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PINCEMENT DU POIRIER

Les principes généralement adoptés aujourd'hui à Tégard du pincement du Poirier greffé sur franc me paraissent trop ri* goureux; leur application n est même pas sans inconvénients pour la production des fruits. Ainsi» il y a quelque temps, j'ai été appelé par qudques propriétaires pour visiter des arbres quiy plantés depuii» huit ans^ n'avaient pas encore produit un seul fruit. Depuis4anS) époqueà laquelle ils auraient du donner leur première récidte, on pinçait ces arbres trop courts et trop souvent (trois ou quatre fois par an). C'est là ce qui m'engage à faire connaître les règles que je suis dans ces circonstances :

Au lieu de pincer à 8 ou 12 centimètres^ comme le font beaucoup de personnes, je ne pratique cette opération qu'une pu deux fois par an, à 20 ou 25 centimètres, siu> la partie tout à fait herbacée du rameau, afin que la sève n'éprouve qu'un l^er temps d'arrêt et n'agisse pas ^tvec teop d'intensité sur les yeux de la base de chaque taille. Par ce moyen, ayant perdu sa plus grande force, elle ne se porte plus sur les boutons que l'on veut conserver. — Au contraire, si Ton pince de 8 à 12 centimètres, on l'arrête dans sa plus grande vigueur, et immanquablement elle se porte sur les bourgeons à fleurs, de l'an-» née suivante, ce qui fait manquer la floraison pour plusieurs années . En outre, le bourgeon teronnal de chaque branche latérale s'allongeant outre mesure, ces branches dévient de leur

diMriftM iwniudsat rai)»e prend tmflriiiaiivaise fcrmft, à fiMÛt qu'on ne)m donne des soins extraordineités* le enislom de CMÎte qu'il ne faut pas pincer ; car cette opéralien bien faite opntgibue poissaihinent à étaUirla charpente de Tàrbre, à le préparer à fruit en équilibrant la $ève. Je pense seulement qu'il vaudrait mieus xie pas pincer du tout que de pincer trop couri et trop souvent : car on peut éviter l'inconvénient qu'il y aurait à né pas pincer, en cassant au moment de la taille, en totalité ou en partie, les rameaux trop faibles, et en supprimant tout 4 fait ceux qui sont trop forts.

Les mômes remarques sont vraies aussi pour le Pommier.

HoaET, Àrboiîfiulteur*

MOYENS D'ÉTABLDI DANS LES ARBRES L'ÉQUIUHIE H VÉGÉTATION ENTRE LA GREFFE ET LE SUJET .

E» plantait déjeunes arbties, m rmuMrcpie scmvfiRt usa dil? férence de grosseur tr^srsensijble entre la tige du mxjet ei celle de la greffe que le sujet sui^rtiB. Quelle que sait la cause de cette inégalité de diamètre, il importe pour l'avenir de l'arbre, d'établir l'équilibre entrée ces deux parties- Je ix)nsdlle» dans «e but^ Vessai d'un procédé qui, l'année derrière, m'a domié d'assez bons réstîltats, pour me décider aujotvd'bui h m gênéy^ser Tapplication. .

Lorsque la greffe a, à sa base, un diam^trç notablemmt plw ipft que le sujet (ce qui arrive fréquemment d^ns les poiriers greffés sur cognassier), en plantwt l'arbre, je fais, 'm moyw d$ la sai*pejtte, de o}iaquecôté de I4 tige du $ujet, u9e légère incision Icmgitudinale sur l'écorce, à partir du renflement que présente la greffe jusqu'au bas du wtp» d^ la racine ou du pivot.

Lorsque la greffe a on diamètre notablement plus faible cpie le sujet (te qui brrivé assez souvent dafts les poirîerg ^reSén sur franc) je fais les deux incisions en partant ^u point d'attache de la greffe et en remontant à deux ou trois pouces au-dessus*

Enfin, lorsque la greffe et le sujet ont un diamètre à peu près égal» pour aider au développement de Tune et de Tautre, je .{NT^onge et fais descendre les incisions de la grefe sur le sti|et

Nul n*ignore que Tincision de récorcè favorise la dilatatioii des tissus qu'elle enveloppe, et par suite le grossimaieat déi parties incisées* Il y a longtemps déjà que j'ai signalé, comme BU sAr moyen de renforcer les Immches trop faibles, Tmcision longitudinale de chaque c6té de Tempatement .

Les incisions n'étant pas sans danger pour les arbres à fMiits à noyaux, doivent être employées, sur ces arbres^ avec métti^ geftient et avec prudence.

L'emploi de Tincision, dans ces cas parlicnfiiffihsr, èsl uM opération nouvelle que je recommande aux planteurs, M la «ignialant, à titre d'ea9sai> à l'attention des arboneulleurs^ con^ vainpn que je suis par quelques exemples déjà :

1* Que la différence de végétation qui résulte du défaut da ^nvmance entre les deux individus' unûi par la greffe^ doit disparaître, sinon complètement, du moins en partie, loificpi'oii ftivorise le développement du plus faible ;

2^ Que dans le cas d'une ég^té de vigueur entre la greffe et le sujets rincision commune aide au développement ^ Vuneet 4e Vautre et favorise ainsi la végétation de l'arbre.

Lanjocu».

EXI'ÊRIENCES SUR U CULTURE DE lA PœiME DE TERRE

MARJOUN NAINE.

Par M. BsTERGHiBS, de Bioche (Belgique).

La tâche <pi6 je me suis imposée me fait \m devoir de soumettie à rappréaLatioii des horjtîculteurs quelques expériences qoe j*ai laites^ et qui m'cmt parfaitement réussi^ sur la culture d'une variété de Pomme de teiîe qui esi connue sous la dénomination de Marjolin naine.

Cette plante, quoique ne [nroduisant pas très-abondamment, mérite à divers titres d'être fréquemment cultivée.

D'a]>ord, la qaalité^ en est reconnue excellente. Bnsuitç,. les amateurs la rech^ch^t lieattcoup à cause de sa maturité trèsprécoce^ et pour cet avantage que, ses figes étant très-courtes, on peut la planter dans tous les jardins.

Cependant, elle offîre un inconvénient vraiment regrettaMe : o^est que la plus grande partie des tubercules servant de semence, font souvent défaut et ne lèvent pas , ce qui est une véritable déception pour la plus grande partie de ceux qui s'adonnent à sa culture sans en comprendre trop bien les exifenoes.

Afin d'obvier à cet inconvénient «j'ai cru éonvenable de signaler les moyenstle culture que j*ai expérimentés, et qui m'ont {irocuré des résultats avantageux.

Voici en quoi ils consistent : les tubercules qui serviront de semence, étant récoltés, doivent être étendus dans un endroit sec^ soit sur un plancher, soit siu* des treillis, selon le désir de chacun ; cette disposition les empêche de germer. Il faut avoir soin de les préserver de la gelée*

Si la quantité qu'on désire conserver pour la plantation est considérable, on doit en former plusieurs tas dans un lieu con*

Tenable, en ayant soin d'enlever tous les premiers germes qu^îhi pouraient produire»

Le commencement du mois de déceibbre m'a para être Té* poque la mieux choisie pour faire cette opération.

Le motif que j'invoque , et qui me parait venir à Tappui de mes observations, consiste en ce que cette espèce de Pomme de terre étant tfès^hâtive, et conséquemment devant être récoHée assez longtemps avant les antres, se trouve naturellement dis*' posée à végéter beaucoup plus tôt; on arrête la végétation, eh laissant à la plante la force convenable pour en produire de nouveaux qui sont nécessaires, et qui doivent être conservés pour la plantation.

Voici une observation qui montre les bons effets de ce procédé, n y a quelques années, j'ai fait planter environ un are de ces Ponunes de terre (Marjolin) dont les tubercules avaient été coupés en plusieurs morceaux (moyen que je n'admets pas en principe, mais qui fut employé pour augmenter le nombre dés plantes) • J'avais eu soin de conserver les nouveaux petits germes qui s*étaient montrés depuis l'enlèvement des premiers; je puis assurer qu'aucune de ces plantes n'a fait défaut , et que toutes ont donné des produits satisfaisants , tandis que, au con-* traire, dans la collection nombreuse que je cultive , j'ai fait planter quatre tubercules de cette même variété, entiers, Men choisis comme semence, dont deux ont été plantés avec leurs germes primitifs qui étaient très-longs, et dont les deux autres en avaient été dépouillés, quinze jours avant la plantation ; un seul des quatre a levé, et les trois autres sont restés en terre sans que les tubercules aient pu germer, étant trop épuisés auparavant pour pouvoir produire ensuite leurs tiges.

Je me résume en engageant les personnes qui s'attachent à la culture de la Marjolin à enlever tous les premiers germes, dès le commencement du mois de décembre ; tcmtes celles %

qd j'ai conununiqQé ce moyen en ont olstoiia on résultat fà^

vorable.

(Bu{^ de la Soc^ imp. et centt. (Thfrt.)

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