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PLANTES NOUVELLES DE 1859, EXPÉRIMENTÉES

Nous avions douté {Hort. franc. ^ t. VDI, page 272) du mérite du Solanum vescum. C'est pourtant une jolie espèce., surtout & cause de son feuillage ; elle mérite mieux nos soins que le S. Texanum qui n*est vraiment remarquable que dans la jeunesse. Le Solaiium vescum attire les regards par son feuillage; ses fleurs et ses fruits. U a résisté, nous assure-t-on ^ en pleine terre, à Nantes, où nous Tavcms vu nous*méme en novemface danier, après des froids de 4 et 5 degrés au-dessous de zéro. Nous devras encore cmsidérer comme une heureuse acquisition le Solanum Rantonnetii {S. Japonicum)^ une des plus belles espèces de ce vaste genre. Nous espérons que la rédaction de YHorticiUteur Français^ pourra en offrir quelques graines à ses abonnés. On annonce cette année les S. giganteum et atropur^ pureum qui seraient, assure«t-on, de belles plantes.

Le NicoUana capetisù mi une magnifique plante, d'une véfitaiioft intrôyaUe.

Nous ne croyons pas à la'posiibilité d'obtœir de nouveaux itcias plus dignes d'adnûration que Fespèce commune et le rouge. Aussi les 11. Tunic9f%iiÊ <t A/Hcoitus que nous a?ons cultivés oni-ils peu attiré notre attention. Us sont beaux assurément, mais inférieurs aux deux espèces que nous cili(His : œ sont ces plantas qui produisent la graines dont le commerce tire Thuile employée en médecine. Nous avons reçu des graines de deux espèces de ricin de la Chine, et nous les expérimenterons. On sait que dans ce vaste empire de Torient rhuiie de ridn est un condiment fort employé et surtout trèsestiméi

Le Jt. Oèermcmt annoncé comme nouveau^ ne diffère pas du riciti pourpM*

La beauté de plantes telles que les ricins, dépend moins 4è Fespèce cultivée que du mode de culture auquel elles sont soumises. Les ricins sanguins n^atteignent ôrdinaireAient que deux mètresdehwteuri M. Fiiniaux (n"" 7|page i 68) en a obtenu df i met. 60, et nous-mème en avons eu de 3 met. 17. M* FKnîaux a réussi avec de Teau de coUe, et nous avec du bon ivaam dans un sol neuf et tourbeux, avec de copieux arrosements à la pompe sur les feuilles.

Du pays des géaalSi passons^ cemme Guliyer^ dans oekd des nsÔÉs. Le FmwlM 4i0mthifi0ra est une jotie liante fort petite, niîA dsatînée à 1a cailtlu# 4xi pot.

Le Nolana tmdla fkokma parafâw)ê i)iolaeea du eonuiieiw) esttme bonne aoquisitfoni Bk orne parlMtemtAt im* enspen* sioû et réskte Ueû aut ajqMirtemeiits.

Le far^ugium grande est très-beâu et supporté décidément les rigueurs de nos hivers. J'en dirai autant du ChamoAtUia foliolmo (nouvelle série n^6, puge 131), élégant arbuste eali*

fomlen que nôui «toni dierit el qui n^t pM lUMombé aux froids rigoureux de décembre.

hb CaUiet^fpa purpmtêa eetawwi dam le même caii et e*eit une ravisiante aoqidiitioB.

Le Dolura eerMa^ràiMm ne difltoe ]Me du 0, mefeiietdtt el doit Atfe fijeté*

Une Mfèoê miaeaa commerce comme nraveUe, pw la maiaen Vilmorin, noua a prAienté le D. fushma Ter. niotocctt.

Le CalUrhoë p$data est une jolie planton maia dont now n'avons pas réoaai la aaliure, contrairement à tontea Iw attfree personnes qui Font expérîmcntée*

. V^nathera bistorta ne sera accueilli que dans les jardina botaniques où son singulier stigmate le fera considérer.

VJEnothera Drumfnondii nana ne dilAre pas sensiblement du type.

VEibiscus radiatui remplit les espérances que le Botanieal Magazine nous avait données.

te Panicum pUcatum est très-ornemental.

Le Dianthus hyhridm variegatus eorymbosus, la Coquehurd^ rase de ciel pourpre^ les Chrysanthemum carinatum, var. pictum et burridgeanum^ les retnes-marguerites pyramidales emperew, le^portulaca caryopkylloïdes sont d'excellentes variétés dignes de nos soins.

Mais nous devons une attention particulière à la Capudne Tam-'Pouce, qui est une variété fort remarquablCi & peine haute de 40 cent, et très-florifère. Malheureusement elle donne peu de graines, et nous avons été réduit à la multiplier de bou« tares.

Les nouvelles Capucmes naines {Bort. fr.j p. 03] auront probablement le même succès.

Hàtons^nous de dire le mauvais effet ou la nullité de la Ca-pueine géante du ColUnsia bicohr candidissima, de 17mmor(fl/^ proUf^e, du Lupinut menzieiii.

Le SpergulapiHfera a été exp&imeiité par nous de toute» façons. Cest une jolie plante» mais que nous ne croyons pas appelée à former des pelouses^ comme le promettaient, les journaux anglais. On en fera des bordures ou de petits tapis de verdure de peu d'étendue. Il vient aussi bira en plein, soleil dans des sols chauds et secs qu'à l'ombre. Nous Pavons constaté. On peut le semer de toute façon, même sur couche. Sa multiplication par édat est des plus faciles, et le moindre brin forme en trois mois une touffe de 30 à 40 cent». Biais le Sper- S^lapilifera devient jaune et laid au temps des frimas.

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