‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 88 sur 152 · PLAN DE JARDIN · texte numérisé non relu

PLAN DE JARDIN

aîUeimlf: ]a dé»gaatim des iimoiabraUtt végétaux qui entrent dans la c(uz)|K)fidtim des jardiofi paysagers, et de la place qae chaeuB d'eux dmt j ooeuper. C'est là le côté scientifique <iB son travail. En se confonnant à ses indications» ils s'épar^ gnmmt beaucoop ée temps» de peines , d'incertitudes et d'essais infructueux.

Charles NAUDiiif,

mfnbre fle TAoailéiiiie des MiftooM, tide BataraUtU^An «otéftm

ESPosrrioN d'horticulture de St-GERMAIN-EN-LATE.

Dans r.avant dernier numéro j'ai rendu compte des exposi* tiens de Meaux et d'Amiens ; je passe à celle de Saint -Germainen-Laye.

Je mentionne seulement la gracieuse disposition du jardin» due à H. Gossel, pour me rapprocher le plus près possible du Jnr;» composé des notabilités de la science horticole» entre autres MM. Louis Neumann» notre [collègue; Rivière, Gloède» Aristide Dupuis» le savant rédacteur horticole de la Patrie; et M . Mennecbet» président de la Société d'horticulture de Picardie» qui a eu \ bonté de laisser son carnet ouvert» pour que je puisse prendre des notes tout à mon aise ; ma tâche est devenue ainsi des plus faciles.

La médaille d'or de S. M. l'Empereur a été décernée à U. Picquenot» jardinie^chef du marquis de Boissy» qd avait exposé un magnifique lot de légumes et de fruits : variété» beauté des produits» rien^n'y manquait. Des Fraises des Qua^ tre-Saisons» Glùire] du Ncrd et Reine des Quatre-SàisonSy (mt particulièrement attiré l'attention par la grosseur et la qualité des fruits.

Le jardinier-chef», à Tasile impérial du Vésinet, avait exposé une collection de cent vingt-cinq variétés de Pomme de terre, qui hii a valu une médaille d'argent.

fàam les légumes Douvallemeot ifittodnlto par gaUe H. Lduesse, on a remarqué ÏBpinarM$eilhf pour la dimeuaîon de ses feuiUeg, mais il a paru, pow le geftt^ aivoir qgûserve beaucoup de l'acidité de l'oseille.

La Pomologie n'était pas moi&$ bien représentéd, ce qai prouve que la culture des légumes et la cuHore des fruits sont en homieqr dans cet arrondissement.

Un magnifique lot de fruits et de raisins de M. Gorbié» pépiniériste au Pecq, a remporté la médaille d'or de S. E* le mipistre; il renfermait d^ Beujrés Diel.qui pesaient pràs dQ 700 grammes.

Les collections d'arbres, d'arbustes de plantes fleuries et non fleuries, tenaient un rang distingué dans cette exposition, par le choix, la force des sujets, la nouveauté des espèces et la bonne culture.

Le lot le plus nombreux et le plus brillant était sans codteste celui de M. Salier, jardinier en chef de M"* Fould, que le Jury a unanimement placé hors ligne, et auqnel il a été décimé la médaille d'or de la ville de Saint-Germain. Il y avait là de magnifiques Ricinus ; les Solanum discolor^ robustumf Balbisiij l'élégant Bocconia frutescens, trop peu cultivé ; le Montagnea heracleifolia^ qui^ par l'élégance de son port, la découpure de ses feuilles robustes résistant aux vents, est appelé à être un des plus beaux ornements de nos pelouses. Seulement, comnie les Ricinu8 et les Cannai il exige la serre pendant l'hiver.

Une riche collection de plantes de serre chaude, composée de Broméliacées, dÂroïdées, de Caladium» et d'autres végétaux à feuillages variés et à fleurs éclatantes, a mérité, à juste titre, la médaille d'or du chemin de fer de TOuest à M. Lecomie, jardinier de M. Beurrier, à Croissy,

Les Conifères, dont le goût se répand chaque jour davan* tage, étaient représentés dignement par les rajets de M* Emile

— aï —

Gappe» hortHiillêur au Véttiitt , ot qai a obtémi une mâdaine de variBeil.

La médaille d'argent de S« EL le miniitre de rAgrieulture a réoompeoflé le lot raouirquable de Bégonia exposé par le jardinier de M * Seydoux, an Val- d'Anglas ; il renfwmait toutes les phis belks Tariétéi de œ genre à feuiUage si ornemental*

Le Jury a admiré le mium awrtUumy le Us doré^ exposé par M. Charles Verdier, auquel il a décerné une médaille d'argent de 1** classe. Cette plante, originaire du Japon ettontnouvelleomit introduite en Pranee, oii elle fleurissait pour la première fois, est aussi facile à cultiver que le Lilium laneifolium / elle est appdée à jon^ un grand rdle dans rornementdes jar« éxDBp par la dimension etrédat de ses fleurs.

Le Comité des dames patronnesses^ présidé par madame la comtesse de Ghaumont Quitry^ a décerné aussi des médailles. Ces dames ont attribué leurs récompenses avec un discernement qui prouve leur goût âevé et leurs connaissances hMticole».

•est une dame de^ Saint.- Germain, madame' Fabre, qui a obt^u la médaiHe de vermeil, pour son lot de Begmia et pour une délicieuse corbeille de Pétunia ^.panachéSf blanc et violet.

M. Lecointre avait réuni , dans un massif, une grande quantité de Côleus encadrés dans une bordure de Centaurea candidissima (feuillage blanc) qui produisaient par leur ensemble et leur contraste un ravissant effet.

Les Zinnia doubles^ de M. Maquier, jardinier à Laqueue en Brie, avaient un degré d^ampleur, de perfection et de variété de coloris, qu'on n^avait jamais rencontré.

Les Glaïeuls, qui sont un des plus beaux fleurons de Thortieulture française, prouvaient, par la place qu'ils occupaient^ la faveur dont ils jouissent toujours à juste titre. M. Corbie en avait quelques*uns d'un grand mérite, et qui ont concouru à lai faire obtenir une médaille de première classe.

Enfin la Société a accordé une médaille d'argent de i"* dasse^

à M« Pnrtais^ jardinier chez flf^ la comtesse de Grouchy, qui compte 27 amiëes de bons et loyaux services dans la même maison. Poarqaoi faut-il que ce qui devrait être la règle, se trouve être une rare exception , et qu'il faille la récompenser? Quoi qu'il en soit^ c'est un utile et précieux encouragement à donner à ces laborieux et fidèles serviteurs de l'borticuLture; nous les virons dooo toujours ayec jdaisir^ figurer dAoa tous les concours.

« Cette exposition, nous disait M, Mennechet» est digne à tous égards du zèle qui a présidé à son organisation, sous ' l'habile direction du présidi^t, M. Evrard de SU*Jean, et de l'empressement avec lequel chacun, horticulteur . marchand et amateur, ont témoigné par le nombre et les beautés de .ses rapports, de Texcellent esprit dont cette Société est animée, et qui doit toujours relier entre tous les hommes qui vailent le bien et la prospérité de rhortieuiture. »

Je ne puis mieux faire, que de terminer cet article, par ces judicieuses réflexions de l'honorable président de la Société d'horticulture de Picardie et de remettre au prochain numéro, le compte rendu de l'exposition de Troyes.

Eag, de Martragny.

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

BOTÂNICAL &IAGAZIN£.

BhodCKltliânuBi Batomani Bodkjtt {£riacéeB). Espèod de lHymalajâdécoaTertepailf. Booth dans leRhoâito^ et cahWée par le Hgreltable M. Mattal> puis par M. Bateman^ qui en fit doa, à Fépoque desa floraison au jardin de Kew. Le R. Batemani est voisin du R. cmnpanulatum. C'est un arbuste vigoureux^ qui parait plus florifère que ses congénères. Il a de larges feuilles tomentenses^ assez épaisses et de grandes fleurs rouge-clair.

Omlthogalam capitatum Hooker {Atpkodelées). Le jardin de Kew reçut ce nouvel ornithogale de M* Sannders, auquel il avait été envoyé du Gap. Il a fleuri en février dernier. Ses fleurs blanches et pourpres^ disposées en un corymbe cq;>ité, sont jolies^ quoique petites.

Moyanla ▼ogaUana Benth. {Acanthaeie$). Voici une belle plante» florifère et qui ne doit pas tarder à se répandre. Les Mepma forment botaniquement un genre voisin des Thunbergia^ mais ik ont un fades analogue à celui des IHpteraecmtkufy du moins d'après la Bgure du Boiamcal magœUne. Le M. vogeliana est originaire de Fernando-Po, Ue du golfe de Guinée, où il a été découvert par le D' Vogel» puis par M. Gustave Maim. Il forme une plante d'un magnifique effet par 883 grandes fleurs bleu violacé> à centre jaune, et ses belles feuilles d'un Tert foncé.

Nepbalaphylluxn scapigenim A)oker (Orchidées). Plante de peu d'intérêt, remarquable pourtant par ses petites proportions. Elle a été envoyée de Bornéo à M. Lowe de Claptam.

Erla ol>e0a lind. (Orchtdéeêy Charmante plante qui devrait se trouver dans toutes l^s collections, où sa petite taille jointe à ses fleurs abondantes la ferait justement admirer. Elle vient de Mataban (Inde anglaise) où la découvrit le D' Walich, et d'où l'expédia^ en 4859, le Rév. Parish. Les tiges ou pseudo-bulbes n'ont que deux ou trois pouces de long, et un seul au plus de largeur. Us n'émettent que deux tsuiUes terminales. Ses fleura sont blanches, légèrement teintées de jaune au ceotfe, et ont l'aspect de celles des Dendrobium,

— so —

Calceolaria punctata Vahl. Joveliana punctcUa Roiz. et Pay. (Scrophularinée$). Celte forme de cakéolaire q)paitie&t k une seclion peu nombreuse, et qui est caractérisée par la presque égalité des deux lèvres de la corolle, ce qui donne aux fleurs une apparence campanuliforme. Le C. punctata est originaire du sud du Chili d'oùil a été rapporté par M. Richard Pearce, collecteur de MM. Veitch. C'est une plante herbacée, Boos-frutescente, légèrement pubéscente dans toutes ses parties . Lés feuilles sont opposées^ pétiolées, ovales. Les panietiles de fleurs sont dressés. La corolle a deux ou trois pouces de long; elle eft lilacée et pourpre à la hase. Sa lèvre inférieure^ un peu rétolutée sar le bord> porte une assez large tache jaune citron.

AUchomanes Hookerl Schott . Var. pallida. Caladium peiiolatum. Hooker. {Aroidées). Très-élégante variété d'une espèce encore peu répandue^ originaire de Tlle Femando-Po. Plante digne de figurer parmi celles cultivées pour leur feuillage.

Levirlôla rediviva Hook. (Portulacées). Voici une plante de l'ouest de rimérique septentrionale, qui est une des plus singulières et des plus beUes que Ton puisse voir. Plusieurs pieds arrivèrent i Kew de la Colombie britannique. Us avaient été plongés dans Teâu bouillante^ de manière è être sèches pour Therlner, le D^ Lyall connaissant bien l'extraordinaire vitalité de cette espèce. Malgré ces précautions, un an et demi après, des symptAmès certains de vie se manifestèrent dans ces échantillons, qui produisirent bient6t de magnifiques flears roses. Le L. redivivù est aussi originaire de la Californie et pourra être cultivé en pleine terre, avec les iedum et iempervimn» (4).

Senecio psrramldatua De Cand. (Composities). De rAfriqne extra*tropicale, ce beau Séneçon a fleuri h Kew, en juin dernier. Il avait été reçu de M» Hulton^ qui en avait récolté les graines i Vitenhage où l'avait découvert MM. Ecklon etCeyher* Toute la plante est trèsglauque; sa tige est courte^ charnue^ très^gamîe i la basé, et peu au contraire à la partie supérieure; ses feuilles sont longues^ épaisses,

(I) En 1857 je reeueilHs sur la Bérnina, dans l^Ëngadine (Grisons), des rosettes deSefBtpenmutm J^ulfénd, que Je séchai de mon mieux et que j'expédiai dans uns oakse de plantes sèches. De retour on France, deux mois apcds, je roUouvaî mes Sempervivum développés etd^ déflenris. A. de T.

pointues à leur extréfiiité; les fleurs, par lebr {6ii8eDi]E)le, focmeat uaa sort» de longne, panieule; elles sont jaunes et d'an bel efifet. {La suite au prochain ituin^e.)

CATALOGUES D'HORTICULTURE

POUR L^GTOMNB 1863 ET LE PfiINrEIIPS 1864*

iBMMlWi, à Ortteks(LoiMt)» Plaates novvdles : FadM»; Pehrgoniom) LADtana^ Héliotrope, Pétunia, etc.

AmkMlM IfmwéhmWéUf à Gand (Bdglqae). Plantai uoavdles de terra chaude et de plein air.

M^mmré^ rue des Muettes, A, à RaeU (Seine-et^Oiie) ei-derant me de Pariii à Puteaux. PeUrgomum zonale aouYeauz.

BeA^kttter, à Nancy (Meurthe). Supplément de plantes nouYellea, de serre chaude^ serre froide^ et de plein, air.

CronMe, à Nancy. Plantes nouvelles en tous genres.

Liervsd, rue de YiiUersy M» Paris» Plantes nouvelles introduites psr M • Porte»

CbavlM Trader, 31, rue du Marehé-anx-Ghevaux, Paris. Extrait du Cata* logue général des espèces et variétés du genre Rosier, et catalogues des plantes diverses de serres.

I«cn#l»e, à Nancy. Supplément au catalogue de» plantes diverses de serres et de plein air.

Lolae, quai aux Pleurs 3. Canna et plantes diverses.

HaMtemmet, k Hyères (Var). Graines de plantes vivaces et arbustes des pays tempérés.

Diieker^ chemin des Quatre-M alsons, à la Guillotière, Lyon. Rosiers remoar lanta. Pivoines, en arbre et herbacées; Rosien nouveaux :

Cvillotfils, chemin des Pins, à la Guillotière, Lyon. Roses nouvdles, et eatar logue général de Rosiers.

Iiévé4L«e et fils, boulevard de TBôpital^ 434, Paris. Supplément au eatalogus général de Rosiers et plantes diverses de serres et de pleine terre.

Eofème VerdleF, Sy rue des Trois-Ormes, Paris. Supplément au catalogue de Rosiers; Rosiers nouveaux, et plantes diverses.

Balte! lirèrea, à Troyes (Aube). Arbres fru\^er3, forestiers, coi\lfères; ar« bustes et plantes d'ornement; Dahlia, Rosiers; plants d'arbres, ete.; nouveaulés. '

Mm«B-l4»«ia frères, à Mett (Moselle). Arbres fruitiers, arbres et arbustes d'ornement; nouveautés.

iScatoaafe, à Orléans (Loiret). Extrait du catalogue des arbres fruitiers» des arbres et arbustes verts et résineux, etc., avec une planche représentant des Tiodôîes de taille d*arbres fruitiers.

AIfrayMeve«,àLieusaint(SeiDe-etrMame). Arbres fruitiers; arbres forestiers : Pivoines herbacées; jeunes plants d'arbres.

Horlet^ à Avon, pràs Fontainebleau (Seine^tp-Mame). Arbres fruitiers, arbres forestiers, arbustes d*omement, conifères, Rhododendron; nouveautés. — Jeune plant d'arbies forestiers, etc. — Plantes d'ornAmsiit pour massifs ou corbeilles : Iris, CSanna, Gynerium, Glayeuls, Pivoines.

Travaux du mois de Janvier.

Potager. On doit préparer le terrain ponr semer sur ados ou cotièrai:' Pois, Fèves de marais^ Âil> Êchalottes, Poireaux» Oignons rouges et pAles. Dans les planches d'oignons, on peut semer quelques choux, soit de Vaugirard ou gros Milan, qu'on repique en place ensuite vors le mou de mars, pour ètre4)on8 à réeolter en juin. On peut encore y semer un peu de carotiesqus l'on tire pendant Tété; du Persil qui reste pour la consommation d'automme: ces plantes ne nuisent aucunement aux plantsd' oignons. Pendant la gelée, oo couvre ces semis de litière sèche. Vers la fin du mois, on plante les pommes de terre h&tives, Comice d'Amiens et Maijolin. Sur couche et sous châssis, on sème : Poireau, Carottes, Tomates, Pois et Haricots nains, Melons, Concombres, Choufleurs tendres. Chicorée frisée dllalie ; on continue les semis de Laitaes et Romaines hâtives. Radis roses, Navets, Cerfeuil. On pince au-dessus de la quatrième feuille les Pois semés le mois précédent ; la transplantation qu'on leur fait subir en avance la production. On chauffe les châssis de fraislere en pots ; les variétés les plus convenables sont : Queen Seedling, GoKath, Comte de Paris, Priûcesse royale^ Crémone, etc.

Fruitier, On peut commencer la taille des arbres, maia il est préférable d'attendre la pousse : on obtient de meilleurs résultats; les cicatrices se recoa^ vrent plus rapidement, ei Timi n'a pas à craindre les décollements de l'écorce on ie dessèchement des bourgeons supérieurs voisins de la coupe. On continue le? travaux de défoncement et plantations : il faut se bien garder de plaster par uo temps pluvieux ou par la gelée; la terre doit être très-meuble. On peut placer des panneaux vitrés contre les espaliers de Vignes, Cerisiers, Pêchers, etc., pour en obtenir des fruits précoces.

PaHerre. Couvrir et découvrir les plantes délicates suivant l'état de Tatmos* phère ; il est bon de couvrir, si le froid est vif, le? Pensées au moyen d'un pot renversé; préserver aoisl de l'humidité les Œillets et Âuricules cultivés en pots. Terreauter les gazons et bordures de fleurs. Tailler les Rosiers et arbres à fleurs, excepté les Rosiers thés qu'on ne doit tailler qu'à la fin de février.

Serres. Maintenir la température nécessaire, la propreté sur les feuilles, arroser suivant le besoin. On doit faire des boutures de Fuchsia, Bouvardia, Pelargonium, Lantana, Sauges, Héliotropes, Cuphea, etc.

Pour conserver les Épacris et les Ericas ou bruyères, il ne faut pas chaaffiBr les serres ; il suffit de couvrir les vitres de paillassons où de feuilles pendant les froids ; on doit leur donner le plus d'air possible, toutes les fois que le temps la permet; ces plantes peuvent supporter quelques désirés de froid sans souffrir.

Ftris, iDprhnerio horticole de E,'. Donhadd, me Cassette, 9,

SOMMAH» »RS ASTICUS GONTIKQS OARS CI NONÉBO.

r. HtaïKco : cnirettl^ve. — 0. LtscUTBa t les Mjmpm^erim (11. Ifl). » B. Vkklot : De rornenenutioa des Wmvimn^m dtt jvrdin royil le Kew, et de quelques antres Jirdios uglais. ~ Cb. Bàim : Des mrmmBm tmHLlym\ Mit^eUe t»4i9t <n. iV). -« Àndié UaoT : Description des Tiriétis d'ArtIekaata cnltÎTés en Anjou {nite). -> Alph. U- TâuJi : Sur ré4«t «e l'MMIcvlHw» m Japon, par le D^ Van SIebold. -^ B. Unwr : BoDTean «ode. de C*«T«riare pour les serres et les ehissts. — B. Vg»LOT : Cvoipte reAév des sèinees de U Société d'honienltnre de Paris. ^ Gb, Baltit : Une fe«9^ •ltl«a nniretselle d*borticaUnre ; antres expositions ftnn«ineées; — A. ni Taloo : Rew»

des jonmanx étrangers :Pla«iefl ■•«velles. — X : WLwêmm ■•aiTellMi et

CalatostMi d'iiortienltare ponr 1864. — TraTtsx dn note de «iTrier. — PLA!!(TEB FIGURÉES : Lâf€$eri» renée» ^ III ; f mne de wûrtUUe tënUte, pi. IV. — Fmdkss noiaxs : S foraaes de CarfceUl» û% Mmmwm dn jardin de Kew.

CHRONIQUE

L'bWer & P«ris et dans la midi : désastres et neige à Hyères ; différence de iempératare entre Hyères et l'Ile Port-Gros; végétatioa extraordinaire de cette Qe ; essai de ealture du cotonnier ; les professeurs d'arboricalture ; conversion des terrains en friches en plantations fmitiàros ; les jardins potagers militaires ; leur iniuenee str la population ; on tuberanle nouveau au jardin d^acolimatalioa;^ prudence dans la distribution des médailles pour Tinlroduction de végétaux alimonti^res ; les fleurs de pleine terre par M. Vilmorin et Cfe : rectification,

La gelée qui a commencé exactement le 1" janvier, au soir, et qui, par ses ( 1 et 12o, nous a fait craindre, un moment, un hiver rigoureux, n'a fait néanmoins qu'un très-court séjour dan9 nos murs ; dès le 9 au matin, le dégel s'effectuait, et, depuis^ toute trace de glace a disparu ; le soleil brille sur un beau ciel d'azur^ et Tair tiède permet de continuer paisiblement les travaux des jardins. La neige, plusieurs fois menaçante^ n'a pu se décider à tomber ; ce qui eût fait grand bien cependant à la terre , car il y a longtemps qu'elle en a reçu la bienfaisante action (1).

(\) Au moment de mettre sous presse, 5 février, 9 heures du matin, la neige tombe abondamment à Paris; mais le thermomètre annonce qu'elle ne tiendra ?tt : il marque S^ au-dessus de xéro.

Féorièr 4S64. 3

Dans le midi de la France et le nord de ritalie> le froid a séyi avec plus d'intensité et de ténacité ; des nouvelles de Turin, en date du 20 janvier, anncmçaient encore 21^ c^tig. pendant la nuit : on ne se souvient pas, en Italie , dVoir jamais passé uft hiver aussi rigourrat •

Hyères» la fière Hyères, qui se prétend à Tabri de la gelée, à eu aussi à subir, du 5 au 5 janvier, une température glaciale de &" au-dessous de séro, et 40 oœtîiiiètrai d'épaâsseur de neige sur le scd pendant 48 heures ! Les pauvies Hyérois se croyaient au fond de la Sibérie, et ils sont en train de rédiger un mémoire pour démontrer aux résidants nouveaux effrayés , qu'il y ^ P^^ de 44 ans que pareilles choses — neige et 6* de froid — ne s'étaient vues .

« Cette gelée, nous écrit une bienveillante correspondante qui réside en ce moment à sa charmante villa des environs d'Hyères, a bit beaucoup de mal; les beaux jardins de MM. Denis et Hubert ont énormément souSert, et on assure que ce dernier a perdu pour plusieurs milliers de francs de plantes , arbres et arbustes. Les Citronniers sont gelés ; les Orangers devront être rabattus de la tète ou coupés du pied| et il y en a même de morts. Quant à mon jardin, je n'ose me souvenir. Au 30 décembre il était si beau ! Toutes les Jacinthes simples^ les Narcisses, les Iris pumila étaient épanouis. La Violette de Parme, les Roses du Bengale et de la Malmaison, les Abutilon venosum, les Mimosa lophanta , Calycanthus précoce, les Giroflées, toutes ces befles variétés de Véroniques arborescentes, les Cinéraires, les Sauges de plusieurs espèces, mes beaux massifs de Pelargo« nium Mathieu, de Plumbago, d'Erylhyme, etc., étaient couverts de leurs ravissantes fleurs. J'admirais mes Camellia à fleurs simples, dont les boutons commençaient à ouvrir; j'admirais tout cela le 50 décembre, et le 5 janvier^ toutes ces pauvres plantes reposaient sur le sol, flétries et nonrcies par

h gdée, ùoiame des esààites de pesttléréi«..«. 11 ftifidn ntlAttre une partie dd ees ai^bustes et arracher Tautre : c'ort une désolatioii »

Gomment se fait-il donc qae les Orangeré coltiTés à Ryère» ne scôent pas encore acdîmalés? «^ Rooivôi aux sodétéa d'acdimatatioxi pour résoudre la question •

Les reûseignefBients qui nous sont parvenus de VÛs Ptort* Crds^ située eu £ace de la petite rade d'Hyères, établîssrat mamfestement l'influence de la mer sur la température» Dans cette lie, le thermomètre n'est descendu qu'à 2"" au^msous de i&roy et la neige, qui a tombé en petite qt^Mité, ne tenait pM sor le sol ; dès 6 hemes du matin il j avait toujours de 4 à 8^ au-dessus de séto^ et aucune des espèces de végétant qui ont été gelées & Hyères n'a eu à souffrir à Ttle.

Cette dianxumte tte^ tout accidentée, est une véritable oairis ; le climat est plus doux , plus agréable que celui de la ,tiUe d'Hyères même. La culture du Cotonnier y est en pleine prospérité ; M. et madame de Morel, les heureux propriétaires, ont j^srAûtetoent réussi dans leur premier essai. Semé seulement au mcÀB de mai , le Cotonnier avait àes capsules parfaitém^t mAres vers la fin de novembre, et la récolte a eu lieu pendant tout le mois de décembre ; je ne sais si les £n>ids de janvier cmt arrêté la maturation des autres fruits ; c'est néanmoins un fait intéressant et qui prouve que la culture de cette plante est possible dans cette région du micti de la France. Que de belles' cultures de toutes sortes on pourrait étaUir dans cette fiel Les Pommes de ferre et les Petits Pois, les Artichauts, abandonnés à Tair fibre, sans soins » donnent leurs produits au mois de janvier : rfest une terre promise. On s'est beaucoup extasié,— et avec maison, — devant les magnifiques Pelargonium exposés par M. liervaly il y a quelques années, à Paris ; j'en ai vu à Portûos, des pieds abandonnés en pleine terre, de bien plus forts mcofe» It les Anthémis frutescens? de véritaMea arbres,

toujours émailléi de milliers de belles et grandes fleurs de Pâquerette. C'est là encore que j'ai pu jouir de la munificence florale du Salvia involucrata, qui épanouit si mal ici ses deux ou trois pauvres chétives fleurs. Quand on a vu cette belle et luxuriante végétation, on éprouve, en revoyant ces plantes dans nos serres, un sentiment de tristesse mêlé de pitié : on se croit dans une sorte d'infirmerie, et, pour mon compte, j'ai été longtemps à me réhabituer à cet aspect endurci des plantes de nos cultures. Évidemment, l'air chargé d^humidité et de parties salines, provenant de l'évaporation de Teau de mer, est pour quelque chose dans la douceur du climat et dans cette plantureuse végétation de Port-Gros. Pourquoi donc n'essayerions-nous pas de produire Thumidité atmosphérique de nos serres chaudes avec de l'eau salée? Cette idée n'est peut-être pas neuve ; je la soumets aux praticiens et amateurs pour ce qu'elle vaut .

En fait d'idée, en voici une excellente ; aussi n'est-elle pas de moi.

Un préfet dévoué aux intérêts de ses administrés, voulant propager dans son département les saines méthodes de la taille des arbres fruitiers, a fait voter, par le conseil général, une somme de 300 fr. pour payer les frais de cours d'arboriculture fruitière. Il y a quelques années, la société d'horticulture du chef-lieu avait appelé dans son sein un éminent savant, qui ne donne pas ses paroles, .pour répandre la lumière. Pendant la durée du cours, tous les assistants voyaient trèsclair et trouvaient la chose très-simple; mais le flambeau une fois parti, les ténèbres se firent de nouveau, et chacun^ la serpette en main devant son arbre, ne savait plus comment s'y prendre ; il coupait ce qu'il fallait conserver, et il conservait ce qu'on devait couper : bref, la société d'horticulture, qui avait cru bien faire, en fut pour ses 50 louis. Cette année, quelques personnes ont été chargées d'organiser ce cours, mais

en deh ovi de la société; et je crois qu'on a ^ sagement ; ear^ en général^ toute idée qui est soumise à une société quelconque traîne e^ langueur et n'aboutit souvent qu'au néant» Or doncy ces organisateurs firent ce raisonnement : c Nous avons parmi nous d*habiles pépiniéristes qui savent admirablement se servir de la serpette ; pourquoi chercher si loin ce que nous possédons si près? 11 y a quatre arrondissements dans notre département ; prions quatre de nos praticiens les plus distingués de s'ériger un instant en professeurs, et ils iront chacun dans un arrondissement porter les connaissances arboricoles qui peuvent y manquer : les 15 buis de notre honorable préfet suffiront largement pour les indemniser .des frais de déplacement» » L'idée fut trouvée excellente^ et aussitôt cinq arboriculteurs forent désignés et qui acceptèrent l'honorable mission qui leur était proposée. Un remplira les fonclions de secrétaire chargé d'installer chaque professeur, et de faire le spetch d'usage à Touverture d'un cours.

Ces dévoués missionnaires de l'arboriculture auront surtout en vue la conversion des friches communales et particulières, appropriée au sol et à la position, faite à peu de frais et donnant, pour ainsi dire sans culture, un bon revenu annuel. Gecin'est pas une utopie; à Saint-Bris (Yonne), 100 hectares de friches, jadis incultes, aujourd'hui plantés en Cerisiers buissons, ont produit^ en 1863, pour 80^000 francs de cerises !

Les professeurs se rendront dans toutes les localités où ils seront appelés ; la demande devra être faite par le maire et adressée à M. le préfet. ^ Exemple à imiter.

Autre bonne idée, — toujours pas de moi . — - Tout le monde se rappelle les jardins potagers établis au camp de Chalon , et qui fournissaient les légumes pour le besoin de la cuisine militaire. Pareille culture vient d'être tentée à Lilk^ par le 43* de ligne, et avec un tel succès, que S. Exe. le ministre de la gueite a décidé que ce système, qui apporte une sensible amélioration

à la aoumtuTO da soldsk^ sera iexpérimenté sm une pltis granifo éohdle ; il Tient en conséquence d'approuver un règlem^t pro** Tisoire, presmypnt la création de jarâins pota^rs militaires. Nous nous réjouissoBs de ces créations qui, outre qu'elles pro« fileront à notre année, aideront puissamment à la propagation de la culture des plantes potagères dans les départements^ et à rintrodoction de races nouvelles de légumes^ qui ne sont jamais acceptées qu*aveo une certaine défiance par les populatiens rurales •

Et j'avoue qu'elles n'ont pas toujours tort. Par œiemple^ moi qui ne suis paiï un ennelni ôe la nouveauté^ |e nepourrai jamais me dédder à jeter à la porte de mon jardin la délicieuse Pomme de terre patronnée par l'immortel Parmenûer, pour la remplsr cer par cette autre nouvelle Poinme de terre, qui n'est qu une sorte de mauvais Topinambour, patronné par M. Cochet^ et malgré toutes les médaflles dentelle pourra être honorée par les sociétés d'acclimatation ; car, franchement^ ce n^est ni bon, ni productif. Parce que c'est un tubercule» ce n'est pas une raison pour que ce soit même un mauvais légume. Récompensons les :introducteurs de bonne chose, mais ne perdons pas notre autorité m médaillant de détestables produits*

F.Hbiongq.

» P. iS. — Nous cédons aux instantes réclamations de not?e coHègae M. Yerlot, qui nous reproche, tràs-^amicalement, de lui avoir fait la part trop beU^ au sujet de l'ouvrage ; le^ Fleurs de pleine terre^ publié par la maison Vilmorin, et dont il a été rendu compte dans la chronique du mois de décembre. Il nous a fait observer que, outre la rédaction générale et les descriptions qui lui sont attribuées, il y a, dans ce livre» une fouie de faits, d'observations qui appartiennent aux différents ipembres de la maison Vilmorin, et à quelques cultivateurs spécialistes. Cette rectification, qui fait le plus grand honneur à M. Verlot, ne change rien, comme on voit, à notre appréciation sur le mérite de l'ouvrage, qui est toajonrs pour nous un bon et excellent guide pratique de la culture des fleurs de pleine terre; c'est une simple satisfaction accordée à la modestie de ce savant praticien, qu^ nous sommes heureux de posséder aujourd'hui dans nos rangs. F. H.

FLORÏCULTURE

LAPAGERIA ROSEA (Pu HI).

Le genre Lapageria qui a été créé par Ruiz et Pavons en rhonneur de rimpératrice Joséphine^ née Beauhamais de La* pâgerie, comprend seulement deux espèces originaires du Chili. Sa place dans les familles naturelles n*est pas encore bien Indiquée ; mais on le classe^ en attendant mieux, dans [le voisinage des Smilacées et des Dioscorées, avec lesquelles il a lé plus d'analogie.

Les Lapageria sont, en effet, des plantes monocotylédonées, à racines allongées, fasciculées, et à tiges volubiles atteignant de 2 à 3 mètres de hauteur; les feuilles sont alternes, & ner« vures rameuses, anastomosées, c'est-à-dire dont les ramifications sont soudées entre elles et forment une sorte de réseau, comme dans la Salsepareille et les Ignames. Mais la fleur a un aspect bien différent de celui des fleurs de ces plantes • Elle est hermaphrodite, et ressemble à une fleur de Yucca très-allon* gée; comme elle, elle est renversée ; la seule enveloppe qu*elle présente et qu*on nomme périanthe ou calice, est composée de six folioles colorées, disposées sur deux rangs et formant la cloche. Le pédoncule ne porte qu'une fleur ; il est court, arqué, garni de quelques petit.es bractées écailleuses, et solitaire à Taisselle des feuilles. Les étamines, au nombre de six, sont insérées à la base des folioles du périanthe. L*ovaire, qui occupe le centre de la fleur, est à une seuleloge, dans laquelle sont de nombreux ovales attachés à trois placentas pariétaux ; le style est simple cylindrique, terminé par un stigmate globuleux. Le fruit est une baie ovale-oblongue, de la grosseur d*une noix dépouillée de son brou ; il contient plusieurs graines obovales» tronquées.

de consistance cmnée, jaune fauve et nichées dans une pulpe blanche un peu sucrée.

Le Lapageria rosea a les feuilles un peu coriaces, ovales, oblongues, acuminées, entières, brièvement pétiolées. Ses fleurs^ qui apparaissent dans les cultures européennes dans le courant de l'hiver, sont longues de 7 à 8 centimètres sur 4 de diamètre à l'orifice du limbe, et d'une belle couleur rose, avec des ponctuations blanches sur la partie interne et supérieure des folioles florales. Au Chili, ses fleurs épanouissent au mois d'octobre, et la floraison se prolonge jusqu'à la fin de décembre ; mais les fleurs qui se montrent dans ce mois ne nouent pas leurs fruits.

La seconde espèce, que M. Decaisne a nommée Lapageria a/to, se distingue du rosea par ses feuilles échancrées un peu en cœur a leur base, à peine acuminées au sommet, et enfin par ses fleurs presque sessiles, blanches ou faiblement rosées infériearement. Cette espèce envoyée au Jardin des Plantes de Paris, il y a plusieurs années, par M. Labadie, jardinier résidant au Chili, n'est probablement qu'une simple variété du rosea.

Quoi qu'il en soit^ ces deux Lapageria sont de charmantes plantes d'ornement de serre froide; elles sont très-estimées au Chili pour leurs belles fleurs et pour leurs délicieux fruits nommés capiou ou capioveSf et dont la pulpe sucrée est trèsrafraîchissante. Il est à espérer qu'elles finiront par prendre place dans Pomementatiou de nos jardins d'hiver, quand la culture en sera connue des horticulteurs ; car déjà plusieurs fois elles ont été introduites, et toujours à peu près saas succès. Dernièrement encore, une nouvelle tenf ative a été faite ; des graines ont élé envoyées du Chili; c'est ce qui nous a engagé à publier le dessin de la planche III, fait d'après un jeune individu qui a fleuri, cet automne, dans le grand pavillon tempéré du Muséum ; malheureusement il parait que les graines ne sont pas trèsbonnes.

Les Lapageria cxoisseai spontanément au Chili et principalement en Âraucanie, d'où ils s'avancent yers le nord jusqu'au 34* degré de latitude près de la mer» Ils habiteniles endroits ombreux et un peu humides.

n convient donc de les cultiver en serre froide ou dans les jardins d'hiver, dans la partie peu éclairée et de les tenir à Teau pendant la période végétative,

Page 1