituants oa la faible pipportioQ d'un aptre ; c'est ce qui s'appeiUe amender, et les matériaux qqi servent à cet usage sont appelés amendements.
Où amende une terre forte ou argileuse en y ajoutant du sable ; c'est avec de la marne argileuse que se fait rameusem^n(; des^ terreç^ trop sableuses ; et, quand l'une ou Tautre manque dç calcaijre^ oa ajoute des débris de plâtras ou du plâtre, de la,chaui; ou des cendres lessivées en petites quantités^ etc.
Qutre.ces trois él^mentst principaux : sable, argile et calcaire, la terre franche contient, en petite quantité, proportionnellement, de l'humus ou substances azotée;s,. des carbonates et phosphates alcalins, des sels da chaux, 4e magnésie, de potasse, de soude, des. oxydes de fer, etc.
Ë3U)Qpté l'humus^ dont le principe fer,tilisant esl iucontes- Ijible^ toutes qBS substances ont une action à peu près nulle sur la végétation. Les oxydes de fer cependant, quand ils sortent des proportions ordinaires, sont Irès-nuisibles aux plantes* Ainsi, les terres qui contiennent de 15 ?i 20 pour 100 de
peroxyde de fei* sont en fifénéraipeu fertiles { et les ^W ti^ ferrogineufieS) lorequ un les emploie pour «rroteiiMit » earer* ceat itne inllueiice pemicieuise.
La terre de bruyère est une espèce de tenre sablo-liQmiitee^ composée de sable et d'une notable proportion de débris organiques provenant, pour la plus grande partie, éiSà feuilles de bruyère . Cette terre, très-utile en horticulture pour les semis et les plantes délicates, n'a pas de consistance ; elle se dessèche très-vite et perd rapidement sa fertilité. Elle contient des matières ttlcalines qm se trouvent quelquefois en exoès Bt nuisent à la végétation. On distingue la tane de btuffère s€Meu$€ et la terre de Amyèra tourèevse {dus a«îde et de moins boime
hlmmuê 9aMeuœ est une esj^èoe de terre de bniyiM dui laqBeSe Tfaumus est en quantité plus considérable /tue le sable et le calcaire presque nul ; on peut l'amétiorer en ajoutant cette substance et un peu d'argile qui y est aussi en trèe^aiUe qaantité^
On peut composer nne terre qui remplaoe avantageuseniesit la terre de bruyère ; on la prépare en faisant pourrir desfeiûUei de chêne, de hêtre ou d'ornes des ndnres de gaeon^ ttékn^ gées, en couche superposées, avec du sable &&%
La terre à oranger est un oiélaa^ de. terre franche ârgi<* lease, de sable et de tertea», dans des proforlîoos égaies ; on la laisse mûrir en tas pendant un an ou deux avant de Tett* ployer»
Enfin, sous le nom de t&mfmt$^ en désigne d'antres mé^ langes de divers éléments teireiix^ inxquek on ajonte d'autres matières, aoit de la mousse hAchée, dnohatben palvérisé^ ete., selon la nature et les besoins des plantes.
TeHe est donc la composition des sols dans lesquels les végé^ taux puisent les Éubstances nécessaires à leur existence. Coni«ïïieat les plantes s'emparent^es de ces subetancei? fmt iiti«
fêi' à la èônnaisfiànoe de ce phénomène, il £eiut bien connaître , au préalable, la structure ailatomique des différents organes qui constituent l'être végétal et le rôle que chacun d'euïjoue dans la végétation et la nutrition.
F. Hérikcq.
(A iftître.)