CONSERVATION DES CANNA
Monsieur,
J'ai l'honneur de vous adresser une petite note sur la manière simple et facile de conserver les Canna ou Balisiers peur dant l'hiver. Si cette note mérite d'être portée à la connaissance de vos abonnés, je serai heureux d'être venu en aide aux amateurs de ce beau genre, qui souvent le négligent parce qu'ils n'ont pas d'assez bons endroits pour les rentrer.
A l'automne, attendre qu'une première petite gelée ait atteint un peu les sommités des feuilles; couper alors les tiges de 10 à 15 centimètres au-dessus du sol, puis arracher les touffes, les disposer en meule conique, les yeux tournés en dedans, les racines en dehors. Construire ensuite autour de la meule un mur de feuilles épais de 25 à 30 centimètres, ou un mur de fumier sec bien tassé. Ainsi fait, attendez sûrement jusqu'à ce que vous ayez besoin des Caxma; vous les trouverez dans un état parfait de conservation, les yeux vi£s et aucun d'éteint. Les racines ne présenteront pas la moindre trace de moisissure. En les comparant avec d'autres, rentrés en serre tempérée, il y aura une différence très-sensible en faveur de la meule. Ceux
que Vùa place en serre ne peuvent pan rester tranquilles; ils sont obligés ou de végéter ou de périr. Ceux disposés en meu* le ne poussent pas, ne meurent pas ; le seul mouvement qui ait lieu et qui est très-avantageux est que les plantes s'assimilent quelque peu d'humidité de la meule au profit des yeux qui sont vifs» des tubercules qui se tuméfient, et des racines qui se tiennent fraîches et saines, sans dessécher ni moisir.
Ltô Canna, ainsi disposés en bloc, sont abrités des effets com* binés de l'air, de la lumière, de l'humidité et du froid ; la forme conique est la seule qui ait quelque solidité sans entraîner le secours de matériaux autres que des feuilles. Ce mode de conservation m'a parfaitement réussi cet hiver.
Les variétés Discolor, Edulis, Mullerii, Anneii, Iridiflora, et d'autres, se sont bien conservées. Deux pieds faibles du Canna liliiflora ont soufiert ; il faut décidément à cette espèce de grands scâos. Cependant, Tautomne prochain, j'en renouvellerai l'essai. Adolphe Pelé fils,
HortleuHenr, 1M, nia de Lovrcine^ à Ftiit,
DiE LA TAILLE DES ARBUSTES D ORNEMENT.
créant les » d'espèces
tingue par des caractères qui lui sont propres et qui constituent le oaractère spécifique. Ces caractères résident, soit dans la forme des organes, soit dans le mode de végétation. Le caractère de forme est exclusivement du domaine delà botanique ; le caractère du mode de végétation intéresse particulièrement l'horticnlture, et la connaissance de ce caractère doit faire partie du bagage scientifique du jardinier. En effet, pour bien cultiver, il faut comudfre avant tout la manière de végéter des plantes.
C'est pour %nor6r ces premières QMiou de k sdenee hoi^ tico)e que tant de gens n*ont qu'à enregistrer, efaaqw annie^ de nombreux iianccès. filais c'est surtout pour l'opération de la taille, et particulièrement de la taille des arbustes à fleurs, que la connaissance du mode de végétation a son importance. Ainsi, si le lilas était taillé à Tépoque ordinaire de la taille, pendant la période de repos, de novembre à mars, il arriverait que jamais le lilas ne produirait^de fleurs; o*est que cet arbuste ne fleurit pas sur la pousse de l'année, mais seulement sur le bois d'uo an, c'est-i-dire sur les rameaux développés Tannée précédente. Aussi a-t-on Fbabitude de tailler le Hlas aussitét après la floraison. Pendant Tété les bourgeons se développent, et Tannée soivante ils portent fleurs. Une foule d'antres arbustes sont dans ce oas, et, pour se ménager une ample moisson de fleurs, il convient de procéder, envers eux, comme on procède pour le lilas. Nous citerons, par exemple, les Groseillers san* guins et autres, les Cytises, Amandiers, Pêchers, Deutda, et, généralement, tous les arbustes qui fleurissent au premier printemps.
Les Rosiers, Althea frutex ( hibiscus syriacus et autres), Viorne-Boule de Neige, Ghèvrefisuille, Jasmin blanc, eto., sont des arbustes qui ne fleurissent, eux, que sur les bourgeons de Tannée. La taille pendant la période de i^epos est donc celle qui leur convient.
Bnfln, il en est enc«« chec lesqueb les fleurs ne se développent ni sur le bourgeon de Tannée, ni sur le rameau d^un an, mais sur les rameaux de plusieurs années, qui portent alors des branches spéciales qu'on peut appeller branches fleurlfères, comme on appelle branches fruitières les petits rameaux courts et trapus qui portent les fruits dans les Poiriers et les Pommiers* L'exemple à dter est la Glycine de la Chine, le Cytise faux- A^enler. Ici la taille doit porter que sur les rameaux d'un an ; il faut respecter les dards sur les rameaux de deux ans et
cef ptfitai TênitcêtiùDâ floittos qui m dévelopiMA sur le
Tiens boii^ c'6tt4rdiM tor Im rameaux de tfoii ^
taille à appliquer Mit doooi à peu prèS| œlle da Poitier etdtt
Pommier.
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F. HaanoB»