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II. — Jardins d'essais. — Pépinières officielles

Il existe à Tunis une Société d'agriculture, un Comice agricole, un Syndicat de viticulture et un Syndicat agricole des colons français ; le titre indique clairement leurs attributions.

Le Jardin d'essai de Tunis, créé par le Gouvernement en 1892, a pour but de rassembler et de propager tous les végétaux ligneux ou herbacés susceptibles d'être cultivés utilement pour le pays.

Les semences et les plants sont livrés aux indigènes ou aux colons qui en font la demande ; 3o,ooo plants ont été distribués de cette façon pendant l'année 1893.

M. Castet (Guillaume), élève de notre École nationale d'horticulture de Versailles, est placé à la tête du Jardin de Tunis, où il a déjà pu rendre de précieux services à la région du Sahel.

La capitale possède quelques autres jardins appartenant à diverses administrations .

La Pépinière municipale de Tunis, consacrée aux arbres et arbrisseaux destinés, soit à la plantation des places publiques, des

boulevards, des avenues, soit au peuplement des grands et nombreux cimetières arabes, soit encore à la création du Parc Belvédère, de 100 hectares, exécuté par nos compatriotes Eugène Deny et Marcel, sur les plans de M. Laforcade, directeur des Jardins de la ville de Paris.

Le Jardin de la Compagnie du Chemin de fer de Bone-Guelma qui meuble ses voies et les abords des gares avec des Eucalyptus, des Gasuarinas, des Mélias, des Sterculias, des Mimosas, des Schinus Molle, des Tamarins, des Pins et des Cyprès.

Une partie de ses frais est couverte par la vente de Palmiers, de Bambous, de Figuiers et d'une quantité de fleurs coupées.

Les Pépinières des Ponts et Chaussées, du Génie, de la Côte du Port, de Bizerte et de la Banque de Tunisie élèvent des arbres de haute futaie et des arbustes de décor pour les plantations de routes et de la plage, des parcs et des jardins qui leur sont confiés.

Depuis l'année 1890, le Jardin d'essai de Sfax a été créé par la municipalité; des collections fruitières, forestières, dendrologiques et fourragères s'y trouvent classées. Des créations de vergers, d'aspergières, etc., ont été tentées avec de bons résultats par M. Outin, jardinier-chef.

A la session d'octobre 1894, la Chambre consultative d'agriculture en a réclamé l'administration par l'Etat, dans le but de procurer au Sud les bénéfices d'un Jardin d'études et de propagande, ainsi que le Nord en est gratifié par le Jardin d'essai de Tunis. Le rapport officiel vise l'amélioration de la culture de l'Amandier et du Figuier.

L'Administration beylicale entretient encore deux petits jardins en toute autre condition :

Le Jardin d' Aïn-Draham, en Kroumirie, localité froide au milieu des pluies et des neiges, qui devra recevoir les arbres fruitiers d'Europe, et le Noyer, et le Châtaignier, et les arbustes à fruits rouges.

Le Jardin de Tozeur, dans le Djérid, en pleine oasis.

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