‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde;Chapitre 287 sur 331 · III. — Production maraîchère · texte numérisé non relu

III. — Production maraîchère

La maraîcherie, restée à l'état stationnaire en Tunisie, se plaignait des charges excessives qui grevaient son travail et son commerce ; par exemple les droits « de Mahsoulats » frappant la vente obligatoire, aux enchères publiques, des légumes amenés à la ville, d'un droit de 25 p. 0/0, et de 12 fr. 5o p. 0/0 la vente du fruit.

Le producteur était à la merci des fermiers concessionnaires

des Mahsoulats, puis des négociants syndiqués qui lui achetaient les denrées à bas prix pour les revendre au consommateur.

Cependant, un décret du Ier février 1895 a supprimé la vente obligatoire à la criée et prescrit la perception de l'impôt à l'entrée en ville.

Un second décret, conséquence du premier, doit réduire à 8 0/0 le taux de l'impôt sur les fruits et les légumes.

On a constaté, chez les indigènes, un manque de soins dans le choix des semences et des espèces légumières.

La culture potagère est à peu près exclusivement entre les mains des Maltais, des Siciliens et des Arabes. Ces travailleurs, robustes au climat, fournissent à la consommation des quantités de Maïs, de Pommes de terre, Haricots, Fèves, Betteraves, Pois chiche, Choux, Navets, Carottes, Ognons, Tomates, Radis, Echalotes, Ails, Courges, Pastèques, Melons, Poireaux, plantes à salade, le tout en espèces connues, trop souvent arrosées avec une eau saumâtre.

Plus habiles, les colons avaient commencé la grande culture de légumes mieux soignés. Quelques-uns continuent ; en présence du droit de vente, les autres avaient renoncé.

Stimulés par nos jardiniers français établis en Tunisie, des cultivateurs intelligents ont créé des marais affectés aux Asperges, aux Artichauts, aux Pommes de terre hâtives, à la Patate douce, aux Haricots précoces et aux Pois de primeur.

Page 1