AFRIQUE
Sénégal et Établissements du Haut-Niger.
i,5oo,ooo kilomètres carrés. — 5, 000,000 d'habitants.
L'agriculture, laissée aux mains des indigènes, a fait des progrès sensibles. Les cultures principales comportent le Sorgho vulgaire, le Maïs, les Arachides et les Sésames.
Les cultures arbustives produisent le Café, le Coton, le Caoutchouc, la Gutta-Percha, les Gommes-résines, l'Indigo, la Noix de Coco.
Les Gommes, exportées sur Bordeaux, fournissent trois millions de kilogrammes.
L'absence d'Eucalyptus favorise l'épidémie de Malaria.
Des caféières et des cacaoyères sont installées sur la concession de i5o,ooo hectares, accordée à la Compagnie commerciale et agricole de la Gasamance.
Les forêts sont composées d'essences utiles : Acacia, Adansonia « Baobab », Erythrophlœum, Ficus, Lonchocarpus, Sterculia, Vitex et le Genipa, un des plus beaux arbres de l'Afrique.
Puis des Bambous, des Mangliers, des Orangers, des Palmiers.
Guinée Française.
320,000 kilomètres carrés. — 800,000 habitants.
Ici, la végétation est plus luxuriante dans les Forêts.
Le Caoutchouc extrait des Lianes, Landolphia et autres, représente les deux tiers du commerce d'exploitation des Rivières.
Le Gommier-Copal occupe le second rang et préfère les flancs abruptes de la montagne. Les cercles de la Dubréka et de la Mellacorée produisent chacun 200,000 kilogr. de gomme par année.
Le nord de la Guinée est favorable au Caféier.
Le Kola est expédié par 5o,ooo kilogr. au port de Saint-Louis.
Les quatre cercles exportent 5oo,ooo kilogr. de Sésame.
Le Riz est répandu partout ; il entre dans l'alimentation des Noirs, avec le Sorgho ou grand Millet.
L'Oseille de Guinée « Hibiscus Sabdariffa », Malvacée indienne, fournit ses fleurs à l'industrie des sirops, tartes et compotes.
Le Gouvernement donne au cultivateur des semences d'Arachides.
Côte d'Ivoire, Bénin et Dahomey.
35o,ooo kilomètres carrés. — 25o,ooo habitants.
Ces colonies présentent certaines affinités végétales et culturales.
Les productions alimentaires et industrielles sont le Riz, l'Igname, le Manioc, le Maïs, les Haricots, la Patate, la Banane, l'Arachide, le Sésame, le Tamarin, le Coton, l'Indigo, le Cubèbe, le Piment.
Les fruits principaux proviennent de l'Oranger, du Citronnier, du Dattier, du Cocotier.
Des créoles brésiliens ont importé l'Avocatier, le Bananier, le Cacaoyer, la Canne à sucre et le Bois de Campêche ; puis le Caféier de Libéria, déjà cultivé sur la côte des Esclaves.
Les forêts renferment des genres précieux, exploités par des compagnies financières. Quelques espèces sont à signaler.
Le Baphia à feuille de Laurier, au bois plus lourd que l'eau ; L'Elaeis de Guinée, sorte de Palmier à noix oléagineuse ; Le Grewia, son fruit est la base d'une boisson rafraîchissante ; Le Cola acuminé, répandu partout, pour sa noix à tannin ; Les Mangliers ou Palétuviers, au bois résistant à l'eau de mer ; Le Myrsine, approvisionnant les constructions ; Le Pandanus, recherché par l'industrie des textiles ; La brousse dahoméenne demande à être fertilisée par des travaux d'assainissement et des plantations.
Gabon et Congo Français.
I,ooo,ooo de kilomètres carrés. — 5, 000,000 d'habitants.
La colonie du Congo français, appelée naguère Ouest- Africain, a pour origine l'établissement du Gabon.
Aucune culture soignée n'existait au Gabon avant l'arrivée à Libreville de M. Emile Pierre, élève de l'École nationale d'horticulture de Versailles, chargé par le Gouvernement français, en 1887, de la création et de la direction d'un Jardin d'essai, dans cette ville, et, malheureusement emporté par la mort, en 1892, avant d'avoir accompli complètement sa tâche.
La Mission catholique établie au Gabon, en i843, a des plantations de Cacaoyers et de Caféiers. Elle possède une vanilleraie et fait de l'huile de palme et de cocos* Une culture potagère, pour la vente, y est aussi pratiquée.
Le jardin du Gouverneur renferme des légumes, tels que Choux, Carottes, Navets, Betteraves, Haricots, Laitues, Ognons, Poireaux, Tomates, Chicorée, Oseille, Persil, Cerfeuil, Courges; et quelques arbres fruitiers : des Orangers, des Cocotiers, des Manguiers, des Palmiers à huile, des Bananiers et autres espèces du pays.
Le Coléus tubéreux, provenant de Madagascar, et envoyé du Muséum de Paris, par M. le directeur Maxime Cornu, s'est répandu au Gabon où il produit de beaux tubercules appréciés des indigènes.
Emile Pierre a, de même, propagé le Caoutchouc de Céara, rapporté de San-Thomé ; le Giroflier, l'Anone Cherimolia et un Pachyrrhizus, Lêgumineuse dont la racine charnue constitue un mets excellent.
Les Noirs cultivent, autour de leurs cases, quelques Bananiers, des Taros « Colocasia », la Mauve de Guinée, le Millet, des Solanums à assaisonnement. Mais les grandes cultures de Bananiers, de Maïs, de Sorgho et de Manioc se font surtout dans les bois défrichés^
De Brazzaville à Loango, l'explorateur Jean Dybowski nous signale les massifs du Papayer « Garica Papaya », arbre succulent par ses tiges et ses fruits.
Des Stations d'acclimatation de végétaux économiques à propager ont été installées à Franceville et à Lœstourville.
Les essais heureux de culture, faits par nos colons, portent principalement sur le Café, le Coton, le Riz, les Pommes de terre.
La Banane verte, mûre ou bouillie, le Manioc et le poisson fumé constituent le fond de la nourriture indigène.
Les produits exportés de la colonie sont : l'huile de Palme « Elaeis guineensis », les Amandes de Palmiste, l'Avocatier; les bois tinctoriaux; le Cacao, la Canne à sucre, le Caoutchouc, la Cire, les Goquemolles « Cicca », l'Ebène, la Gomme copal, le Ricin, le Tabac.
Les forêts congolaines qui couvrent la presque totalité du sol renferment un grand nombre d'essences précieuses par leur bois, leur sève, leur écorce, leur feuillage ou leurs fruits.
Parmi les végétaux fournisseurs d'aliments ou de condiments, il y a lieu de citer le Bananier, l'Igname, la Patate, le Manihot, le Manguier, le Goyavier, l'Oranger, le Citronnier, le Muscadier, le Poivrier, le Gingembre, la Vanille, la Vigne, le Raphia vinifère, les Fèves et Doliques, Lablab, Cajanus ; puis le Lotus, sorte de Nymphéacée, dont les rhizomes et les graines sont comestibles.
Enfin, parmi les végétaux industriels et les bois de construction :
L'Ezigo « Pterocarpus angolensis », dont le bois rouge et l'écorce sont employés pour la teinture et le tannage ;
L'Owala « Pentaclethra macrophylla », l'embryon contient moitié de matières huileuses ;
Le Conocarpus, proposé comme succédané du Quinquina;
L'Ebène, pour l'ébénisterie de luxe ;
L'Ogina ou Guttier du Gabon, « Arungana paniculata » ;
Le Tulipier du Gabon « Spathodea campanulata » ;
Le GrifTonia, bois dur, pour traverses de chemins de fer.
Soudan Français.
5oo,ooo kilomètres carrés. — 3oo,ooo habitants.
Le Soudan est un pays fertile, mais la culture y est encore peu avancée ; cependant, les indigènes commencent à défricher les forêts pour se livrer à la culture du Blé, du Maïs, du Riz, du Sorgho, etc.
Le Riz se repique dans le Haut-Niger et dans le Moyen-Niger.
Les indigènes cultivent le Cotonnier, au milieu de leurs champs de Sorgho, de petit Millet et de Maïs.
L'Arachide se propage dans le Haut et le Moyen-Sénégal.
Le Manioc adopte le pays Belledougou et le Manding, jusqu'à Kong.
Le Tabac préfère les terrains humides, près des rivières.
Les principales productions légumières, fruitières ou industrielles sont : les Bananes, les Dattes, les Figues, l'Igname, le Manioc, la Noix de Kola, à tannin ; les Anones, les Citrons, les Mangues, les Patates, les Pastèques, les Melons et Concombres, le Piment, les Calebasses ; puis le Caoutchouc, l'Arachide, le Sésame, la Fève de Calabar « Physostigma », le Chou caraïbe ou Taro « Colocasia esculenta », et le Maranta arundinacea fournissant l'arrow-root.
Parmi les arbres, on trouve l'Acacia à gomme, le Baobab, l'Arbre à beurre « Bassia »,le Baphia vinifère, l'Ebène, le Palmier à sucre <( Borassus flabelliformis », le Papayer « Carica », le Sapotillier «Achras Sapota», le Bambou, le Cassia, le Calebassier «Crescentia».
Le fruit de l'Eriodendron fournit de la soie ; l'écorce d'un Erythrophlœum est tinctoriale.
Enfin la Vigne à tubercules, plus ornementale que fruitière, dont on a parlé comme étant une plante exotique, rebelle au phylloxéra...?
Obock.
120,000 kilomètres carrés. — 200,000 habitants.
Le territoire d'Obock possède une flore saharienne, avec une végétation rare et clair-semée.
L'arbre le plus répandu est le Mimosa ; son feuillage nourrit les troupeaux. On trouve des Genêts et des Euphorbes dans les vallées, des bouquets de Palétuviers sur la côte, et des herbes broussailleuses sur les plateaux.
Un champ de cultures maraîchères et fruitières a été créé dans la Vallée des Jardins. Ses produits servent à l'alimentation des fonctionnaires, de la garnison et du pénitencier.
Autour du jardin du Gouvernement sont situés les jardins beaucoup plus considérables de la Mission Catholique, de la factorerie Mesnier et de quelques indigènes.
Nos Légumes, Badis, Tomates, Aubergines, Salades, Pois, Haricots, Carottes, Concombres, Pastèques et autres plantes alimentaires réussissent avec de grands soins.
Jusqu'à ce jour, nos principaux fruits récoltés sont les Grenades.
Les Cocotiers poussent avec une vigueur surprenante. Il en est de même des Palmiers et des Dattiers. A huit ans, le Dattier femelle produit pour 8 francs de fruits. Cet arbre est l'avenir d'Obock, au point de vue agricole. Des palmeraies y sont déjà installées.
Madagascar.
592,000 kilomètres carrés. — 4>°00>o°° d'habitants.
Quand on longe le littoral de cette île, à l'est, on est frappé de l'abondance et de la vigueur des arbres fruitiers et des essences utiles qui croissent, au caprice de la nature, sur le sable du littoral. Palmiers de toutes sortes, Citronniers, Manguiers, Calebassiers, tendent au voyageur leurs branches chargées de fruits.
Mais, dès que l'on s'avance vers l'intérieur, à 20 kilomètres des côtes, le paysage change ; sur le plateau central, on trouve un sol rouge, dur, aride, où il n'y a plus ni bois, ni habitants, ni villages. Cependant, dès que cette terre de désolation, bouleversée par les phénomènes géologiques, est travaillée et remuée, elle devient fertile et peut se prêter à toutes les cultures.
Parmi les 2,5oo plantes de l'île, connues et classées, les unes rappellent les flores africaine et asiatique, les autres les végétaux de l'Amérique méridionale et de l'Australie.
Sur les eaux, l'Ouvirandra développe ses feuilles ajourées, au milieu des crocodiles, tandis que de petits quadrumanes sautillent sur leFilao «arbre à massue», dont la racine puissante fixe les sables mouvants.
Il y a lieu de mentionner le Baobab qui, moins colossal que celui du continent africain, le dépasse comme élégance et majesté de port.
Parmi les espèces de Palmiers indigènes, il faut citer le Palmier à Sagou et le Raphia, gros et trapu, aux palmes découpées en mille folioles, aux grappes énormes du poids de 100 à i5o kilogr.
Tandis que le Tamarin se cantonne sur la côte occidentale, le Cocotier prospère sur tout le littoral.
Des essences nombreuses et superbes peuvent servir à l'ébénisterie et fournir des matériaux de construction. Tel est le Ravenala, Musacée dont on utilise jusqu'aux nervures des feuilles, comme poutrelles, et aux feuilles elles-mêmes pour la couverture des habitations.
Le Pandanus « Vacoux » donne une fibre au tissage des étoffes.
On trouve dans l'île les arbres des tropiques : Citronniers, Orangers, Limoniers, Pamplemoussiers, Mandariniers, Avocatiers, Jacquiers, Bananiers. Plusieurs ont été apportés par J.-N. Bréon,
Le Riz est la grande culture des indigènes, et le surplus de la consommation est exporté ; il entre pour une part considérable dans le trafic commercial.
Outre le Riz, les Malgaches cultivent l'Igname, le Manioc, la Patate, l'Arachide, le Saonia ou Taro de l'Océanie, sorte de Golocase.
Les Européens ont introduit les céréales, les légumes et les arbres fruitiers de l'hémisphère boréal, et le Thé, le Café, le Coton, le Tabac.
Actuellement, un de nos compatriotes cultive à Ivato, à i5 kilomètres de Madagascar, une plantation de 160,000 pieds de Caféiers qui croissent en plein vent ; il espère avoir prochainement le double de ce chiffre, sur une surface de cent hectares.
Sainte-Marie de Madagascar.
i65 kilomètres carrés. — 7,770 habitants.
Ile très fertile sur une partie de son étendue, complètement stérile sur l'autre, sauf pour ce qui concerne le Giroflier « Caryophyllus».
Les arbres fruitiers : Pêchers, Litchis, Avocatiers, Manguiers, Citronniers, donnent des produits supérieurs à ceux de la Réunion.
Le Girofle est la seule denrée d'exportation ; il est dirigé sur Marseille. On en récolte annuellement environ 3o,ooo kilogr. à 1,200 francs les 100 kilogr.
Sainte-Marie achète son Riz à l'île de Madagascar, tant il est peu cultivé sur ses terres.
Une grande forêt, située dans le nord de la colonie, est exploitée pour la construction des navires.
Malgré les vents de mer, le beau Ravenala, l'arbre du voyageur, se propage et fournit la matière première des cases des Malgaches.
Des essais de Caféiers Libéria, de Cacaoyers, de Cocotiers paraissent devoir fournir des résultats Satisfaisants au colon et au fisc,
Nossi-Bé.
293 kilomètres carrés. — 7,700 habitants.
L'île est caractérisée par la fertilité remarquable de son sol; il se prête à toutes sortes de cultures et produit l'Indigo, le Sésame, le Manioc, le Maïs, la Vanille, le Coton, l'Arachide, la Patate, divers légumes, et, en outre, la Canne à sucre, le Riz, le Café,
Il y a dix ans, la Canne à sucre occupait 900 hectares, le Caféier ioo, le Riz et les légumes i,35o, les forêts 593 hectares.
En i883, l'île a produit 906,000 kilogr. de Sucre ; i36,o6o litres de Rhum ; 1,480 kilogr. de Café ; 931,000 kilogr. de Riz ; 171,960 kilogr. de Manioc.
Une seule forêt d'essences diverses existe à Loucoubé. La moindre coupe doit être autorisée par l'Administration de la colonie.
Mayotte.
366 kilomètres carrés. — 8,710 habitants.
Mayotte est assez riche en essences forestières. On y trouve les arbres des tropiques ; beaucoup d'entre eux servent aux constructions maritimes. Les plus beaux arbres sont sur les contreforts du pic Oubanghui et aux alentours de la baie Bœni, mais leur nombre diminue sensiblement ; il en est de même des Cocotiers, qui occupent 60 hectares de moins qu'il y a 3o ans.
La principale culture industrielle de Mayotte est celle de la Canne à sucre. En 1887, on comptait 1,714 hectares plantés, 12 usines h sucre et 4 distilleries de rhum.
Les plantations de Café perdent leur importance. Par contre, les cultures fruitières et alimentaires progressent, ainsi que les champs de Cotonniers, de Cacaoyers, de Maïs, de Manioc, de Riz, de Vanilliers.
L'usine sucrière de Dzoumogué cherche l'amélioration du Manguier par la greffe.
Les Comores.
2,067 kilomètres carrés. — 47>°00 habitants.
Ces îles, très fertiles, ont été entièrement couvertes de forêts; celles-ci n'occupent aujourd'hui qu'un sixième de la superficie. La plupart des arbres appartiennent aux espèces cultivées à Madagascar, d'où elles semblent originaires.
Parmi les arbres des forêts et des halliers, il faut citer les Ficus, les Cocotiers, les Aréquiers, les Fougères arborescentes et les Manguiers, etc. L'Orseille. plante tinctoriale y es très commune,
La Réunion.
2,600 kilomètres carrés. — 167,850 habitants.
La Réunion est une terre volcanique, couverte de montagnes et bordée, à son pourtour, d'une plage fertile sur laquelle les villes sont installées.
La Réunion possède une Chambre d'agriculture, un Muséum et un Jardin colonial à Saint-Denis. Le directeur de ces deux établissements est le distingué naturaliste E. Neveu.
Les jardins de Saint-Denis font apparaître toutes les richesses de la végétation tropicale.
Il y a environ 60,000 hectares cultivés dans l'île ; 35, 000 au moins sont affectés à la Canne à sucre. Plantée d'octobre en janvier, par petites fosses rectangulaires ou mortaises, la Canne donne sa récolte l'année d'après, à la fin de juillet. Le rendement annuel de cette grande culture de la colonie est de 100,000 kilogr. à l'hectare.
La production sucrière, non compris la consommation locale, oscille autour de 40,000 tonnes ; l'exportation de Sucre, en 1886, a atteint le chiffre de 3i, 847,149 kilogr. d'une valeur de 8,559,663 francs.
La même année a vu la production de 2,5oo,ooo litres de Tafia et une exportation de 559,000 litres de Rhum.
On récolte les gros légumes : Melons, Pastèques, Citrouilles, Concombres, Calebasses, Pipangailles ou Luffa, Patates, Garbanzos ou Pois chiche, Artichauts, Aubergines, Piments, pendant la saison des pluies, de novembre à avril.
Les autres plantes potagères : Pois, Carottes, Ognons, Betteraves, se cultivent pendant la saison sèche.
La Pomme de terre exige beaucoup de fumures ; on l'exporte sur l'île Maurice.
Salazic est réputé pour ses Haricots ; Cilaos, pour ses Lentilles.
On cultive déjà la Chayote, sous le nom de « Chou-Choute. »
Le Champignon Hirneola devient l'objet d'un commerce.
Les plantations du Giroflier aromatique « Caryophyllus » sont dues aux premières importations du colonisateur français Poivre. Peu de temps après, La Billardière y implantait l'Arbre à pain.
La Vanille, apportée dans File par l'ordonnateur Marchand, en 1819, y constitue une industrie florissante. Plus de 200,000 kilogr. y étaient constatés en 1886.
Les plantes à parfums comprennent plus de 80 espèces.
Le Manihot Bouquet rend, après dix-huit mois, 12 à i5 kilogr. de farine de Manioc par touffe, soit i5o,ooo kilogr. à l'hectare.
M. le professeur Raoul, pharmacien en chef du corps de santé des colonies — où il a rendu d'éminents services, — a introduit à la Réunion, la Coca et des Acacias à tannin ou à cachou.
Le bourgeon du Palmier Acanthophsenix y est consommé, au titre de Chou palmiste ; de même les feuilles de la Malvacée « Manite ».
L'Anone a un goût délicat et produit beaucoup.
La Caïmite pomifère fructifie au Jardin botanique de Saint- Denis, ainsi que la Passiflore Barbadine, dite Pomme liane.
Le commencement de l'année est le moment de la maturité des principaux fruits : Litchis, Mangues, Pêches, Avocats, Ananas, etc.
La Réunion, en 1886, a produit 2o5,ooo kilogr. de Vanille, beaucoup plus qu'il n'en faut pour la consommation de l'Europe entière ; elle en a exporté 70,000 kilogr. en 1887.
Malgré sa réputation, le Caféier diminue d'importance ; les Citrons et les Oranges n'existent plus.
Signalons à la Réunion un important service des forêts ; il comporte un personnel de ^5 agents et correspond à un budget d'environ i5o,ooo francs. Un cinquième de cette somme est affecté aux reboisements.
Les forêts occupent 56, 000 hectares ; elles couvraient toute l'île au moment de sa découverte.
La disparition des essences primitives a amené l'introduction et l'acclimatation du Quinquina de l'Inde, sur lequel on fonde de sérieuses espérances, et de même sur l'Eucalyptus de l'Australie.