VALEUR
brute
l'hectare.
Carottes
Panais
Navets, raves, turneps.
Les Carottes se rencontrent principalement dans l'Ouest :
Finistère 5i4, 446 quintaux Maine-et-Loire. . 32o, 364 quintaux
Eure 442,225 — Ille-et- Vilaine . . 296,260 —
Deux Gharentes. 714, i34 — Manche 216,028 —
Et aussi dans la région du Nord :
Pas-de-Calais, 586,976 quintaux ; Somme, 4*5,555 quintaux.
Il y a lieu de citer, en outre, le Loiret, 597,061 quintaux, et la Dordogne, 4i3,24i quintaux.
Quant aux Panais, ils sont surtout la ressource de la Bretagne et de la Normandie. Ils prédominent dans les départements du Finistère, 1,497,990 quintaux; de la Manche, 4Ï95940 quintaux. Toutefois, ils sont aussi très répandus dans un département montagneux du Centre, la Haute-Loire, où leur chiffre atteint 234,370 quintaux.
Ces trois régions fournissent plus des quatre cinquièmes de la production totale.
Pour les Navets, Raves, etc., la Dordogne est placée en première ligne. On y comptait 17,144 hectares produisant près de 2 millions et demi de quintaux de racines, soit le dixième du total de la France entière.
Viennent ensuite :
Le Maine-et-Loire, avec 1,720,971 quintaux; la Creuse, 1,376,709 quintaux ; l'Ain, 788,620 quintaux ; la Haute-Vienne, 1,049,594 quintaux ; le Puy-de-Dôme, 843,44i quintaux.
Et les départements du Finistère et de la Vendée.
Notons encore la région pyrénéenne, où le Navet est très fréquemment cultivé en productions dérobées, qui ne figurent pas dans les relevés officiels.
Asperges. — L'Asperge a étendu ses griffes sur la grande culture, apportant son revenu annuel à la ferme en détresse.
La petite pioche-crochet d'Argenteuil et de Montmorency a trouvé sa concurrente dans la charrue, qui laboure et sarcle les champs d'Asperges de la Picardie, de la Champagne, de la Bourgogne, de l'Anjou, du Roussillon, du Médoc, on pourrait dire de toutes nos provinces. Au vignoble même, la touffe d'Asperge vit en bonne harmonie avec le cep de Pineau ou deGamai,l'Aramon ouïe Gabernet.
La faveur qui s'est attachée aux conserves a favorisé l'extension des aspergeraies. Plus d'une de ces dernières a remplacé les Céréales à la ferme. Aussi, lors des concours régionaux, rencontre-t-on des bottes d'Asperges soigneusement façonnées par l'agriculteur, au même titre que les Haricots, les Pois, la Betterave ou le Maïs.
Artichauts. — Les premiers Artichauts viennent, en mars, de l'Algérie ; les arrivages de Cavaillon, d'Hyères, de Perpignan, de Roscofï, suivent; puis les envois de la Touraine et de l'Anjou. La saison normale ramène les Artichauts de Niort, de Laon, de Saint-Quentin, de l'Oise, de Sens, d'Étampes et de la banlieue parisienne.
Les soins d'hivernage empêchent l'expansion de l'Artichaut, à la ferme, sous le climat de Paris. Ainsi, parmi les milliers d'hectares gagnés par le jardinage sur le champ de Blé, dans la Seine et Seine-et-Oise, l'Artichaut entre dans une proportion restreinte, alors que les Haricots, les Pois, les Choux comptent pour un quart ou un cinquième, et une plante vulgaire, l'Oseille, augmente ses champs et ses bordures, pour le marché ou le laboratoire.
Tomates. — La Tomate a fini par s'imposer à la culture extensive. Les jardiniers d'Orléans, les vignerons du Bordelais, les primeuristes de la Provence maritime, les cultivateurs du Centre et du Sud exploitent en grand cette Solanée américaine ; ils ont développé leur commerce par la cuisson ou l'extraction du jus de ces baies vermillonnées, et le livrent ainsi, directement à l'industrie.
L'exportation des jus de Tomates n'a pas atteint son maximum, ce qui encourage les jardiniers et les paysans à redoubler d'ardeur, en choisissant le sol et les milieux favorables à la maturité saine du fruit.
Haricots et Pois. — La grande production de Haricots est de toutes les régions : l'Oise (Soissons, Liancourt, Noyon); Seine-et-Oise (Montlhéry, Arpajon) ; Nord, Pas-de-Calais, Meuse, Aisne, Aube (Bar-sur- Aube, Brienne), Cher, Meurthe-et-Moselle, Côte-d'Or, Rhône, Allier, Loir-et-Cher, Loiret, Yonne, Nièvre, Seine-et-Marne, etc.
Les limites nord et ouest de la région viticole plaisent au Haricot, dans ses espèces rustiques ; nous le rencontrons encore dans la Vendée, l'Angoumois, la Gironde, la Gascogne, le Béarn.
Le genre Haricot, comme le Pois, a des sections de variétés grimpantes, demi-naines ou naines, de pleine terre ou de châssis.
/J3o FRANGÉ
Les amateurs de statistique ont calculé que la consommation parisienne s'élève, dans une année, par habitant :
Pour les Haricots, à 6 litres 71 ou 5 kilogr. 234
Pour les Pois, à 1 — 87 — 1 — 941
Pour les Lentilles, à 1 — 42 — 1 — i5i
Depuis quelques années, la production du Haricot « en vert », trouve un débouché assuré à la fabrique de conserves ou au marché.
Le Haricot s'associe facilement à de jeunes semis ou plantations ; il prendra place sur une récolte printanière ou précédera une emblavure d'automne.
Les petits Pois précoces des coteaux de Triel, de Montmorency, de Glamart, sont devancés par le soleil des plaines sablonneuses du Var ou des alluvions des Bouches-du-Rhône, près de la Durance, et par les calcaires et les silices de Vaucluse.
L'Ouest leur succède ; de Bordeaux et d'Angoulême à Niort, de Tours au Mans, de Blois à Orléans et à Nantes, tous les départements en produisent et alimentent leurs marchés.
Il n'en reste jamais d'invendus, car l'industrie des conserves en absorbe, à elle seule, plusieurs millions de kilogrammes.
Les marchés de Dijon, de Lyon, de Toulouse, de Versailles ; ceux de la Picardie, de la Champagne, de la Brie, de la Beauce, de l'Auvergne, du Lyonnais, du Maçonnais, du Morvan, du Berry sont encore de bons pourvoyeurs de Pois.
Ognons. — L'Ognon provient des mômes parages, et, en outre, de la Bretagne, du Poitou et de la Vendée ; mais ailleurs, l'Est en produit de grandes quantités, exportées de Mézières ou de Sedan, au delà du Rhin, ou accaparées par des maisons de Paris. Le littoral l'envoie en Angleterre. Les marchés de nos voisins nous absorbent pour cinq millions de francs d' Ognons de cuisine.
Niort vend pour plus de 100,000 francs de plants d'Ognons, chaque année, sans compter les graines récoltées sur place.
L'Échalotte et l'Ail s'expédient des mêmes contrées, et particulièrement de la Bretagne et de la Haute-Garonne.
L'Ail figure pour i,5oo,ooo kilogr. aux Halles de Paris.
La vallée de la Vanne (Aube et Yonne) réserve des terrains tourbeux et légers à ces liliacées de cuisine, et en renouvelle la culture dans le même sol pendant un certain nombre d'années.
Les maraîchers des environs de Troyes sèment à la volée l'Ognon de Mulhouse pour être vendu ou utilisé comme plant, l'année suivante ; et les cultivateurs du canton d'Anglure (Marne) l'achètent, le plantent en rayon et viennent vendre le gros Ognon à Arcis-sur- Aube, à la foire d'octobre, dite foire aux Ognons.
Choux. — Les plantes à feuillage alimentaire sont intéressantes en plein air, au jardin ou sous verre, et dans les assolements des terres à Blé ou à cultures fourragères.
La fumure qu'elles nécessitent n'est pas perdue pour les emblaves futures.
Les Choux, les espèces à salades, les Épinards, l'Oseille, le Céleri, les Poireaux sont exploités par centaines d'hectares et transportés aux marchés par voitures, par chemin de fer ou bateau, à court trajet, vers les centres de consommation et les établissements qui les transforment ou les conservent en boîtes.
Le Chou de Schweinfurt est expédié de l'Ouest aux établissements hospitaliers de Paris.
Les Choux rouges et les espèces à choucroute ont leurs stations dans l'Est; mais les Choux de Milan, les Choux pommés ou frisés, les Choux Cabus sont de bon rapport dans les terrains frais et légers.
Les Choux de Bruxelles et les Choux-fleurs, plus délicats dans leur évolution, réalisent de beaux bénéfices à leur exploitant.
Le Midi, l'Ouest, le Nord, les plages normandes ou bretonnes, notamment le Mont-Saint-Michel et les environs de Saint-Brieuc, expédient des cargaisons de Choux-fleurs à Paris et hors frontière.
Cresson et Salades. — Le Cresson, objet d'entreprises profitables, a fertilisé les marécages et les vallées arrosables de l'Oise, de la Bièvre, de l'Yvette, de l'Orge, de l'Essone, de la Nonette. Commencée il y a 80 ans, l'œuvre de Cardon et de Fossiez a pris des proportions incroyables ; Gonesse possède plus de 3oo cressonnières.
Une fosse bien conduite, ayant environ 3oo mètres de surface et cubant de i5o à 180,000 litres d'eau, peut produire mille douzaines de bottes de Cresson par an ; cette exploitation n'est pas sans exiger une certaine somme de travail et d'argent.
De lourds paniers transportent le produit au marché ou à la criée.
Le Pissenlit, recherché dans les prés ou cultivé au marais, abonde
en Anjou, en ïouraine, en Auvergne, en Bourgogne, au Poitou, en
Lorraine, et s'expédie assez bien, faisant concurrence aux Salades
blanchies par la main du jardinier.
L'Épinard vient de Viroflay, de Verrières, de Saint-Germain; le Poireau, de Pantin, de Saint-Gratien, Groslay et d'Aubervilliers.
Les plants de Chicorée et de Pissenlit mis en cave produisent par le blanchiment d'étiolage un légume d'hiver, dit Barbe de Capucin. Les jardiniers de Montreuil, Bobigny, Bondy, Rosny, Pantin, Viroflay, Créteil y trouvent un supplément de bénéfices.
La Chicorée à grosse racine « Witloof » et le Salsifis, ressources de morte saison, produisent un rapport excellent au cultivateur.
L'extension de leur élevage d'été ou d'hiver est la preuve de la faveur dont ils jouissent auprès du consommateur.
Faut-il ajouter le Raifort, qui, traité dans la région de Montreuil, avec vente assurée à la fabrique de sirops, fournit un petit gain supplémentaire .
Cugurbitacées. — Les Cucurbitacées du marais ou de la plaine, si bien accueillies à l'étalage ou dans la famille, sont d'une vente subordonnée à la température ou aux épidémies, le Melon surtout. De bonnes et franches variétés se sont fixées et méritent la fidélité du cultivateur.
Le Melon est de plein terroir dans le Midi et le Centre de la France.
Le Concombre blanc, admis sur les tables des villes d'eaux et autres localités fréquentées par les touristes, est, en outre, livré aux parfumeries parisiennes. Massy, Palaiseau et Verrières en sont les principaux pourvoyeurs.
Toute une partie du département de la Haute-Garonne est fertile en Concombres-Cornichons. On en fait une grande exportation. A proximité d'une fabrique de conserves, cette espèce peut rapporter de i5 à 20 francs l'are.
En général, on peut dire que la culture du Potiron se fait à la ferme ou en plein champ, le Melon au jardin ou sous abri vitré, le Concombre sur couche ou chauffé au thermosyphon ; mais le climat tempéré les admet tous à l'air libre, en situation bien aérée.
Champignons. — La cryptogamie alimentaire fournit son appoint par le travail du champignonniste. Depuis l'initiative de Chambry, au commencement du siècle, les souterrains des carrières suburbaines délaissées sont devenus des champignonnières lucratives.
Il y en a bien 3, 000 dans la zone parisienne, exploitées par 200 familles ; la production annuelle est évaluée à dix millions de kilogr. ; des marchés sont passés avec les cultivateurs, par les marchands de la halle et les fabricants de conserves.
Ici encore, le public superficiel ne se doute guère des frais de main-d'œuvre, de matériel et des soins vigilants, occasionnés par un maniveau de Champignons.
Cependant, sous plusieurs zones, en France, nous rencontrons des carrières et des caves à Champignons, qui absorbent, toute l'année, l'attention du cultivateur et lui procurent une honnête aisance.
Fraises. — La Fraise, qui relie pour ainsi dire le potager au jardin fruitier, est de tous les pays. Un certain nombre de cultivateurs en vivent exclusivement.
Les jardiniers qui savent élever le Fraisier des Quatre-Saisons, par le semis, renouvelé tous les deux ou trois ans, réalisent un plus joli bénéfice, constant et assuré.
fkANCE 43^
L'abri provisoire d'un châssis double et mobile, au printemps, préserve la floraison des premiers froids et devance la maturité, ce qui permet au Centre de lutter contre le Midi.
Des résultats non moins avantageux sont obtenus avec la race américaine dite « Grosse Fraise » ; mais, au lieu de la reproduction par semis, on a recours aux jeunes filets, que l'on met préalablement en nourrice et qui séjournent deux ou trois années dans la fraiseraie; après quoi, un coup de charrue viendra renouveler l'emblave. Une récolte de légumes aura séparé les deux soles de Fraisiers.
Des cultures, bien soignées, se font remarquer aux environs de Paris, d'Amiens, de Lille, de Brest, d'Orléans, d'Angers, de Nantes, de Ghâlons, de Bordeaux, de Grenoble, de Marseille, de Lyon, etc.
L'intérieur de la France et le littoral, la plaine et la montagne ont des champs de Fraisiers qui alimentent les marchés et les usines à conserves ou à confitures.
Une fraiseraie bien entretenue rapporte, facilement, au moins i,5oo francs, même 2,000 francs nets à l'hectare.
La vallée d'Hyères, qui expédie des convois spéciaux et journaliers de primeurs vers le Nord, ajoute volontiers cinq wagons à chacun, destinés à la Fraise des Alpes, dite « Petite Fraise », tenue souvent en culture dérobée, avec les plantes à bouquets ou à parfums.
Une seule saison produit plus de 5oo,ooo kilogr. de Fraises.
Après cet examen sommaire des genres principaux qui composent les cultures importantes de légumes, si nous abordons la production maraîchère par région, le Midi se présente tout d'abord avec les Fraises, les Pois, les Haricots, les Pommes de terre de la Provence et des provinces voisines ; la vente en est assurée sur les marchés du Nord de la France et de l'étranger.
Le département des Bouches-du- Rhône, arrosé par la Durance et des canaux d'irrigation, produit à profusion des Haricots verts en cosse, des Pois, des Pommes de terre, des Choux-fleurs, qui succèdent immédiatement aux plantes similaires de l'Algérie sur nos marchés.
Avec un sol frais, léger, d'arrosage facile et s'échauffant vite, les cantons de St-Remy, de Château-Renard, de Tarascon s'enrichissent au moyen des légumes de primeurs, que l'on charge par trains complets et spéciaux, dirigés vers Paris et Londres.
En hiver et au printemps, Marseille envoie de grandes quantités de Salades à Lyon et vers la Suisse.
L'exploitation de la Tomate prend un développement rapide ; c'est une fortune pour l'Algérie et la Provence maritime. Les premières récoltes sont vendues au moins six francs la douzaine de fruits ; mais
le producteur n'hésite pas à extraire lui-même le jus de la pulpe et à le livrer ainsi au commerce.
Quant à la Pomme de terre, elle a accaparé l'attention de l'agriculteur, qui a dû abandonner certaines cultures industrielles et fournir des tubercules précoces à l'Algérie, à la Tunisie, à l'Orient.
En même temps que l'Ail, le Melon de Gavaillon est une vieille réputation du département de Vaucluse, si cruellement éprouvé par la baisse de la Garance, de la Vigne, du Mûrier.
A la tête du delta du Rhône, les environs d'Avignon et de Gavaillon
regorgent de primeurs : Artichauts, Asperges, Choux-fleurs, Haricots
verts, Melons, Pois, Pommes de terre, plantes à Salades, Tomates.
La Compagnie P. L. M. les remorque, en faveur des marchés du Nord.
Les Cucurbitacées se retrouvent dans la Haute-Garonne, l'Hérault,
le Gers, le Tarn-et-Garonne. La banlieue de Toulouse en est bondée.
Les Melons et les Pois, du Tarn, sont en réputation.
En grande culture de première saison, les Ognons Blanc et Jaune
de Lescure atteignent souvent les prix de 25 francs et de 3o francs
les ioo kilogr. Les sols argileux accentuent leur parfum. L'Ognon
pullule dans la plaine fertile de Pradoulin et dans le voisinage de
Lectoure, au milieu de champs de Laitues, de Céleris, de Scaroles,
de Chicorées , de Choux cabus ou de Milan , d'Aubergines , de
Tomates, de Melons, d'Ails et d'Asperges.
Les environs d'Agen sont également favorables à l'exploitation de l'Ognon dit «Ognon du Port »; semé dès la fin de l'été, il est livrable en hiver et au printemps.
Dans la banlieue de Perpignan, plus de 1,000 hectares sont convertis en marais potagers, traversés par la Têt et des canaux d'arrosage. Les saisons se succèdent sur le même sol, c'est une culture intensive comprenant : Artichaut, Asperge, Aubergine, Chicorée frisée, Chou, Fève, Fraise, Pois, Haricot vert ou à écosser et Pomme de terre hâtive. La valeur du produit dépasse trois millions de francs.
Toutes les villes importantes du Midi reçoivent des denrées du Béarn. Bordeaux en embarque ; Paris en accapare les primeurs.
Avec trois ou quatre variétés, l'Artichaut se succède d'octobre en juin et fournit cinq millions de douzaines de têtes, au coloris pâle, ou vert, ou violet. Son rapport à l'hectare est de a,ooo francs nets.
Plusieurs localités du département des Pyrénées-Orientales sont devenues maraîchères, entre autres la commune d'Ille qui, sur de vastes surfaces irriguées, produit des plants de Choux, de Brocolis, de Tomates, d'Aubergines, de Piments, de Laitues, de Céleris, d'Ognons. L'Artichaut y couvre environ 3oo hectares.
Bordeaux est devenu un centre de production et de commerce des
légumes. La Fraise des Quatre-Saisons et les races américaines Ananas, Marguerite, Docteur Morère, aussi bien que la Tomate, ont envahi le vignoble. Ailleurs, de vastes surfaces ont été transformées en potagers de culture ordinaire ou hâtive, pour la consommation locale et l'exportation de produits frais ou conservés. Ici, encore, le Pois et le Haricot vert occupent une des premières places.
Depuis longtemps, Niort est réputé pour ses Ognons et ses Artichauts. Il y a trente ans, on estimait déjà à 5o hectares l'étendue des cultures du jeune plant d'Ognon rouge pâle de Niort. Semé au mois d'août, il donnait, six mois après, quatre-vingt millions de plants, vendus o fr. 60 le cent aux Angevins, aux Poitevins, aux Bretons, aux Normands, etc., qui venaient s'en approvisionner.
Presque aussi important, l'Artichaut compte 3,5oo à 4,000 plants à l'hectare ; une moyenne de douze têtes par touffe, vendues cinq centimes pièce, établit un rendement de 2,000 francs, environ. Les Court de Nantes et Vert de Niort sont préférés.
Le Pois occupe 1,000 hectares dans les Deux-Sèvres ; le Haricot vient ensuite, puis l'Asperge ; enfin le Melon Cantaloup produisant encore 100,000 fruits.
On sait que l'Angélique de Niort a sa place dans les jardins de produit, pour la confiserie.
L'industrie des conserves a gagné Le Mans, où des manufactures accaparent les Tomates, les Pois et les Haricots verts ou écossés.
Vers la fin d'août, une foire aux Ognons suscite un trafic important; il s'agit d'Ognons à livrer à la consommation ou aux préparations culinaires. Le prix oscille entre 7 et 14 francs l'hectolitre de bulbes.
Le Centre de la France a vu s'accroître les aspergeraies de grande culture, entretenues à la charrue et susceptibles de rapporter, en pleine force, jusqu'à 3, 000, 4>°°° ou 5, 000 francs à l'hectare. Les alluvions de la Loire plaisent à l'Asperge.
Il paraît que, à lui seul, le département du Loiret compte quinze cents maraîchers, occupant cinq mille ouvriers et qui, avec l'aide de i,5oo,ooo francs de fumier, produiraient de dix à douze millions de francs de légumes par an.
A Orléans, le quartier Saint-Marceau est renommé pour ses fraiseraies. Le succès obtenu depuis avec la Tomate, a vulgarisé d'une façon étonnante cette Solanée recherchée des gourmets.
Aux alentours de Bourges, le « Marais » desséché, sous forme d'îlots allongés, séparés par des canaux, est une mine inépuisable de légumes. Même fertilité dans le val de la Loire, au sol d' alluvions, renommé pour les Asperges et les Melons.
Une grande cité qui s'alimente par ses propres produits, ou à peu près, c'est la ville de Lyon, comprenant 43o,ooo habitants.
Les légumes de bonne vente journalière se récoltent dans les jardins de Villeurbanne, de Monplaisir, de Cuire, d'Eyrieux. La grande culture potagère s'exerce à Vernissieux, à Vaux, à Caluire, à Rillieux, avec les Artichauts, les Gardons, les Choux, les Haricots, les Navets, les Pois, les Pommes de terre, sans oublier le Chou gros quintal de Strasbourg, pour la choucroute.
Le Chou-fleur se concentre à Caluire et à Rillieux, où certains cultivateurs en sèment jusqu'à 3oo grammes, ce qui représente 4o,ooo plants. Une partie de la récolte est dirigée vers Saint-Etienne, la population minière consommant une grande quantité de légumes.
En 1892, la gare d'Oullins, située aux portes de Lyon, chargeait, pour S aint-É tienne, 125,000 kilogr. de Fraises récoltées à Oullins, Saint-Genis-Laval et Brignais.
Ampuis, sur les bords du Rhône, s'adonne surtout à la grande production de Haricots. Pierre-Bénite et Décines fournissent des charretées de Melons. Là, le paysan sème, en plein champ, des platesbandes de Seigle qui font espalier à la plante.
Les rives de la Saône et de ses affluents ont suscité l'installation de potagers de rapport, de même que les sous-sols perméables de la Bresse; Branges et Saint-Marcel sont dans ces conditions. Chalon est un centre important de production : Artichauts, Choux, Chouxfleurs, Haricots, Laitues, Melons, Pois, Pommes de terre, Radis, Tomates croissent en abondance dans ses environs.
Le Jura montagneux s'y approvisionne malgré les produits de Dôle et d'Auxonne qui, d'ailleurs, sont en partie absorbés par les garnisons militaires. Arbois est réputé pour ses Melons.
Dans la Côte-d'Or, une sérieuse réputation est faite aux Melons et au Raifort d'Auxonne; aux Lentilles, de Nolay et d'Estaules ; aux Ognons d'Heuilley-sur-Saône ; aux Navets de Duesme, d'Orret, d'Oigny et de Saulieu ; enfin aux Cressonnières de Chaudenay.
A Épinal, il y a une foire aux Choux pommés, qui se tient dans la première quinzaine d'octobre ; les cultivateurs de la région y amènent de grands chariots chargés de cette plante, principalement de la variété Chou Quintal de Strasbourg, pour la fabrication de la choucroute ; il s'en fait une grande consommation, en hiver, chez les familles alsaciennes émigrées depuis l'annexion.
La consommation de ce mets s'est aussi notablement accrue en province et à Paris. De grandes cultures de Choux ont été créées à cette destination.
La Côte-d'Or et l'Yonne fournissent des quantités d'Asperges,
d'Artichauts, de Melons, de légumes de toutes sortes, qui sont recherchés pour leur hâtiveté ou leur bon goût. Dijon, Appoigny, Saint-Florentin, Auxerre, Sens en font un commerce important.
La banlieue de Troyes est presque exclusivement consacrée à la culture maraîchère. Les communes voisines, Saint- André et la Rivière-de-Gorps, y affectent leurs sols tourbeux. L'emploi des cloches et des châssis simples ou doubles gagne du terrain ; presque tous les marais bien compris adoptent l'arrosage par irrigation, le réservoir d'eau étant rempli au moyen du manège mû par un cheval.
Les légumes approvisionnent, en toute saison, la population bourgeoise, ouvrière et militaire. Il en est transporté vers les localités champenoises moins favorisées, quant au sol et à l'eau d'arrosage.
Le canton de Brienne fournit Haricots et Asperges.
La Champagne, la Lorraine, la Franche-Comté, la Picardie ont réussi à augmenter, d'une façon considérable, leurs cultures potagères.
Les vallées de l'Aisne et de la Vesle, les territoires de Vailly, de Braisne, de Sermoise, de Ciry-Salsogne, de Mons-en-Laonnais, de Royaucourt, etc., conservent la vieille réputation du Haricot de Soissons et du Flageolet. La Pomme de terre se plaît dans cette région.
Bazoches et Courville font l'Ognon Jaune des Vertus ; Sermoise, le Poireau ; Roucy, la Fraise ; Urcel, l'Asperge.
Des centres de maraîcherie sont établis à Montdidier, Ham, Nesles, Abbe ville comme à Gisors, aux Andelys, à Gournay.
Le Bauvaisis transforme et accroît sa production sur les « aires » qui s'étendent de Beauvais à Rochy-Condé, puis à Noailles, à Lardières approvisionnant Méru, et sur les tourbières jadis commerciales de Bresles.
L'hortillonnage légendaire d'Amiens s'étend sur 800 hectares de tourbières et d'alluvions, vallée de la Somme, sur les territoires d'Amiens, de Camon, de La Neuville, de Longueau, de Rivery, de Renancourt, de Montières, de Longpré.
Importée par une colonie hollandaise, il y a 5oo ans, l'industrie a conservé ses habitudes, ses traditions, ses mœurs.
Le jardinier « hortillon » et sa famille continuent à exploiter les terrains « aires », conduisant engrais ou légumes, en barque, ramant sur les « rieux »... On compte encore i55 hortillons possesseurs de 180 bateaux, et 80 qui se servent de voitures.
Les bateaux, chargés la nuit, débarquent à quatre heures du matin aux portes d'Amiens, et livrent leurs denrées aux intermédiaires.
En parcourant cette riche vallée, nous avons rencontré un exploitant qui vend pour 20,000 francs de Fraises Jucunda ; le plant est distancé de un mètre, dans ce terrain marécageux.
Le Nord a vu ses cultures maraîchères prendre un grand développement ; cependant ses besoins sont si considérables et l'alimentation de ses villes industrielles si exigeante que, non seulement il consomme les légumes qu'il produit, mais il en importe encore des pays voisins.
La vallée de la Scarpe, les environs de Douai, de Marchiennes, de Dunkerque produisent en quantité les Asperges, les Choux-fleurs de Rosendael, les Navets de Saint- Amand, les Haricots de Pecquencourt, l'Ail d'Arleux, les Carottes et les Ognons de Cambrai.
Les sables des dunes doivent leur fertilité aux dépôts d'alluvions de l'Aa et aux boues et engrais liquides de la ville de Dunkerque.
Affleurant cette masse granitique et calcaire du littoral constituée, d'après les géologues, par des débris de coquillages et d'algues, touchant les sables qui forment les anciens relais de mer, les brises marines et les courants sous-marins chauds atténuent les extrêmes de la température et facilitent une culture en toute saison.
L'arrondissement de Morlaix a, dans ces conditions, les communes de Roscoff, de Saint-Pol-de-Léon, de Plougoulm, de Céder, de Libéril et de Plouescat, sur un rayon de 20 kilomètres, presque entièrement affectées aux légumes. La location du sol atteint et dépasse même 3oo francs l'hectare.
L'Artichaut, bien fumé, se cueille à deux époques : avril à mai et juillet à octobre. La contrée en fournit 3 millions dekilogr., dont les deux tiers viennent de Saint-Pol-de-Léon.
La Pomme de terre donne un rendement de 20,000 kilogr. à l'hectare, même davantage, suivant les variétés ; l'arrachage commence au mois de juin.
Les Ognons, semés en janvier, seront vendus en juin ; un nouveau semis en mai-juin sera livrable six mois après. Le rapport de cette plante est de 3o,ooo à 40,000 kilogr. à l'hectare.
Près de 3oo bateaux emportent de Roscoff les Ognons et les Pommes de terre, pour les divers ports anglais, jusqu'à Newcastle. Saint-Pol-de-Léon est la gare d'expédition par terre.
Deux variétés de Brocolis arrivent à point : la hâtive, en octobre ; la tardive, de février en avril.
Comme eux, les Choux-fleurs réclament à peine l'arrosage de mise en place. On les plante sur le pied de 11,000 sujets à l'hectare ; vendus à raison de 100 à 125 francs le mille, ils représentent une récolte de six millions de kilogrammes.
Saint-Pol-de-Léon livre près de quatre millions de kilogr. de Choux-fleurs ; le Léonais et Roscoff font le surplus.
La ligne ferrée est pour Paris, le paquebot pour Londres, et la voie terrestre s'arrête à Morlaix, Brest, Landerneau, Lannion.
FRANGE £k)
Non loin de là, et grâce aux mêmes influences, la plaine de Plougastel a 200 hectares comptantes en Fraises du Chili et Ananas. Le rendement par hectare est évalué à plus de i5,ooo kilogr. de fruits, vendus 20 francs les 100 kilogr. La récolte, de mai en juillet, s'accentue au 24 juin pour l'exportation. L'emballage se fait en caissettes de 2 kilogr. à 2 kilogr. 5oo.
La richesse des accrues de la mer a suscité une industrie de légumes et de semences potagères, en pleine prospérité, sur les polders du Mont- Saint-Michel.
Les jardins maraîchers de Saint-Brieuc s'étendent autour de la ville. On y cultive les plants de. Choux, les Choux pommés, les Choux-fleurs, les Ognons, les Petits Pois, alternativement avec le Froment, et l'on fume tous les deux ans.
Les plants de Choux sont expédiés jusqu'à 120 kilomètres de Saint-Brieuc. Il en part plus de trois millions de pieds, vendus au prix de 1 franc le mille.
Les terres consacrées à cet élevage sont louées de 200 à 3oo francs l'hectare, cultivées à la bêche et ensemencées, après la récolte du Blé, avec des graines du Chou de Saint-Brieuc. Après l'enlèvement du plant, les Ognons, les Choux-fleurs et les Carottes demi-longues lui succèdent. Vient ensuite un Blé d'automne ou de printemps.
Aux portes de Cherbourg, Tourlaville a converti en jardins potagers les terrains conquis sur la mer ; le sol sablonneux, iodé, s'y prête, et les varechs du voisinage et de l'île Pelée viennent l'amender.
La Pomme de terre est la culture dominante ; ses 320 hectares fournissent Londres, par navires, vapeurs et voiliers. Le cultivateur a plus de bénéfices à vendre toute sa récolte, sauf à se procurer de nouveaux tubercules pour la plantation prochaine.
Moins important, le Chou-fleur figure cependant pour 200 hectares, et vient ajouter un revenu au cultivateur ; le Chou de Bruxelles, par ses 5o hectares, achève la rotation des saisons de culture.
Des essais sérieux de production sous verre permettent d'affirmer que les Pommes de terre pourront être livrées dès le i5 avril, et les autres denrées en toute primeur, à la façon des forceries des îles anglo -normande s.
Dans une saison, le port de Cherbourg transporte quinze millions de kilogr. de légumes ; celui de Barfleur, cinq millions, et la gare de Cherbourg, trois millions pour Paris et les villes normandes, sans compter la consommation locale.
Une commune voisine, Surtainville, tire 70,000 francs de ses 74 hectares de cultures maraîchères, produisant trois récoltes sur le même sol. Après les Choux semés à la fin d'août et vendus en février,
on plante des Pommes de terre hâtives, auxquelles succéderont des Haricots, des Navets ou autres légumes. La vente se fait à Cherbourg ou à Jersey ; mais ses 800 quintaux de Persil, de cultures dérobées, évalués 40,000 franes, sont dirigés sur Paris.
L'arrondissement de Goutances a d'importantes cultures maraîchères, surtout de Melons, à Créances.
On cite des colonies étrangères qui ont créé des cultures potagères au bourg de Batz, en Bretagne, et à Courtisols, en Champagne.
Sous le nom de culture parisienne, on entend la maraîcherie de la Seine, d'une partie de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise, qui alimente la capitale de légumes élevés à l'air libre ou sous verre.
Le département de Seine-et-Oise compte 10,000 hectares de cultures maraîchères et plus du double en grande culture potagère ; celle-ci domine dans le département de Seine-et-Marne.
L'agrandissement de Paris a repoussé les jardiniers vers la campagne, avec leur matériel ; à leur tour, les paysans de la zone suivante ont fait entrer les légumes dans leur rotation de culture.
L'installation d'un marais nécessite un roulement de fonds relativement important : achat ou location du terrain, habitation, ouvriers, cheval, voiture, fumier, terreau, hangar, bâches, châssis, cloches, paillassons, appareils d'arrosage, outillage, accessoires, impôts, entretien, intérêts, amortissement....
Il y a 5o ans, Courtois-Gérard évaluait de 3o à 5o,ooo francs un hectare de terre clos de murs, avec une petite habitation. D'après lui, la location variait de 1,100 à 1,700 francs, suivant la région sud, est, ouest, de la capitale.
A cette époque, les 2,25o patrons, maîtres ou maîtresses des 1,225 marais parisiens, occupaient 3, 000 ouvriers et 1,100 chevaux; ils employaient environ 23o,ooo châssis et 1,700,000 cloches, étant donné que chaque établissement possédait de 60 à 1,400 châssis, et de 100 à 5,ooo cloches.
Tous ces chiffres ont augmenté dans une notable proportion ; cependant l'étendue moyenne d'un marais pourrait être fixée à 70 ares, les frais d'installation à i5,ooo francs et la dépense annuelle d'exploitation, loyer compris, également à i5,ooo francs.
Il faut au maraîcher qui se respecte un matériel de 20,000 francs par hectare, comportant 3 à 4>°°° cloches, 4 à 5oo coffres vitrés, 1,000 paillassons, un système d'arrosage, le cheval, la voiture, etc.
L'arrosage dit d'irrigation, actionné par un manège mû par un cheval, est d'invention française et moderne ; il simplifie cette besogne d'autant plus fatigante que les cultures sont renouvelées plusieurs fois par an. La jachère est inconnue dans la rotation
des cultures maraîchères. Il est admis que l'arrosage d'un hectare exige 3o mètres cubes d'eau par jour.
Chaque are reçoit environ le fumier d'un cheval.
On arrive ainsi à établir un produit annuel de 18 à 20,000 francs, pour chaque hectare soumis à la culture perpétuelle ou fréquemment renouvelée. Le potager de grande culture est en dehors de ces calculs; mais les cultures forcées augmentent les premières mises de fonds en matériel vitré ou de chauffage.
Le marais du primeuriste dépasse rarement un demi-hectare, comportant au minimum 5oo panneaux de châssis et 3, 000 cloches, et entraînant à un achat de 3, 000 francs de fumier.
On voit combien le travail doit être sérieux, combiné, pour qu'il puisse permettre au patron de couvrir les dépenses prévues.
La population maraîchère, une des plus laborieuses, des plus économes, est amie du travail et de la paix. Sans ces conditions, elle ne pourrait élever sa famille et faire face à ses engagements.
Le maraîcher de profession, dont les charges à remplir l'obligent à travailler plus de douze heures par jour, hésite à étudier des espèces nouvelles ; ce qui lui convient, ce sont les légumes de culture facile et de grande production, réclamés par le consommateur.
Il laisse aux cultivateurs grainiers et aux amateurs le soin et les risques des études aléatoires.
Un bon nombre de jardiniers font, eux-mêmes, leurs semences et leurs plants ; ils consacrent un coin du marais à l'éducation de portegraines pour leurs besoins personnels.
D'autres, préférant vendre leur récolte, sans réserve, achètent leurs semences et leurs plants chez des cultivateurs spéciaux, ou auprès de marchands grainiers qui, eux-mêmes, ont passé des traités avec des éleveurs, travaillant à leur profit.
On peut se faire une idée des étendues cultivées en examinant la moyenne annuelle, pendant ces dernières années, des quantités de graines vendues aux maraîchers, dans les communes suivantes :
Bagneux.
3okil. Carotte rouge très courte, à châssis. 5 kil.
200 — Cerfeuil commun. 2 —
10 — Chicorée fine d'été parisienne. 2 —
20 — — de Rouen. 3 —
20 — Scarole ronde ou verte. i5o —
100 — Chicorée sauvage de Paris. 5 —
5 — Chou cœur de bœuf moy.de la halle. 20 —
5 — — très hâtif d'Etampes. 20 —
2 — Chou-fleur demi-dur de Paris. 10 —
2 — — Lenormand pied court. 20 —
600 — Epinard à feuille de Laitue. 4° —
400 — — monstrueux de Viroflay. 4°° —
10 — Laitue gotte à graine noire. 60 —
10 — — Passion blanche.
Laitue merveille des 4 saisons.
— Passion ordinaire.
Romaine blonde maraîchère.
— grise maraîchère.
Mcàche à feuille ronde.
Navet demi-long blanc, à forcer.
Ognon blanc hâtif de Paris.
Oscille large de Relleville.
Persil commun.
Poireau gros court.
— gros de Rouen.
Radis demi-long rose à bout blanc.
— écarlatc très hâtif,
à courte feuille,
400 kil.