‹ L'horticulteur français deChapitre 110 sur 132 · NOUVEAUTÉS · texte numérisé non relu

NOUVEAUTÉS

Dans notre deniier numéro, à propos du Fududa nous no» plaignionii de cette trop grande quantité de nouveautés qui iFi^nent chacpie année séduire et décourager raeheteor.

Aujourd'hui nous ferons oicore la même observation pourb Verveine* Nous avons certainemeni confiance dans la loyauté desproducteurs^ et dans la valeur des médailles queles semeurs ne manquent pas d'annoncer ; mais il est de fait que si r<m avait conservé dans les cultures toutes les variétés obtenues et prônées depuis une quinzaine d'années, le catalogue de chaque genre de plantes formerait à lui seul un assez beau Tolume.

Nous nous bornons dono à répéter : que nous ne signalerons ici que les productions qoi nous sont particulièrement recommandées^ et celles qui sont mises en vente par des maisons honorablement connues, sans cependant engager notre responsabilité.

CamelliaM. d^Offby (Yerschaffelt) admirable variété livrée au commerce par M. Verschaffelt, horticulteur à Gand (Belgique) et dédiée à un amateur distingué M. d'Offoy^ à Mérélessart (Somme). C'est un arbrisseau d'un port trës-élégant et d'une floraison abondante et facile. Sa fleur est d'une rare perfection imbricative, le coloris d'un rose tendre et d'une grande fratoheur.

Camellia triomphe de Wandelghem (de Loose). H. Verschafelt a£ait également l'acquisition de ce nouveau gain qui a remporté le l^prù^ à la Société royale d'agriculture et de botanique de Gand. La fleur est grande , d'un beau rose foncé, parfaitement imbriquée •

^aris*— Imprimerie horticole de £• Doknaud, rae Cassette» 9

CHRONIQUE

Une erreur historique. — Les Horlillous* •• La collection de cactées de M. d'Offby au chlteau de MéréLessart; importance des collections, •— Ecole d*arbres fruitiers d* Amiens. — M. Duûot. — Température du mois de jaI^- Tier.— Expositions projetées. —La souscription du Havre en faveur du Cercle pratique d'borticultiire de celle viUe. — Uê Truffes d*Etréchy et celles d'Afrique.

Depuis la publication du dernier numéro de rHortiaUteur j'ai sur la conscience un écart de plume qui trouble la douce sérénité de mon âme, et que, pour cette raison, je tiens avant tout à rectifier.

U s'agit d'un rien historique; d'un nom mis à la place d'un autre, mais qui constitue une énormité. A la page 197»

ligne 23, il est dit : • Et qupiqu'en ait dit madame de

Sévigné, Voltaire et le café ne sont pas passés. ■

L'erreur est trop grossière pour que nos lecteurs n'aient pas vu, de suite, qu'elle était le résultat d'un moment de distraction* En effet, en corrigeant la dernière épreuve de ma chronique, sur la vente du cahove^ à la place du Ghâtelet, je pensais à la consommation qui s'en £ait aujom:d'hui, et au grand philosophe du xvin* siècle, qui, en contractant rengagement de refaire la lettre A du dictionnaire de TAcadémie, avait contracté aussi rhabitude de prendre beaucoup de café pour s'eutretenir dans un certain état d^excitation. Je me rappelais alors le mot piquant qu'on prête à madame de Sévigné : « Racine passera comme le café, » et j'ajoutai la phrase sus-citée : « Quoiqu'en ait dit^ etc. ; » mais ma plume se trouvant probablement en retard sur mes pensées^ traça maladroitement Voltaire. Or char cun sait, que l'illustre soleil de Femey ne pointait pas encore à Thorizon, quand s'éteignit la brillante étoile du règne de Louis XIV : Voltaire naquit en 1694, et madame de Sévigné mourut en 1 696. Il n'en reste cependant pas moins acquis aux

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