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INFLUENCE DES ABRIS SUR LA VÉGÉTATION

L'influence que les chaînes de noontagnes et les coteaux exercent sur le climat, et partant sur la végétation des contrées qu'elles protègent contre la violence des vents, est trop évidente pour ne pas avoir donné aux cuhivateurs lid^ de créer des abris artificiels, destinés à préserver leurs récolte* des grands courants atmosphériques, auxquels leur pays est parliciilière-

ment exposé.

En France, c'est contre les vents de l'Océan, dont ractioçi s'étend sur une zone plus ou moins large du littoral, selon la coik

figmaHoa du teitaift^ et contre le mistral qai loufEte avec iaor pétaoftîté dwDS toute la vallée du Rbône^ que l'usage des brisetants artifieiela est le plus gépéralemçzit employé. Ou cite en Bretagne et en Provence des localités où toute culture est xeslée iviposaible aussi loiigtemps qu'on ne prit pas le parti de les protéger par des plantations défensives. Un des exemples les plus frappants des résultats que Ton peut obtenir par des tra* vawf de oe genre, est celui qu'adonné un propriétaire de Belle- Oe-en^Me?, qui, au moyeu de rideaux de pins maritimes, a mis ^ valeur un plateau où les tentatives les plus énergiques pour y étaliUr une culture régulière avaient échoué; aujomd'hui, sur ce plateau que ne recouvrait que la végétation spontanée el rabougiie de la lande, des récoltes de toute espèce se succi* dent dana les champs abrités qui forment le plus saisissant Mutrasie aveo )es terres voisines.

Sîy dana les régions exposées aux vents de mer, le pin maritime est de tous les arbres celui qui leur résiste le mieux , et qui, par son élévation et la nature de son feuillage, exerce l'actwn tutélape la plus efficace, pourvu quç l'on donne au rideau une épaisseur de âû à 30 mètres , dans la vallée du Rh6ne , la laor^ franc et surtout le cyprès le teruplacent très-avantageu wment, Dtpns la plaine qui s'étend entre la Duranœ et le Rhéine> oli le mistral soujgie parfois aveq nue violence incroyable, , ost noît dea rangées de oyprès pl^utés de cent mètres en cent mèh tr«S) derrière lesquelles les xnoissons ondulent h peine , tandis que» sur les. chemins que le vent enfile sans obstacle , il enlève de^ tourbillcuis d'une poussière oh se mêlent des graviers^ y. d« Gasparin cite une baie de ce genre, derrière laquelle on pWEvail, au milieu des plus fortes rafales, porter une lampe allumiez Malheuseusement il en est des abris artificiels coipome des irrigations. Ce n'est que dans les contrées où Tun et Vautre sent d'une impérieuse nécessité que l'usage de ces moyens est entré dans les habitudes agricoles* Il est cependant beaucoup de lo-

câblés en France o& les abris artificiels lendraient de véritables services, en facilitant la culture et en augmentant le rendement d*un certain nombre de plantes qui redoutent Tacticm des grands vents*

Cela est d'autant plus vrai, que tous les végétaux des pays essentiellement venteux résistent beaucoup mieux aux vents que ceux des régions moins sujettes aux grands courants, atmosphériques. Ainsi, dans le bassin inférieur du Rhône, les arbres bravent des coups de vent qui renverseraient icertainement les arbres de la Touraine. Il en est de même des autres plantes. La seule explication plausible de ce fait, démontré par Tobservation, c'est que la fréquente agitation des tiges , exerçant des tiraillements sur les racines^ ses racines, par Teffet même de ces tiraillements continuels, s*allongent et se fortifient. Il en résulte que la tempête et les ouragans sont d'autant plus désastreux pour les récoltes, que les pays où ils se déclarent sont moins sujets à ces perturbations météorologiques.

Du reste, l'influence du vent est si réelle sur le port et la contexture des végétaux, que, pour la plupart d'entre eux, leur seul aspect révèle à un œil exercé, sHls se sont développés dans une localité abritée ou exposée à des vents forts et fréquents. Pour n'en rappeler qu'uU' exemple, le chêne situé au bord de la mer ressemble si peu au chêne venu dans un vallon de Ilntérieur, qu'on ne les prendrait pas pour deux arbres de la même espèce, tant ils diffèrent par la structure et la physionomie : tandis que les branches de l'un , s'étendant réguUèrement autour de son tronc , lui donnent une couroime presque ronde, le trône de Vautre, sensiblement ployé, avec ses branches courtes et rebroussées du côté du large , longues et touffiies du côté opposé, parait retenir avec effort une tête cherchant à fuir devant l'ouragan.

{Propriété indtutrieC).

RHODODENDRUM GLAUCUM (pl. XIX).

Ce charmant Rhododendrum appartient à une race naine, qni fleurit trèa-Tite, haut à peine de 1 5 à 20 , centimètres, H atteint de 60 à 80 centimètres environ d'élévation; c'est un très-petit arbrisseau dressé, à rameaux roux brun, couverts, ainsi que les feuilles, d'une sorte de poussière écailleuse. Ses feuilles sont coriaces» hriièv^nent pétiolées, obkmgues-^Uipti* ques, aiguës, glauques blanchâtres en dessous. Les fleurs pe* tit^, mais d'un beau rose clair, sont réunies par 6 à 8 en ombelles terminales, qui sortent d'une espèce d'involucre écailleux ; le calice est ample, à 5 lobes un peu foliacées ; la corolle est campanulée,. ponctuées de glandes d'un rose vif en dehors.

L'introduction de ce délicieux Rhododendrum est due à M. le docteur Hooker, qui Ta découvert en 1850, dans les par^ tîes roeheuses .du Sikkim-Himalaya, à une élévation de 3 à 4,000 mètres au*dessus du niveau de la mer. Il a fleuri pour la première fois en Angleterre, en 1853 ; les individus avaient été obtins de graines, ce qui dénote la précocité de cette e^ pece.

Nous Tavons vu fleurir, il y a deux ans, dans le bel établis* sèment de M. Gustave Morlet, à Âvon, près Fontainebleau, oîi notre dessein a été fait, et nous avons pu en apprécier le mé-* rite^ comme plante de serre froide, ou jardin d*hiver« sous le climat de Paris. Il est probable que dans le midi, l'ouest et même le centre de la France, la culture en plein air pourra réus-^ air. En général il ne faut pas espérer une belle végétation^ sous le climat parisien , de toutes les espèces de Rhododendrum de THimalaya; elles sont, quoiqu'on en puisse dire, de belles et bonnes plantes de serre froide (1). 0. Lescoyer.

(4) Vêi TU, le mois dernier, dans les serres froides de MM. Thibaut Reteleer une aatre espèce de ce gronpe, le Bhododenârum virgatum, qui est des plus in-

PRIMUU VISGOSA. AiL. (koh vu..)

p. lATIFQUÂ. LAPBYB008E (^L. X^).

Le Prmula viseosa (Primevère ^squeuse) est Bue esp^ mitieUement prapie aux hautes moAtagnes (f Europe ooiciideiH taie; car, sî on lareneontFe parfois daus les régions subalpines, ee n'est que rarement et dans des oenditions exceptkmndies. fitt§ croit dans les Alpes det Satoie^ aux moBis saxoneux, aux Houebes, au col Perret, mais je ne l'ai jamais trouvée aussi aibondame dans ces localités que dans le Valais. De Stalden à 2ennah, centre tous les glaciers réunis à Textréniité de la vallée Saint-Nicolas(Gonier-gYad, RiSél, glaeier de Findelen, Smerkb), cette Primevère abonde. Plus rare au monté Moro» je Fai retrouvée aneore en gagnant le Shoplon par les glaeiers amoneeléa autour du Wismîes. Mais je œ l'ai vue ni à la Furka, m au Saint^Gotbard, ni danf la basse Engadine. fiians îfl haute Bngi^dina, la contrée la plus riche en Primula, elle est presque «are. fin Tyrol j^ai vu la Primevère visqueuse au Msatschertal (ftrontières).

Cette espèce remarquable se plaît à Texposition du nord, éans les endroits i^ais et humide? , dans les anfractuosités de roehens, à rabrâ de la vive lumière, sortent dans les stations subalpines.

J'ai cherché à.déterminer exactement scm altitude, maïs les observations h ce sujet n'oifrent qu'un intérêt médiocHPe poup cette espèce que j'ai vu descendre dans là vallée de 8amt*Pfieeks à 1 iii89 mètresau-dessus du niveau de la mer, tandis qu'an

téressanls sous le rapport de la. précocité. Bes boutures d'une aanée^ hautes de

45 cealinètitSf portaient jusque 47 flaiurs. Cas flaun Mat ITud Maso fami Uk^ iaudte» et eUca paiMwit à l'aiasaiia des toiUagy connadanala» Aialéas,attBaft d;^^ 4i6pAséea an ci«alitfHea wtf^mi^ aallaa àtn^ %i\lm W>o4<4ifl<np^ {«^«ae iôliciaaset ^ce ^'o^ sa «^ur%it. ^c^ (fçjgfflmiiiiiw F* ^sawca-

^rr,^. ,H.:., /'/ Tg$^

que je conclus d'afffè» âm (àme^iUmok réàtéi]^, as^i d»

Le Primula vifcosa croit souvent seul. Il se rencontre pour tant associé au Senem viOfi^i^am «t abtçtanifoHus, an Thalictrum fœtidum, à YAchillea moschata , à VArenaria v&rna^ au

Le iVimtdt mf oa« ^ \m pliante haute de I dédioètre «»f viron, à feuilles ohovalles, rétrécies w pétiole» pteui on wons piib&«ef iite« > pe«6(|iie toujç^iPffi; vîsqôembç^ 4W Yett foiM^é, depielégs ^isuM \èm paurto\ir, «lais stt?toa^. ^ «OiMiet. Son pedQ««i«ft égalMM^i pi|hQ9ceQt pcff^e 4e ^ i^ U âeiil^d^ppj^

«9 Mie fausse. w«baHe- G^ flftws^ *» W f?fl»4«s . simi^ dt^m

belle couleur rouge clair passant ensuite au violet, ie e^^làvt çouift ^( M lobea oi^tv&$« \Jh oorofle « çi^ ppu**

les étamioiis i^t i^sfil^ e| restoiU «i£ie|tée« au i^nd du lube^ Leçtyleeslplfiilfnp^^^ftsoii&tigimite glohfileia. Eh^q le fr^i capsulaire s'ou^e en 5 valves ei re^fenaç^^ii;^ iHjm^e de gv^i^^

indéterm^éi

Dans \^ Alpes, la Primevère v^sqoeuse^ »iivant l'époqoe de kfoaie des lieiges, (a bf^uteur et l'exppsiltion où elle se trov^ij^i^ flearit en juin, juillet et aoAt^ Â^x enviropiiis de Pari», où je I9 e^ltive, 0*^191 en avril et wad. Le9 9!aiii9 à lui donner soi^t $vn--

^^ : un so]i hWt ^k l'^»9bi»ge et quelques, rai^ lÂ^Big^ $u$^ sent pour ««çui^e^^ la IpeUe floraison de cette espèce. Qans ^es biv^ rigeui^eu^ ùi^e couverta^ e m un châssis^ pour prot^ev la p|e9(e 1^ âa soi^tie de t^TO.

Léi Prnxmbi t>i^^a péritc; V^tteatiQq de ceux qjçà a^m^^t les

(4)^ Cm. «Ititadts oat M {««« BMceiÙTMBnat au- Bte/fw in Kiwiwilw

joiîes ))Itntes, tout aussi bien que VAuricule^ cei autre Prmula des Alpes qui a dés admirateurs si passiomiés.

Alphonse LAyAixÈE^

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