ROSIERS NOUVEAUX
La France non satisfaite des cent et quelques nouveautés en rose que lui offre à chaque saison son industrie horticole, est allée en Amérique» cette année, pour faire provision et elle en a rapporté deux roses noisettes : Americaj fleur jaune crème et quelquefois jaune soufre teinté de chair saumoné. Cinderella^ fleurs saumonées. La première va dans les prix doux de 15 à 20 fr.; la seconde plus modérée se laisse vendre de 12 à 15 fr. Pour des Américaines ce n est pas trop cher.
Nous avons reçu l'annonce de nouvelles françaises :
{ L — HTBUDES BXM0irrA5T8.
Cùmie de Cavùur. (M. Liabaud, 4, montée de la Boule, i la Croix- Rousse^ Lyon). Arbre vigoureux» fl. grande>[formeaplatie. rouge pourpre noirâtre vebuté^ à centre feu extrémité des pétales rose (i 5 fr .).
Adolphe Bouange (Touvais^ rue Boulard à Montrouge (Seine). Ar-* Imste trèS'Vigoureux, fleur grande, très-pleine, belle forme, rouge nuancé ardoisé. 20 fr.
Alexandre Breton (Touvais). Arbuste vigoureux , fleur moyenne ou grande, pleine, rouge vif nuancé cramoisi. 20 fr.
Coquette de Lyon (Lacharme à Lyon). Arbuste vigoureux, miniature de fleurs, rose incarnat nuancé carmin. 15 fr.
Com ffouv&is). Arbuste très-vigouMUx, flettp mcyeanei plaine rose vit bni du tmsx Général Jacqueminot. 4 5 fr.
Mq^ame Céline fournis (Touyai«), Arhuiït^ trè3-vigparep](| Q, ^ i% ^i^timètres de ^i^mètrq, pleipe^ rose yif épli^tant, $5 fr.
Madame Agathe (Lebreton). Arbuste vigoureu]^, §. de 7 à 8centimètre§ pleine^ bien faite^ rose cerise. 4 5 fr.
Madame Boll (Boyau). Arbuste très-vigoureux, fl. de 1 0 centimètres, tiès-pleine, forme parfaite, un peu bombé, beau rose vif, très-odorant.
Mademoiselle Bonnaire (Pemet). Arbuste vigoureux, fl. de 40 i 4 4 centimètres^ trèa^bien faite , blanc pur^ parfpig légèreiReqt rosé au centre (30 fr.).
Palestro (Boyaux). Arbuste vigoureux, fl. de 8 centimètres pleine, rouge lilacé (^0 fr.).
Triomphe d'Alençon (TouvaiSj semis Chauvel], Arbuste vigoureux, fl. très-grande, très -pleine , forme de la Baronne Prévost, rouge vif éclatant. 35 fr,
Triq^mphe de L^jçin (peynet). Arljuste vigoureux, fl. de 44 M* centimètre?, cramoisi velouté très-foncé pourpre noirâtre. 35 fr.
Victor Verdier (Lacharme). Arbuste très-vigoureux, fl. très-grande, pleine, rose nuancé de carmin très-vif. 80 fr.
Le Roy d'époux (Damaisin). Arbu£(te vigoureux, fl. grande, fon»^^ couleur et edeui de la rose à cent feuillea 0 5 fr,)«
G(mhol4i (Qamaiûn). Arbuste vigonreu:^, fl. grande pleine, fonne d'anémone, rose lilas (46 fr.).
Vainqueur do Solferino (Damaisin). Arbuste vigoureux , fl. grande pleine, belle forme, rouge foncé, éclairé de rouge vif (30 fr.).
Léonce Moïse (Vigneron). Arbuste vigoureux, fl. pleine grande, rouge feu, vif éclatant velouté (\ 5 fr.).
Mademoiselle Marié] Dativme (Vigneron). Arbuste vigoureux, fl. grande, pleine, beau rose clair vif (iS fr.).
§ II. — Thés.
Madame Bèacheé (Boyau). Arbuste vigpyrQux^ fl. grande^ tr^pl^e» rose tendre passant parfois au rouge cramoisi (30 fr.).
Madame de Skrtot (Pemet). Arliuste vigoureux, fl. grande, blanc jaunâtre rosé au centre (30 fr.) .
Pour les variétés de MM. Ducher et Guîllot fils, voir pges 48 et 72. ^ 0. Lesguyer.
AVAI^TAGP DU VSmm RSm&CIAUDfl Eli ESPAi4iii (()«
Bien des fois ma main a saisi avec empressement, sqr 499 espaliers exposés aux chauds rayons du midi, la délicieuse Prune Reine-Claude (abricot vert), et toujours j'ai savouré sa palpe sucrée, avec tant 4^ P^^sir, que je c^oj^ rendre service a^ amateurs de {ri^ts déjîpat^, ^i^ écrivai^l pour ei);( quelque^ lignes sur la manière de diriger le Prunier dans ^e \iOïçi{^ conciîtiivis.
Cet arhrÇi conduit f^ ef^paliep contre ui^ ipup au midi^ softpf^iif à une taille réguUèpe çt f atiofinellej dqnag 4gs fruits d'un vo-* lume presque double de ceux qpe Ton cueille sur Iqs hautes tiges. Sous cette forme, à l'aliri des ori^-^^ ^1^ peuvent rQstep sur Tarbre au moins quinze jours de plus, et gagnep tout^ lay qualités d'une maturité parfaite, une chair juteuse et sucrée, ces couleurs séduisantes, où le jaune d'or s^harmonise avec des tons violacés, pour étranger chaque regard en désir. Un liruit ^ ce mérite est incontestablemeut sans rival, paroù toutes les vapétéa de sa grande famille.
Depuis longtemps om a renoncé aux PruBiecs en espalier» probablement parce que nos pères en plantaient beaucoup trop, et toujours au nord ; peu difficiles dans le choix des variétés, inhabiles dans l'art de les conduire, ils n'obtenaient que de rares fruits et de médiocre qualité. Ces arbres mal dirigés, souvent abandonnés à eux-mêmes, se dégarnissaient à la base pour couronneF les murs d'un fouillis de branches abandonnées aux vents. Dans ces conditions, mieux vaut ne pas planter. Pourquoi ne pas réserver aux expositions défavorables du nord quelques poiriers d'&utomne, qui pe^veRl encore y mûrir, les ^oseilliers, l^ pommiers et les c^risi^^ les plup tardifs?
(1) Extrait da Bulletin de la SociéU impériale d'H(yrticulture duIMne.
Je ue saurais trop engager les amateurs à essayer, pour leur consommation « la culture que je vais indiquer; la qualité des fruits les dédommagera largement des tâtonnements inséparables d'un essai.
Choix et taille du Prunier.
On donnera toujours la préférence à la belle variété décrite par Dubamel, sous le nom de Dauphdney grosse Reine^Claude , jibricot vert.
La taille du Prunier en espalier est très-facile ; elle a beaucoup d'analogie avec celle de l'abricotier et du cerisier.
La forme en palmette est celle que je préfère ; cependant les amateurs qui voudraient essayer d'autres formes feront bien de consulter les traités plein d'intérêt de MM. Hardy, Dubreuil, etc.
Arbre d'une année ou deux de greffes.
On coupera l'arbre à quarante centimètres de la greffe ; on ne laissera que trois bourgeons ; un de chaque côté, le dernier sera devant pour former la branche verticale^ les bourgeons latéraux formeront les deux premiers membres. Ils seront attachés sûr un angle de quarante^cinq degrés, qu'on abaissera chaque année jusqu'à ce qu'ils aient atteint la ligne horizontale. Si la tige ou membre vertical s'élevait avec trop de vigueur, il faudrait en pincer l'extrémité, pour faciliter l'extension des branches latérales ; on pincerait aussi ou on abaisserait plus fortement celle de ces dernières qui voudrait s'emporter.
Deuxième année.
Les membres de côté doivent être bien ménagés à la taille, on agira seulement pour les équilibrer; si Tarbre ne poussait pas avec vigueur, il vaudrait mieux les laisser intacts. La tige verticale, destinée à former le corps de Tarbre, sera coupée à
la hauteur de chaque étage, c'esUà^lire k Ymgt-cinq centimètres environ, pour laisser fonner de nouvelles branches. Chaque année, en procédera ainsi , jusqu'à ce que Von ait atteint le sommet du mur.
Le pincement sur le Prunier, comme sur tous les arlxres à noyaux, produit son ^t la même année; il fait former des bourgeons à fleurs, pour la saison suivante, sur toutes les brindilles qu'on a eu soin de pincer à une longueur de cinq à huit centimètres, n est nécessaire de supprimer cdles qui poussent du côté du mur et celles qui feraient confusion sur les branches.
En suivant cette méthode bien simple, en aura des murs tapissés de verdure, sur lesquels surgiront des fruits d'une nature si belle que chaque visiteur voudra les posséder.
LuizET père.