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III. — Productions industrielles

En tête des textiles, nous plaçons l'Agave, pour sa rusticité, sa facile propagation et son rendement en filasse et en boisson.

Son exploitation date de 1860 ; depuis, elle a gagné tous les États.

LeYucatan compte 40,000 hectares peuplés de 64 millions de plants d'Agave « Maguey, Henequen, Lechuguilla », qui constituent la richesse du pays. En 1889, le Trésor mexicain encaissait une somme de 76 millions de francs par l'exploitation de cette Amaryllidée.

La plante approvisionne l'industrie des cordages, des hamacs, des étoffes grossières, et le tronc brusquement privé de son axe floral,

au moment où l'épanouissement de milliers de corolles se prépare, fournit un suc abondant qui deviendra une boisson populaire, le Poulqué, célèbre surtout dans la plaine de Apane, état de Tlaxcala.

Les Anglais en tirent, par distillation, le « Mexican Gin ».

L'eau-de-vie, Mezcal, du district de Tequila (Jalisco), est en renom.

Le Cotonnier se plaît à l'intérieur et sur le littoral des deux Océans. Son exploitation est prospère dans les États de Chihuahua, Coahuila, Nuevo-Leon, Durango, Vera-Cruz. La réputation est allée au Coton d'Alcucingo, état de Guerrero, dont la fibre atteint om 037, alors que celui de Simojovel, état de Chiapas, reste à om 026. Au total, la production du Coton atteint 45 millions de kilogrammes.

La Ramie, sur un sol frais, irrigable, a vu exporter en Angleterre sa fibre fine, soyeuse et brillante, pour 70 millions de francs.

Le Bromelia « Pita », en Oajaca, est livré à la corderie.

Les textiles ont une brousse recherchée par les fabricants de brosses, de balais et tapis. Le Zacaton, « Chiendent du Mexique », embarque à Vera-Cruz i,5oo,oookilogr., représentant 25o,ooo piastres.

Le Mûrier se propage, pour l'élevage des vers à soie, dans les Etats de Jalisco et de Puebla.

La région Sud est propice au Myroxilon ou Bananier du Salvador ; le fruit à peine mûr, tranché, séché, écrasé, donne une farine qui se transforme en bon aliment, comme le pain.

Autour de Puebla et de Mexico croît un Polystachia « Varennea » ; son bois fournit un suc astringent et médicinal ; puis un Rocouyer tinctorial, et le gigantesque Fromager « Bombax Ceiba ».

Les Etats mexicains produisent diverses substances utilisées en médecine : le Tamar indien, le Jalap, extrait du « Convolvulus Jalapa », l'Anacahuite du « Cordia Boissieri », le Copal, du Liquidambar et le Baume du Pérou, le Quinquina, la Salsepareille, etc.

Après la Havane, le Tabac du Mexique est le plus vanté. Sa culture s'étend dans les États de Tabasco, Oajaca, Guerrero, Colima et Vera-Cruz, où il rapporte 2,000 kilogr. de feuilles par hectare. L'exportation annuelle s'élève à six millions de francs.

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