L. CORDICR
REVUE DES JOURNAL^ ÉTRANC.ERS
BOTANICAL MaGAZIXE.
Ipom^ea AI4ATIPRS. Seem. (Convolvulaceœ).
M. Sutton envoya à Kew des graines de cette belle plante, connue et cultivée dans sou pays natal sous le nom de Michoican. Le docteur Seeman l'avait trouvée à Ycraguas, mais l'avait prise à tort pour 17. pterodes de Choisy, dont elle se distingue aisément par la couleur de sa carolle et par ses pédoncules biou même multiflores. Fendler lui-méme^avait découvert cet ipomaea au Venezuela, mais il n'avait jamais ét^ décrit.
Ulpomœa alatipes est une belle plante, plutôt rampante que grimpante, glabre dans toutes ses parties, à feuilles longues de deux à trois pouces, cordiformes, acuminées, terminées à la base par un profond sinus, très-obtus et formant presque deux lobes arrondis. Les pédonciiles sont axillaires et garnis d'une très-singulière membrane, large, en forme d'aile. Ils portent de deux à quatre fleurs ; la corolle, de couleur saumon, n^a^uis moins de trois pouces de diamèti'c.
Anômocrlea MARANTOiDÉA. Brongn. {Grà/fnwœ.)
Cette jolie plante mérite bien Tattention qne lui accorde le Bolanical Magazine qui pourtant n^ accorde que rarement cet honneur aux graminées. Elle ressemble assez à une marantée^ comme Tindique son nom spétifique; elle peut, dans les cultures ornementales^ remplir un rôle analogue au Panicwn plicatum.
Le Anomochlea marantoidea a été introduit au jardin des plantes de Paris, de Bahia au Brésil, et nommé par M, Brongniart.
PmiiiiDELPHus niRSOTUs, Nutt. P. trinennus. Schrad. {Philadelpheœ.)
Originaire de l'Orégon, cette espèce à peine distincte, a été introduite par M. Weitch, et se rapporte au P. hirsiUtis originaire du Tenessee. L*odeur de ses fleurs, siu^toul lorsqu'elles sont séchées^ est à peu près celle du Mélilot.
OcRisiA coccfNEA Pers. Dichroma coccinea. Cav. [Scrophida' rieœ.) •
Voici une très-jolie plante, toute nouvelle, importée des Andes du Chili par MM. Weitch, ces infatigables horticulteurs de père en fils.
l-e genre Ourisia comprend treize espèces, toutes magnifiques ; elles sont confinées dans l'hémisphère sud, depuis les régions tropicales des hautes Andes jusques aux côtes du détroit de Magellan. Les 0. muscosa et chamœdrifolia se trouvent dans les Andos du Pérou et de TEquateur. Une est originaire de la Nouvelle-Zélande, une autre de la Tasraanîe.
Le 0. coccinea pourra probablement supporter notre climat, mais il sera toujours mieux cultivé en serre froide, comme le sont en général les plantes alpines.
C'est une plante herbacée à pétioles légèrement poilus; a feuilles presque toujours radicales, longuement pétiolées, cordées, obtuses et inégalement lobées, crénelées, d'un vertpAle à la face inférieure. La tige florale, longue de trente à quarante
ceatimètres, est droite, et porte à sabaie deux ou trois feuilles pétiolées* Les fleurs^ opposées deux à deui, oui à leur base une Jwaotée herbacée palmée ou digiiée, et dreësée, ei sont portées Bnr des pédicelles uniflores a«sez longs. Elles sont penchées. La corolle très4ohgue est d'un rouge intense.
C'est une très-bonne acquisition que cet 0. coccinea; ons*en iéra de suite une idée assez juste, comme effet oniementali en se figurant un pied de primevère de la Chine portant des tiges florales de Penlstembn.
Epidendruu PRisMATOCARPUM, Reichcnb E.Vro^Shitmeri, Hort. {(kchideœ) .
H. Lqw, horticulteur à Clapton^ et M. Tucker, jardinier de M. Georges Reed, obtinrent simultanément la floraison de celte espi;ce assez jolie et surtout bizarre, originaire de Chiriqui et Veragua dans r Amérique cen traie , et découv er te par Warsze w i cz .
DiMORPHOTHEGA BARBERiif:. Harw. (Composîteœ).
Originaire de la Cafreiie, et découverte par Henry Bowker, elle fut décrite par Mme Barder, qui en rapporta des graines. C'est nne johe plante, remarquable par le pourpre brillant de ses capitules floraux à la face supérieure, mais bien plus pâle h la face inférieui«, comme dans tous les Dimorpholeca. Nous en donnions la figure dans un prochain numéro*
LiuuM AURATUM, Liudl. (LiUaceœ).
C'est assurément une des plus magnifiques espèces de Lilium que renferme ce beau genre, et. probablement la plante la plus remarquable de toutes celles qui ont, pour la première fois, fleuri en 1862. Ce Lilium auratum a été rapporté par M. Weilch, qui déclare l'avoir trouvé à l'état sauvage sur les collines des provinces centrales du Japon. U était en fleur en juillet et août, toujours exposé au soleil, ce qui prouve sa rusli^:ité dans cette
contrée .
C'est, dit le D' Lindley, la plante qui mériterait le mieux l'épithète de glorieuse, car a tous égards, comme grandeur, comme
parfum on comme disposition charmante de couleurs, aucun Lis ne peut même lui être comparé. Figurez-vous sur une tige d*un rouge intense, haute de 70 centimètres, une grande fleur en forme de soucoupe mesurant en diamj^tre au moins 25 centimètres, composée de six parties étalées un peu crispées, enroulées à leurs extrémités, d'un beau blanc d'ivoire tout parsemé de ponctuations foncées, ovales ou rondes, saillantes, au milieu d'une petite tache pourpre. A ces beautés, ajoutez au milieu de chacune des 6 parties une large raie d'un beau jaune orange^ s^ atténuant au point de se. confondre insensiblement avec la couleur d'ivoire qui forme le fond de la fleur.
En outre, ce Lis répand une très-forte odeur d'orange, mais pourtant si délicate que les nerfs le§ plus irritables ne pourraient en souffrir.
Le L. aurattun sera placé entre le L. lancifolium d'une part et le L . ihumbergianum d'une autre, mais il reste bien différent de tous les deux.
. AcANTHONEMA STRIGOSUM, Hooker. (Cyrtandroceœ) .
Cette plante est plutôt curieuse que jolie, mais son analogie avec les espèces d'un genre très-recherché aujourd'hui peut attirer l'attention. En efiet, elle a un mode de végétation semblable à celui des Streptocarpus. Elle préseule une seule feuille placée presque sur le sol et une petite panicule de longues fleurs violet foncé, tubulées naissant a sa base.
Cet Acanthooema est natif de l'ouest de l'Afrique tropicale, où il fut découvert par M. Gustave ftlann, à une très-grande élévation.
MoNoCH^TUM TENELLCM, Naud. {Melastomaccœ) .
Très-jolie plante, se couvrant d'innombrables fleurs d'un pourpre violet, et à feuilles semblables à celles d'un Myrte. Le M. tetiellumesi originaire de Guatemala. A. de Talou.
r«rU. — liiii>riBtrie hortioole d« £ U«).n.\aud, lue (ùa»eUe,U.
— Î5 — CHRONIQUE
Les fleiT«9 de Roequeneourt ; voilure à transporter lei plantes. — Plantes pour omec les appartements. — Espaliers de Pervenches de MadagaKar^ d*Hi* blscus et de Vanille.
S j'étais riche ! Cette 'exclamation qui s'échappe , généralement accompagnée d'un plus on moins profond soupir, de la bouche des personnes qui désirent ce qu'elles ne peuvent avoir, dit assez que je voudrais bien posséder ce qu'il m'est matériellement impossible de me donner. En effet, ce que je serais charmé d'avoir, c'est une toute petite serre comme celle que j'ai vue, il y a quelques semaines, dans la partie culluraie du beau domaine de madame Furtado, à Roequeneourt : un vrai bijou de serre^ qui a dû être le boudoir de la déesse des fleurs , et dans lequel je bouderais, ma foi bien, jusqu'à l'éternité, Tespèce humaine presque tout entière. Je serais là au milieu d'un petit monde de plantes charmantes, dont les formes bizarres me rappelleraient^ sans trop de regrets, les bizarreries de ce bon genre humain.
Cette serre, qui n'a que quelques mètres de développement, simule une grotte peu profonde, aux rocs ensevelis sous une épaisse végétation lycopodiacéennct entre lesquels apparaissent de curieuses orchidées terrestres, et des tronçons moussus qui supportent quelques végétaux épiphytes : malheureux proscrits enlevés aux humides forêts équatoriales, mais qui reçoivent là la {dus généreuse et la plus affectueuse hospitalité.
Dans ce petit réduit, quasi sauvage, on voit que les soins les plus délicats sont donnés à ces pauvres transportée, pour leur faire oublier leur mère patrie. Ils y vivent presque en liberté. Le pot, l'affreux pot à fleur, ce cruel instrument de supplice, qui met les plantes à la torture en enserrant leurs racines dans un étroit espace» est généralement banni. L'eau, qui filtre à travers les pierres et qui retombe en gouttelettes dans
tévrier 1863. 3
nn petit ruisseau à moitié caché par les herbes, procure une abondaiite nourriture aux racines, et une saine humidité atmosphérique aux parties aériennes. Aussi, quelle somptueuse végétation! quel parfum de santé et de bien-être. s*échappe de toutes ces faces luisantes de feuilles, et de ces brillantes corolles amplement développées ! Oui^ si j'étais riche!..... Mais a quoi me servirait ma richesse? à faire très -probable ment quelque horrible prison vitrée^ dans laquelle j'alignerais avec beaucoup de soins, h Taide d'instruments nombreux de géométrie, des petits^ des moyens et des gros pots, d'où sortiraient quelques , malingres plantes? H faut, en effet, le goût exquis el si épuré de la femme, pour créer une petite merveille comme celle que j'ai tant admirée à Rocquencourt et qui m'a fait écrire en commençant ma chronique : Si fêtais riche! mais» sans accompagnement du soupir obligé des jamais satisfaits. Il faut, en outre, avoir un jardinier aussi habile et aussi modeste que M. Fournier, le jardinier en chef de madame Furtado: et de tels hommes sont rares à trouver. Heureux, cent fois heureux, ceux qui les possèdent !
Les autres serres de Rocquencourt renferment de belles plan tes et des merveilles de Tart horticole que j o regrette de ne pouvoir mentionner; le temps m'a manqué pour en prendre note. Je me rappelle seulement le mur d'une de ces nombreuses serres, tapissé entièrement, jusqu'au sommet, par la Pervenche de Madagascar {Vinca rosea)^ variétés rose et blanche ; un autre par Vllybiscus sinensis; un troisième par la Vofiille. Mais l'espaUer de Pervenche est certainement la chose la plus curieuse et en même temps la plus merveilleuse au moment de la floraison. On se figure difficilement qu'un petit arbrisseau, que nous rencontrons partout, haut à peine de 40 centimètres, puisse tapisser entièrement un mur de plus de trois mètres de hauteur ; c'est pourtant ce qui a été obtenu à Rocquencourt. Mais que dire du grandiose pavillon du parc, résidence du
bon goût et de la somptuosité végétale ! où nulle caisse, nul pot visible n'affecte désagréablement la vue. En entrant sous cette magnifique coupole, on sent la vie, le bonheur vous pénétrer. On admire en retenant ses exclamations, dans la crainte de laisser échapper le parfum vivifiant qu'on jr respire. On voit' sans rien distinguer; l'ensemble vous éblouit^ vous fascine ; on révc ao séjour des cîeux !.....
tiais mon rêve fut de bien courte durée. Le jour de ma visite, il faisait le plus affreux des temps ; en franchissant le seuil de ee palais paradisoide, comme dirait un botaniste, de très* désagréables tourbillons de neige me rappelèrent bien vite que je n'étais pas précisément dans le rc^aumc de cieux, et que j'avais quelques lieues à faire pour regagner Versailles, sans le concours du moindre véhicule. J'en étais là de mes réflexions, quand M. Fournier me fit apercevoir un appareil calorifique roulant, dont je ne compris pas de suite le but. Cet appareil est simplement une voilure hermétiquement fermée et garnie iniérieurement de gradins, pour transporter les plantes de Roquencourt, qui servent à l'ornementation de l'hôtel de madame Farlado, à Paris,
Dans la crainte d'un refroidissement pendant le voyage, on a construit, à Tentrée de cette voiture, un petit appareil de chauffage, dont la cheminée aplatie se dresse à Tarrière, et qui permet de maintenir les précieuses plantes dans une température à peu près égale à celle de la serre qu'elles quittent. J'appelle Tatteniion des amateurs qui possèdent leur domaine à proximité de Paris, sur cette ingénieuse voiture, pour le transport des plantes pendant Thiver ; on est assuré de les recevoir en bonne santé. C'est si tyiste de voir dans un salon des fleurs flétries, mutilées, comme il arrive trop souvent avec ks plantes qui ont eu à subir un voyage dans une caisse, ou dans la hotte du fleuriste ornemenlisie. Je comprends la préférence qu'on accorde aux plantes à feuillage, et l'immeuse vo-
gue dont jouissent les Dracœna, Bégonia^ Bilbergia, Carludo* vicay ou Palmier à vrai chapeau de Panama, Aralia, Aspidistray Ficus elasticay ou arbre à gomme élastique, Rhopala, et beau* coup d'autres arbustes d'une certaine rusticité. Les feuilles de ces végétaux ont une consistance solide qui leur permet de recevoir un petit courant d'air jfroid ou trop chaud , sans être aussitôt grillées comme ces pauvres fleurs d'Azalées et de Roses ; voire même les élégantes feuilles de Fougères, qu'on a cherché à utiUser dans l'ornementation des appartements, mais d'un tissu trop délicat pour supporter longtemps toutes les vicissitudes de cette existence sociale .
F. Hérincq.
SOLANUM JASMINOIDES, Paxton. (Pl. IH.)
Le Solanum que nous figurons 4)lanche III, sous le nom de Solanum jasminoides, ainsi appelé parce qu'il rappelle le Jasmin blanc, est une espèce sarmenteuse qui émet, de la même souche, phisieurs liges effilées, lisses, pouvant atteindre à 1 mètre 1°* 60 centimètres de hauteur. Ses feuilles sont ordinairement simples, un peu molles, vertes sur les deux faces, mais plus pâles endossons, ayant la forme d'un cœur, ou d'un ovale ; elles sont acuminées à leur sommet, arrondies à leur base, et à contours entiers ou un peu sinueux, longues de 5 à 6 centimètres; quelquefois ces feuilles sont divisées en trois segments semblables à des folioles.
Les fleurs sont très-odorantes, blanches, nuancées bleuâtre et disposées par 10 à 15, en de charmantes petites grappes penchées. Les pédicelles longs de 2 à 5 centimètres, ont une teinte vîolètée qui se retrouve sur le calice. La corolle est étalée, large de 10 à 15 millimètres, profondément divisée en 5 lanières ovales aiguës. Les élamines, au nombre de 5,ontles filets
conrtSj verts, et les anthères rapprochées sont d'une belle couleur jaune citron.
Cette jolie et gracieuse espèce est originaire du Brésil ; elle a été introduite dans les diltures françaises par le jardin botanique de Montpellier» où elle était cultivée sous le nom de Solanum cynanchoides. Perdue pendant plusieurs années, elle a reparu demièremeni dans les collections, et c'est à Segrez que nous avons pu admirer son élégance et juger de son mérite qui est très-ornemental. *
n ne faut pas confondre ce Solanum jasminoides avec le So lanum jasminifolium^ comme le fait un journal d'horticulture italien, / Gtardini. Le Solanum jasminifolitim (Hend.), décrit dans la flore du Brésil de H. Martins (fascicule 6, p. 1 3), est un arbrisseau sarinenteux à feuilles découpées latéralement en i ou 6 lanières étroitement lancéolées, et ses fleurs^ de la grandeur de celles de la Douce-amkre sont de couleur violet pâle. 11 ne ressemble en rien à la plante que le Journal italien çienlionne sous ce nom dejasminifolium^ puisqu'il donne à sa plante des feuilles généralement simples, et des fleurs d'un blanc d'ivoire, comme celles de VHoya camosa^ caractère qui se rapporte bien au S. jasminoides décrit et figuré par Paxton, vol. 8, pi. 5 et figuré dans le Botanical registcr^ année 1837, pi. 33. Ce qui a donné lieu à cette confusion, c'est la similitude des deux noms, ja,sminifolium et jasminoides^ mais dont la signification est toute différento : jasminifolium dit seulement à /eut7/eÂdc Jasmin, tandis que ja^mmoiVf es signifie qui ressemble, qui a le faciès d!un Jasmin.
On livre ce Solanum à la pleine terre pendant Télé ; on rentre en serre tempérée pour passer l'hiver. La multiplication réussit parfaitement par boutures. A Segrez, il a passé cet hiver à l'air libre, avec une simple couverture de feuilles.
F. Hérincq.
* GESNERIA (ISOLOiMA) TRlANiEI. (Pl- IV).
Cette espèce de Gesneria^ représentant d*un genre nouvellement créé sous le nom de Isoloma^ est une plante frutescente inférieurement, mollement velue, rameuse, à rameaux et pédoncules rougeâires. Les feuilles sont opposées, ovales-lancéolées aiguës, pélioléeSj dentelées, yertun pen foncé en dessus, pâle et tomenteuses en dessous . Les fleurs sont pédicellées et disposées par *quatre au sommet de pédoncules qui naissent isolément à l'aisselle des feuilles supérieures: la floraison a lieu suGcessivemœit et dure pendant trois mois au moins. Le calice est rougeàtré velu, à cinq dents aiguës; la corolle longue de S à 4 centimètres est droite, un peu ventrue, faiblement contractée au sommet du tube, d'un beau rouge orangé éclatant; le limbe réguliB* à 5 lobes aigus, est étalé, rose clair, avec cinq petits points anguleux jaunes à la gorge, produits par le prolongement de la couleur jaune de l'inténeor du tube de la corolle.
C'est une ravissante plante de serre chaude, qui fleurit trèsabondamment, et dont les fleurs se succèdent pendant trèslongtemps; Elle est originaire de la Nouvelle -Grenade, où elle croit en grosses toufi'es sur les talus des routes. On en doit l'introduction en France à un jeune et courageux botaniste néegrenadien, M. Triana, qui a enrichi nos coliectionâp d'une grande quantité de belles et nouvelles plantes.
Le Gesneria. Tnancpt a quelque affinité avec le Gesneria elçrh gata^ par son feuillage et son port. Mais il en est tout a fait distinct par ses fleurs beaucoup plus grandes, toujours dressées, et dontle limbe de la corolle plus large, estd'un très-joli rose tendre.
Nous avons joui, une grande partie de l'hiver, de la floraison de cette charmante plantoi dans les serres de notre collaboralçur'et.ami, M. Alphonse Lavallée, qui met si généreusement toutes ses richesses végétales à la disposition de la rédaction de V Horticulteur français^ et auquel je suis heureux de pou-
rf^zr//^^y^^, / y. j, ./.'., ^,,^ j /
voîp adresser publiquement mes biens sincères remerclmenls.
On cuHîve eeGe^erta, comme le i4. cinnabarina rosea jôécrii
à la page 4, Il est coté 2 tt. au Catalogue des horticulteurs.
F. Héringq.
DECUMARIA BARBAKA. L.
Decumaria sarmentosa. Bosc. D. Forsythia. Mich. Forsythia
scandens. Walt.
Le genre Decumaria qui appartient à la famille des Philadelphées ne renferme que l'espèce sur laquelle nous appelons Tattention des lecteurs de l'Horticulteur français. Le D. harbara est un très-Joli arbuste grimpant introduit dès 1785 de ia Caroline, mais que l'on crut longtemps, bien à tort, réclamer la chaleur d'une serre, tandis qu'il est parfaitement Mtique. Ce fut Thuillier,nous ditLoiseleur Delongchamps dans «s suites h Duhamel, qui, le premier, le risqua en pleine terre dans Tancienne école botanique de TÉcole centrale des Quatre- Nations . De plus, ce bel arbuste parait s'accommoder de presque tous les terrains, pourvu qu'ils ne soient pas trop secs. Il préfère pourtant un sable humide et une situation ombragée. Enfin sa multiplication est bien aisée, puisque ses rameaux rampants sor le sol s'y enracinent d'eux-mêmes.
Voici donc encore une espèce toute méritante pour nos cultares ornementales, qui reste rare et se trouve reléguée dans quelques écoles de botanique.
Le D. harbara^ est un arbuste a rameaux nombreux, longs, sarmenteux, glabres, articulés, rougeâires, à feuilles opposées, petiolées, oblongues, aiguës, dentées, d'un vert foncé à la face supérieure et au contraire très-pâle à la face inférieure. Ses fleurs, qui s'épanouissent en juillet et août, sont blanches, odorantes, petites, mais d'un assez bel effet par leur réunion en corymbes terminaux. Cette espèce mérite d'être répandue à cause dft son aspect tout particulier, autant que par la beauté de «on
feuillage et de ses grappes de fleurs. F)lle est d'une grapde^i* gueur , et en rabandonnant à elle-môme dans une situation favorable elle ne tarderait pas à, couvrir un grand espace. Au milieu des forêts humides de la Caroline elle atteint les cimes des plus grands arbres, les enlace, et ne tarde pas à les étouffer. C'est avant tout, si je puis m'exprimer ainsi, un arbuste à effet pittoresque. On pourrait pourtant remployer en bordures,
comme le lierre ou YHypertcmm calycinum.
A. DE Talod.
VIGNES EN CORDONS OBLIQUES (Suite, Voir p. 12).