‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde;Chapitre 195 sur 331 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

Inde Française.

5io kilomètres carrés. — 284,000 habitants, dont 1,000 français.

Pondichéry, Karikal, Mahé, Yanaon, Chandernagor et quelques loges ou comptoirs sans importance, tel est ce qui nous reste du magnifique empire hindou que Dupleix et La Bourdonnais disputèrent au siècle dernier, à l'Angleterre.

Partout où il y a trace d'humidité, le territoire est couvert d'une végétation luxuriante et de magnifiques forêts, d'où l'on tire les bois de construction les plus résistants.

Pondichéry possède deux jardins botaniques, d'un haut intérêt :

Le Parc colonial, fondé en 1827, a une superficie de 17 hectares environ. A l'instigation de la Commission des jardins, on y fait des essais divers, notamment sur la culture de la Vigne et de la Vanille, De plus, il est ouvert aux promeneurs.

Le Jardin d'acclimatation, créé le i5 mai 1861, a une superficie de 8 hectares 18 ares ; il renferme deux vastes parterres pour la culture des arbres d'ornement, et une pépinière.

Un arrêté du 18 mai i885 établit une Station agronomique.

Le 27 septembre 1888, un autre arrêté décrétait l'établissement d'une Chambre d'agriculture.

Le Nelly, l'Indigo, les Menus-grains, le Tabac, le Poivre à Bétel, la Ganne à sucre, le Riz, le Café, le Coton sont les principales cultures de nos cinq territoires.

Dans l'établissement de Pondichéry, 6,660 hectares sont plantés d'Ananas et d'arbres fruitiers ; le Riz en occupe 16,000. Les Cocotiers, en nombre assez considérable, sont disséminés dans la plaine et sur les routes.

Après fortune faite, avec l'huile de noix de Coco, Karikal continue d'accroître ses ressources au moyen des Arachides. Son exportation dépasse 5oo,ooo quintaux métriques.

Par les négociants de Pondichéry et les courtiers de Bombay, les affrètements de Sésame s'expédient du nord de la côte de Coromandel pour Marseille, Le Havre, Dunkerque et iVnvers.

Des voiliers français, d'un faible tonnage, transportent à la Réunion et à Maurice des riz, grains et autres provisions aux coolies hindous émigrés en ces îles.

Cochinchine.

60,000 kilomètres carrés. — 1,877,000 habitants.

La Cochinchine possède, depuis 5o ans, un Jardin botanique à Saigon. Il a une étendue de 18 hectares. Ce jardin a fourni les arbres des avenues de Saigon, et sert à propager, dans le pays, les plantes exotiques. Son Catalogue est fort bien rédigé.

En 1875, on a construit la Ferme des Mares (120 hectares) sur l'emplacement d'un haras colonial, fondé au commencement de la conquête.

En général, l'indigène se borne à une petite culture de légumes, pour lui et sa famille,

A quelque distance de la mer, au milieu des sables salants, le voyageur rencontre d'innombrables Palétuviers. En s'éloignant de la côte, il trouve des Bambous; puis, les grands arbres se multiplient, et forment des forêts impénétrables.

C'est au prix de véritables dangers, que de savants explorateurs ont pu aider M. Pierre, lorsqu'il était directeur du Jardin botanique, à commencer la publication de la flore forestière de ces régions excessivement riches, mais où régnent les fièvres pernicieuses.

La flore de la Cochinchine comprend un nombre considérable de plantes aquatiques. Parmi les algues marines, on peut citer le Gelidium spiriforme, qui sert aux Annamites à préparer des gelées sucrées et parfumées.

Le Riz est la principale culture alimentaire, celle qui demande le moins de travail et produit le plus. La récolte s'élève à 55 millions de kilogr. On compte plus de 200 espèces et variétés de Riz. En 1892, l'Indo-Chine a expédié sur la métropole 5o,ooo tonnes de Riz.

Les arrondissements de Bassac et de Long-Xugen plantent les Haricots et les exportent dans la colonie, même en Europe.

Les Aréquiers, les Arachides, le Cacao, le Café, la Canne à sucre, l'Indigo, le Poivre, le Sésame sont l'objet d'une petite culture.

L'Ananas et le Tabac ont un intérêt local.

Le Mûrier,dans certaines provinces de l'Est, occupe 2,000 hectares.

Un Caoutchouc très rustique de l'Amérique y a été introduit par la mission E. Raoul.

Comme essences de première utilité, populaires et régulièrement exploitées, citons :

Le Calophyllum inophyllum, qui borde les routes annamites, et donne une huile fortifiante pour les carènes de navire.

L'Anisoptera sepulchrorum, approvisionnant la confection des cercueils, respectés par les indigènes ;

Le Sindora sumatrana, utilisé pour les incrustations sur nacre ;

Le Kurrimia, pour les cylindres des moulins de canne à sucre ;

Le Pterospermum, fréquent au nord de Tayninh et de Saigon ;

Le Feronia elephantum, arbre au feuillage parfumé ;

Le Pahudia siamensis, disséminé dans les forêts.

La Schleichera, le Sandoricum, l'Illicium anisatum ou Badiane aromatique, l'Arbre à Cire, le Bois de Santal, l'Arbre à la Ouate, etc.

Les Manguiers « Voi, Xang oa », se reproduisent par la graine ; tandis que l'on propage de bonnes variétés par le greffe.

D'autres encore, décrites à la Flore forestière de V Indo-Chine, par l'éminent botaniste Pierre.

Cambodge.

120,000 kilomètres carrés. — 1,600,000 habitants.

Le Riz est l'objet de la principale culture de la population indigène ou coloniale. Plusieurs espèces de cette plante alimentaire réussissent dans les terrains irrigués ; d'autres, au contraire, se développent mieux dans les endroits absolument secs.

Les légumes d'Europe prospèrent au Cambodge. L'Igname et la Patate sont fort appréciées des habitants, qui, s'ils n'aiment pas les cultiver, aiment beaucoup à les manger.

Tous les fruits des Tropiques, depuis le Coco, l'Arbre à pain, le Jacquier, jusqu'à la Goyave et à l'Ananas, y poussent à merveille.

La principale plante industrielle est le Coton. Ensuite : la Canne à sucre, le Caféier, le Cànnellier, le Poivrier Belle ou Bétel.

Le Tabac présente de grandes analogies avec les plants de Manille et de Sumatra.

L'Indigo, le Palmier à sucre se rencontrent un peu partout .

Le Mûrier reste couvert de feuilles, sans désemparer, de sorte que l'élevage des vers à soie n'est jamais interrompu.

Les forêts sont immenses, mais peu exploitées, — malgré leurs trésors industriels, — faute de chemins, paraît-il.

Annam.

265,000 kilomètres carrés. — 4>5oo,ooo habitants.

Si les terrains de rizières font à peu près défaut en Annam, par contre, les collines et les plateaux fournissent des plantes industrielles en abondance.

Le Cànnellier occupe le premier rang: il pousse même à l'état sauvage sur les hauts plateaux de Quang-Nam. La Cannelle de qualité inférieure est brûlée dans les temples ; le choix est exporté par Tourane, qui en a expédié, en 1887, pour près de 2 millions de francs.

Le Coton, une des richesses de l'avenir, vient admirablement dans le Thanh-Hoa ; il est exporté principalement en Chine, par Haï-Phong.

La Canne à sucre est cultivée avec succès, surtout dans le Quang- Ngai ; elle est expédiée sur Saigon et sur Haï-Phong.

Des essais de Café, tentés par les missionnaires dans les terrains élevés, ont pleinement réussi.

L'Arachide est prospère dans le Binh-Dinh et le Phu-Yen,

Les Annamites cultivent en grand : l'Igname, le Sésame, le Ricin, les Bananes, les Ananas, différentes sortes de Patates et de nombreux fruits. Ils récoltent les Noix de l'Aréquier et du Cocotier, les feuilles du Bétel, les fruits du Manguier, du Goyavier, du Litchi, du Jacquier, et trouvent des Pamplemousses, des Oranges, des Mandarines, de petits Citrons verts, et autres produits de consommation locale.

Le Mûrier, cultivé dans toutes les provinces, est un arbrisseau à tiges annuelles, planté de préférence sur le bord des cours d'eau.

Les forêts, qui couvrent les montagnes, ont une grande valeur. Certaines variétés d'arbres sont recherchées pour la construction et l'ébénisterie. Le gouvernement annamite a concédé l'exploitation de ces forêts à l'explorateur français Jean Dupuis et à des Chinois.

Tonkin.

110,000 kilomètres carrés. — i3, 000,000 d'habitants.

Les cultures du Delta n'ont pas de rivales en Europe.

Le Riz en est le principal objet. Les bonnes récoltes permettent d'en exporter jusqu'à 26,000,000 de kilogr. Cette graminée donne lieu à deux récoltes par an, et quelquefois trois. Le Riz sec entre dans l'alimentation ; le Riz gluant sert à faire de l'alcool.

La Canne à sucre vient en deuxième lieu. Les procédés de culture et de fabrication laissent encore à désirer, mais cette industrie peut donner des bénéfices, et il y a là un vaste champ à exploiter.

Le Mûrier se rencontre dans les terrains un peu élevés du Delta ; il est surtout cultivé dans les provinces de Son-Tay, Nam-Dinh, et de Bac-Ninh. Il y a plusieurs variétés de Mûriers ; tous les sujets sont à basses tiges et de peu de durée. Le grand Mûrier de la Chine ou du Japon, ligneux et de longue durée, ne se prêterait pas au mode d'exploitation annamite, par cueillettes incessantes.

Les essais de Café, préconisés dès les premiers temps de la conquête par E. Raoul, donnent de très beaux résultats; dans cette culture semble résider l'avenir économique de la colonie.

Le Thé cultivé au Tonkin, analogue à l'espèce propagée en Chine, est d'aussi bonne qualité; toutefois sa préparation est inférieure.

Le Tabac vient admirablement dans le voisinage de la rivière Noire et dans le Haut-Tonkin. Les amateurs le classent entre le Manille et le Havane.

La Cannelle qui se récolte dans les montagnes de la chaîne séparative du Mé-Kong, est aussi une des denrées les plus précieuses.

L'Indigo abonde dans le Tonkin méridional ; il est fâcheux que sa préparation, comme celle de la plupart des autres produits industriels, laisse encore à désirer.

Le Sumac à vernis est assez populaire, surtout dans les parties montagneuses de la zone méridionale; le suc est extrait à l'aide d'incisions dans les couches libériennes.

On y trouve aussi l'Arbre à papier «Wickstrœmia», dont l'écorce ligneuse produit du papier et des fils qui servent au tissage des étoffes.

L'essence de Badiane, très estimée dans la parfumerie, est une huile produite par la distillation des fruits de l'Anis étoile, Magnoliacée.

La Muscade et le Gardamone « Blettaria » sont aussi cultivés au Tonkin ; la Ramie ou Ghina-grass y pousse à l'état sauvage.

Des essais pour la culture de l'Opium ont réussi et peuvent devenir la source d'un commerce considérable.

Sur différents points, le Tonkin produit du Goton ; cette industrie serait susceptible d'un grand développement, car le sol et le climat du Thangh-Hoa lui conviennent parfaitement.

Le Ricin vient partout. Les Arachides sont rares. La culture du Sésame est plus développée, comme celle du Maïs.

Le Delta fournit des Légumes en assez grande quantité : Patates, Navets, Chicorées, Pastèques, Épinards, Ghoux indigènes, Céleris, Raves, Haricots, Pois, Doliques.

Si nos légumes viennent bien, beaucoup de nos fleurs sont également acclimatées avec le même succès. Celles du pays sont fournies par des arbres ou arbustes, comme le Poinciana dit Flamboyant, le Camellia, l'Oranger, un petit Rosier, le Grenadier, le Gardénia, l'Hibiscus rouge, rose ou blanc, le Frangipanier « Plumeria », etc.

L'Aréquier est répandu dans tout le pays, et cependant, la production est insuffisante. Aussi, l'importation de la Noix d'Arec de Cochinchine a-t elle atteint 520,ooo kilogrammes, d'une valeur de 5oo,ooo francs.

Le Nephelium Litchi, le Goyavier, le Cocotier, le Manguier, l'Anona Pomme de cannelle, le Pamplemoussier, l'Oranger, le Mandarinier, l'Opontia, le Grenadier, le Jacquier, le Papayer et d'abord le Bananier sont bien cultivés. L'Ananas y est véritablement exquis.

Sur toute l'étendue du Delta poussent de superbes Bambous. On voit, au printemps, des pousses de om 20 de diamètre atteindre en quelques semaines jusqu'à plus de 3o mètres de hauteur ; c'est alors que la tige acquiert de la résistance*

Les forêts dont l'étendue est considérable, sont exploitées le long des rivières seulement, faute de voies de communication par terre. Les bois nécessaires à l'industrie sont importés d'Annam.

Depuis que la France a annexé le Tonkin à son Protectorat, de nombreux végétaux alimentaires, forestiers ou industriels ont été importés et propagés, entre autres par M. Voinier, directeur des services vétérinaires du corps expéditionnaire, qui avait créé de remarquables pépinières de propagande et d'acclimatation, et pris part à l'organisation d'une société d'études des sciences naturelles.

Quelques missionnaires ont également contribué au respect et à l'extension du drapeau français, à l'échange des végétaux indigènes avec ceux de la métropole.

Les planteurs ont dû s'inspirer, dans leurs essais, de la nomenclature Des plantes utiles des colonies françaises, par M. De Lanessan.

Saint-Pierre et Miquelon.

242 kilomètres carrés. — 6,3oo habitants.

Saint-Pierre et la Grande-Miquelon offrent l'aspect de rochers déshérités par la nature. On n'y rencontre que des Genévriers condamnés à ramper sur le sol, des fouillis inextricables de Sapins minuscules, quoique centenaires, et des Bouleaux rabougris.

Toute autre est la Petite-Miquelon.

Ici, coteaux boisés ; ça et là, prairies émaillées de Boutons d'or et de Marguerites, de bouquets de bois aux essences variées : Sapins, Bambous, Ifs, Erables, Sorbiers, Néfliers, Noisetiers, etc.

Le climat ne permettant pas de cultures de céréales, on se borne à entretenir de magnifiques prairies naturelles.

Les principales plantes alimentaires y sont cultivées et permettent de recevoir l'immense population de pêcheurs qui vient, chaque année, y faire escale ou séjour.

Guadeloupe,

1,780 kilomètres carrés. — 166,000 habitants.

Trois Chambres d'agriculture ont été organisées, en i883, une par arrondissement. Chacune d'elles comprend des membres titulaires et des membres correspondants*

56o COLONIES FRANÇAISES

Le il décembre i85i, fut créée la Société d'Agriculture ; le nombre de membres titulaires a été fixé à ioo, au maximum; l'effectif des associés et correspondants est illimité. La Société a formé, sous sa dépendance, des Comices agricoles dans les cantons de Basse-Terre, Port-Louis, Marie-Galante, les Saintes, la Désirade, Saint-Martin

Enfin, le Jardin botanique, créé en 1882, près de la Basse-Terre, sur la propriété dite Trianon. Directeur : M. Colardeau.

La flore de la Guadeloupe, riche en plantes utiles, renferme un grand nombre de plantes d'ornement ; les plus appréciées sont les Orchidées, puis les Fougères comprenant 200 espèces, au minimum.

Les forêts, qui couvrent une superficie de plus de 36, 000 hectares, sont peuplées de plus de 25o espèces industrielles : Acacia de Farnèse, Acajou, Achras, Balata « Mimusops », Bambou, Magnolia, l'Orme des Antilles « Guazuma ulmifolia », le Cacaoyer, le Muscadier à suif « Myristica cerifera », la Savonette Dominique « Sapindus saponaria », le Cerisier-Capitaine « Malpighia »,le Chêne « Catalpa longissima », le Poirier rouge « Tecoma rubra », l'Olivier bâtard « Bontia daphnoïdes », le bois de Rose « Cordia gerascanthus », le Gommier « Bursera »...

Nous passons les végétaux industriels, fournissant des sujets d'exportation : Tabac, Coton, Ramie, Caoutchouc, Rocou, Gomme, Benjoin et la Gutta-Percha, produite par l' Achras Sapota.

L'Hœmatoxylon, bois de Campêche, abonde à Marie-Galante.

Plusieurs cantons recueillent le Caoutchouc des espèces Pertusa, Crassinervia, Lentiginosa, Mimusops.

Le Jatropha, dit bois de corail, l'Erythrine, bois immortel, le Cecropia, bois canon, le Murraya, dit buis de Chine, le Vitex, bois lézard, le Bombax ou Fromager, l'Arenga, fournissant le crin végétal, le Maregravia, bois pétard, l'Ilura, Sablier, sont assez répandus.

Les principales plantes alimentaires sont représentées par le Manioc, le Bananier, le Figuier, le Jacquier, le Cocotier, l'Oranger, le Manguier, le Mammé dit Abricotier, l'Anacarde Acajou, le Goyavier, le Carica Papaye, le Litchi, le Chou-Palmiste, l'Ananas, le Raisin, puis le Melon, la Fraise, les Pois, le Maïs, l'Igname, la Patate.

L'Achiras, sorte de Canna à racine féculente, a des partisans.

Le Dolique Lablab est très fertile et comestible.

La Canne à sucre couvre actuellement 32, 000 hectares ; le Caféier, 3,58o hectares, fournissant 683, 190 kilogr. d'une valeur de 894,760 fr.; le Cacaoyer, la Vanille, le Tabac, le Giroflier, le Muscadier et le Poivrier sont en exploitation régulière et d'un bon revenu.

A la Guadeloupe et à la Martinique, 40 usines produisent du Sucre et du Rhum, pour une valeur de 5o à 55 millions de francs.

COLONIES FRANÇAISES 56l

Martinique.

988 kilomètres carrés. — 176,900 habitants.

La Martinique possède, depuis le 19 février i853, un Jardin des Plantes, au pied de la montagne dite « le Parnasse ». Ce jardin est destiné à la culture des plantes utiles, exotiques ou indigènes, à l'amélioration des fruits de l'île et aux approvisionnements des Antilles et de l'Europe.

Une exposition permanente, créée par arrêté du 21 janvier i856, et établie depuis 1869 dans la partie du Jardin de Tivoli, est ouverte au public deux fois par semaine.

M. Nollet fils est le Directeur de ce Jardin.

Par décision du Conseil général, le 19 novembre 1884, un Laboratoire agricole est rattaché au service du Jardin des Plantes.

Le Jardin botanique de Saint-Pierre a récemment fait une plantation de Cinchonas qui a réussi et promet de beaux résultats.

M. Armand Thierry, son ancien directeur, a contribué à l'acclimatation du Quinquina, de la Ramie et de l'Indigo, dans la colonie.

La flore de la Martinique a les plus grands rapports avec la flore de la bande équatoriale de l'Amérique du Sud.

Palmiers, Fougères arborescentes, Acacias, Cedrelas, Catalpas ou Chênes des Antilles, Bois de Campêche, Mimusops, Bambous gigantesques ; tels sont les éléments principaux des splendides forêts.

Le commerce des bois apprécie beaucoup les essences utiles :

Achras « Balata », pour moulins et constructions navales ;

Adenanthera pavonina « graine à collier », pour menuiserie ;

Calamus, fournissant le rotang ou rotin.

Bursera gummifera « Gommier », pour fabrication de pirogues ;

Calophyllum Calaba « Calaba », bois de marine, incorruptible ;

Chimarrhis cymosa «bois de Rivière», charpente et ébénisterie;

Cordia Gerascanthus « bois de Chypre », pour meubles;

Crescentia Cujete « Calebassier », fournit de belles planches ;

Homalium racemosum « Acomat », bois presque incorruptible ;

Hedwigia balsamifera « Gommart balsamifère », arbre à baume;

Hymensea Courbaril, bois de construction ;

Oreodaphne cupularis, Laurier canellier, écorce industrielle ;

Simaruba amara « bois de Gayenne », écorce pharmaceutique ;

Sloanea Sinemariensis et Massoni « Châtaigniers coco et de la Martinique », pour menuiserie ;

Talauma Plumieri « Bois Pin », pour constructions et marquetterie.

La floriculture arborescente a des éléments sérieux avec les Aralia, Gapparis, Gassia, Cestrum, Charianthus, Gitrosma, Gitrus, Homalium, Ipomea, Lantana, Miconia, Phytolacca, Pilea, etc.

N'oublions pas l'Hippomane, le fameux et terrible Mancenillier...

Des arbres de moindres dimensions : Magnolias, Rhododendrons, et des arbres de nos forêts se développent même sur les plateaux.

Il y avait, en 1891, environ 24,000 hectares de forêts.

La Canne à sucre couvrait, le Ier janvier 1888, plus de 2i,3oo hectares (35,ooo actuellement) et occupait 28,000 ouvriers.

Les cultures vivrières croissent en importance. Elles s'étendaient, en 1888, sur i7,i5o hectares. L'Igname, la Patate, le Colocase ou Chou caraïbe, le Manioc, la Vanille, sont toujours lucratifs.

Nos légumes viennent parfaitement à une altitude de 5oo mètres.

Les fruits : Mangues, Ananas, Avocats, Anones Pomme de Cythère, Cachiman et Barbadine sont aussi variés qu'appréciés.

Les Mangues préférées portent les noms de Julie (précoce), Martin, Divine, Mangue d'Or, Crassous et la tardive Freycinet ; on les propage par la greffe, sur les plants venus de graines.

La Banane demande une chaleur de -j- 24° pour arriver à maturité, et une période de 12 à 18 mois.

Le Cocotier est cultivé en vue de la production de Noix fraîches.

En plein été, le marché aux fruits est bien pourvu : Avocats, Mangues, Mangoustes, Anones Corossol, Quennettes (Melicocca), Sapotes, Grenades, Abricot des Antilles (Mammea), Oranges et Citrons, Caïmites (Ghrysophyllum), Anacardes (pomme d'acajou), Goyaves de Cayenne, et des espèces locales dites Cerises des Antilles (Malpighia)ou du Sénégal(Sapindus), Prunes de Chili (Ghrysobalanus) ou de Madagascar (Flacourtia). Les étagères de légumes reçoivent : Ananas, Choux caraïbes, Ignames, Patates, Manioc, Chrystophines ou Chayotes, Arracachas ou Céleri-Carotte, d'autres encore.

Les potagers et les caféières ont donné une plus-value au sol.

Au nord de l'île, le Cacaoyer, le Coton, le Tabac et les plantes aromatiques enrichissent le planteur.

Parmi les milliers d'espèces végétales de la flore indigène, la famille des Orchidées a quelques bons types épiphytes ou terrestres, et de magnifiques Fougères meublent le mont Pelé, à 1,000 mètres d'altitude, près des mornes et des étangs supérieurs.

Les conseils pratiques, publiés par le Manuel du Bon Jardinier aux Antilles, du botaniste Hahn, ont rendu service aux planteurs.

Et le Caféier...? Quand donc sera réalisé l'arrêté du Préfet colonial, en date du 3o pluviôse an XI, décidant qu'un monument serait élevé à Saint-Pierre, à la mémoire de Desclieux, lieutenant du Génie,

« qui, le premier, porta des plants de Café à la Martinique, et fit à la conservation de ce dépôt précieux le sacrifice de sa ration d'eau, dont il les arrosa chaque jour, pendant la traversée ? »

Ce dévouement mémorable, en 1712, d'un officier français portant à nos colonies le « dépôt précieux du Jardin du Roi » est la source des riches plantations du Caféier aux Antilles.

Guyane.

121,400 kilomètres carrés. — 29,650 habitants.

La Guyane possède un Établissement agricole, dit de la Montagned' Argent, dépendant du pénitencier de Cayenne ; 60 condamnés y sont attachés à la culture du Caféier.

Un Jardin colonial a été créé, en 1880, aux environs de Cayenne, près du camp de Saint-Denis.

Le « Rhizophora », Palétuvier ou Manglieraux semences tannifères, pullule sur le littoral, chargé de soude, dans les accrues marines.

Les terres moyennes, également de formation alluvionnaire, mais moins récente, sont tantôt fertiles, tantôt d'une stérilité extrême*

Les terres hautes accentuent le relief du pays. Lavées par les pluies torrentielles, elles perdent en faveur des régions inférieures tout l'humus que ne retient point la végétation.

Les forêts sont peuplées d'essences rares et précieuses ; telles sont, entre autres : l'Hymensea Courbaril, exsudant la Résine copal, ou Résine de Courbaril; le Diplotropis, au bois très dur, etc.

Il serait intéressant d'essayer les plantations d'Eucalyptus et autres essences à fortes racines, sur le littoral tourmenté par de violents raz de marée, et sur les savanes échelonnées le long de la côte balayée par les lames du large.

OGEANIE

Nouvelle Calédonie et dépendances

Iles Loyauté, Ile des Pins, etc.

19,823 kilomètres carrés. — 65, ^5o habitants.

La Nouvelle Calédonie est dotée d'une Chambre d'agriculture composée de 3o membres, dont i5 sont nommés à l'élection et i5 sont désignés par le Gouverneur de la Colonie.

Les principales cultures sont celles des Haricots, du Maïs, du Riz, du Manioc, du Coton, du Tabac, du Blé d'Australie, importé en 1887 par M. Perret, inspecteur des cultures. Ce blé a donné 38 hectolitres à l'hectare. — Les Haricots de Païta et de Lima y sont populaires.

Le Manihot doux rend 100 tonnes de Manioc à l'hectare ; l'administration a fait détruire les plantations du Manihot industriel, quoique d'un rendement double, craignant que les condamnés n'emploient sa racine vénéneuse... d'une façon criminelle.

L'Ananas, importé de Tahiti, est ici délicatement parfumé.

La Canne à sucre réussit partout, même en terre médiocre.

Le Cocotier prospère dans le Nord calédonien ; il est à sa limite de fécondité à l'île des Pins. Sa production est de 5o à 85 cocos ; 600 à 65o noix fournissent 100 litres d'huile. Un hectare rapporte de une à deux tonnes de coprah, que l'on vend de 200 à 3oo fr. la tonne.

La Vanille se plaît dans toutes les régions humides.

Le Mûrier multicaule est le seul des Mûriers importés qui réussisse; encore ne vient-il que sur les coteaux.

Un très beau vignoble a été planté à Koé. On évalue à 5oo francs les frais de culture d'un hectare, produisant 100 hectolitres de vin.

Les légumes d'Europe prospèrent à merveille. La Pomme déterre donne deux récoltes ; la colonie en exporte annuellement pour 100,000 francs. Le Pois Pacay « Inga » y réussit parfaitement.

Tous les villages ont des plantations d'Ignames ; il en existe plus de 5o variétés ou formes distinctes, et presque autant du Colocase « Taro », plante alimentaire de la famille des Aroïdées.

La racine de l'Igname à tige épineuse « Ouale » ou « Ouare », dit Griffe-de-chat, Dioscorea aculeata, est réservée aux chefs.

UnPachyrrhizusangulatus«Maniania», sorte deDolique tubéreux, donne également une racine alimentaire.

L'Ananas acquiert aussi un parfum délicieux à la Foa.

L'Oranger, le Citronnier, le Manguier, le Bananier, le Litchi, l'Avocatier, le Goyavier, le Pêcher donnent des résultats satisfaisants.

Le botaniste Pancher, du Muséum, a introduit des végétaux utiles dans nos possessions néo-calédoniennes.

M. de Greslan a planté, à la Dumbéa, d'autres arbres fruitiers exotiques, entre autres les Eugénias, Anones, Manguiers, Figuiers, Mangoustans, Citronniers et Mandariniers, Bananiers, Anacardiers, Passiflores, Grenadiers, Amandiers, Cognassiers, Plaqueminiers, Jacquiers, Opontias, et une foule d'essences de première utilité.

A la ferme de Koé, la mission Raoul plantait, en 1886 et 1887, la série de végétaux industriels ou alimentaires suivants :

Le Bassia, beurre végétal de l'Inde ;

Les Palmiers Ceroxylon, à cire ; Elaeis, à huile ; Arenga, à sucre ; Sagus, Acanthophœnix, Aréquier à chou comestible, de Madagascar ;

Les beaux Palmiers Oreodoxa de la Guyane, fournissant le Choupalmiste ; Latania de la Réunion ; Aréca de la Nouvelle-Zélande ;

Le Dalbergia ou Palissandre de l'Inde ;

Le Swietenia, Acajou de Saint-Domingue ;

Le Gedrela, faux acajou, pour les boîtes à cigares ;

Le Mammea, dit Abricotier des Antilles, à gros fruit comestible;

Le Myristica, Muscadier des Moluques, bien vigoureux;

Le Caryophyllus, Giroflier, des mêmes parages ;

Le Ravenala, l'arbre du voyageur, au pays des Malgaches ;

Le Myroxylon, baume du Pérou, promptement acclimaté ;

Le Tectona, fournissant le bois de Teck, nerveux et incorruptible ;

Le Cola, donnant la noix de Kola, tannifère ;

L'Hymenaea Gourbaril, arbre à copal, de Madagascar ;

Des Bambous, des arbres à soie, à coton, à parfums, etc., et sur les montagnes des Acacias à tannin et des Ginchonas divers.

Quelles métamorphoses pour la primitive population canaque !

Nouvelles Hébrides.

i5,i57 kilomètres carrés. — 72,000 habitants.

Les Nouvelles Hébrides, par leur flore et leur culture, se rapprochent de la Galédonie et des îles de la Société. Nous y trouvons encore les genres suivants :

Le Goyavier, le Bananier, le Châtaignier australien « Gastanospermum », des Palmiers variés, le Palmiste à chou, le Sagoutier, lTv0ire végétal, le Dracéna, le Frangipanier « Plumiera », le Palétuvier.

Le Ficus « Banian », le géant des arbres de cette partie du monde, étend au-dessus des cases des naturels ses rameaux gigantesques.

Les principales cultures sont celles du Cocotier, du Maïs, de l'Igname, du Manioc, du Café, du Tabac.

La femme indigène travaille à la terre, souvent plus que l'homme.

Archipel de la Société.

Iles du Vent (Tahiti), Iles sous le Vent. i,65o kilomètres carrés. — i5,ooo habitants.

Tahiti possède une Chambre d'agriculture, depuis le 17 mars 1887. C'est une île d'un climat délicieux, d'une fertilité admirable.

La plupart des plantes intertropicales introduites se sont naturalisées spontanément.

La végétation luxuriante témoigne hautement, par son abondance, de la richesse du sol.

Si la population indigène des deux sexes a pris pour devise : « Vivre, c'est chanter et aimer,» le colon doit désormais profiter des végétaux nouvellement importés et les exploiter à son profit, travaillant en même temps dans l'intérêt général.

Le Jardin botanique fourmille de végétaux importés par la mission E. Raoul, bien classés suivant leur rôle d'application économique :

Eucalyptus et arbres industriels pour constructions et meubles ;

Arbres à fruits comestibles; Vignes de pays chauds ;

Arbres et arbustes à huile, à beurre, à suif ;

Plantes alimentaires et fourragères, légumes ;

Plantes textiles, tinctoriales ou tannifères ;

Végétaux à gommes, résines et cires, à essences et à suc laiteux ;

Pépinières et semis, à Mamao, près de Papeete. Avec le concours de colons intelligents, le Jardin botanique a pu répandre daus les îles de la Société une foule de végétaux précieux.

Quelques-uns ont affirmé leur valeur économique ou commerciale.

Le Golocase « Taro » produit des tubercules, pesant de i à 2 kilogr.

Le Bananier, l'Avocatier, l'Arbre à pain, le Goyavier, le Manguier occupent d'assez grandes surfaces.

Les Oranges d'Haapape et d'Arue sont les meilleures de Tahiti. Celles de Huahine, de Tubuai, de Mangareva, tiennent la tête de l'archipel. L'exportation des Oranges est une source de revenus.

Le Caféier fleurit en mars et en septembre et préfère les districts humides. Les Cafés de Tahiti et de Moorea sont estimés,

Le Cycas néo-calédonien fournit le Sagou, par ses graines,

La Vanille réussit dans les vallées fraîches et ombreuses,

Le Jardin botanique de Mamao a propagé une espèce de Tabac qui obtient la cote maxima sur les marchés belges et anglais.

Sur cette ceinture madréporique et corallienne émergent plusieurs îlots boisés exploitant le Cocotier avec succès. Les îles Huahine et Bora-Bora exportent la noix de Coco, son huile et le résidu coprah.

Tahiti paraît être la terre d'élection du Cotonnier ; 200 hectares lui sont consacrés, et autant à Moorea.

Parmi les essences d'avenir, pour nos possessions océaniennes, signalons les espèces suivantes, indigènes ou introduites à Tahiti :

Aleurites triloba « Bancoulier », à huile et à essences ;

Calophyllum inophyllum « Tamanou », famille des Clusiacées ;

Coccoloba uvifera « Raisinier », de la famille des Polygonées ;

Golvillea, voisin du Poincillade « Flamboyant », à grand effet ;

L'Eugenia Jambosa « Pomme rose », l'Eugenia malaccensis « Pomme tahitienne », le Melaleuca leucodendron, famille des Myrtacées ;

Ficus prolixa « Banian », famille des Artocarpées. Il en existe une belle avenue auprès du Cercle militaire, tandis que l'espèce suivante forme une superbe allée, au district de Tantira ;

Hibiscus tiliaceus ou Paritium « Bourao », vigoureuse Malvacée ;

Plumeria alba « Frangipanier », à fleurs odorantes ;

Santalum Freycinetianum,Bois de Santal ou«Tibean» ;

Sapindus Saponaria « Savonnier », famille des Sapindacées ;

Terminalia glabra « Badamier », famille des Gombretacées ;

Thespesia populnea « Miro », Bois de rose, famille des Malvacées;

Trichilia quinquevalvis « Chêne tigré », des Méliacées.

La Flore Tahitienne et Dreke del Castillo signalent la présence de Cajanus, Cannas, Cucumis, Gardénias, Mirabilis Jalapa, et de Crotons, au bois léger et purgatif.

Le Tamarin aurait été apporté, en 1769, par Gook, et la Ramie, en 1869, par de la Roncière.

Iles Marquises.

1,274 kilomètres carrés. — 5, 260 habitants.

Les ressources alimentaires de ces îles sont, dans le règne végétal : le fruit à Pain, le Golocase, la Patate douce, l'Igname, la Noix de Coco, la Canne à sucre, les Oranges, Citrons, Bananes, Mangues, les Anones Pommes de Cythère et de Cannelle, les Goyaves, Ananas, Papayes, Avocats, Litchis ; et les légumes de pays tempérés : Pommes de terre, Ognons, Riz.

On cultive, au point de vue du commerce : le Cotonnier et le Cocotier. — Le Coton, le Fungus et le coprah ou amande de Coco séchée sont exportés et de bon profit.

Iles Tuamotou, Gambier, Tubuaï, Râpa

et Futuna.

1,200 kilomètres carrés. — 7,700 habitants.

La culture est à peu près nulle dans les îles Tuamotou et Gambier. Signalons seulement quelques Cocotiers et des Pandanus,

Les plages coralliennes de ces îles seront bientôt recouvertes d'un gazon, fourrage précieux, le Buffalo-Grass, dont l'introduction est due au colonisateur E. Raoul, auteur du Manuel des Cultures tropicales.

La végétation des Tubuaï et des Râpa est analogue à celle de Tahiti ; on y trouve l'Oranger, le Citronnier, le Manioc, la Canne à sucre, le Tabac, le Taro (Colocasia), le Bois de fer (Casuarina).

A Râpa, M. Bizot a introduit, en 1892, des Grenadiers, Goyaviers, Acacias, Casuarinas, Eucalyptus, Hovenias, Litchis, Pins, Cyprès; puis des Haricots, Topinambours, Citrouilles et quelques Solanées.

En 1887, la mission Raoul importait à l'île Râpa, parmi les arbres utiles, les Bibaciers, Jacquiers et Plaqueminiers, le Palmiste de la Réunion « Areca », les Araucarias etDammaras, l'Acacia, le Caféier, la Vigne, nos Pêchers, Pommiers et Abricotiers, le Châtaignier d'Australie « Castanospermum australe », le Noyer du Queensland « Macadamia ternifolia », le Kaki, le Divar, le Vetivert.

L'herbe du Para fut introduite en même temps, aux îles Tubuaï.

A Futuna, la terre est fertile et bien cultivée, surtout dans les vallées où les naturels font pousser l'Igname, la Patate douce et le Colocasia comestible ; le Bananier et le Jacquier y croissent.

Les Missionnaires ont acclimaté dans l'archipel l'Ananas, la Canne à sucre, le Melon et la Tomate.

Iles Wallis.

96 kilomètres carrés. — 3,5oo habitants.

Les végétaux des îles Wallis sont grands et vigoureux, excepté l'Arbre à pain, Jacquier ou Artocarpus.

Les plantations de l'Igname et du Colocasia sont importantes.

Les Palmiers, les Cocotiers, les Bananiers, très nombreux, produisent d'excellents fruits.

Le Cotonnier, l'Ananas, l'Anone dit Pomme de Cythère, l'Oranger et autres arbres fruitiers y sont naturalisés.

Les essais de Caféier donnent des résultats satisfaisants.

On trouve aux Wallis, outre les essences forestières de Tahiti, un bois dur et liant, analogue au Teck, et qui serait utilement employé pour la confection des membrures et dubordage des navires.

Le commerce d'exportation accapare le coprah, amande sèche du Coco, les nattes fines et la racine du Poivre, Piper methysticum, dont les boulettes « Maayâ » ou la boisson « Kava » provoquent une douce et somnolente ivresse.

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