REVUK DES PLANTES RARES OU NOUVELLES
PUBLIÉES dahs les journaux anglais.
GaEDBNER'S GBBOÎJIGLE.
CBA)i£BATiA FOUOLOSA Bontham. — (Rosacées.) Arbuste haut d'environ un mètre, très-odorant et d'un joli effet. D ha» bite les montagnes californiennes : la Sierra Nevada et celles qui bordent le Sacramento. On doit son introduction à Messrs Veitch.
Cette nouvelle rosacée diffère essentiellement de toutes les autres espèces appartenant aux nombreux genres de cette vaste famille, par ses feuilles qui rappellent celles dés Mimosa et des Acacia. En effet, largement ovales dans leur pourtour d'environ 2 pouces, elles sont profondément découpées en segments fcirt étroits, sortent les derniers, qui sont hispides et terminés
chacun par une t^èâ-p^ti);e i^^nde. Les ^ui9 SOtA puMPl^ ^ur les rameaux tero^inaux, au ]^m^rc de q^iatre ou cuiq. Chaquq pé^î celle a une hTS^cté^ dentée ou ppmiéi&. Le caUcç .e^t pu^ j^e^q^i^t ^xtérieureiifpnt ; le£i pétales sont blancs, pbovales émarginés, à onglet très -ppuft; les étamjnes j^qnt ^ nombre de 50 au moins.
Aristolocsu çiNABu^f, (Aristplpp|iiées. ) Cette plante t qw Ton peut regarda?: POmi^e complètement rustique, a été ei^r yoyée e^ Angleterre par \p fameux e;^plor^};p)ip de la C:hin9 , H. Fortune. Slli^ rjB^semble, du reste, aux autres AristQliwbat» Ses feuilles, unpisu glauques en dessps, so^t d'w vprt sombp^ et les fleurs, d*uQ vert aussi foncé, sf^t remarquable par iwtt tache pourpre-noir placée à Touvertui^ du t^be.
Caladium Weitcw. (Aroidées.) Cette belle plante» qui a fir gur^ à rexppsitioi^ de la Société d'bopticulture de Londaes» fmt envoyée de Bornéo à M. Weitch par leur collecteur, M. Thomas Lobb. Son feuillage est remarquablement beau, et, parmi les plantes quj «ittirent Tadmiratipu par leur pprt et leurs feuilles, peu sauraient rivaliser avec celle-ci ; malheureusement c ette plante n'a pas fleuri et il serait dif&cile de dire d'une manière certaine le genre auquel elle appartient.
Les pétioles de TÂroïdée nouvelle sont longs de deux pieds^ verts» ui) 90U tachés de pourpre. Les feuillas ont environ un pied de long, elles sont paltées-sagittâesi colorées en pourpre foncé extrêmement riche d'un côté, et en vert sombre de l-autK, avec le bord et des veines qui traversent tout le liml^ d'un blanc pur.
Cau. OQULA^TA. (AroKflte.) CettA Ai^pïdée ne présente aucun oari^)tère bien tFanphé qui puisfia I9 r^^ftaober d'une manière cei^taine au gen^^ Cqllq^ piais ce^ c^^r^^c^res diiSérentiels ne sont pas pourtant assea; importants pour préer avec elle un nouveau genre.
Son feuilldge cpsseo^le h celui du fliçhftrdi/i «frmWf mais
est moins grand. La ffpaihe est longue de trois pouces^ die eti en fcmnede cloche^ mais oblique. Sariohe couleur est no yert jaunâtre très-clair, avec un oail pourpre foncé qui rappelle cdui de V Hibiscus ue$iculosus. Cette |[u>UYelle plante a été reçue de Java, en 1857, par MM. Weiich»
D'après les renseignements envoyés à ces hjorticulteurs^ et \Bas$ prières remarques, on peut concevoir Tespoir que cette plante sep^nistique. ^te peut se cultiver en pot et fleurir tout 9ussi bien. Il lui faut p^u d'Immidité. ( Syru^^ga. ÛBULTÀ (CMiénées») Ce nouveau liias, rapporté dip Chine par M. Fortune^ fut trouvé dans un jardin^ près de Shan* fihal ; il étcit, assure ee voyageur^ fort rare Aux alentours^ maîa un amateur chinmsPinforma qu'il avait été rapporté du nord ai qu'il était commun à Pékin« Q atteint à peu près la même bauteur que le Ulas commun, dont il se distingue aisément^ ayant des feuilles longues , moUes et échancrées en cœur. Il àùime abondamment de jdies grappes de fleurs powpres , j^us petites, il est vrai, que edles de notre vieux lilas, mais ces grappes sont légères et très-gracieuses*
Le Syringa Mata est origsBaire du nord de la Chine, mais «ne variété à fleurs blanches qu'ont reçue Mrs E. J. Hendersofi ne se trouve que près de Shan-Ohàl. C'est M. Glendinning qui possède l'espèce type*
Ajoutons que les horticulteurs chinois se servent, pour multiplier cet arbuste, de la greffe sur le Ligustrum luddum*
Cheirostëko» pLATAifomcs Humb. et Bonpl. ; MocpalxockigtuiukitL Hemandez. (Sterculiacée.) Nous ne citerons cette e^>èce qu'à cause de sa curieuse histoire, car elle est culti* vie depuis loqgtemps en Europe • Sa première floraison a eu
lieu à Montpellier, et nous Tavons vue fleurir, il y a quelques années, dans le grand pavillon tempéré du Jardin des plantes de Paris.
On découvrit un pied unique de cet arbre dans la Nouvelle- Espagne j où les indigènes le vénéraient, le regardant comme seul de son espèce. Ils étaient frappés de la singulière disposition de ses étamines en forme de main de singe. Aussi Hemandez lui donna-t*il le nom prodigieux placé ci-dessus en synonymie et qui signifie en langue du pays : Arbre à fletirs en forme de main. Les célèbres savants Humboldt et Bonpland reconnurent bientôt que cet arbre avait, longtemps avant la venue des Européens en Amérique^ été transporté dans la Nouvelle-Espagne par des indigènes de Toluca. Il fut enfin, en 1801 , découvert dans les forêts du Guatemala, et on Tintrodaisit à Paris, puis en Angleterre où il vient de fleurir, après avoir acquis une bauteur de plus de 10 mètres.
RmpsidJS SABMENTAGBA Otto et Dietr. ; Cereus lumbricoides Lem. (Cactées.) Cette jolie Cactée est originaire de Buenos** Ayres. Une branche reçue à Kew fut attachée dans une s^re chaude et ne tarda pas d'y pousser et d'y fleurir sans recevoir aucune nourriture. Il est probable qu'elle vit de la sorte, simplement fixée à quelque rocher par des suçoirs. Ses tiges sont grêles , rampantes, tortueuses , garnies d'aréoles nombreuses. Elles émettent de nombreuses racines adventives et produisent d'abondantes fleurs, assez grandes et blanches.
Myosoudium NOBUiE W. J. Hooker ; Cynoyio^sumJ.D.Hooker; myosotis f Hort. (Borraginées).
Nous avons déjà cité cette plante dans une revue de plantes nouvelles (n"" 12, 1858, page 272), mais sans donner sur elle aucun détail. Aussi ne craignons-nous pas d'y revenir au-* jourd*hui.
Cette espèce géante de Forget me not vient des Ues Chatam dans la Nouvelle-Zélande. Elle fut introduite par M. Watsôn,
qui Texposa à la Société d'horticulture de Londres, où elle fut très-admirée. Elle a Finflorescence d'un MyosoiiSj le fruit d'un Ofiioglossum quant à Tovaire, mais qui se rapproche encore plus de celui d'un Omphàlodes ; le feuillage est conunun à ces ttois genres •
C'est une belle plante vivace, haute d*un pied et demi, qui donne de forts corymbes de grandes fleurs bleues tout à fait semblables à celles d'un myosotis. On concevra aisément l'aspect du Myosotidivm nobile^ en se figurant les myosotis de nos jardins considérablement grandis dans toutes leurs parties.
Pentotemon GENTRANTmpouuB Beuth. (Scrophulariées.) C'est une belle espèce de la Nouvelle-Californie qui fut découverte par son malheureux explorateur Douglas. M. Bentham observe qn*elle a le port de P. speciasus ; mais sa corolle se rapproche plutôt, par sa forme et sa couleur rouge, du P. Hartwegii. Cest une plante très-ornementale.
Spragheà umbellata Torr. (Portulacées.) On peut prévoir» dès aujourd'hui» que cette plante sera une des nouveautés mises au commerce cette année et qu'elle sera présentée aux expositions.
C'est une plante plutôt curieuse que belle, élégante pourtant dans son ensemble . Elle est bisannuelle : elle pousse quatre ou cinq tiges glabres, droites, garnies de quelques feuilles spatulées longues d'un pouce et demi. Mais à la base des tiges, les feuilles atteignent cinq el même six pouces* À chaque extré* mité des tiges se trouve un gros involucre qui se subdivise en beaucoup de plus petits composés chacun d'une multitude de' petites fleurs.
Mais aucune description ne peut rendre l'aspect du Spragnea umbellaia^ car ses étamines, ses sépales, ses pétales forment un ensemble que l'œil ne peut analyser, cl la disposition contournée des involucres secondaires ajoute trop à la bizarrerie de cette Portulac4e, pour qu'on puisse se l'imaginer sans la voir.
Staticé BOURGiiEi. Web. (Plombagînées.)î Cette plante à éii trouvée par Bourgeau aux lies Lancelotte. Il en rapporta quelques pieds qui ont rfeurî cette année.
LeStatice Bourgiœi se rapproche du S.puberula et M. Boissier le regardait comme identique à cette espèce ; mais les feuilles, quoique variables, sont bien distinctes et les tiges sont plus ailées; les fleurs sont à peu près les mémoi dans ces deux espèces.
Nous avons cité cette Plombaginée pour appeler l'attention sur les StaticeSi qui n@ sont que peu cultivées, malgré leur mérite certain.
Calceolaru flexuosa Ruia et Pav- (Scrophulariées,) Ruiz et Pavon ont décrit cette espèce dans leur Flore du Chili et du Pérou. M Thomas Lobb Ta trouvée à Ceutaet en a envoyé des graines à Mrs. Weitch ; c'est une plante très-remarquable, à cause de safloraison abondante etde la grosseur de chaque fleur*
te cal'ice et 1^ corolle sont jaunes ; l'un et l'autre concourent à produire l'effet ornemental de la plante qui reste eu flei^fs pendant tout Tét^.
D1PTERACANTHU3 HERBST11? (Àcanthacées.) Nous avons déjà successivement, dans nos Revues de plantes nouvflle^ ou rares ^ cité le Dipteracanthus sf^ectabilis et le D, calvescens^
L'espèce que le Botanical Magazine de ce mois (décembre 1 859) figure, est aussi fort remarquable. Elle a été envoyée par MM. Herbst et Rosit er de Rio, qui la regardent comme spon* tanée aq Brésil, quoiqu'elle ait une grande ressemblance ^vec une plante de l'Afrique tropicale, le Stephanophysum Baikiei. C'est toutefois une précieuse acquisition»
Le D. Herhsin est im petit i^buste, à jfeuilles lan<^lées, dentées en scie, et dom las fleurs sont disposées en plu* sieurs inflorescences dans la partie termiaale fia chaque tige. Ses fleurs sont sessiles^ axillaires à une bractée sfiarieui^ Aussi longue que le calice. La corolle est formée d'un long tube très*
élégant, qui se courbe» s'élargit en forme de cloche qui se ter* mine en cinq segments bilobés. Cette corolle est rose sauf les cinq divisions qui sont blanches. Les feuilles vertes a la face supérieure et lie de vin en dessous ajoutent à l'effet de la brillante inflorescence de cette plante.
Nous ne saurions trop appeler l'attention sur les Dipteraeanikuê et les BuêUiaj dont la plupart des espèces sont fort ornementales et pourraient, probablement à cause de la &cilité de leur multiplication par bouture, jouer un grand r6le dans Tor* nementation de nos parterres. A. de Talou.