II. — Cultures générales
D'après les données semi-officielles qui, en l'absence de cadastre, ne peuvent être acceptées que sous certaines réserves, la Grèce aurait une étendue de 6,469.000 hectares, dont 3,4oo,ooo considérés comme terres arables.
Ces dernières se subdiviseraient elles-mêmes comme suit : Forêts, 700,000 hectares ; Pâturages, 600,000 hectares ; Cultures, Vignes, Jardins, 2,100,100 hectares.
On peut dire que, dans son ensemble, la Grèce présente, du nord au sud, une gamme de climats dont la richesse n'est égalée que par un très petit nombre de régions terrestres.
Au nord, l'Olympe, l'Ossa et les monts de l'Oéta, aux pentes couvertes de diverses essences de la région septentrionale, semblent appartenir aux régions tempérées du centre de l'Europe, tandis qu'au midi, à l'ouest et à l'est, les péninsules et les îles, avec leurs bouquets de Figuiers et d'Oliviers, leurs plantations de Citronniers et d'Orangers, leurs clôtures d'Aloès et même de rares Palmiers, font déjà partie de la zone subtropicale.
Cette mosaïque météorologique permet et favorise toutes les cultures. Les terres arables se prêtent admirablement, suivant leur altitude et leur exposition, à la production des céréales, du Maïs, du vin, des fruits, des plantes industrielles, Coton, Garance, Tabac, etc,
Quoique occupant une surface relativement modeste, le royaume hellénique peut et doit attendre de grandes ressources du développement de son agriculture.