IV. — Production fruitière
Après la Vigne, le Figuier et l'Olivier occupent une grande place dans l'arboriculture fruitière de la Grèce, au point de vue industriel. Quant aux autres espèces que l'on rencontre le plus communément, ce sont : l'Abricotier, le Pêcher, l'Amandier, le Cerisier, le Prunier ; le Cognassier, le Grenadier, le Pistachier; le Noisetier, le Noyer, le Châtaignier; l'Oranger, le Cédratier, le Citronnier le Mandarinier ; le Poirier et le Pommier ; enfin le Mûrier.
Il n'y a pas de vergers spéciaux dans l'Attique es arbres fruitiers y sont disséminés dans les champs de vignes ou groupés au jardin.
L'Abricotier et le Pêcher réussissent en arbres de plein-vent, greffés ou de pied franc.
L'iVmandier offre beaucoup de types à Amandes amères ou douces.
Le Cerisier et le Prunier viennent à l'état spontané ; mais autour des villes, ce sont ordinairement des arbres plantés à basse tige.
Le Figuier donne un rendement important. Les Figues de l'Attique sont très estimées ; toutefois le principal lieu de production est la Messénie, dont la récolte est en grande partie exportée vers l'Allemagne et l'Autriche.
La production des Figues sèches, en 1893, s'est élevée à 270,000 quintaux métriques, dont deux tiers pour la consommation et un tiers pour la distillerie.
Douze millions de kilogrammes, provenant presque en totalité du département de Messénie, ont été expédiés principalement en Autriche et en Allemagne où l'on en fabrique une sorte de café...
La Figue de Barbarie, fruit de l'Opontia, famille des Cactées, est consommée sur place ou livrée à l'alambic.
Le Grenadier et le Pistachier sont principalement répandus dans les îles de l'Archipel.
Le Cognassier vient en buisson, abandonné à lui-même.
Le Mûrier est un arbre du pays, mais l'élevage des vers à soie qui donnait autrefois de très beaux résultats, par la vente de la soie aux fabriques françaises, a été sensiblement réduit depuis que la maladie est venue sévir sur la ponte du bombyx.
Aujourd'hui, une grande partie des Mûriers, comprenant 2 millions d'arbres environ, sont peu utilisés, sauf en Morée, et la production totale de la soie représente à peine 11,700 kilogrammes.
Le Noisetier, le Noyer et le Châtaignier habitent les régions montagneuses.
L'Olivier, qui est un arbre très répandu en Grèce, devient une des branches de l'économie rurale et des ressources financières de l'Etat. Les terrains plantés en Oliviers se vendent d'après le nombre d'arbres, à raison de 4° à 90 francs le pied, suivant la production. Neuf arbres occupent une superficie de 1,276 mètres carrés, presque un are et demi par arbre.
Il y a vingt ans, la statistique enregistrait douze millions d'Oliviers. Il y en a moitié plus aujourd'hui, qui rapportent pour 35 millions de francs ou de drachmes d'huile. Moitié de cette huile est destinée à l'Allemagne, à l'Angleterre, à la Russie.
Les Hespéridées se cultivent partout, et principalement dans les îles de l'Archipel.
L'Oranger se voit à Sparte, à Corfou, Arta, Volo; le Cédratier, à Naxos ; le Citronnier, à Poros, Andros et Carystos ; le Mandarinier, un peu partout.
On n'exporte que les Citrons ; ils sont dirigés sur Trieste, Odessa et Constantinople ; les Cédrats, sur Londres, Livourne et Trieste, Quelques corbeilles de Mandarines vont aussi à Trieste.
Le groupe des îles Cyclades récolte près de 800,000 Oranges et Citrons.
Le Pommier trouve des altitudes assez fraîches au revers nord des escarpes, pour y bien fructifier. — Le Poirier est plus répandu.
Les Pommes de Volo, oblongues, colorées et de longue garde, vont à Alexandrie et à Gonstantinople.