SOUFRAGE DE LA VIGNE
Les nouvelles qui nons parviennent des différents points de la Fiance sur Tétat de la végétation, nous annoncent une bonnes récolte pour 1860. La lune rousse, ce Croquemitaine des cultivateurs, n'a causé aucun dommage. Les Poches et les Abricots isont sauvés ; les autres arbres fruitiers offrent la meilleure apparence. La Vigne se présente bien , et si le terrible oïdium suit l'esemple de la lune rousse, nous pouvons compter sur de beaux raisins. Il est cependant prudent de se tenir sur ses gardes contre cet ennemi de la treille, qui peut apparailre subitement; les pluies qui se prolongent pourraient bien faciliter son développement. La floraison approche , c'est le moment de mettre en pratique le soufrage. Nous rappellerons donc que M. Rose Charmeux, l'habile cultivateur de Thoméry, recommande :
De commencer le soufrage dès que les bourgeons ont atteint de 25 h 30 centimètres de longueur, ou aussitôt Tépanouisse* ment des premières fleurs, et de soufrer jusqu'à trois fois, si la maladie persiste.
Avant la floraison, on peut soufrer n'importe à quelle heure.
Le deuxième soufrage est le plus important : il a lieu aprë^ la floraison. On doit alors le faire le matin ou le soir, jamais dans le milieu du jour, surtout si la chaleur s*élève de 2o à 30 degrés.
Le soufre doit être pur (fleurs de soufre) et projeté à sec, en
Eoussière très-légère , et dans la proportion ae 70 kilog. par ectare, ou 6 kilog. pour 100 mètres suporPiciels pour les trais soufrages. La seconde opération doit employer un peu plus di^ tiers de cette quantité ; la troisième sera la plus faible des trois. Il est important de ne pas attendre que le mal ait gagné toute la treille. Les personnes qui ne voudraient pas employer le soufre comme remède préventif, devront agir aussitôt que ces symptômes apparaîtront. Ce remède est infaillible ; no^ expériences nous garantissent du succès ; mais il faut que. l'opération soit parfaitement faite. Eugène de Martragny;
Paris. — Inp. liorticols do K. Uo.nkauo, ru« Ciuette, V.