SOCIÉTÉS LOCALES
Ain.
Société d'horticulture pratique de l'Ain, à Bourg.
Fondée en i85i par trois hommes dévoués à leur pays, Mas, Puvis et Lahérard, dans le but « de propager dans le département les meilleures méthodes de culture, de faire justice des préjugés et de prévenir les déceptions toujours si funestes en horticulture », elle poursuit son œuvre depuis cette époque.
Cotisation, douze francs. — Personnel, environ 5oo membres.
Bulletin tous les mois. — Almanach-annuaire chaque année.
Réunions mensuelles avec exposition d'apports récompensés par des points valant deux francs, suivant convention.
Beau jardin d'expériences, très bien entretenu, où se font les essais des nouveautés et se tiennent les conférences publiques.
La reconnaissance a élevé au jardin le buste du président Alphonse Mas, l'auteur du Verger et du Vignoble.
Sous l'influence de la Société, la culture maraîchère a fortement progressé, et chaque mercredi, il se fait une expédition de plus en plus considérable de légumes dans les cantons montagneux du département.
Aisne.
Société régionale d'horticulture de Chauny.
Fondée en i863.
Cotisation, dix francs. — Effectif, 3oo membres.
Conférences sur l'arboriculture par M. Louvot-Dupuis, horticulteur, président de la Société, et sur la botanique, par M. Quequet, viceprésident.
Aux concours annuels de l'enseignement, les élèves des écoles des cantons de Chauny, La Fère et Coucy prennent part à la lutte, répartis en trois divisions : élémentaire, moyenne, supérieure. L'examen, écrit et oral, porte sur la botanique, l'arboriculture, la culture maraîchère, la floriculture. Les récompenses consistent en livrets de caisse d'épargne et en livres de jardinage.
Déjà quatre expositions ont été organisées à Chauny.
Depuis la fondation de la Société, les fruits primitifs ont été successivement remplacés par des variétés choisies et méritantes, recherchées aujourd'hui sur les marchés locaux et à Saint-Quentin, à Reims, à Lille, à Paris, etc.
Société d'horticulture et de petite culture de l'arrondissement
de Soissons.
Fondée le n mars i8(55, elle compte 1,600 membres actifs.
Reconnue d'utilité publique le 24 février 1876.
La cotisation est fixée à dix francs par an.
Société nombreuse et active, elle a puissamment contribué à vulgariser, dans tout l'arrondissement, les nouvelles espèces et les dernières méthodes de culture par les expositions, les visites de jardins, les expériences pratiquées dans son jardin-école, et grâce surtout aux fréquentes leçons et conférences de son infatigable professeur, M. Lambin. Ce jardin est dû à la générosité de riches amateurs et aux souscriptions spéciales des membres adhérents.
Les apports de la Société, en fleurs et en fruits, lui ont valu de hautes récompenses dans plusieurs grandes expositions parisiennes.
La Société des agriculteurs de France lui a décerné un prix agronomique, à sa session de 1881, pour sa propagation éclairée de l'enseignement de l'horticulture.
Allier.
Société d'horticulture de l'Allier, à Moulins.
Fondée en 1862, elle s'attache à améliorer et perfectionner l'art horticole dans toutes ses parties et dans tous ses produits ; la Société atteint ce but, à l'aide des expositions et des visites de jardins, à la suite desquelles sont décernées des récompenses et des primes en nature. Elle a donné l'hospitalité au Congrès pomologique.
La Société encourage renseignement horticole dans les écoles communales, par des distributions de lots d'arbres fruitiers et de graines diverses aux instituteurs les plus zélés,
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L'Arboretum du parc de Baleine, sous l'intelligente direction de M. Doûmet-Adanson, président, et les établissements horticoles remarquables de Moulins constituent du reste pour cet enseignement d'excellentes leçons de choses.
La cotisation est fixée à cinq francs. — Effectif, 200 membres.
Société d'horticulture, d'agriculture et de viticulture de Vichy-Cusset.
Fondée en 1886, elle compte actuellement près de 200 membres. Son action s'étend sur la région Sud-Est du département de l'Allier, dans les arrondissements de La Palisse et de Gannat.
Bien qu'elle ait été plus spécialement fondée au point de vue de l'horticulture, son champ d'études s'étend à toutes les branches de l'agriculture, car cette partie de l'ancien Bourbonnais, formée par le Forez et ses contreforts, traversée par la vallée de l'Allier, présente des aspects divers et des cultures très variées.
Par ses champs d'expériences, ses récompenses aux agriculteurs méritants, ses concours de Vichy, toujours admirés, elle a rendu de signalés services à l'agriculture régionale.
Cotisation, cinq francs pour les membres titulaires, et dix francs pour les membres honoraires.
Alpes-Maritimes .
Société d'agriculture, d'horticulture et d'acclimatation de Cannes et de l'arrondissement de Grasse.
Fondée en 1886, alors exclusivement horticole, elle s'est adjoint l'agriculture quatre ans plus tard, et prit le titre actuel.
La Société comprend près de 3oo membres ; les séances sont mensuelles. Des conférences publiques sont données de temps en temps, en séance extraordinaire.
Ses expositions florales, ouvertes au mois de janvier, ont toujours merveilleusement réussi et font l'admiration des nombreux étrangers hivernant dans la région.
Grâce à ses efforts et à l'intelligence de ses sociétaires, la culture des fleurs et des plantes ornementales destinées à l'exportation s'est développée. La valeur de ces produits se chiffre par plus de trois millions de francs par an.
La Société travaille au progrès de la production potagère ou fruitière, et tente d'importer les procédés de culture perfectionnée des maraîchers des environs de Paris.
La cotisation annuelle est de douze francs,
Société centrale d'agriculture, d'horticulture et d'acclimatation des Alpes-Maritimes.
Fondée en 1860 (époque de l'annexion), en remplacement de la Chambre royale d'Agriculture italienne, existant depuis i832.
Les séances sont mensuelles ; un bulletin-journal rend compte de chaque séance et donne l'hospitalité aux comptes rendus de la Société des Amis des Arbres. — Cotisation, douze francs.
Effectif: 290 membres titulaires, 14 honoraires, 26 correspondants.
Quoique la Société s'occupe principalement d'agriculture, y compris l'apiculture et la sériciculture, elle traite aussi les questions horticoles et organise des expositions brillantes que facilite la flore abondante et variée du littoral.
Société des Amis des arbres du département des Alpes -Maritimes.
La « Société française des Amis des arbres », fondée à Nice le 18 janvier 1891, a transféré son siège à Paris le i5 février 1894, laissant à Nice une Société départementale des Alpes-Maritimes, qui bénéficie de la situation acquise dans cette région par la Société mère (p. 324). H cn résulte que, dès maintenant, elle possède plus de 600 membres, après avoir fait planter 400,000 arbres.
Elle a pour but de reconstituer les forêts des pays déboisés.
Tous les ans, chaque sociétaire doit planter ou faire planter au moins un arbre, et payer une cotisation annuelle de deux francs.
Les maires, les membres des Conseils municipaux, les instituteurs, les membres du Clergé, les gardes champêtres, les gendarmes, les douaniers, les brigadiers, les gardes des forêts qui donneront leur adhésion à la Société, seront dispensés du paiement de la cotisation; mais ils devront planter chaque année au moins cinq arbres.
La Société des Amis des arbres ne prétend pas se substituer à l'Administration forestière ; elle veut seulement lui offrir le concours de tous les bons citoyens, de tous les vrais patriotes.
Le premier bulletin trimestriel de la Société a paru fin mars 1893, immédiatement après la constatation que, sous son action utile, 3oo,ooo arbres étaient déjà plantés depuis deux ans.
Ardennes.
Société centrale d'horticulture des Ardennes, à Gharleville.
Fondée en i856, la Société compte 225 membres participants. — Cotisation, cinq francs.
Le Préfet est président d'honneur et le Maire de CUarle ville, viceprésident d'honneur t
Séances trimestrielles. — Distribution de graines.
Leçons de taille et de conduite des arbres fruitiers, par M. Laurent, professeur de la Société.
Pendant sa carrière quelque peu mouvementée, la Société centrale a organisé de belles expositions, récompensé les travailleurs et publié un bulletin intéressant.
Son œuvre continue avec succès.
Cercle horticole des Ardennes, à Mézières.
Fondé en août 1887, à la suite de rivalités locales, le Cercle a pour président d'honneur le Maire de Mézières.
La cotisation annuelle est de cinq francs; l'effectif comprend 120 membres.
Exposition publique tous les ans.
Les premiers travaux du Cercle : expositions, concours, publications, sont de bon augure pour son avenir.
Société d'horticulture de Sedan.
Fondée en 1879, comme section de la Société centrale d'horticulture des Ardennes, elle se sépara en 1890 et devint autonome, avec siège à Charle ville.
La cotisation annuelle des membres titulaires est de cinq francs.
La Société se compose actuellement de 45o membres. Les instituteurs et leurs adjoints, les ouvriers ou apprentis jardiniers, de nationalité française, sont admis gratuitement comme membres auditeurs.
La Société a pour but de perfectionner et d'encourager toutes les branches de l'horticulture et des arts ou industries qui s'y rattachent.
Elle exerce son action par des réunions, des expériences et des conférences théoriques ou pratiques, par la publication d'un bulletin, la distribution de graines, plants, boutures, greffes, la visite aux cultures, et par des récompenses décernées aux personnes concourant au but de la Société.
Séances tous les trois mois. — Bulletin trimestriel.
Elle a organisé plusieurs expositions, entre autres celle de 1886, où elle a obtenu une médaille d'or du Ministère, au Concours régional de Sedan. Les expositions actuelles sont locales et spéciales.
Concours entre les maîtres et les élèves de l'arrondissement.
Les leçons de taille d'arbres et de culture maraîchère sont données régulièrement par un professeur spécialement attaché à la Société, dans le jardin-école.
Ce jardin est concédé à la Société par la Ville de Sedan,
Aube.
Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube, à, Troyes.
Fondée le 3 mars 1866.
Ses principaux organisateurs avaient déjà créé, le 11 août i85o, la Société d'horticulture de l'Aube; elle a cessé le 12 janvier 1879. — Les deux premières expositions à Troyes, en 1849 et i85o, avaient été organisées par la Société académique de l'Aube, fondée le 19 juin 1798.
La Confrérie de Saint-Fiacre, de Troyes, remonte à 1788.
La Société horticole, vigneronne et forestière compte 3,5oo membres titulaires et dames patronnesses payant une cotisation de cinq francs.
Un seul versement de cent francs exempte de la cotisation annuelle et donne le titre de Membre à vie.
Un décret du 6 novembre 1893 l'a reconnue d'utilité publique.
Séances mensuelles avec conférences, lectures et tombola.
Nombreuses productions végétales apportées aux séances et récompensées, s'il y a lieu.
Annales chaque mois. — Bibliothèque importante et bien tenue.
Expositions répétées et brillantes sur différents points du département. Quelques-unes ont été spécialement affectées aux Roses, aux Œillets, aux Chrysanthèmes, aux fleurs printanières, aux primeurs.
La première en France, elle a organisé une Exposition internationale de Chrysanthèmes. Celle-ci, de novembre 1888, était au profit des jardiniers du département de la Seine, victimes de la grêle.
En 1866, son premier acte avait été l'envoi de nombreux plants aux jardiniers du Loiret ruinés par l'inondation. Depuis, elle a secouru les horticulteurs de l'Aube, dont les cultures avaient été anéanties par l'invasion allemande.
Récompenses aux bons ouvriers, aux familles de travailleurs.
Encouragements aux cultures potagères ou florales, aux pépinières, aux vergers de fruits de table ou de pressoir, à l'enseignement, à la viticulture, à la sylviculture, aux industries annexes.
Distributions de graines, de plants, de boutures, de greffons.
Encouragements aux communes et aux propriétaires qui boisent les friches ou les plantent de vergers, de vignes, de végétaux utiles.
Lutte contre les maladies, les parasites et les animaux nuisibles.
Distribution économique de sulfate de cuivre contre le mildiou, de jus de tabac contre les insectes, de cépages résistants contre le phylloxéra. — Concours de greffage.
Développement de l'instruction horticole par les instituteurs.
Récompenses aux élèves des Ecoles normales ou communales.
Publication de brochures spéciales en dehors des Annales, entre autres des leçons de botanique illustrées, des études sur le cidre, etc,
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Excursions. — Conférences. — Cours publics. — Herborisations.
Correspondances avec toutes les Sociétés françaises.
Création d'un verger modèle de fruits de pressoir, de vignobles d'expériences et de démonstrations.
La Société décerne de nombreux prix, objets d'art, médailles, ouvrages, outils et primes, aux expositions, aux visites, aux concours.
Ses lots collectifs ont obtenu les plus hautes récompenses dans les Expositions universelles et les concours régionaux.
La première donation a constitué le Prix Charles Baltet, « en faveur d'un père ou d'une mère de famille qui aurait dignement élevé ses enfants légitimes ou adoptifs dans la pratique du jardinage. »
Société d'horticulture de Nogent-sur-Seine.
Fondée le 27 février 1876, elle est subventionnée par l'État, le département et la ville de Nogent-sur-Seine. Les séances sont mensuelles et le bulletin trimestriel.
Cotisation, cinq francs. — Effectif, environ 35o membres.
Son jardin-école est installé au centre d'un groupe scolaire ; chaque mois, pendant la belle saison, le professeur, François Cognée, de Troyes, y fait des cours d'arboriculture.
Les expositions qu'elle organise sont toujours bien réussies ; en outre, des visites ont lieu dans les cultures, sur demande.
Son influence se manifeste dans les jardins, et aussi dans les grandes propriétés ; elle a contribué à faire boiser des terrains jadis incultes.
Plusieurs médailles ont récompensé la Société à l'occasion des expositions auxquelles elle a pris part.
Basses-Pyrénées.
Société d'horticulture et de viticulture des Basses-Pyrénées,
à Pau.
Fondée le i3 septembre i885.
Elle a organisé de nombreux concours horticoles et, à chaque séance générale mensuelle sont faites, par des membres dévoués de la Société, des conférences publiques, dans le but de propager le goût de l'horticulture.
Elle a mis en relief certaines vignes chinoises, les Pêchers américains, principalement Amsden'sjune, le Diospyros japonais, Kaki, le Maïs sucré, le Chou moutarde, l'Alkekenge du Pérou, etc.
La Société s'occupe activement de l'étude des cépages résistants, du greffage de la vigne, questions viticoles qui intéressent la région, où déjà quelques points sont atteints par le phylloxéra,
Les beautés du pays et son climat favorable attirent de nombreux étrangers en toute saison. Sous l'influence de la Société, les horticulteurs ont redoublé d'ardeur, pour répondre aux besoins de cette population flottante qui veut jouir de tous les agréments de la vie.
La Société encourage et récompense les instituteurs qui se font remarquer par leur enseignement horticole et la tenue du jardin.
Les expositions publiques sont suivies avec intérêt.
Le bulletin est trimestriel et rédigé avec un talent d'observation.
Cotisation annuelle, cinq francs.
Bouches-du-Rhône.
Société d'horticulture et de botanique des Bouches-du-Rhône,
à Marseille.
Fondée en octobre 1846, par les membres composant la section horticole du Comice agricole ; en i883, elle fusionne avec la Société de botanique de Provence (fondée en 1879), et prend le titre actuel.
Cotisation de dix francs pour les membres actifs, et cinq francs pour les ouvriers jardiniers.
Elle compte environ 5oo membres; les réunions sont bi-mensuelles.
La Société ouvre des concours entre les apprentis jardiniers, et leur décerne des primes et médailles.
Son organe mensuel, la Reçue horticole des Bouches-du-Rhône, qui parait depuis juillet i854, publie souvent des mémoires originaux de botanique pure et appliquée.
Les moyens d'études dont dispose cette association sont importants : elle possède une bibliothèque riche en ouvrages botaniques, un herbier remarquable, une collection de fruits moulés, une autre de graines naturelles.
La Société comprend une section de botanique, qui étudie la flore de la région et dresse le Catalogue des plantes de Provence, dû à Honoré Roux, connu par sa collaboration à la Flore de France, de Grenier et Godron ; ce savant ouvrage a été suivi d'un supplément, fruit de la collaboration des membres de la section de botanique de la Société des Bouches-du-Rhône.
Au moyen de distributions annuelles de prix, la Société excite le zèle de tous les travailleurs visant à la propagation des sciences naturelles et horticoles. Elle récompense les instituteurs qui démontrent la culture du jardin et la botanique à leurs élèves, leur inculquant encore le respect des oiseaux utiles.
Union horticole des Bouches-du-Rhône. Fondée le 3o juillet 1893 et autorisée le 8 décembre suivant; 5o membres fondateurs.
Exclusivement composée de praticiens, horticulteurs, agriculteurs, jardiniers, garçons jardiniers et grainiers qui seuls sont votants et éligibles, l'association comprend des membres actifs et des membres honoraires. Les uns et les autres paient une cotisation de dix francs.
Séances mensuelles. Les réunions de juin et de décembre sont des assemblées générales consacrées aux élections.
La Société exerce son action — ou se propose de l'exercer — par des conférences, des expériences et des expositions publiques; ensuite, par la publication d'un bulletin périodique.
Association horticole marseillaise.
Fondée le Ier juillet 1882.
Cotisation, douze francs. — Efïectif, 200 membres.
Séances mensuelles. Bulletin paraissant chaque mois, sous le titre Marseille-Horticole.
Encouragements aux apports de fleurs, de fruits, de légumes et de primeurs faits en séance.
Récompenses aux anciens jardiniers ou bons serviteurs, et à tous ceux qui contribuent au développement de l'horticulture.
Des commissions de visite se rendent chez les propriétaires ou horticulteurs qui en font la demande, pour examiner les campagnes et les jardins bien tenus et décerner des médailles aux plus méritants.
Des expositions à grand effet ont été organisées par l'association ; mais les résultats financiers ont pesé sur l'avenir de la caisse sociale, malgré l'imposante phalange de 26 membres d'honneur, de droit !
Calvados.
Société centrale d'horticulture de Caen et du Calvados.
Une des plus anciennes de France, elle fut d'abord une section de la Société d'agriculture et de commerce de Caen, qui remontait ellemême à 1762. La section d'horticulture devient Société spéciale à partir du 29 avril i835, et acquiert ensuite le titre qu'elle porte aujourd'hui.
En i885, elle a procédé à la célébration du cinquantenaire de sa fondation, par une brillante exposition et par une série de fêtes où la bonne confraternité des autres Sociétés de l'Athénée normande lui permit de mêler la poésie et la musique à l'horticulture. Un jeton fut frappé à cette occasion.
Pendant cette période déjà longue, la Société a organisé près de soixante expositions qui ont contribué à faire progresser, dans la région, l'arboriculture, la culture maraîchère, et la culture des fleurs pour laquelle, en particulier, les habitants de la ville de Caen ont professé, depuis plusieurs siècles, un goût éclairé,
L'Anémone de Gaen, les Renoncules et les Roses, qui sont une production spéciale à la contrée, ont été encouragées par la Société.
La culture des arbres à cidre et la destruction du puceron lanigère ont préoccupé l'attention de la Société, à ses débuts.
Le Congrès des fruits à cidre a tenu, à Gaen, sa session de 1890.
Cotisation dix francs, réduite de moitié pour les dames, les prêtres, les instituteurs. — Effectif, environ 3oo membres.
Société d horticulture et de botanique du Centre de la Normandie, à Lisieux.
Fondée en 1867, elle compte 280 membres, et reçoit les subventions de l'Etat, du Département, de la Ville de Lisieux, étendant son influence jusqu'aux territoires de l'Eure et de l'Orne.
La cotisation est de cinq francs pour les membres titulaires, et facultative pour les membres honoraires.
La Société récompense les instituteurs qui pratiquent l'enseignement horticole. Outre les concours de produits horticoles qui figurent aux séances, elle organise tous les ans une ou deux grandes expositions ; elle en est à sa quarante-troisième.
Ses cours, ses excursions, ses conférences ont propagé les bonnes méthodes de culture.
Une caisse de secours pour les vieux jardiniers lui donne un caractère philanthropique .
Société d'horticulture de l'arrondissement de Pont-1'Évêque.
Fondée en 1880; subventionnée par l'Etat et par le département.
La cotisation varie de cinq à dix francs. — Effectif, 200 membres.
A l'occasion de ses deux concours annuels, qui se tiennent dans l'une des principales villes de l'arrondissement, la Société récompense les travailleurs et les vieux jardiniers.
L'action de la Société a rejailli sur l'horticulture en général, notamment l'arboriculture, qui a fait de réels progrès, particulièrement si l'on en juge par l'exportation de fruits et de légumes vers l'Angleterre et la Russie.
A Honflcur et à La Rivière-Saint-Sauveur, le commerce des fruits de la région est considérable.
La Société a pris part à l'Exposition universelle de 1889.
La Corporation de Saint-Fiacre, Jardiniers de l'arrondissement de Bayeux.
Fondée le 3 août 1862, par la fusion de la « Corporation de Saint- Fiacre » et de la « Corporation des Jardiniers de l'arrondissement de Bayeux », créées depuis deux années seulement.
La cotisation annuelle des membres titulaires est d'un franc 5o ; celle des membres honoraires n'est pas inférieure à dix francs.
La Corporation prend part aux expositions horticoles du Calvados et de la Manche.
A sa bibliothèque est ajouté l'abonnement aux journaux horticoles.
Elle distribue des semences de nouveautés maraîchères.
Les séances trimestrielles sont l'objet d'apports intéressants. Bulletin annuel.
Une caisse de secours en faveur des jardiniers malades ou infirmes est organisée par elle.
La Corporation assiste aux funérailles des confrères de Bayeux ou des communes suburbaines, et participe aux fêtes publiques.
Le « patron » saint Fiacre est joyeusement fêté à la fin d'août avec messe, bannière, pain bénit, sermon... L'un de ces derniers, prononcé en 1888, par l'archiprêtre de la Cathédrale, a laissé entendre aux
Jardiniers de Bayeux que « les honneurs et les plaisirs légitimes
ne sont point défendus ; mais il ne faut jamais perdre de vue qu'on ne doit pas les rechercher avec passion... »
Charente-Inférieure .
Société d'horticulture et de viticulture de l'arrondissement de la Rochelle.
Fondée le 5 mars i865, elle encourage l'horticulture et contribue à la reconstitution des Vignes détruites par le phylloxéra.
La Société comprend 60 jardiniers dont la cotisation est de cinq francs, 86 amateurs et 27 dames patronnesses pour qui la contribution est fixée à douze francs.
La Société possède un jardin d'essai et remet aux sociétaires des graines qu'elle recueille, des boutures, des plants qu'elle multiplie, de manière à propager surtout les bonnes espèces végétales.
Chaque année, en juin et en octobre, elle fait des expositions de fleurs, de fruits, de légumes.
Des médailles avec primes en argent sont décernées aux lauréats exposants marchands.
Cher.
Société d'horticulture et de viticulture du Cher, â Bourges.
Fondée le 16 mars 1870.
Cotisation, cinq francs. — Effectif, 200 membres environ.
La Société a donné une grande impulsion à la culture maraîchère, qui est pratiquée maintenant d'une façon remarquable autour du chef-lieu, sur de vastes surfaces entrecoupées de canaux d'accès*
France 335
La culture des arbres fruitiers dans le département a pris de l'extension, même dans « la Forêt » fruitière de Saint-Martin, et le vignoble s'est perfectionné.
Les pépinières et la Vigne sont également prospères.
Gôte-d'Or.
Société d'horticulture de la Côte-d'Or, à Dijon.
Fondée en i858.
Cotisation, six francs. — Eifectif, 45o membres.
Le beau Jardin botanique et les nombreux squares que possède la ville de Dijon rendent à la Société d'horticulture la tâche facile.
L'instruction horticole est professée par le jardinier en chef de la ville, déjà chargé d'un cours public d'arboriculture pour lequel il a été créé un jardin fruitier important, complété par un champ d'expériences de viticulture.
Un cours d'horticulture a lieu également à l'École normale des instituteurs, confié d'abord à Moreau, puis à Weber, en dernier lieu à M. Jules Lochot, élève de l'Ecole de Versailles.
La Société a contribué à la reconstitution du vignoble ; elle encourage l'introduction et la culture des végétaux utiles. Son bulletin et ses expositions concourent à vulgariser les choses nouvelles.
Bulletin périodique. — Expositions. — Visites aux cultures.
Association horticole de l'arrondissement de Beaune.
Fondée le i5 février 1893.
La Société horticole et vigneronne de Beaune, après ses services rendus dans la région, s'étant mise en sommeil, quelques jardiniers, arboriculteurs, maraîchers, grainiers se réunirent et jetèrent les bases de cette nouvelle association.
Son but est d'ouvrir des expositions, de visiter les cultures, d'acheter en commun les engrais et les semences, d'encourager les travailleurs et les producteurs.
Une centaine de membres titulaires, honoraires et dames paient une cotisation de cinq francs. Les instituteurs communaux donnent trois francs et assistent aux séances, ainsi que les ouvriers jardiniers âgés de quinze ans au moins.
Deux-Sèvres.
Société d'horticulture et d'arboriculture des Deux-Sèvres,
à Niort.
Fondée le i3 janvier i853.
Cotisation, dix francs. — Effectif, ^5 membres. Subventions de l'État, du département, de la ville de Niort*
Des récompenses sont décernées aux exposants horticoles des concours régionaux ou cantonaux, annuels ou quinquennaux.
Séances mensuelles. — Bulletin trimestriel.
Conférences et lectures sur la science et la pratique des jardins.
Chaque année, une Commission visite les cultures ; des conseils et des encouragements sont donnés aux horticulteurs, et des récompenses sont accordées aux plus méritants.
Distributions de graines et de plants.
La Société d'horticulture, en répandant l'instruction et les découvertes utiles, en combattant les vieux préjugés et la routine, en encourageant et en récompensant les chercheurs et les laborieux, a contribué au progrès de la culture horticole dans le département des Deux-Sèvres, particulièrement de la pépinière, de la maraîcherie, de l'arboriculture fruitière