I. — Action de l'État. — Enseignement
Depuis une trentaine d'années, l'Italie s'efforce de reconquérir, en agriculture et en horticulture, le rang élevé qu'elle occupait dans l'antiquité. Après avoir négligé pendant plusieurs siècles ces deux branches utiles, véritables éléments de la richesse d'un pays, le Gouvernement a repris le gouvernail et créé diverses institutions qui le secondent puissamment dans cette œuvre de relèvement.
Au Ministère de l'Agriculture, de l'Industrie et du Commerce, la Direction de l'Agriculture compte une section affectée à l'horticulture, à la viticulture, à la pathologie végétale. L'organisation et le fonctionnement des écoles et des sociétés horticoles rentrent dans ses attributions.
D'abord l'École Royale d'horticulture et de pomologie de Florence. Le directeur, professeur V. Valvassori, est un élève de notre Ecole nationale d'horticulture de Versailles (promotion de 1878).
L'établissement rend des services aux propriétaires, aux jardiniers et aux cultivateurs exploitants, en démontrant les meilleures méthodes de culture du sol, de gouvernement des arbres et surtout le choix des variétés qu'il importe de propager.
Une pépinière commerciale est annexée à l'établissement.
Il y avait aussi une École d'arboriculture à Monza qui a été transférée à Varèse.
Outre ces Ecoles spéciales à l'horticulture, chaque Ecole d'agriculture comporte une section attribuée à l'arboriculture et à la culture potagère ; heureuse innovation d'un pays aussi bien doué par le
sol, le climat et les voies de transport, pour l'exportation des primeurs, des légumes et des fruits. Voici les principales Écoles :
L'École supérieure d'Agriculture de Milan, dirigée par M. Brioschi. Annexes : un champ d'expériences et une chaire d'arboriculture.
Les cours de viticulture, de pomologie et d'horticulture sont professés par le savant docteur Girolamo Molon, à qui l'on doit plusieurs ouvrages traitant ces questions, entre autres Buone Frutta, étude monographique illustrée des meilleurs fruits à cultiver.
L'École supérieure d'agriculture de Portici donne un enseignement du même genre, sous la direction de M. Giglioli.
Chacune de ces deux écoles est à la tête d'un budget s élevant à 120,000 francs.
En Italie, la culture des vignes comprend les cépages vinifères et les Raisins de table et de commerce. La Viticulture, annexée à l'enseignement agricole, a cependant six écoles spéciales.
La Sylviculture est étudiée d'une façon complète à l'École forestière de Vallombrosa.
Les jeunes cultivateurs, les futurs chefs de culture, les apprentis jardiniers suivent des cours pratiques dans trente-deux Écoles agraires possédant, toutes, des pépinières d'étude et des potagers d'essais et de consommation.
Les Stations agronomiques, au nombre de quatorze, se consacrent à des expériences intéressant l'agriculture ; très rarement elles s'occupent de l'horticulture.
Les parasites végétaux sont étudiés à la Station royale cryptogamique de Pavie, sous la direction du professeur G. Briosi, et à la Station de pathologie végétale, à Rome, dirigée par le professeur Guboni.
La détermination des insectes nuisibles aux plantes, l'étude de leurs mœurs et des moyens de les détruire intéressent spécialement la Station royale d'entomologie agricole de Florence, dirigée par le professeur Ad. Targioni-Tozzetti ; les comptes-rendus officiels sont recherchés par le public savant ou agricole.
MM. les professeurs Berlese, à Portici, et Franceschini, à Milan s'occupent aussi de l'étude des insectes nuisibles aux plantes qui leur sont envoyés par les agriculteurs.
Par un décret du 20 mars 1887, il fut institué une Commission centrale de Viticulture et d'CEnologie, et, avec le décret du 4 novembre 1888, une Commission provinciale de Viticulture et d'CEnologie existe désormais dans toutes les provinces de l'Etat,
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