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VI. — Légumes

L'art du maraîcher et du primeuriste a fait de sensibles progrès chez le jardinier de profession, libre ou à gages.

La culture des légumes est très développée dans la banlieue de Strasbourg, de Golmar, de Metz et des villes de garnison.

A Golmar, surtout, se trouve une population maraîchère laborieuse qui alimente les marchés de toutes les villes de la Haute- Alsace, Thann, Guebwiller, Mulhouse, le pays de Bade, par Fribourg, la Suisse, par Bàle, de ses produits toujours très soignés et très estimés des consommateurs.

Aux environs de Metz, de Mulhouse, de Golmar et de Strasbourg, on traverse des champs consacrés à la culture extensive de l'Asperge améliorée, dite d'Argenteuil. La variété d'Ulm est restée confinée dans les jardins particuliers.

Partout, on produit en abondance les Choux, les Navets, les Rutabagas, les Haricots, les Pois, les Carottes, les Panais, les Artichauts, les Salades, le Cresson, les Courges, le gros Radis.

Dans tous les districts, la Pomme de terre domine; c'est une vieille connaissance de la terre d'Alsace et de Lorraine.

La Basse-Alsace consacre de grandes surfaces à la culture potagère. La Pomme de terre y rend en moyenne 180 hectolitres à l'hectare, les Pois et les Haricots, de 20 à 22 hectolitres, tandis que les Navets

produisent 20,000 kilog., les Betteraves 3o,ooo, les Topinambours i5,ooo, les Choux pommés 3o,ooo kilog. à l'hectare.

On sait que le Chou quintal, dit Chou de Strasbourg, est la base de la choucroute préparée à l'usine ou dans les ménages, et qu'il constitue en Alsace un bon rendement au cultivateur et au fabricant.

L'Ognon de Mulhouse maintient sa bonne réputation.

La culture raisonnée a accaparé le Houblon, le Tabac, la Chicorée à café, l'Osier, le Chanvre, sur des sols de nature différente.

Les primeurs sont du ressort du château ou du riche marais.

L'Alsace et la Lorraine ne manquent pas de riches demeures décorées et soignées par des propriétaires amateurs, aidés par d'habiles jardiniers. Les forceries y sont hautement considérées.

A Strasbourg, à la Robertsau, à Mulhouse, et dans les environs de Metz, la production des primeurs s'est développée en s'inspirant du travail des maîtres parisiens.

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