HÉRAULT
Société d'horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault,
à Montpellier.
Fondée en 1860 sous le titre de Société d'horticulture et de botanique de V Hérault, elle tint sa première séance le 3o septembre de la même année.
En 1868, la Société avait publié depuis sa fondation huit volumes d'Annales, ne contenant pas moins de cent quarante articles originaux, dus aux membres de la Société, quelques-uns émanant de la plume de savants tels que Martins, Planchon, etc., d'autres portant la signature de praticiens émérites ou d'amateurs distingués. Ses séances étaient très suivies par un groupe nombreux de naturalistes, d'amateurs et de jardiniers, et ses travaux n'étaient plus limités à l'horticulture et à la botanique ; car on avait bien vite compris que toutes les branches de l'histoire naturelle et même toutes les sciences physiques sont connexes ou tout au moins auxiliaires les unes des autres; on y faisait de la zoologie, de la géologie, de la météorologie, etc. Cette variété dans les études amena la Société à substituer à son titre, qui était un peu trop spécial, celui de Société d'horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault.
Cependant la Société, depuis sa fondation, s'est surtout attachée à développer le goût des fleurs, à améliorer les produits de l'horticulture maraîchère et fruitière.
Au début, on peut le dire sans exagération, le goût des fleurs n'existait pas à Montpellier; les légumes et les fruits laissaient bien à désirer. Pendant ces trente-quatre dernières années, des progrès considérables ont été accomplis. C'est par milliers, maintenant, que se vendent, certains jours, les plantes fleuries sur le marché. Les fruits et les légumes se sont également beaucoup améliorés.
La Société organise périodiquement des expositions ou des concours de bonne culture horticole, et distribue à cette occasion de nombreuses récompenses consistant en objets d'art, en diplômes d'honneur et médailles.
Des visites sont faites aux cultures des membres qui les sollicitent; des rapports sont rédigés, sur ces visites, et publiés dans les Annales. Actuellement le nombre des sociétaires s'élève à 35o environ, dont 5o dames patronnesses et 20 membres correspondants.
FRANCE 34l
La contribution est de dix francs par an ; « toutefois, elle est réduite à cinq francs pour les ministres des divers cultes, les instituteurs et les jardiniers maraîchers ou à gages. »
Les membres du bureau et du conseil sont élus chaque année, à l'exception du secrétaire général et du trésorier dont le mandat est triennal.
Huit commissions spéciales sont nommées par le conseil et s'occupent des questions qui leur sont soumises.
Les Annales paraissent en six fascicules, formant un volume de 35o pages environ.
L'échange du bulletin se fait avec plus de cent vingt Sociétés ou journaux périodiques.
Ille-et- Vil aine. Société centrale d'horticulture d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
Fondée en i853. — Cotisation, cinq francs.
Cette Association compte plus de 5oo membres ; les séances sont mensuelles et les travaux se trouvent relatés dans un bulletin annuel.
Outre les apports aux séances qui sont l'objet de récompenses, la Société organise chaque année une ou deux expositions importantes.
Sous son impulsion, les cultures maraîchères et florales se sont étendues et perfectionnées, au point que les marchés de Rennes n'ont rien à envier aux villes les mieux approvisionnées.
L'arboriculture fruitière a progressé rapidement; les cours du Frère Henri n'y sont pas étrangers.
L'étude des fruits à cidre est poursuivie avec discernement.
La Société a pu présenter en 1884, à l'exposition de Rouen, un lot de fruits qui lui a valu une médaille d'or.
Indre-et-Loire.
Société Tourangelle d'horticulture, à Tours.
Fondée le 2 avril 1869 après avoir existé, pendant quelque temps, comme section de la Société d'agriculture, sciences, arts et belleslettres d'Indre-et-Loire.
La Société Tourangelle possède près de 200 membres. La cotisation de dix francs, pour les membres titulaires, est réduite à trois francs en faveur des membres correspondants.
Séances mensuelles.
Ses expositions, ses visites aux jardins lui fournissent l'occasion de récompenser les produits horticoles, d'autant mieux que la Touraine est restée le pays des villas somptueuses où les fruits, les fleurs et les légumes croissent à merveille.
Isère.
Société dauphinoise d'horticulture, à Grenoble,
Fondée le 5 octobre 1884.
Cette Société étend son action sur les trois départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes- Alpes ; elle y répand son bulletin mensuel rédigé par le secrétaire général, et contenant les procès-verbaux des huit séances générales de l'année, les articles dus aux membres de la Société ou extraits des bulletins de compagnies similaires.
Huit grandes expositions ont transformé l'industrie horticole dans le Dauphiné. En 1884, il n'y avait à Grenoble qu'un seul marchand de fleurs en magasin, et deux ou trois portant la balle.
Aujourd'hui, il y a au moins dix à douze magasins de fleurs, et les environs fournissent plus de vingt marchands « porte-balles ».
Les pépiniéristes sont également plus nombreux.
Actuellement, Grenoble s'adonne au « Gros Chrysanthème »; cette fleur y est cultivée avec un véritable succès.
Les fruits réussissent aussi, et, sous ce rapport, le Dauphiné ne le cède en rien à ses voisins.
Cotisation, dix francs. — Effectif, 240 membres titulaires.
Le Congrès pomologique a tenu sa session de 1892, à Grenoble.
Le Jardin des Plantes de Grenoble, où M. Joseph Allemand, élève de Versailles, succède à Jean-Baptiste Yerlot, a secondé la vulgarisation des bonnes espèces végétales et de la flore alpine,
Jura.
Société de viticulture et d'horticulture d'Arbois.
Fondée le 6 septembre 1859, réorganisée en 1876, elle a été reconnue d'utilité publique le 3o mai 1894.
La cotisation est de cinq francs pour les membres titulaires, et trois francs pour les membres associés. — Effectif, 100 membres.
Les séances ont lieu quatre fois par an ; un bulletin paraît à la suite de chacune d'elles.
Des conférences, des expositions, des distributions de graines, de plants, de greffes, constituent ses moyens d'action qui exercent leur influence heureuse sur tout l'arrondissement de Poligny, particulièrement au point de vue des vergers et des potagers, du vignoble et du vin.
Société d'horticulture et de viticulture, à, Dole. Fondée en 1859; pendant les événements malheureux de 1870, la Société disparut, pour renaître en 1884.
En 1889, en présence des nécessités que créait la situation du vignoble de l'arrondissement, elle s'adjoint la viticulture.
Le nombre des membres est de 2Ô2 ; la cotisation annuelle est fixée à six francs. — Bulletin trimestriel.
Son mode d'action consiste en conseils pratiques, en distributions de graines, de plants de vigne américaine, etc.
De temps en temps, la Société organise des expositions, des concours, des visites de cultures, des leçons de greffage de la vigne, et elle distribue des récompenses au moyen de primes, de médailles, de diplômes.
Elle a vivement encouragé la production des légumes et primeurs ; le Cerfeuil bulbeux et le Melon sont devenus articles d'exportation.
Les services rendus par la Société de Dole lui ont valu, en 1893, notamment, un diplôme d'honneur de la Société des Agriculteurs de France et une subvention du Ministère de l'Agriculture, en outre de la médaille d'or obtenue à l'exposition d'horticulture annexée au Concours régional de Besançon.
Loiret.
Société horticole dit Loiret, à Orléans.
Fondée en 1874* Par des pépiniéristes et des horticulteurs, elle compte aujourd'hui 470 membres. La cotisation, de dix francs pour les membres titulaires, est abaissée à cinq francs pour les dames patronnesses et les instituteurs.
Le but de l'association est de maintenir et de relever le niveau de la culture orléanaise, afin de lutter avec plus d'avantages contre les établissements similaires du dehors, et aussi pour propager et faire aimer les plantes. A cette fin, des conférences théoriques et pratiques ont lieu à toutes les assemblées générales.
La Société horticole, présidée par un pépiniériste de marque, seconde le professeur du département et de la ville, M. Gilton; ses élèves ont droit à un certificat d'aptitude, après examen.
Expositions intéressantes et parfaitement agencées. — Conférences suivies par un public d'amateurs et de jardiniers.
Visites aux pépinières, aux potagers et aux jardins d'amateurs.
Récompenses aux travailleurs de toutes les catégories.
Publication trimestrielle du bulletin, varié dans sa rédaction.
Au mois de juillet 1893, la Société horticole du Loiret s'est associée à son aînée la Société d'horticulture d'Orléans et du Loiret, et au Comice agricole du Loiret, lors des fêtes agricoles de Châteauneufsur-Loire présidées par M. Viger, député de l'arrondissement et ministre de l'Agriculture,
Société d'horticulture d'Orléans et du Loiret.
Fondée en 1839, par Delaire père, Transon aîné, Félix Porcher, Ghevrier, Brossard de Corbigny, Demadières - Miron, Janvier, reconnue d'utilité publique le 6 juin i885, la Société compte plus de 600 membres, dont 100 dames patronnesses. La cotisation, de dix francs, est réduite à cinq francs pour les instituteurs.
Séances mensuelles. Bulletin trimestriel, toujours intéressant.
Les nombreuses expositions générales ou spéciales qu'elle a préparées se font remarquer par leur bonne organisation, et la variété des produits annonce une localité éminemment horticole.
Son cinquantenaire a été brillamment fêté, au printemps 1889.
Une caisse de secours a été instituée pour les vieux jardiniers.
La Société a délégué, aux concours régionaux, son secrétaire général, M. Eugène Delaire, et d'autres collègues qui ont vaillamment réclamé l'admission de l'horticulture dans ces grands tournois agricoles. En même temps, ils ont obtenu des Compagnies de chemins de fer une amélioration importante sur les tarifs de transport des végétaux.
L'association a pris part à plusieurs expositions internationales, où ses collections de fruits lui ont valu les premières récompenses.
Elle a reçu le Congrès pomologique de France.
Son succès est dû principalement à l'impulsion qu'elle a reçu de ses honorables présidents, et au zèle de son infatigable secrétaire général, qui est à son poste depuis trente-cinq années.
Loir-et-Cher.
Société d'horticulture de Loir-et-Cher.
Fondée en 1884, elle a rendu de signalés services. Cotisation, six francs. Effectif, 180 membres. Séances mensuelles. Récompenses aux apports par des primes ou des médailles. Tous les ans, la Société organise des expositions et concours dans divers centres. L'émulation est vive entre praticiens et amateurs.
Loire-Inférieure .
Société Nantaise d'horticulture, à Nantes^ Fondée par des amateurs et des notabilités de la ville, le 21 mars 1828. Sa séance d'ouverture eut lieu le 7 avril suivant. La première fête de printemps, le 29 juin 1828, suivie d'une fête d'automne, le 28 septembre, compte, au début de nos expositions.
Les fondateurs s'étaient proposé d'encourager la culture et la mise en vente de plantes nouvelles et intéressantes, au moyen de prix distribués aux horticulteurs. La Société a atteint son but, comme en témoigne le développement du commerce horticole de la région,
On peut dire, sans être taxé d'exagération, que les établissements horticoles de Nantes doivent une bonne part de leur prospérité à la Société ; c'est elle qui les a fait connaître par ses expositions, et par les récompenses qu'elle a accordées à leurs cultures.
Elle excite vigoureusement à la production et au commerce des fruits. En 1886, elle a reçu le Congrès pomologique de France.
La Société s'occupe de l'enseignement horticole dans les écoles primaires. Elle a distribué et distribue encore des récompenses aux instituteurs et à leurs élèves. — Effectif, 65o membres.
Les Annales sont rédigées consciencieusement ; elles savent reproduire les communications intéressantes de l'extérieur.
Cotisation, dix francs, réduite à six francs pour les jardiniers placés en maison bourgeoise.
Société des horticulteurs de Nantes et des environs.
Fondée en 1886, entre les horticulteurs de la ville de Nantes et de la région, dans le but de les grouper et de faire connaître, par la propagande, leurs produits et leurs spécialités, elle créait ensuite un tarif spécial, pouvant servir de base aux relations mutuelles de ses membres et à leurs rapports avec les propriétaires.
Tout d'abord « Chambre syndicale des Patrons horticulteurs », elle est devenue « Société des Horticulteurs de Nantes», en même temps qu'elle ouvrait ses portes à toute personne s'occupant d'horticulture.
Dès les premières années, elle a rendu des services commerciaux à ses adhérents, et organisa, au chef-lieu, des expositions qui ont pris de plus en plus d'importance, avec concours et marchés pour annexes. Déjà, 4°o syndicataires se sont fait inscrire.
Enfin, voulant développer l'enseignement horticole et le rendre applicable, cette association a ouvert, deux fois par mois, des cours théoriques et pratiques d'horticulture et d'arboriculture, confiés à des professeurs compétents, dans différents établissements de sociétaires et au siège de la Société. — Bibliothèque ouverte.
Cotisation, six francs, plus un droit d'entrée de deux francs.
Loire-(Haute).
Comice agricole et Société de viticulture, horticulture et apiculture de Brioude.
Le Comice agricole fut fondé en 1814 ; en 1868, la Société d'horticulture était créée, et en 1869, les deux groupes se réunissaient sous le titre actuel.
Le nombre des membres s'élève à plus de 4°°» La cotisation est fixée à cinq francs par an.
La Société reçoit du Gouvernement une subvention de 600 francs pour l'agriculture, et de 5oo francs pour la viticulture ; le Département lui alloue 600 francs.
L'association s'applique avec succès à l'amélioration pratique des diverses branches de l'industrie agricole, par des concours publics, des visites aux cultures et des encouragements.
Le vignoble, le potager, le verger, le rucher ont ses préférences.
Maine-et-Loire.
Société d'horticulture d'Angers et du département de Maine-et-Loire.
Existe sous ce titre depuis i863.
Elle constituait précédemment, depuis i838, une branche de la Société d'agriculture, sciences et arts, sous la dénomination de Comice horticole d'Angers. Son jardin vit naître, en 1849, la meilleure des poires actuelles : Doyenné du Comicer.
Le nombre des membres est actuellement de 3oo, versant une cotisation de dix francs ; il faut y ajouter i35 sociétés correspondantes.
L'association est subventionnée par l'Etat, par le Conseil général et par la Ville.
Tous les deux ou trois ans, elle organise une exposition où se donnent rendez-vous les nombreuses cultures horticoles et les remarquables établissements de la région.
Aussi souvent que possible, une Commission nommée par la Société visite les cultures maraîchères et leur accorde des primes en argent.
Des professeurs d'arboriculture et de viticulture donnent chacun vingt leçons par an, au public et aux élèves inscrits, qui subissent des examens à la fin de chaque année. Un Jury décerne à ces derniers un diplôme d'arboriculteur ou de viticulteur, s'il y a lieu.
Bulletin semestriel, bien rédigé.
Le Congrès pomologique de France a pu constater la valeur des pépinières renommées, et la grande production de fruits et de légumes destinés à Paris ou à l'exportation.
Société d'horticulture de Cholet et de l'arrondissement.
Fondée en i863. — Effectif, 100 membres. — Cotisation, dix francs, les amateurs ; cinq francs, les praticiens.
En dehors des réunions des membres du bureau, la Société a quatre assemblées générales par an.
Chaque année, au mois d'octobre, a lieu une exposition de fruits et de légumes ; cette exposition est générale et très complète ; on y remarque habituellement de belles collections de fruits.
Enfin, tous les cinq ou six ans, suivant les ressources de la Société, une exposition réunit arbres fruitiers, arbres verts, conifères, légumes, fruits et fleurs.
Cette association rend des services à sa région. La pépinière, la culture maraîchère et la floriculture, à peine connues en i863, y sont représentées aujourd'hui par des établissements importants.
Manche.
Société d'horticulture d'Avranches.
Fondée sous le nom de Cercle horticole en 1842, réorganisée le 22 août i852, la Société d'horticulture d'Avranches a pris ce titre définitivement le 25 octobre 1875.
Elle compte environ 25o membres. Le chiffre de la cotisation est de cinq francs pour les amateurs, et deux francs pour les praticiens.
Des cours d'arboriculture fruitière sont donnés aux élèves, aux propriétaires, aux instituteurs, tous les dimanches ; des examens consacrent les résultats obtenus.
La Société contribue ainsi à former de bons jardiniers et à développer le goût de l'horticulture.
Elle organise des expositions, des concours, ainsi que des visites dans les jardins et les plantations.
Les vergers cidricoles, les arbustes à feuillage persistant, la dianthologie ont prospéré rapidement, grâce à l'impulsion de la Société.
Société d'horticulture de Cherbourg.
Fondée le 5 juillet 1844 par douze amis de l'horticulture, elle compte aujourd'hui 35o membres. La contribution est de cinq francs. Les instituteurs sont admis à titre gratuit.
Séances mensuelles. — Tombola.
La Société entretient des jardins d'expériences ; l'un est consacré aux plantes d'acclimatation et d'agrément, l'autre à l'arboriculture.
Le Jardin d'acclimatation planté, en 1871, de végétaux exotiques, contribue à vulgariser des genres remarquables. L'hiver 1890-1891 a cependant flagellé quelques beaux spécimens d'Aralias, de Camphriers, de Dracénas, de Phormiums et d'Oliviers, tandis que résistaient Chamérops, Araucarias, Camellias, Bambous, Rhododendrons himalayens, sous la bienfaisante influence du Gulf-Stream.
Le Jardin de la Société est consacré aux arbres fruitiers en plein air, aux forceries de vigne sous verre, à la production maraîchère et à la multiplication des plantes décoratives.
Le professeur, M.Lévesque,y fait ses cours publics d'arboriculture et de taille de la Vigne, suivis avec intérêt.
La visite aux jardins de produit ou d'agrément n'est pas négligée et permet d'encourager les progrès réalisés.
Les expositions organisées aussi fréquemment que possible stimulent et développent le goût de l'horticulture.
La première eut lieu en juin i845, sous la Halle au Blé ; les frais d'installation et de récompenses s'élevèrent à 24° francs.
En 1890, l'organisation coxitait 1,220 francs et les prix un peu plus. Le cinquantenaire de la Société a été célébré en juillet 1894, avec une grande fête florale à l'appui.
Grâce à l'action de la Société et à l'énergie des travailleurs, des pépinières se sont installées sur le littoral, la culture des arbres à cidre s'est étendue, la production maraîchère a pris un large essor au point de vue commercial ; des marchés aux fleurs ont été créés, et le nombre des jardins, des parcs, des serres s'est accru dans une notable proportion.
Riche bibliothèque. — Bulletin annuel.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Coutances.
Fondée le i5 octobre 1867.
Avant sa fondation, l'horticulture proprement dite était à peu près inconnue dans cette région; les efforts de la Société en ont peu à peu propagé les doctrines et répandu le goût ; aussi des établissements horticoles se sont fondés avec succès, et la maraîcherie, qui n'était représentée jusqu'alors, sur les marchés, que par des légumes communs, cultivés sur les côtes, est sortie de la routine. Les approvisionnements en légumes et primeurs de toute nature ne laissent, aujourd'hui, rien à désirer.
Le nombre des membres est de 3oo environ; la cotisation annuelle est de cinq francs pour les membres amateurs, et deux francs pour les instituteurs et les jardiniers.
Des subventions sont accordées à la Société par l'Etat, par le Département, par la Ville.
Les séances ont lieu tous les trois mois, et, pour donner plus d'attrait à ces réunions, on les fait suivre d'une loterie composée de plantes achetées aux horticulteurs locaux, et d'une distribution de fruits du Jardin d'expériences.
Les visites de jardins se renouvellent chaque année, et les expositions de produits horticoles, organisées tous les deux ans, deviennent l'occasion de nombreuses récompenses.
Les pépinières de sujets pour les plantations de Pommiers à cidre font aussi le sujet d'excursions et d'encouragements ; ces vergers sont bien tenus et donnent lieu à un commerce assez important,
Des conférences publiques sur la culture potagère, la taille des arbres fruitiers et leur traitement pendant la végétation, intéressent la population rurale.
Les membres reçoivent des plants de légumes ou de fleurs, provenant du Jardin d'expériences, indépendamment des graines distribuées annuellement.
Marne.
Société d'agriculture, commerce, sciences et arts de la Marne, à Châlons-sur- Marne.
Établie le Ier fructidor an YI (18 août 1798), par les soins de l'administration centrale du département, à la suite du désir exprimé le 3 floréal précédent, par le ministre François de Neufchâteau, ami de l'agriculture, cette Société savante fut reconnue d'utilité publique par décret du 3i août i863. Elle succédait à l'académie de Ghâlons, fondée en 1760, dissoute par la Convention nationale.
Il s'agit ici d'une Société académique, à effectif limité ; mais l'association n'en a pas moins organisé des expositions publiques, des concours annuels en faveur des pépinières, vergers, potagers, plantations, boisements, jardins, serres et forceries du département de la Marne, encourageant la tenue du vignoble champenois, publiant des comptes rendus intéressants sur l'amélioration et l'utilisation des sols crétacés.
En 1806, un décret accordait à la Société le jardin de l'Ecole centrale pour y faire des expériences de semis et de plantations.
Ses premières expositions remontent à i843 et i844«
Sous ses auspices, la flore de la Marne a été étudiée.
Société d'horticulture et de viticulture d'Épernay.
Fondée en octobre i8^3, avec 67 membres.
Le premier Président élu, M. le comte Léonce de Lambertye, était une de nos célébrités horticoles. Le Président actuel, M. Gaston Ghandonde Briailles, a été nommé en 1880. Grand amateur d'horticulture et grand viticulteur, il est secondé par un bureau de connaisseurs distingués et de praticiens d'élite.
La Société compte 2, 3oo membres payant une cotisation de six francs.
Il y a séance tous les mois ; le bulletin est mensuel.
A chaque réunion, la Société organise une tombola de plantes, d'arbres, de semences, boutures, etc.
Deux fois par an, il est fait une distribution de graines ; la première, à la séance de février, pour les espèces à semer au printemps ; la seconde, au mois de mai, pour les semis d'été.
Des expositions spéciales sont ouvertes tous les ans pendant quatre années, et une grande exposition générale tous les cinq ans.
Les services que la Société a rendus sont parlants; car, depuis dix ans, presque tous les ouvriers à Epernay possèdent un jardin; les graines leur sont offertes gratuitement.
La Société n'a pas de professeur attitré ; mais il est fait des conférences par des spécialistes de Paris ou de la province, deux ou trois fois dans le cours de l'année. — Elle célèbre la Saint-Fiacre.
Société de viticulture, d'horticulture, de sylviculture de l'arrondissement de Reims.
Fondée le 20 avril 1877. — Cotisation annuelle, dix francs.
Séances quatre ou cinq fois par mois, ayant lieu successivement à Reims, à Ay, à Hermonville, à Verzy et à Gueux, de sorte que chacune des sections a une réunion mensuelle.
L'enseignement horticole, à la fois théorique et pratique, donné par un professeur expérimenté, M. Joseph Dubarle, élève de Versailles, a fait des adeptes et porte ses fruits ; la routine tend à disparaître.
Pour développer cet enseignement, des concours ont été établis entre les instituteurs de l'arrondissement.
Le Jardin-Ecole, admirablement organisé et entretenu par le jardinier-professeur, est l'objet de fréquentes promenades.
Les arbres fruitiers, la Vigne, la Dendrologie sont parfaitement distribués et visités par un public amateur.
Les expositions libres ou associées au Comice agricole obtiennent un véritable succès auprès de la population.
Viticulture et entomologie ont, au sein de la Société, de savants apôtres et vulgarisateurs. — Effectif, environ 1,000 membres.
Marne-(Haute).
Société horticole, viticole et forestière de la Haute -Marne,
à Chaumont.
Fondée le i3 avril 1881 ; en 1892, elle a pris le titre de : « Société horticole, viticole et forestière de la Haute-Marne », succédant à la « Société d'horticulture », fondée en i858, devenue la « Société industrielle, agricole et horticole de la Haute-Marne», en 1864.
Au début, elle comptait à peine une centaine de membres ; aujourd'hui, elle en possède plus de 600. — Cotisation, six francs.
Son bulletin est devenu mensuel.
Elle est divisée en quatre sections : Chaumont, Langres, Vassy, Saint-Dizier, dotées d'un bureau spécial.
La Société s'occupe de tout ce qui a trait à l'horticulture, à la viticulture, à la sylviculture. En général, elle ouvre chaque année
son exposition dans une des villes du département, à tour de rôle ; ces fêtes sont, tous les deux ans, générales, intercalées avec une exposition spéciale. De nombreux concurrents y prennent part.
Son jardin d'essais est annexé au potager de l'asile de Saint-Dizier.
Par ses concours publics, ses visites de jardins, ses cultures d'expériences et par la distribution de plantes nouvelles, le goût de l'horticulture s'est développé et perfectionné.
Association Haut-Marnaise d'horticulture, de viticulture et de sylviculture, à Langres.
Fondée en i8o,3, elle compte plus de /Joo membres ; la cotisation est de cinq francs. — Les séances sont mensuelles.
Elle a l'intention d'organiser des expositions et des conférences dans les chef-lieux de canton de l'arrondissement de Langres.
Déjà, elle a décidé l'admission gratuite des instituteurs qui auront créé un jardin pour l'instruction de leurs élèves, et bientôt elle les fera concourir.
Ses Annales seront publiées aussi souvent que le Conseil d'Administration le décidera, suivant les ressources budgétaires.
Meurthe-et-Moselle .
Société centrale d'horticulture de Nancy.
Fondée le 5 janvier 1877.
Séances mensuelles avec apports et conférences. — Bulletin de 3a pages, paraissant tous les deux mois. — Visites aux cultures.
Effectif, 45o membres, dont 75 dames patronnesses.
Cotisation, dix francs. Les jardiniers en place paient cinq francs.
La Société organise de fréquentes expositions, toujours réussies, par suite du concours d'établissements commerciaux nombreux et importants. Les floralies nancéiennes jouissent d'une haute réputation. Des plantes inédites, obtenues à Nancy, y sont souvent consacrées par un jury d'élite.
Le professeur de la Société, M. Picoré, donne deux leçons par mois sur l'arboriculture et la viticulture, chacune étant suivie d'une démonstration pratique dans un jardin. Le cours se fait alternativement à Nancy et dans un chef-lieu de canton; l'arrondissement choisi est renouvelé l'année suivante.
Les instituteurs reçoivent des encouragements.
La Société a organisé une exposition horticole géographique ; elle a provoqué la réunion du Congrès de Berne sur la question phylloxérique, et reçu le Congrès pomologique de France.
Ajoutons qu'elle est dirigée par des hommes d'une haute valeur et d'une renommée justifiée en France et à l'étranger.
Meuse.
Société d'horticulture, d'arboriculture, de viticulture et de sylviculture de la Meuse, à Verdun.
Fondée en juin 1888.
Cotisation, six francs. — Effectif, 25o membres.
Encouragements pour la meilleure tenue des cultures et des jardins, et pour la présentation de produits : fruits, fleurs, légumes.
Primes pour le hannetonnage et l'échenillage.
Expositions publiques en 1890 et 1892.
Conférences et publications trimestrielles traitant, au point de vue théorique ou pratique, de questions de jardinage, de vergers, de vignobles, de forêts.
Expériences sur des champs d'essais en diverses situations.
Distribution gratuite de graines.
Morbihan.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Lorient.
Fondée en 1866, la Société compte 25o membres.
Le taux de la cotisation est établi à cinq francs.
Les réunions sont mensuelles et se terminent par une loterie à o fr. 25 le billet, ce qui permet de consacrer une certaine somme à l'achat de lots de plantes, de fruits et de légumes.
Ses expositions, vastes et bien organisées, ont fait pénétrer le goût de l'horticulture dans toutes les classes de la société, et contribué au développement de la culture des fleurs, des fruits et des légumes pour la consommation locale ou l'exportation.
Nord.
Société d'horticulture d'Armentières.
Fondée le Ier février 1877, la Société se compose de i5o membres titulaires, honoraires et dames patronnesses, payant une cotisation minimum de six francs.
Son but est de concourir au progrès de l'horticulture en général et d'en propager le goût; elle y parvient par ses assemblées mensuelles, ses conférences, ses expositions spéciales ou générales, son bulletin trimestriel, sa belle et intéressante bibliothèque mise à la disposition de tous les sociétaires, par les visites aux cultures, aux serres, aux jardins, etc.
Installée dans une région agricole et industrielle, elle contribue à faire aimer et développer le jardinage, l'arboriculture, la floriculture.
M. Eugène Bongard, professeur à l'Institut de Ronchin, s'est mis à la disposition de la Société pour les conférences publiques*
Société d'horticulture de Douai.
Fondée en 1886, à l'occasion d'une scission qui s'est produite dans la Société régionale d'horticulture du Nord de la France.
Effectif, 3oo membres environ. — Budget, 2,5oo francs.
Pour favoriser et développer le goût de l'Horticulture, la Société organise des expositions et des conférences ; elle visite les jardins et distribue des récompenses, même aux fournisseurs des marchés.
Les séances se terminent par une loterie de produits horticoles, et sont suivies d'un bulletin mensuel.
Sa bibliothèque prête les publications aux sociétaires.
Douai compte une dizaine de jardiniers fleuristes et quelques pépiniéristes. Les amateurs garnissent leurs appartements de plantes ornementales ; de beaux jardins occupent le tour de ville.
La culture maraîchère de l'arrondissement prend de l'extension ; les légumes sont vendus à l'intérieur et à l'extérieur.
L'action de la Société est donc secondée par des auxiliaires dévoués, praticiens, instituteurs et propriétaires, de chaque canton.
Union horticole de Hautbourdin.
Fondée le 5 mars 1889, l'Union compte 110 sociétaires. Les membres actifs paient cinq francs par an, les membres honoraires, six francs.
Séances mensuelles de la Société et de la Commission.
Les apports aux séances sont récompensés.
Déjà quatre expositions, et de fréquentes conférences.
Cercle horticole du Nord, à Lille.
Fondé à Lille, le 26 juillet 1868.
Continuant pour ainsi dire les traditions de la Société d'horticulture du Nord créée en 1828, et laissée en sommeil, le Cercle, fondé quarante ans après, et modifiant ses statuts en 1880 et en 1889, a pris pour devise « Travail et progrès ». Il comprend des membres honoraires ou titulaires et des dames patronnesses ; au total, 5/}o.
L'élément praticien domine dans son effectif.
La cotisation, fixée à huit francs, est exigible à partir du Ier août.
Des comités de culture florale, fruitière ou potagère, et d'arts ou industries, apprécient les apports aux séances mensuelles et en font valoir le mérite.
Tombola aux séances, en faveur des membres présents.
Visites aux cultures de profit ou d'agrément et comptes rendus intéressants, suivis d'une distribution de récompenses.
Conférences publiques et pratiques. *— Bulletin, chaque mois»
Importantes expositions au Palais-Rameau, monument dû à la générosité de M. Rameau, l'un des fondateurs de la Société de 1828, avec les Grolez, les Lcmonier, les Lestiboudois, les Miellez...
Société régionale d'horticulture du Nord de la France, à Lille.
Fondée à Lille, le 25 octobre 1880, par Adolphe et Séraphin Van den Heede, Jules Grolez, Alphonse Rogé, Ryckewaert-Déjardin.
Effectif, 2,^5o membres. — Les 400 premiers inscrits sont déclarés fondateurs et leurs noms gravés sur une pierre de marbre.
La devise de la Société est empruntée aux statuts : « Amener dans la région du Nord de la France tous les progrès de l'horticulture moderne et en favoriser le développement par toutes les voies possibles.
« Améliorer la position des serviteurs horticoles par la mutualité, renseignement et l'encouragement. »
Il y a, en effet, une section de secours mutuels avec caisse de retraite pour les vieillards, les veuves et les orphelins du jardinage; la réserve financière est arrivée au chiffre de 10,000 francs.
La Société a déjà tenu près de 200 assemblées générales, davantage de séances de conseil et organisé i5o conférences, dues à 60 personnes dévouées.
Apports et loterie de plantes à chaque séance mensuelle.
Expositions au Palais-Rameau, toujours belles et suivies.
Concours et visites aux jardins, vergers, potagers, forceries, parcs et serres, aux collections, aux pépinières. Des catégories sont basées sur l'étendue des cultures, intra ou extra muros.
Distribution gratuite de boutures offertes aux ouvriers non jardiniers, avec instructions sur les soins à leur donner, à la condition qu'ils rapportent les plantes toutes venues, toutes fleuries, à une exposition publique et spéciale ; primes offertes aux propriétaires des balcons, fenêtres, terrasses, vestibules, etc., les mieux ornés de plantes et de fleurs.
Journal mensuel rédigé avec soin, toujours instructif.
Bibliothèque richement composée.
La cotisation est : huit francs pour les membres actifs ; cinq francs pour les membres associés ; minimum de cinq francs pour les dames patronnesses, huit francs pour les membres protecteurs.
Cercle horticole de Roubaix.
Fondé le Ier décembre 1878. — Effectif, 2y5 sociétaires. Subventions du gouvernement, du département et de la ville de Roubaix. Le total des subventions s'élève à la somme de i,3oo francs.
La cotisation est de six francs pour les membres titulaires, et vingt francs pour les membres honoraires. — Bulletin mensuel.
L'action du Cercle s'étend à toutes les cultures de plein air ou de primeurs. En reculant ses limites, la cité a provoqué l'établissement d'exploitations commerciales, fleuristes, maraîchères, fruitières et surtout de vineries, sous verre.
Des conférences, confiées à des professeurs émérites, français ou étrangers, éclairent les praticiens peu instruits ou routiniers.
Le Cercle a répandu le goût de la bonne culture, par des expositions, un grand marché aux fleurs, des concours mensuels aux séances et des visites de jardins. — Il célèbre la Saint-Fiacre.
Cette association n'oublie pas les vieux serviteurs horticoles, ni ceux de ses membres qui se trouvent sans ouvrage.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Valenciennes et des arrondissements limitrophes.
Fondée en mai 1876, la Société compte plus de 800 membres ; la cotisation est de six francs. — Son titre actuel lui a été octroyé par un arrêté préfectoral du i5 juin 1894.
Chaque année, des conférenciers développent un sujet intéressant.
Des cours pratiques d'arboriculture sont professés, dans tous les cantons de l'arrondissement, par M. Léon Saint-Léger, diplômé de l'École de Versailles, directeur du Jardin botanique de Lille.
Des leçons données au jardin-école de la Société intéressent vivement la population praticienne ou bourgeoise.
Bulletin trimestriel. — Séances mensuelles du Conseil.
Par ses expositions remarquables et son enseignement bien compris, la Société de Valenciennes a acquis dans le nord de la France une grande notoriété.
Elle a obtenu un prix à l'Exposition universelle de 1889.
Oise.
Société d'horticulture, de botanique et d'apiculture
de Beauvais.
Fondée depuis 1864, reconnue établissement d'utilité publique par décret du 19 mars 1881.
Cotisation, dix francs. — Effectif, 1,200 membres.
Les séances sont mensuelles.
Un bulletin est publié chaque mois ; il contient les procès-verbaux des séances, le budget annuel avec l'avis de la commission des finances, les rapports des jurés aux expositions, divers documents d'horticulture, de botanique, d'apiculture, etc.
La Société organise des expositions à Beanvais et subventionne, s'il y a lieu, ses sections pour leurs expositions cantonales.
Chaque année, les jardins des ouvriers de la ville de Beauvais sont visités par une commission, et aussi ceux des instituteurs. Des récompenses sont décernées aux plus méritants.
Aux apports des sociétaires sont attribuées des médailles d'or, de vermeil, d'argent ou de bronze, ou bien des primes en espèces.
Le professeur, M. Alexandre Delaville aîné, distingué dans son art, fait un cours régulier au jardin d'expériences et à l'Hôtel de Ville de Beauvais, depuis l'année 1866. Le samedi, il se tient à la disposition des sociétaires, au Jardin-Ecole.
Pendant huit mois de l'année, des leçons d'horticulture ont lieu dans les seize sections cantonales où sont admis gratuitement les instituteurs et leurs élèves.
La visite aux vergers cidricoles est inscrite au programme du professeur, ainsi que la répartition des greffes d'arbres fruitiers.
Un résumé des leçons est distribué aux nouveaux membres.
Les jeunes jardiniers, qui suivent assidûment les leçons d'horticulture, subissent un examen, et il leur est décerné, suivant leur aptitude, divers ouvrages d'horticulture ou des diplômes de capacité.
Quelques donations fondamentales permettent de récompenser des praticiens dévoués à l'horticulture et à la Société.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Clermont.
Fondée en i865.
La cotisation est de dix francs. — Effectif, 400 membres.
Les séances et le bulletin sont mensuels.
La municipalité loue à la Société, pour son jardin d'expériences, un terrain dépendant de l'école communale.
M. Bazin, jardinier-professeur, fait au jardin des cours pratiques d'horticulture et se rend aussi dans les divers cantons où sa parole facile, étayée sur sa longue expérience, est toujours écoutée.
Des expositions sont organisées dans les villes de l'arrondissement.
L'influence de la Société, grâce notamment à son professeur actuel, se fait sentir d'une façon remarquable dans toutes les branches de l'horticulture. Les expositions universelles de 1878 et 1889 en sont la preuve. — Elle célèbre la Saint-Fiacre.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Compiègne.
Fondée en 1866.
L'année suivante, des sections cantonales ont été annexées à la section centrale ; elles sont au nombre de onze.
Depuis cette époque, la Société n'a cessé de prospérer : elle possède un jardin modèle et répand l'enseignement horticole dans tout l'arrondissement, au moyen de conférences mensuelles, d'expositions, de récompenses aux travailleurs, aux instituteurs et aux élèves qui suivent ses cours.
Le Jardin d'études est ouvert à tous les sociétaires, le samedi.
Le professeur se transporte chez les membres de la Société qui lui demandent des conseils.
C'est ainsi que depuis longtemps déjà, à Gompiègne, ont été enseignés les bons principes d'arboriculture, de floriculture et de maraîcherie.
Après MM. Georges Bellair et Désiré Layé, le titulaire actuel est M. Eugène Courtois, élève de Versailles, comme ses prédécesseurs.
Par son Verger-école, la Société propage les espèces cidricoles recommandables.
Séances mensuelles, résumées dans un bulletin imprimé.
Le prix de la cotisation est de dix francs par an, cinq francs pour les instituteurs et les jardiniers. Le nombre des membres s'élève à 800, répartis en douze sections. Le professeur d'horticulture organise, tous les mois, une conférence dans chacune d'elles.
Société d'horticulture et d'apiculture de l'arrondissement
de Senlis.
Fondée en septembre 1866 ; après des fortunes diverses et malgré l'épreuve de 1870, elle se maintient avec 400 membres.
Séances et bulletins mensuels. — Cotisation, dix francs.
Son action s'étend sur six cantons, dans chacun desquels elle a fondé une section. Toutes ont leur bureau, leurs séances chaque mois, leurs apports de produits, etc.
Le professeur actuel de la Société, M. Lozet, se rend aux séances de chaque section pour y donner des leçons orales et pratiques.
Une exposition générale est organisée tous les deux ans, alternant avec des concours trimestriels, entre sociétaires.
Les instituteurs publics de l'arrondissement sont admis à titre gracieux, avec tous les privilèges des membres payants.
Visite des cultures et récompenses aux plus intéressantes.
Le jardin d'expériences possède :
i° Une école d'arbres fruitiers à cidre, dont les greffes sont délivrées gratuitement aux sociétaires ;
20 Une collection de Poiriers à maturité tardive ;
3° Des cultures comparatives de Légumes au fumier de ferme et aux engrais chimiques.
Enfin, pour couronner l'enseignement, la Société ouvre un concours annuel où les garçons jardiniers peuvent obtenir un diplôme constatant leur degré d'instruction théorique et pratique.
Orne.
Société d'horticulture de l'Orne, à Alencon.
Fondée le 27 juin 1847, e^e a' depuis cette époque, tenu chaque année une exposition publique ou un concours sur place.
Les concours de visites aux jardins sont divisés en trois séries :
i° Culture maraîchère ;
20 Culture horticole proprement dite (plantes de serre ou de pleine terre, arbres et arbustes d'ornement) ;
3° Arboriculture fruitière, comprenant la culture des pépinières d'arbres fruitiers et la taille des arbres.
Par suite du roulement, chaque série a son concours triennal.
En somme, la Société cherche à développer le goût des diverses branches de culture dans le département, et contribue à l'amélioration des vergers d'arbres à cidre.
Séances mensuelles. — Bulletin, deux fois par an.
Les jardiniers paient une contribution de sept francs par an ; les amateurs, dix francs; les dames, cinq francs. — Effectif, 200 membres.
Pas-de-Calais.
Société Artésienne d'horticulture, à Arras.
Fondée en 1893.
La cotisation est de huit francs pour les membres titulaires, et cinq francs pour les membres associés.
D'origine récente, la Société qui compte 120 membres, a déjà organisé une exposition parfaitement réussie ; elle se propose de renouveler pareille fête tous les ans et d'instituer des visites dans les jardins.
L'ouverture d'un cours d'enseignement horticole et la création d'un jardin d'expériences et de démonstration sont en projet.
Puy-de-Dôme.
Société d'horticulture et de viticulture du Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand.
Fondée en juillet 1882, elle compte aujourd'hui 36o adhérents.
Cotisation, dix francs pour les titulaires et les dames ; cinq francs pour les correspondants; deux francs cinquante pour les instituteurs.
Les séances mensuelles sont l'occasion de conférences confiées à des hommes de bonne volonté, ou à M. Layé, élève de Versailles,
Au moyen d'expositions et de visites, la Société encourage la culture des vergers, des parterres, la tenue et le greffage du vignoble, les ruchers d'abeilles et l'enseignement agricole par les instituteurs.
Des concours ont lieu chaque année sur ces objets divers, et de temps à autre, une exposition est offerte au public.
Quatre bulletins paraissent dans l'année.
Rhône.
Association horticole lyonnaise,
Fondée en août 1872, par le fait d'une scission survenue au sein de la Société d'horticulture pratique du Rhône.
Reconnue d'utilité publique le 22 mai 1894.
1,100 membres titulaires.
Les réunions sont mensuelles. Les plantes apportées sur le bureau sont payées et récompensées, s'il y a lieu. Les questions techniques, traitées en séance, et les discussions qui en résultent tournent au profit de l'instruction horticole.
En dehors de brillantes expositions, dont quelques-unes lui ont coûté plus de 20,000 francs, elle institue des concours spéciaux à domicile et encourage les essais sur les engrais.
Des diplômes sont délivrés aux jardiniers qui ont fait preuve d'aptitude suffisante dans leur art.
Les jardiniers, depuis longtemps employés dans la même maison, sont compris dans la distribution des récompenses.
Le journal mensuel Lyon-Horticole, publié par M. Yiviand-Morel, rend compte des travaux de l'Association.
Société d'horticulture pratique du Rhône, à Lyon.
En 1837, la Société d'agriculture, sciences et industries de Lyon, organisait une exposition au Jardin des Plantes de cette ville ; cinq années plus tard, la même tentative fut renouvelée avec un succès semblable. C'est alors que germa le projet de fonder une Société d'horticulture ; Charles-Fortuné Willermoz en eut l'initiative.
Après quelques réunions préparatoires, l'association fut constituée le i3 janvier suivant ; 47 membres étaient inscrits.
La Société débuta par une exposition au mois de septembre.
Le président fondateur fut M. Menoux, conseiller à la Cour; M. Réveil, maire de Lyon, puis vice-président du Corps Législatif, lui succéda en i856.
Le 21 septembre de cette même année vit naître le premier congrès national pomologique. Troyes et Bordeaux furent les points les plus
éloignés qui fournirent des délégués. L'aréopage pomologique trouve toujours à Lyon bienveillance et sympathie (v. p. 3ao).
Quelques mois auparavant, la Société avait prélevé sur sa caisse une somme de 1,400 francs en faveur des inondés de la Guillotière.
La cotisation, primitivement de vingt francs, est réduite à dix francs, depuis l'année 1887. — Personnel, 38o sociétaires.
Le voisinage des établissements scientifiques et du Fleuriste municipal ont aidé à l'organisation de la Société.
Les séances se tiennent tous les mois ; les apports méritants sont récompensés, et des conférences intéressantes sont développées.
Chaque mois, un bulletin signale et traite des sujets nouveaux ou peu connus.
Les expositions publiques qu'elle organise rencontrent une grande faveur dans la population. En célébrant ses noces d'or, la Société constate qu'elle a ouvert cinquante-quatre expositions, en dehors de ses concours particuliers.
Les pépinières, les fruits, les légumes, les plantes de serre ou de pleine terre, les Roses, les Œillets, les Dahlias, les Cannas donnent toujours un vigoureux éclat aux exhibitions lyonnaises.
Société horticole et viticole de Tarare.
Fondée en i8o,3 par la fusion de la Société d'horticulture et de viticulture de Tarare, créée en 1868, et de la Société d'horticulture et de viticulture de Tarare, plus jeune de dix ans.
Ces deux Sociétés contribuèrent grandement au progrès par leurs publications, les expériences faites dans leurs jardins, par des conférences qu'elles organisèrent, et des expositions, des visites aux cultures de légumes, de fleurs, de fruits, etc.
Quand survint le phylloxéra, elles luttèrent pour combattre ce fléau, en organisant des leçons de greffage qui n'ont pas été étrangères aux résultats obtenus.
Cotisation, cinq francs. — Effectif, 23o membres.
Société d'horticulture de Villefranche.
Fondée en i858.
Subventionnée par l'Etat, le département et la ville de Villefranche.
Le but de la Société est l'amélioration des pratiques connues, la vulgarisation de nouveaux procédés horticoles ou viticoles et l'encouragement des ouvriers de ces deux branches de l'agriculture.
Elle organise, chaque année, soit une exposition générale, soit des expositions partielles ou des concours de cultures, et récompense les anciens serviteurs,
Les sacrifices imposés sont amplement justifiés par les beaux résultats obtenus.
Les conférences pratiques ou démonstratives sont bien suivies. La cotisation est de dix francs. — L'effectif compte 80 sociétaires.
Rhin-(Haut).
Société d'agriculture et d'horticulture du territoire de Belfort.
La Société de Belfort succède à la Société d'agriculture et d'horticulture du Haut-Rhin qui avait, dès 1840, son siège à Golmar. Les statuts sont restés à peu près les mêmes.
Cotisation, cinq francs. — Effectif, 5oo membres.
Son fonctionnement a été interrompu pendant quelques années, après la guerre de 1870 ; et vers 1878 fut rétablie, en France, cette association qui a rendu tant de services à notre fertile Alsace.
Suivant les traditions des Sociétés de Golmar et de Mulhouse, elle continue la tâche de favoriser le progrès agricole et horticole.
Sous son influence, la culture du Chou à choucroute a pris une grande extension ; elle a fourni un des produits les plus rémunérateurs dans toutes les exploitations de ce coin de terre alsacienne resté français.
Amélioration de la composition des vergers et des potagers.
Saône-et-Loire.
Société autunoise d'horticulture, à Autun.
Fondée en i858 par un groupe d'amateurs, à la suite du cours d'arboriculture professé par Alphonse Du Breuil.
La première réunion eut lieu le 12 décembre, à l'hôtel de ville. Le marquis de Saint-Innocent fut élu président ; Éd. Dolivot, secrétaire.
L'existence légale de la Société date du i3 avril 1859, avec 209 membres ; la première exposition eut lieu du Ier au 4 septembre de la môme année, dans les jardins de la sous-préfecture.
La fête publique se renouvela tous les ans au même endroit, ou au collège, ou dans les allées du Petit-Séminaire renommé pour les beaux arbres fruitiers de son enclos.
Depuis les événements de 1870 les expositions devinrent triennales.
Après une vie indépendante, la Société d'horticulture s'est associée, depuis 1890, à la Société d'agriculture et au Syndicat agricole pour la rédaction d'une publication collective.
La Société autunoise est toujours restée fidèle à son programme : « l'amélioration de la culture des jardins maraîchers, des pépinières, des arbres fruitiers, des plantes d'ornement, »
36a FRANGE
Société d'horticulture et d'apiculture de Saône-et-Loire, à Chalon-sur-Saône.
Depuis 1844, l'horticulture formait une section de la Société générale d'agriculture et d'horticulture de Chalon-sur-Saône. Apres trente années de vie commune, les horticulteurs se groupèrent séparément.
La Société prit le titre de « Société d'horticulture de Chalon-sur- Saône », et, le 5 mai 1876, l'autorité préfectorale approuva les statuts qui ont subi des modifications, en 1878 et i883. Enfin, le 25 mars 1892, l'apiculture fut ajoutée au mécanisme social.
La cotisation est fixée à six francs; on compte i5o membres.
Des leçons pratiques sont données à l'école communale, et un concours est ouvert entre les instituteurs de l'arrondissement.
Un bulletin trimestriel fut créé à l'origine; depuis i883, il est mensuel.
Tous les deux ou trois ans, a lieu une exposition ; huit ont été organisées jusqu'à présent.
Les séances se tiennent chaque mois. — L'Association possède une bibliothèque à laquelle les sociétaires peuvent, le dimanche, emprunter les documents qui les intéressent.
La Société est appelée à visiter les établissements horticoles ou apicoles, et à récompenser les plus méritants.
L'effectif comprend 400 membres titulaires et 3o dames patronnesses, versant une contribution annuelle de six francs.
Société d'horticulture de Mâcon.
Fondée en février 1846.
Cotisation, six francs. — Effectif, 200 membres.
Après une période brillante, pendant ses vingt premières années, la Société a subi des crises intérieures qui ont failli compromettre son existence ; cependant, elle a compris qu'une association horticole peut vivre au milieu de comices et de syndicats ruraux.
Son action s'exerce par des réunions mensuelles, dont rend compte un bulletin, à chaque trimestre, par des expositions publiques, par des visites de jardins et des récompenses attribuées aux apports en séance. Elle encourage la création et l'entretien des pépinières, des potagers, des vergers et des jardins fleuristes.
La Société prête son concours aux fêtes de charité et aux expositions agricoles de la localité,
Savoie.
Société horto-agricole de Chambéry.
Fondée en 1857, pour « réunir les personnes de toutes conditions qui s'occupent de la culture des fleurs, des fruits et des légumes, afin de solidariser leurs efforts, d'améliorer et perfectionner les procédés de culture, de signaler et de récompenser ceux de ses membres qui, par leurs travaux, se sont fait remarquer.
« La Société a encore pour but de réunir les ressources nécessaires pour venir en aide aux personnes qui en feront partie, lorsque la maladie les contraindra à abandonner momentanément leur travail. »
Les membres actifs, au nombre de i5o, résident dans un rayon de 3 kilomètres autour de Chambéry, payant une cotisation annuelle de douze francs, et ils sont seuls admis à la mutualité des secours.
Les membres honoraires, au nombre de 200, versent six francs et n'ont pas droit aux mêmes avantages.
Une délégation, portant une couronne, assiste aux funérailles des sociétaires.
Les expositions générales des produits agricoles, horticoles et apicoles se tiennent dans la première quinzaine de septembre.
Un concours de greffage de la vigne est fixé pour 1894. « Chaque concurrent devra planter ses sujets greffés, dans un rayon ne dépassant pas 3 kilomètres de la limite de l'octroi de Chambéry. »
Seine.
Société nationale d'horticulture de France.
Fondée le 11 juin 1827, à Paris. (Voir page 3 18.)
Société d'horticulture de Boulogne-sur-Seine.
Fondée en 1890, elle compte 200 membres.
La cotisation est de huit francs. Les séances ont lieu cinq fois par an; les membres, qui y assistent, reçoivent un jeton de présence.
Des causeries faites en séance, des cours et des conférences propagent les connaissances horticoles.
La Société encourage les producteurs en leur décernant des récompenses aux expositions et à la suite de visites aux cultures.
Des primes sont attribuées aux produits méritants apportés aux séances.
Société d'horticulture pratique de Montreuil-sous-Bois.
Fondée le 28 décembre 1878.
Après être restée stationnaire, la Société prend un nouvel essor et son effectif dépasse 3oo membres. — Cotisation, six francs.
Elle étudie tout ce qui concerne l'horticulture, ses améliorations, ses progrès ; elle propage l'instruction horticole et les notions professionnelles par des cours publics et des conférences populaires.
Les séances sont mensuelles ; le bulletin est trimestriel.
La bibliothèque est appelée à intéresser la population laborieuse de cette région, si riche en productions fruitières, maraîchères et florales. Ses espaliers de Pêchers sont restés célèbres.
Depuis sa fondation, la Société a organisé différentes expositions nationales qui ont eu de légitimes succès ; elle a pris part aux grandes Fêtes universelles de Paris, d'Anvers, de Saint-Pétersbourg.
Elle doit aux personnes honorables qui la dirigent, et à ses laborieux praticiens, une partie de sa notoriété.
Société départementale d'horticulture de la Seine, à Saint-Maur des-Fossés .
Fondée le 3o janvier 1890; autorisée le 25 avril suivant.
La cotisation des membres titulaires est fixée à six francs ; les membres du conseil d'administration, les dames patronnesses et les membres protecteurs paient dix francs.
L'effectif comprend 320 membres.
Les séances doivent se tenir au moins dix fois dans l'année ; le conseil se réunit chaque mois. Récompenses aux apports.
D'après l'article 2 des statuts, « la Société étend son action sur tout le département de la Seine et principalement sur la région de Saint- Maur-des-Fossés. » Elle y a d'abord rétabli la Saint-Fiacre, réunion confraternelle des jardiniers.
Conférences et cours publics sur la culture et les engrais.
Bulletin. — Distribution de graines de fleurs et de légumes.
De belles expositions ont eu lieu en septembre 1891 et 1894.
Société régionale d'horticulture de Saint-Maur-des-Fossés, Champigny, Join ville et Gréteil.
Fondée en avril 1880, par des jardiniers réunis au théâtre d' Adamville, sous le titre de « Société d'horticulture de Saint-Maur-des- Fossés. » Le siège de l'association est resté dans cette commune, bien que l'action de la Société se soit étendue en dehors.
Cotisation, huit francs. — Bulletin annuaire.
Plus de 25o membres se sont fait inscrire pendant les quatre premières années.
Expositions réussies dans les principales communes de la région. — Visites aux cultures.
Cinq. séances par an"; les apports sont primés,
Société d'horticulture de Neuilly-sur-Seine.
Fondée en 1881, par Vavin, amateur, et Saison-Lierval, praticien.
Cotisation, douze francs. — Effectif, 120 membres.
Séances mensuelles. Les membres reçoivent un jeton de présence. Les ouvriers et garçons jardiniers en touchent deux. La valeur du jeton peut entrer dans le paiement de la cotisation.
Subventions de la Ville, du Conseil général, du Ministère.
Expositions bisannuelles, toujours réussies.
Chaque année, au 3o août, concours de fleurs coupées, couronnes, corbeilles de tables, parures en fleurs, entre les jardiniers et leurs employés.
Des conférences ont lieu à diverses époques de l'année. .
La Société est en instance auprès de la municipalité pour obtenir un terrain qui serait converti en jardin d'expériences.
L'Union horticole de Nogent-sur -Marne.
Fondée en 1869, cette Association compte environ 25o membres.
L'Union a pris part à l'Exposition universelle de Paris, 1889.
Apports de fleurs, de fruits et de légumes aux réunions mensuelles.
Cours faits par des professeurs des environs, traitant de l'arboriculture et de l'emploi des engrais chimiques, de la taille de la Vigne, de la production maraîchère.
Distribution de récompenses à la suite d'expositions publiques, de visites et de concours sur place.
Société d horticulture de Villemomble.
Fondée en 1874, la Société reçoit une subvention du Ministère et compte 200 membres environ.
Son but est de grouper les nombreux jardiniers et amateurs de Villemomble et des environs, dont le goût pour le jardinage se manifeste d'une façon si évidente ; soit dans les grandes propriétés bourgeoises, soit dans les jardinets d'ouvriers ou de bureaucrates en villégiature.
Elle organise des expositions, des visites aux jardins, suivies de distributions de prix.
Des cours d'arboriculture fruitière et de floriculture, professés sous sa direction, enseignent, à tous, les meilleurs principes.
Des récompenses annuelles sont attribuées, après examen, aux garçons jardiniers qui les suivent.
En 1878, la Société a présenté à l'Exposition universelle un lot collectif qui a été récompensé.
Société régionale d'horticulture de Vincennes.
Fondée en 1880; son premier bulletin a paru en 1884.
Séances mensuelles. — Bulletin trimestriel. — Cotisation, six francs.
La Société compte environ 4°° membres honoraires, titulaires et dames patronnesses. Largement encouragée par les subventions de l'État, du Conseil général et des municipalités de son rayon d'action, elle est en mesure d'ouvrir de fréquentes expositions.
Depuis 1884, dix fêtes de ce genre ont été organisées, par ses soins, dans les principales localités de son ressort, notamment à Vincennes, Nogent-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé, Rosny-sous- Bois, etc. Toutes ont été relativement brillantes, et leur succès a contribué à l'expansion rapide, dans la région, de tous les progrès horticoles les plus récemment réalisés.
De nombreux apports sont faits à chacune des réunions, et les produits méritants sont toujours primés, suivant leur valeur.
Un cours d'arboriculture, très suivi aux séances, est confié à M. le professeur Sornin. Les jeunes gens, sortes de pupilles de la Société, sont surtout invités à en bénéficier, et ceux d'entre eux qui paraissent en avoir le mieux profité sont récompensés.
Société régionale d'horticulture de Vitry-sur-Seine.
Fondée en 1887.
Séances mensuelles. — Bulletin annuel. — Cotisation, dix francs.
La Société compte à l'heure actuelle 25o membres.
Elle a organisé deux brillantes expositions en 1888 et 1891 ; plus de six cents exposants y ont pris part.
En 1892, un syndicat régional de hannetonnage, groupant plus de cinquante communes, a été formé par ses soins. Un véritable succès a couronné ses efforts ; io,5oo kilogr. de hannetons furent détruits, depuis le commencement d'avril jusqu'à la fin de mai.
L'industrie de la pépinière, — la fortune du pays, — est appelée à bénéficier de cette institution vigilante.
Syndicat de Saint-Fiacre
ASSOCIATION PROFESSIONNELLE D'HORTICULTEURS, JARDINIERS & CULTIVATEURS, A PARIS.
Fondé en 1879, sous les auspices de l'œuvre des Cercles catholiques d'ouvriers, le Syndicat doit son développement rapide à l'enseignement professionnel pratique, au placement gratuit de ses membres disponibles et à son office commercial. Il se compose actuellement de plus de 1,600 membres qui se répartissent ainsi qu'il suit :
i° Membres fondateurs : Propriétaires de jardins, horticulteurs-
patrons, grainiers ou négociants en produits utiles à l'horticulture, et dames patronnesses. — Cotisation, vingt francs.
20 Patrons : Entrepreneurs de jardins, horticulteurs-fleuristes, pépiniéristes, maraîchers, grainiers producteurs ou négociants en produits horticoles, etc. — Cotisation, dix francs.
3° Membres ordinaires : Jardiniers en maisons bourgeoises, garçons-jardiniers et apprentis, cultivateurs, viticulteurs, etc. — Cotisation, cinq francs.
L'association s'est attaché, dès l'origine, un certain nombre de professeurs praticiens distingués, pour ses cours professionnels hebdomadaires du soir, qui sont suivis avec empressement. Nommons les conférenciers Alexis Lepère, Lépine, Moreau, Champy, etc.
En outre, des cours ont lieu tous les dimanches, dans les établissements ou les jardins de Paris et des environs; ils y attirent un grand nombre d'auditeurs.
Le Syndicat a organisé des sections locales, avec chacune un président et un secrétaire-trésorier, au centre de plusieurs localités importantes de la banlieue de Paris.
Les sections permettent de réunir, dans chacune de ces localités, les membres de l'association habitant la région, et de les faire profiter d'un enseignement pratique, approprié aux besoins de leurs cultures spéciales.
Enfin, depuis sa transformation syndicale, en 1886, un organe Le Syndicat horticole, paraît régulièrement le 25 de chaque mois. Il est adressé à tous les membres souscripteurs.
Un bureau de placement gratuit fonctionne régulièrement. Propriétaires et patrons s'adressent à lui pour avoir des jardiniers.
Une commission de contentieux et d'arbitrage a déjà aplani plusieurs difficultés graves, au mieux des intérêts de chacun.
L'office commercial, pour l'achat de tous les objets utiles à ses membres, tels que : vêtements, articles de ménage, instruments, serres, engrais, charbons, etc., rend des services. — Pour la vente des produits, il sert d'intermédiaire, à titre gracieux.
La bibliothèque professionnelle s'enrichit sans cesse de nombreuses publications spéciales ; elle est, chaque soir, à la disposition de ceux qui désirent venir y travailler.
Récompenses aux familles laborieuses de jardiniers.
La fête annuelle, à l'occasion de la Saint-Fiacre, réunit les confrères, bannière en tête. Elle est accompagnée d'une cérémonie « religieuse, de jeux et d'enseignement. » Le pain bénit est présenté avec le Chef-d'œuvre corporatif, « suivant les usages de l'ancienne corporation des Jardiniers de Paris » remontant à l'année i4?3.
368 Frange
Seine-Inférieure.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Dieppe.
Fondée en 1888, autorisée le 14 janvier 1889, et succédant à une section de la Société centrale du département, elle reçoit une subvention de 400 francs du département, et 100 francs de la ville de Dieppe.
La Société a 260 membres, payant une cotisation de six francs par an ; les élèves jardiniers sont admis gratuitement.
Séances mensuelles. — Bulletin trimestriel.
Des cours d'arboriculture et de culture maraîchère sont professés dans le courant de Tannée ; les élèves jardiniers passent des examens tous les ans et peuvent recevoir des récompenses.
Depuis deux ans, un jardin-école est en formation.
Trois expositions, des excursions, des visites aux cultures, aux serres, aux parcs, aux jardins d'instituteurs, témoignent de la vitalité de la Société.
Société régionale d'horticulture de la ville d'Elbeuf.
Une Société, dite de Saint-Fiacre, fut fondée à Elbeuf en 1867 ; onze ans plus tard, elle se modifia et devint la Société d'horticulture du canton d'Elbeuf. Enfin en 1879, elle se constitua définitivement sous le titre de Société régionale d'horticulture de la ville d'Elbeuf.
Cette association comprend 200 membres et publie un bulletin annuel. — La cotisation est de dix francs pour les membres actifs, et cinq francs pour les dames et les correspondants.
Les réunions sont mensuelles et comportent des expositions sur le bureau. Des visites aux jardins ont lieu tous les ans.
La Société possède un jardin d'expériences dans un terrain dépendant d'une des écoles de la ville, et, chaque année, il y est fait un cours d'arboriculture fruitière d'une douzaine de leçons.
Lorsque le cours est terminé, les auditeurs sont soumis à un examen. Une commission leur attribue des récompenses et décerne, le cas échéant, un diplôme de capacité pour l'arboriculture fruitière.
Société d'horticulture et de botanique de l'arrondissement
du Havre.
Fondée le 12 juillet 1891, la Société succède au« Cercle pratique d'horticulture et de botanique de l'arrondissement du Havre. »
Son action s'étend sur tout l'arrondissement.
La Société rend des services par ses cours d'arboriculture et de botanique, ses concours et ses expositions, et par la publication du bulletin de ses travaux.
Favorisée par son impulsion, la culture des arbres fruitiers prend une extension croissante, et le littoral se décore de villas, de bosquets séducteurs et d'établissements qui les approvisionnent de fleurs, d'arbustes d'agrément, de productions alimentaires.
Cotisation, douze francs. — P^ffectif, 180 membres.
Société centrale d'horticulture du département de la Seine-Inférieure, à Rouen.
Fondée le i3 juin i836, la Société centrale d'horticulture du département de la Seine-Inférieure fut reconnue d'utilité publique par décret en date du 11 août i853. Elle reçoit des subventions de l'État, du département et de la ville de Rouen.
La Société compte 700 membres. — La cotisation est de quinze francs pour les membres résidants, dix francs pour les dames patronnesses, cinq francs pour les instituteurs.
Différents legs constituent des prix destinés à récompenser les principales branches de l'horticulture dans le département.
La collection des publications de la Société contient des travaux très intéressants sur la chimie et la physique horticoles, ou ayant trait à la pomologie, à la floriculture, à la culture maraîchère. Plusieurs de ces travaux sont signés des noms de savants bien connus en horticulture : Girardin, Malbranche, Dubreuil, Prévost, Wood, Pouchet, et autres. MM. Lesueur, Colette, Teinturier, Power, Truelle, Héron, Varenne, Lucet, Lacaille, Legrand, Arsène Sannier, Vilaire, etc., comptent également parmi ses collaborateurs.
La question qui l'occupe tout particulièrement est l'amélioration de la pomologie cidrière. Un verger d'études a été créé il y a quelques années, près de cent variétés y figurent ; les plus recommandées par les pomologistes sont cultivées dans une partie du verger pour fournir des greffons que la Société distribue gratuitement.
Des prix sont décernés pour l'entretien des propriétés et la bonne tenue des établissements horticoles.
Aux réunions (bi-mensuelles), les membres communiquent leurs observations sur les cultures des plantes qu'ils présentent.
Le département fait donner, à l'école normale d'instituteurs, un cours d'horticulture, et la ville de Rouen, au Jardin des Plantes, des leçons d'arboriculture et de botanique.
Des cours de culture maraîchère, professés par les soins de la Société, se tiennent dans les écoles communales.
L'enseignement horticole, donné par les instituteurs primaires, est très satisfaisant. Des récompenses encouragent les maîtres qui
obtiennent les meilleurs résultats auprès de leurs élèves.
3jO FRANCE
Des professeurs rouennais démontrent l'arboriculture à Elbeuf, à Dieppe, à Yvetot.
Le Jardin des Plantes jouit d'une grande réputation pour ses collections fruitières, orchidéennes et ses différentes cultures botaniques. M. Varenne en dirige les plantations avec un véritable talent. (Varenne est décédé le 8 septembre 1894.)
Le commerce horticole, à Rouen, est assez important. La culture maraîchère trouve largement l'écoulement de ses produits sur les marchés de la localité. Plusieurs établissements utilisent l'eau chaude des fabriques voisines, ce qui leur permet d'obtenir des primeurs à bon compte.
La floriculture de la contrée jouit d'une réputation méritée.
En même temps que la Société actuelle, le département de la Seine-Inférieure a possédé le Cercle pratique d'horticulture de Rouen, fondé le 3 novembre i844-
Sa première séance eut lieu le 16 mars 1845, et la dernière, le 12 décembre i858. Après une vie active, ses membres se sont ralliés à la Société centrale d'horticulture.
Société d'enseignement de botanique et d'horticulture de San vie.
Fondée le 19 janvier 1892, elle comprend 40 membres participants et 25 membres honoraires, versant tous une cotisation annuelle de six francs.
Séances mensuelles avec apports de fleurs, de fruits, de légumes.
Cours gratuits et hebdomadaires, de botanique, d'arboriculture et d'emploi des engrais. Les récompenses aux élèves méritants consistent en médailles, en ouvrages, en livrets de Caisse d'épargne.
Herborisations, le dimanche ou le jeudi. — Bulletin annuel.
La Société a prêté son concours à la municipalité pour les fêtes de bienfaisance.
Société d'horticulture de l'arrondissement d'Yvetot.
Fondée le 9 décembre i863.
La Société se compose de membres résidants, correspondants ou honoraires ; 260 environ. Les membres résidants habitent l'arrondissement d'Yvetot et paient une contribution annuelle de huit francs. Les correspondants, choisis en dehors, paient cinq francs.
Ayant pour objet l'horticulture, prise dans son acception la plus large et la plus générale : la taille des arbres, la culture maraîchère, la floriculture, la Société propage les espèces utiles, indigènes ou exotiques, et importe dans l'arrondissement les outils et les instruments perfectionnés. Les amateurs et les jardiniers reçoivent, pour
leurs apports et leurs expositions, des encouragements, et les auteurs de mémoires bénéficient de récompenses.
Les instituteurs sont admis à titre gratuit. Il leur est délivré des graines potagères ou de fleurs et quelques sujets d'arbres fruitiers, à la condition toutefois qu'ils justifieront des résultats obtenus.
Une innovation, due au secrétaire général de la Société, consiste dans la création de jardins scolaires. Chaque élève du pensionnat d'Yvetot a la charge d'un petit jardinet. Une partie est consacrée au potager et l'autre, à la culture des fleurs. L'enfant cultive à sa façon, rassemblant dans cet espace restreint, un ou deux sujets des plantes les plus utiles, et les classe par famille. Tous les ans, après un concours, la Société d'horticulture décerne des récompenses aux plus méritants.
Ces jardins scolaires sont déjà imités dans plusieurs écoles rurales.
Un cours public et mensuel d'arboriculture fruitière est professé par M. Vilaire, au jardin de l'Ecole-pensionnat d'Yvetot.
La Société étudie, par l'analyse et la culture, les meilleures variétés de fruits et les propage, notamment les Pommes à cidre.
Un prix de 3oo francs, fondation Aroux, est attribué annuellement au jardinier le plus méritant de l'arrondissement d'Yvetot.
Dix séances par an; récompenses aux apports. — Bulletin du mois.
Seine-et-Marne.
Société d'horticulture de Goulommiers.
Fondée eni86i,et reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du Président de la République, en date du 17 février 1893.
L'effectif est de 200 membres. La cotisation est de huit francs.
La Société a pour but de perfectionner et d'encourager toutes les branches de la science et de la pratique horticole et d'en faciliter l'étude et l'application.
La propagation des connaissances horticoles est activée par les recherches de l'association, par ses enquêtes, ses publications périodiques, ainsi que par les expériences pratiques ou d'ordre scientifique qu'elle exécute ou qu'elle provoque.
La Société ouvre des concours et des expositions dans lesquelles des récompenses sont décernées. Les ouvriers de l'horticulture sont l'objet de ses encouragements. Elle tient cinq séances par an.
Société d'horticulture du canton de Dammartin.
Fondée le Ier janvier 1882.
Huit séances par an ; récompenses aux apports. La Société compte une centaine de membres payant la cotisation ; les instituteurs du canton y sont admis gratuitement,
L'État lui accorde une subvention de 260 francs; celle du Département est de 100 francs. La cotisation des membres est de dix francs.
Malgré ses ressources modestes, elle organise assez fréquemment des expositions intéressantes. — Visites aux cultures.
Des cours d'arboriculture et de botanique sont faits par M. Berthault, excellent praticien, et l'abbé Bordes, professeur de Juilly.
Société d'horticulture de Melun et Fontainebleau.
Fondée en i852. Le siège social est à Melun, et le secrétariat général à Fontainebleau.
Le rôle de la Société est de favoriser le progrès des diverses branches de l'horticulture et des sciences ou arts qui s'y rattachent, d'en développer les produits et d'étudier les questions de théorie ou de pratique horticole. Quatorze réunions annuelles sur divers points des deux arrondissements, des expériences, des publications permettent à ses membres de se tenir au courant des découvertes. Des encouragements sont distribués aux travailleurs.
La cotisation des membres titulaires est de huit francs ; celle des dames patronnesscs, dix francs. Les instituteurs paient cinq francs.
La subvention du Ministère de l'agriculture est de 3oo francs.
Le bulletin, d'abord trimestriel, paraît maintenant deux fois par an. Le siège des expositions se modifie à chaque fête de ce genre.
L'effectif comprend 4^2 membres.
De riches propriétaires et de bons cultivateurs secondent la Société, en prêtant leur concours actif à l'exécution de son programme.
Société horticole et botanique de l'arrondissement de Melun.
Fondée le 26 mai 1884. — Cotisation, six francs pour les membres titulaires; trois francs pour les garçons jardiniers.
Aux séances mensuelles, un professeur d'horticulture fait un Cours, d'après un programme arrêté tous les deux ans. Actuellement, le professeur est M. Grosdemangc, chef des pépinières au Muséum, élève de Versailles ; ses leçons, fort bien faites et très suivies, sont complétées par des démonstrations au jardin de la Société.
L'Association possède également un jardin botanique, dû, comme le premier, à la générosité d'un enfant de Melun, le Docteur Roussel, botaniste, qui a légué, dans ce but, à sa ville natale une somme de 40,000 francs.
Gomme complément, et surtout pour se conformer au legs Roussel, des leçons de botanique élémentaire, aux jeunes jardiniers placés sous les auspices de la Société, sont confiées au professeur Leclerc.
L'enseignement horticole, augmenté en 1891 d'un cours pratique
d'agriculture et d'arboriculture, est, en outre, donné au collège de Melun, par M. Emile Nodot, un des premiers élèves de Versailles.
Depuis 1887, la Société fait des expériences sur la culture de la Pomme de terre et sur le choix des meilleures variétés ; à cet effet, elle sonde un champ de qualité médiocre sur lequel on emploie, après analyse du sol, les engrais chimiques.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Meaux.
Fondée en i838. — Statuts révisés le 28 janvier 1888.
Cotisation, douze francs. — Effectif, 240 membres titulaires, 27 dames patronnesses ; 20 membres honoraires ou correspondants.
La Société est instituée pour s'occuper de tout ce qui concerne l'horticulture, ses améliorations et ses progrès.
Elle s'assemble le deuxième dimanche des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre. Deux de ces assemblées ont lieu à Lagny.
Dans le cours de chaque séance ordinaire, la présence des membres est constatée par l'apposition de leur signature sur un registre tenu à cet effet, et un jeton de présence leur est remis.
Des primes, détachées d'un livre à souche, sont accordées, à chaque réunion, aux produits méritants déposés sur le bureau et accompagnés d'une note explicative.
Un jury, composé de trois membres, nommé à chaque séance, décerne des primes de ire classe (3 fr. ^5), de 2e classe (2 fr. 5o), de 3e classe (1 fr.-25). Au gré des lauréats, ces primes sont remises en espèces ou transformées en médailles.
La cotisation annuelle est de douze francs ; les garçons jardiniers versent quatre francs, et ne touchent pas de jetons.
Un bulletin est publié tous les deux mois.
Outre les expositions qu'elle organise fréquemment, la Société fait visiter les cultures et les jardins intéressants.
Un jardin d'expériences est administré par une commission. Un professeur y donne des cours d'arboriculture.
Le jubilé cinquantenaire a été brillamment fêté.
M. le baron d'Avêne a occupé le fauteuil de la présidence pendant quarante années, de i854 à 1894.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Provins.
Fondée en 1867, elle disparut en 1870, pour se reconstituer en 1890. Son effectif comprend 35o membres. — Cotisation, cinq francs. Séances trimestrielles. Bulletin deux fois par an. Par des conférences sur la viticulture et sur l'arboriculture, confiées
à M. Gros de mange, du Muséum, par la création d'un jardin d'essai, par ses visites, elle a déjà rendu des services à la région. Les expositions organisées jusqu'à ce jour ont fort bien réussi.
Seine-et-Oise.
Société d'horticulture, d'arboriculture et de viticulture
du canton d'Argenteuil.
Fondée en 1892 ; autorisée le 18 janvier 1893.
Séances et bulletin mensuels. — Effectif, près de 3oo membres.
La cotisation, pour les membres actifs, est de six francs; elle est de dix francs pour les dames patronnesses et les membres honoraires.
La Société étudie avec soin les plantes nouvelles et les nouveaux procédés de culture.
Des cours pratiques d'arboriculture, professés en saison convenable, intéressent les propriétaires et les cultivateurs.
Installée en pleine région de production fruitière et potagère, l'association a son avenir assuré.
Société d'horticulture de Bougival.
Fondée le 3 avril 1887.
Cotisation, six francs. — Effectif, 3oo membres.
La Société ouvre une exposition tons les deux ans.
Un cours mensuel d'arboriculture est placé sous la direction de plusieurs professeurs.
Depuis sa fondation, la Société d'horticulture de Bougival produit une noble émulation parmi ses membres, pour l'amélioration de la culture des arbres fruitiers ou d'ornement, et en général des plantes utiles et des fleurs.
Le succès de ses expositions prouve bien qu'elle a son siège dans une région renommée par ses villas et ses cultures commerciales ou de pur agrément.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Gorbeil.
Fondée en 1868, elle comprend plus de 3oo membres.
La cotisation est de dix francs.
Son zélé professeur, M. Fauquet, fait un cours d'arboriculture goûté des amateurs et des praticiens.
La Société possède un jardin d'essai important ; là s'installent ses expositions ; depuis sa fondation, seize floralies ont eu lieu, toujours brillantes, par suite du voisinage de maisons bourgeoises dotées de serres et de parcs superbes ou d'établissements de culture et de commerce horticole. Des récompenses sont décernées après visites dans les jardins. — Les séances sont trimestrielles,
Bulletin annuel. — Bibliothèque bien composée. La Société de Gorbeil jouit d'une haute considération et rend des services signalés dans la région.
Société d'horticulture de l'arrondissement d'Étampes.
Fondée en 1864, elle compte 3oo membres environ.
Cotisation, six francs; pour les instituteurs, trois francs.
Bulletin annuel contenant le résumé des séances, les rapports de visites de culture et d'expositions.
La Société possède un jardin d'expérimentation fondé par le président actuel, M. Blavet, en 1880. La culture des légumes, des arbres fruitiers et des fleurs y est pratiquée et démontrée avec succès.
Des cours publics et gratuits y sont faits par M. Rivière, professeur à la chaire agronomique de Versailles, et par des personnes bien connues dans le monde horticole.
Des graines et des plantes sont distribuées gratuitement aux séances, qui ont lieu sept fois l'an.
La Société d'Etampes est la première qui ait reçu une récompense du Ministère, en 1881, pour ses essais de culture du Soja, légume d'origine japonaise, et pour sa propagation.
La culture maraîchère d'Étampes a obtenu des espèces végétales intéressantes.
Société agricole et horticole de l'arrondissement de Mantes.
Fondée le 7 août 1879 par 180 membres, elle compte en 1893 un eflectif de 1,200 sociétaires.
Cotisation annuelle, huit francs ; les dames patronnesses paient dix francs, et les instituteurs, membres agrégés, quatre francs. Les membres fondateurs sont soumis à un droit d'entrée de cent francs.
La Société a pour but de faire progresser et de propager les différentes productions du sol.
Les instituteurs, les jardiniers, les propriétaires, les fermiers sont, pour elle, de précieux auxiliaires.
L'agriculture et l'horticulture y marchent de front.
La première exposition eut lieu du 8 au 12 juillet 1880, à Mantes.
Les légumes, les fleurs et les fruits sont traités sur le même pied que les céréales, les fourrages, le bétail, les chevaux.
Séances mensuelles. — Bibliothèque ouverte le mercredi.
Bulletin tous les mois, traitant de questions de culture, d'engrais, de jardinage, d'apiculture, d'enseignement.
Concours scolaires agricoles et horticoles dans l'arrondissement. ■ — Récompenses aux instituteurs pour l'enseignement théorique et
3j6 FRANCE
pratique, les herbiers, les collections, la bonne tenue du jardin, — et aux élèves, pour les cahiers d'étude et les travaux manuels.
Concours de mémoires inédits. — Concours de serviteurs.
Le syndicat, créé pour la diffusion des engrais, a livré, en 1893, dans l'arrondissement de Mantes, un million de kilogrammes d'engrais industriels.
Cercle pratique d'arboriculture et de viticulture de Seine-et-Oise, à Montmorency.
Fondé le 19 février 1882.
La cotisation est de cinq francs par an. — Effectif, i^5 membres.
Le Cercle a pour but principal d'encourager le goût de l'arboriculture fruitière, de favoriser son extension et de propager les meilleures méthodes de culture.
A chaque séance trimestrielle des conférences sont faites sur ce sujet ; des cours pratiques les complètent dans divers jardins particuliers.
Les aide-jardiniers suivent un cours spécial et sont récompensés, s'il y a lieu, à la suite d'un examen.
Le Cercle pratique d'arboriculture a réuni souvent de remarquables lots collectifs de fruits, qui lui ont valu de belles récompenses dans plusieurs expositions générales ou universelles.
La vieille renommée des vergers et des vignes de Montmorency a grandi encore, sous les efforts du Cercle d'arboriculture et de viticulture.
Société d'horticulture, d'agriculture et de botanique du canton de Montmorency.
Fondée le 11 novembre i865 sous le patronage de M. .Adalbert Talleyrand de Périgord, duc de Montmorency. Depuis 1868, elle est placée sous le patronage de l'autorité municipale.
La Société compte aujourd'hui 260 adhérents. Les membres titulaires paient huit francs par an ; les honoraires, dix francs.
Son action est aussi étendue que possible dans le canton. Les nombreuses expositions qu'elle a organisées, les récompenses qu'elle a décernées, avec le désir d'encourager les progrès horticoles, lui ont fait un renom qu'elle s'efforce d'accroître chaque jour.
Elle a pris part aux concours généraux agricoles et aux expositions universelles.
La Société d'horticulture a le droit d'être fière de cette situation.
On connaît la réputation de la vallée de Montmorency, au point de vue cultural ou commercial et l'importance de sa production en fruits, légumes et primeurs.
Société d'horticulture de Neuilly-Plaisance.
Fondée en 1884.
Séances mensuelles. — Cotisation annuelle, six francs.
La Société organise des expositions locales et, de temps en temps, en étend les limites hors de sa région.
Aux assemblées générales, il est fait une étude sur les apports des sociétaires. Puis, des lectures et des conférences permettent à chacun de vulgariser les procédés recommandés.
La localité est remarquable par ses jardins. Les Roses, les Chrysanthèmes, les Orchidées sont nombreux et bien cultivés.
Parmi les légumes, le Chou-Fleur, le Melon, le Potiron, le Chou de Bruxelles et l'Asperge sont très estimés.
Le pays fournit des Poires excellentes et de bonnes Pêches.
Le nombre des jardiniers et des amateurs est assez nombreux dans cette contrée fertile. La Société compte 80 membres.
Société d'agriculture et d'horticulture de Pontoise.
Fondée le 10 février i85o, elle compte plus de 5oo membres.
Cotisation, six francs. — Bulletin des travaux.
Annuellement, une médaille de cent francs est accordée aux jardiniers travaillant depuis vingt ans dans la même maison.
Des récompenses sont décernées à l'occasion des expositions et à la suite des visites de jardins.
La Société s'est attachée à répandre les végétaux d'espèce nouvelle et a contribué à la vulgarisation des engrais chimiques.
D'excellents professeurs praticiens, tels que MM. Remy et Latouche, ont entretenu le feu sacré de la culture fruitière ou potagère.
Société régionale d'horticulture du Raincy.
Ancienne Société d'horticulture de Raincy-Livry-Villemomble, fondée le 25 mai 1869 ; « révisée » le 8 août i883 et transformée sous son titre actuel. Elle a groupé une partie des horticulteurs et des jardiniers en maison bourgeoise, de la banlieue Est de Paris.
Cent membres titulaires paient une cotisation de neuf francs; soixante membres honoraires paient six francs.
La Société tient six séances par an, publie un bulletin annuel, célèbre la Saint-Fiacre, et organise des concours et visites sur place.
Expositions triennales au Raincy, à Gagny, Livry, Montfermeil, Chelles, Gournay-sur-Marne.
Société d'horticulture de Saint-Germain-en-Laye. Fondée en i85i, la Société compte environ 3oo membres. Cotisation, dix francs.
Des praticiens bien connus et des amateurs sérieux se sont dévoués à l'œuvre de la Société. On peut en constater l'heureux effet en visitant les expositions et les jardins de plaisance ou de profit de cette contrée si riche en châteaux et en maisons bourgeoises.
Le plus souvent qu'elle le peut, elle organise des conférences; enfin, elle fait tous ses efforts pour répandre autour d'elle les bonnes méthodes et contribuer au progrès.
Séances mensuelles. — Bulletin, deux fois par an.
Une exposition a lieu à peu près chaque année.
Syndicat des Jardiniers ou Association horticole du Vésinet.
Fondé le 3i janvier 1892.
Cotisation annuelle, six francs. — Effectif, 80 membres.
Le syndicat a pour but de développer le goût du jardinage et de l'horticulture, en organisant des expositions florales, des conférences sur l'horticulture, des cours d'arboriculture, etc. Il a réalisé son programme. — Le professeur est M. E. Latouche, de Pontoise.
Le grand nombre de villas et de propriétés particulières, qui se trouvent au Vésinet, attirent beaucoup de jardiniers ; on y compte environ 180 à 200 horticulteurs, cultivateurs et entrepreneurs de jardins, tous disciples de saint Fiacre.
Le syndicat met en relation les propriétaires et les jardiniers en service qui réclament son intervention.
Société d'horticulture de Seine-et Oise, à Versailles.
Fondée le 7 avril 1840, par 200 horticulteurs praticiens et amateurs, parmi lesquels Philippar, Pajard, Bertin, Truffaut, Duval, Gondouin, Delorme, de Pronville, Dieuzy, Salter, Remilly, Deschiens, Démanche, honorablement connus.
MM. Bertin, Delorme, Pajard et Truffaut assistaient aux fêtes du cinquantenaire en 1890, et ils ont reçu un précieux témoignage de la part de leurs collègues.
Reconnue d'utilité publique en 1868, sous la présidence de M. de Boureuille.
Le secrétariat, tenu d'abord par le professeur Philippar, les docteurs Noble, Erambert et le savant agronome Gustave Heuzé, fut confié le Ier janvier i854 à Auguste Hardy qui le conserva jusqu'à sa mort (1891), tout en restant jardinier en chef du Potager de Versailles, premier vice-président de la Société nationale d'horticulture de France et directeur de l'Ecole nationale d'horticulture.
M. Charles Chevallier, arboriculteur distingué et érudit, lui succède au secrétariat. Le bulletin mensuel porte l'empreinte du talent du secrétaire et du dévouement de ses collègues.
La Société a organisé près de cent Expositions, la plupart dans le pare du palais de Versailles, toujours réussies, sous tous les rapports. On reconnaît la présence de fleuristes, de maraîchers, de primeuristes, de pépiniéristes renommés et d'amateurs ou de jardiniers de maison, qui consacrent leur fortune ou leur talent au progrès de l'horticulture.
En 1867, M.Hardy et M. Bernard, de Rennes, déclaraient officiellement que les rapides progrès de l'arboriculture fruitière, dans le département, étaient dus à l'influence de la Société, et qu'elle était « de celles qui ont le plus hâté les progrès de la floriculture. »
Le comité des Dames patronnesses comprend cent membres. La présidente actuelle est Mme Heine, décorée pour ses œuvres philanthropiques, et fille de MmeFurtado, première bienfaitrice de la Société ; l'une et l'autre possèdent de riches collections florales.
La cotisation des dames est fixée à quinze francs ; celle des membres ordinaires, à dix francs; les instituteurs communaux paient cinq francs par an.
Somme.
Société d'horticulture de Picardie, a Amiens.
Fondée en 1844, reconnue d'utilité publique par décret du 6 mars 1882, elle s'est développée et n'a cessé, depuis sa création, d'exercer une action salutaire sur le développement de l'industrie horticole.
La Société est à la tête de 1,400 adhérents.
Ses ressources se composent de subventions : municipale, 1,000 fr., départementale, 3oo francs, ministérielle, 700 francs, et des cotisations. Les membres actifs et les dames patronnesses versent dix francs par an ; les instituteurs et les aide-jardiniers paient cinq francs.
M. Eugène Mennechet a été réélu vingt-deux fois président, jusqu'à son décès (i885), et a légué 12,000 francs à la Société.
Des médailles sont décernées aux sociétaires qui présentent un certain nombre de membres nouveaux.
Neuf séances par an. — Loterie de végétaux, d'ouvrages, d'instruments horticoles, etc.
La bibliothèque est ouverte tous les jours, le dimanche excepté.
Le bulletin de la Société résume, chaq ue mois, ses travaux et répond aux questions posées par les intéressés.
Depuis sa fondation, elle a organisé plus de soixante expositions importantes, et, depuis 1886, elle est parvenue à les rendre plus considérables par la construction d'un matériel spécial qu'elle transporte sur divers points du département.
38o FRANGE
La Société établit des concours et décerne des récompenses :
Aux apports faits en séance ;
Aux petits jardins d'ouvriers des centres industriels ;
Aux jardinets et aux ornementations florales des magasins, boutiques, cafés, terrasses, fenêtres et balcons ;
A l'emploi raisonné des engrais, la matière première étant fournie gratuitement aux concurrents.
Ces concours provoquent la distribution de médailles, primes en argent, livrets de caisse d'épargne.
Un jardin d'expériences, bien ordonné, comprend Ecole fruitière, rosarium, carrés d'études, etc.
Le professeur Raquet fait un cours sur tous les points du département et distribue des greffes d'arbres à fruits de table ou de pressoir.
A la suite des leçons de jardinage données dans les Écoles, une distribution de récompenses est faite aux élèves et à leurs maîtres.
Les leçons de choses ont du succès auprès des garçons jardiniers, particulièrement à Amiens et à Abbeville.
Au mois de septembre 1894, la Société célèbre ses noces d'or par une grande exposition.
Société d'horticulture de l'arrondissement d' Abbeville.
Fondée le 29 octobre 1893 ; la cotisation est de huit francs pour les membres titulaires, et cinq francs pour les membres associés, instituteurs et garçons jardiniers. — Effectif, 220 sociétaires.
Le premier numéro d'un bulletin périodique a déjà paru ; des conférences ont eu lieu; les séances sont trimestrielles.
La Société se propose d'accorder des récompenses, à la suite d'expositions et de visites de jardins de produit ou d'agrément.
Var.
Société d'horticulture et d'agriculture d'Hyères.
Fondée le 8 octobre 1887, reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du 18 novembre 1892, elle a pour objet le perfectionnement de toutes les branches de cultures usitées dans la région d'Hyères, et poursuit la divulgation des connaissances pratiques, aussi bien que l'extension du commerce et de l'exportation des fleurs, des semences, des primeurs, etc. On sait que l'agriculture et l'horticulture constituent la principale ressource, et, pour ainsi dire, l'unique industrie de la région.
La contribution annuelle des sociétaires est de douze francs.
Effectif, près de 200 membres.
Un bulletin périodique est envoyé aux adhérants.
La Société organise tous les ans, à la fin du mois de mars, depuis 1889, une exposition agricole et horticole et un congrès.
Le Conseil municipal d'Hyères inscrit annuellement, en sa faveur, une subvention de 2,000 francs au budget communal. Le nombre des exposants, en 1889, était de 82 ; il a atteint i54, en 1893.
La Société a participé à l'Exposition universelle de 1889.
Elle a pris l'initiative, au moment de l'élaboration des tarifs douaniers votés en 1892 par le Parlement, de rapports adressés aux pouvoirs publics et de démarches faites auprès d'eux, concernant les tarifications proposées à l'égard d'importants produits de la région : pulpes et marcs d'olives, raisins frais et marcs de raisins, etc.
Enfin, toujours sur son initiative, il a été fondé à Hyères, dans les conditions de la loi du 21 mars 1884, un syndicat agricole et horticole, qui sert à ses membres d'intermédiaire pour l'achat des semences, des plantes, des engrais, des instruments, etc.
Grâce à son climat incomparable, aux richesses de ses jardins et surtout aux terrains légués, dans ce but, à la ville, par M. Riondet, agriculteur distingué, Hyères, sans crainte d'une concurrence sérieuse, peut espérer la création prochaine de l'École d'agriculture et d'horticulture pratique, que la Société poursuit avec énergie.
Société d'horticulture, d'agriculture et d'acclimatation du Var,
à Toulon.
Fondée en 1880, cette association est d'origine beaucoup plus ancienne. Elle a été constituée, en effet, par la fusion du Comice agricole et forestier de l'arrondissement de Toulon, né en i838, avec la Société d'horticulture qui avait été créée en 1869.
La Société actuelle compte 55o membres.
La cotisation est fixée à douze francs par an.
Son rayon d'action s'étend dans tout le département du Var, mais plus spécialement dans les deux arrondissements de Toulon et de Brignoles. — Les séances sont mensuelles.
Son but principal est de provoquer les progrès de l'agriculture, de l'horticulture maraîchère ou florale, et de toutes les industries qui s'y rattachent.
S'occupant d'acclimatation, elle possède un jardin d'expériences où se trouve classée une collection intéressante de végétaux, et qui sert en même temps à la reproduction et à la multiplication des espèces ou variétés utiles, distribuées aux sociétaires.
Un recueil mensuel paraît sous le titre de : La Provence agricole et horticole, rédigé par M. Martial Drageon.
Indépendamment de deux grandes commissions permanentes
d'agriculture, de sylviculture, d'horticulture et d'acclimatation, la Société nomme, tous les ans, une commission spéciale chargée de visiter et de récompenser les exploitations agricoles et horticoles.
La Société ouvre, chaque année, un concours d'enseignement agricole entre les instituteurs, et un autre, entre les élèves des écoles primaires rurales.
On doit à cette Société l'introduction et la propagation de diverses espèces de végétaux australiens et de certaines variétés du Plaqueminier du Japon, que l'on rencontre aujourd'hui dans presque toutes les cultures de la Provence maritime.
Vaucluse.
Société départementale d'agriculture et d'horticulture de Vaucluse, à Avignon.
Fondée en i85a, elle a pour objet de rechercher, d'étudier et d'encourager les méthodes et pratiques avantageuses pour l'agriculture de la région vauclusienne.
La Société compte 33o membres participants et 5o correspondants. La contribution annuelle est de dix francs.
Les réunions des sociétaires ont lieu le mardi de chaque mois, dans une des salles de la Préfecture d'Avignon ; elles sont publiques.
Le résultat de ses recherches et de ses travaux est vulgarisé mensuellement par un bulletin adressé régulièrement à tous les membres participants.
Diverses commissions fonctionnent en permanence et s'occupent plus particulièrement des questions agricoles à l'ordre du jour; elles soumettent à l'approbation de la Société les récompenses proposées ; celle-ci encourage les bons serviteurs ruraux, aussi bien que les agriculteurs émérites qui obtiennent les meilleurs résultats dans les principales cultures de la région.
Vendée.
Société d'horticulture de Fontenay-le-Comte.
Fondée en 1862, cette association a réveillé autour d'elle le goût du jardinage et réalisé d'importantes améliorations.
Le Président fondateur, M.Boncenne, avait fait, lui-même, avant la création de la Société, un cours d'horticulture au collège de Fontenay et à l'école communale de Saint-Médard-des-Prés.
La Société compte 110 membres titulaires (cotisation, dix francs); 17 dames patronnesses (cotisation, six francs); 3o jardiniers ou instituteurs (cotisation, cinq francs). — Elle publie le bulletin de ses travaux, au moins deux fois par an.
Les membres composant le bureau sont nommés pour trois ans ; tous peuvent être réélus. Six séances ont lieu dans Tannée.
Elle a établi des conférences, des concours entre instituteurs, et organisé avec succès un grand nombre d'expositions.
Douze membres du Conseil d'Administration forment un jury permanent chargé de visiter les jardins, serres et autres cultures.
La Société a pris part aux Expositions universelles de 1878 et de 1889 et obtenu de hautes récompenses, pour ses lots de fruits, de légumes et une collection de Pommes de terre.
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Société d'horticulture de Limoges.
Au mois de juin 1859 fut fondée la « Société d'horticulture de la Haute-Vienne », à côté de la « Société d'horticulture et de botanique de Limoges » déjà existante. Cette division des forces locales ayant semblé contraire aux intérêts de l'Horticulture, la fusion fut décidée en mai 1878, sur l'invitation du maire de la Ville, et la nouvelle association prit le titre de « Société d'horticulture de Limoges ».
Administrée par des amateurs et des praticiens distingués, elle contribue à l'extension de l'horticulture par des expositions générales, des concours spéciaux annuels et des primes aux apports faits en séance mensuelle. Son effectif s'élève à 3oo membres.
La cotisation, de dix francs, est réduite à cinq francs pour les dames patronnesses, les instituteurs, les garçons jardiniers.
L'État, le département et la ville lui accordent une subvention.
Sa bibliothèque est bien fournie. — Bulletin trimestriel.
D'importants établissements ont été créés dans la région. L'art des jardins, la floriculture, l'arboriculture et la maraîcherie y sont devenus prospères. — Les conférences sont bien suivies.
Vosges.
Société d'horticulture et de viticulture des Vosges, à. Épinal.
Fondée le 26 mai i858, sous le nom de Société Vosgienne d'arboriculture et de viticulture ; devenue Société départementale, en 1867; réorganisée en 1873 et publiant, depuis cette époque, un bulletin; enfin, elle prend, en 1879, le titre de Société d'horticulture et de viticulture des Vosges. Ses derniers statuts, votés le 9 janvier 1879, ont été approuvés le 8 avril suivant.
Cotisation, cinq francs. — Bulletin tous les deux mois.
Tous les ans, en février, il est dressé un catalogue des semences mises à la disposition des sociétaires, à titre d'échantillon. Chaque membre a droit gratuitement à dix paquets, à son choix.
D'après un tableau de roulement entre les arrondissements, les jardins des sociétaires sont visités, sur demande, par un jury nomade et permanent. Les appréciations du jury, consignées dans un rapport, provoquent la distribution de médailles en séance publique annuelle.
Les réunions ont lieu le premier jeudi de chaque mois.
Expositions brillantes et très visitées.
Depuis cinq ans, des concours scolaires horticoles ont été institués avec des récompenses pour les élèves et pour les maîtres. Toutes les écoles de garçons et de filles du département, y ont été appelées une fois, par séries et par cantons.
Il y a deux ans, la ville d'Épinal a concédé à la Société une terrasse de jardin, qu'elle a consacrée à l'arboriculture.
Son action se manifeste d'une façon heureuse sur tous les points du département des Vosges. — L'effectif compte 65o membres.
Société d'horticulture de l'arrondissement de Mirecourt.
Fondée à l'occasion des conférences données à Mirecourt par l'arboriculteur et viticulteur Trouillet, de Montreuil, elle prit, de 1867 à 1860, le nom de Société d'arboriculture. Reconstituée en 1864, son titre actuel lui est acquis, et son effectif comprend i65 membres.
La cotisation est de trois francs.
Les conférences continuent sur l'arboriculture et la viticulture.
Expositions publiques — Concours sur place, par des visites aux jardins et aux vignes.
Les médailles, décernées à titre de récompenses, sont désormais remplacées par des objets d'art, d'utilité ou d'instruction.
Des prix sont attribués aux élèves du collège de Mirecourt, qui suivent les leçons d'arboriculture données gratuitement par M. Vaudrey-Evrard, président actuel de la Société.
Yonne.
Société d'horticulture, viticole et forestière de Sens.
Fondée en septembre 1888, elle compte actuellement 3oo membres.
La cotisation est de cinq francs par an.
Séances mensuelles. Bulletin périodique. Expositions publiques. Concours sur place. Visites de jardins. Récompenses et encouragements aux travailleurs, aux apports faits en séance, etc.
Distributions de graines et de plants. — Conférences.
Les services rendus sont déjà appréciables.
Par ses discussions en séances, ses expositions et son bulletin, la Société fait connaître les bons procédés de culture, les meilleurs
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fruits, les plantes à cultiver, les moyens de combattre les ennemis de la Vigne et de reconstituer le vignoble phylloxéré.
Comme enseignement horticole, les cours de taille et de greffage de la Vigne, pour les amateurs et les élèves de l'école communale, sont régulièrement suivis.
A la suite de ces cours, de nombreux essais et des plantations de Vignes greffées et d'arbres à cidre ont été réalisés.
Plusieurs Sociétés et Comices agricoles ont ajouté le jardinage au programme de leurs concours publics.
Certaines villes ont annexé l'horticulture à leurs fêtes locales, d'où, souvent, une Société horticole a pris naissance.
Ne serait-ce pas l'origine de la Société d'horticulture du Gard, à Nîmes, âgée de quatre ans, organisant séances, concours, expositions, publiant un bulletin périodique. La cotisation fixée à dix francs est abaissée de moitié pour les ouvriers jardiniers.
Des renseignements tardifs nous ont empêché de la classer à son rang alphabétique.