WEBSTER, M.Y
Photographic SCIENCES Corporation
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Spine, Early Frame, Tailby's Hybrid; et pour leur généreuse production, White Spine, English Frame, Chicago White.
Les Pastèques sont expédiées par centaines de wagons provenant des îles Bermudes, de la Floride, de la Louisiane, et dirigées vers l'Ouest et le Nord. Sont recommandables : Icing, précoce, les productives Kolb's Gem, Scaly Bark, Caban Queen, Gipsy.
La Courge,un des principaux aliments d'hiver, croît au milieu des céréales. Les États exposés aux pluies nrintanières, lors de la floraison des Courges, en récoltent moins; mais le prix de vente se maintient bien. Sont recommandées les hâtives White, Yellow, Scalloped Bush ; demi-saison, Crookneck ; d'automne, Butmann, Boston Marrow ; d'hiver, la Hubberd.
Les régions centrales sont favorables à la végétation normale du Melon, puisque 5,000 hectares lui appartiennent. Le Michigan, l'Illinois et le Nebraska deviennent ses États favoris.
Les Melons musqués : précoce New Early Hackensack, tardif Montreal Market, sont appréciés du producteur et du consommateur.
La Tomate prend une importance croissante. Les usines à conserves accaparent tout. La fertile Champion, la Beauté, la précoce Perfection et Livingston’s Favorite ont les préférences des connaisseurs.
La Floride produit 360 hectolitres de Tomates à l’hectare.
Les contrées chaudes cultivent les Piments Ruby King, Golden Dawn à saveur douce, et Cayenne à saveur forte. ,
Nous avons cité la majeure partie des bonnes variétés admises au Kansas; cet État, étant situé au centre de l'Union, démontre l'influence des milieux et le bénéfice des relations commerciales.
La différence qui existe entre le Sud et le Nord est difficilement appréciable.
La production potagère, en Californie, est d’une importance considérable pour la consommation et pour l'exportation vers les États de l’Est où les côtes du Pacifique.
Le marché de San-Francisco est achalandé en toute saison; depuis les arrivages de Los-Angélès et San Diego, en janvier et février, jusqu'à l’arrière-saison, où l'Orégon entre en ligne.
La Floride a de grandes cultures maraïchères bien irriguées ; Asperges, Betteraves, Carottes, Céleris, Choux-fleurs, Choux-Brocolis, Haricots, Ognons, Pommes de terre, Patates, Pois, Tomates, Ananas sont expédiés vers le Nord à la morte saison, C'est la contrée naturelle des primeurs à la facon de notre Provence et de l'Algérie.
La Patate y produit 620 hectolitres et la Tomate se chiffre à l'exportation pour deux millions de francs,
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Des cultivateurs floridiens ont des fermes de 4 hectares d'Ananas, variété Rouge espagnole. Au mois de janvier 1893, les fruits étaient vendus 1 dollar la pièce sur le marché de New-York.
La latitude tropicale des États méridionaux, en relation directe et prompte avec les principales villes du Nord=- par trains rapides, — leur a permis d'inonder de leurs produits les régions situées audessus de l'Ohio et de Ja baie de Chesapeake, avant que celles-ci soient arrivées à point de maturité ou de récolte,
Population blanche ou de couleur, chacun fait de la primeur extensive, en plein soleil, avec d'autant plus de succès que la terre et la main-d'œuvre sont relativement à bon compte.
Le maraicher du Nord n'est pas ruiné, tant s’en faut, par cette concurrence. Les cultures intensives, forcing pit, des grandes villes restent volontiers prospères ; elles peuvent être très progressives, associées à des industries de conserves, en communication téléphonique avec le marché et les grands commissionnaires. La statistique de la production légumière nous montre que, pour les principales races de légumes, le Market Gardener du Nord récolte des produits pour une valeur supérieure à celle réalisée dans le Sud, et parfois avec une marge plus grande de bénéfices.
Les cultivateurs des Etats du golfe du Mexique : Louisiane, Alabama, Mississipi, Floride, et ceux des États Sud-Atlantique : Georgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, récoltent donc en plein champ des produits de primeurs destinés aux marchés du Nord.
Entre les deux industries, il s'en est créé une troisième qui a très vite progressé, c'est l'installation en plein champ de cultures printanières, le Truck-Farming, la grande industrie maraîchère de la Virginie : la ville de Norfolk en est devenue le grand port d'embarquement.
La culture légumière en plein champ occasionne un mouvement de fonds annuel de plus de 500 millions de francs, sur lesquels il faut déduire un cinquième pour droits de commission et frais de transport.
Le superficie des terres aflectées à cette entreprise est établie de la façon suivante pour l'année 1892, en chiffres ronds :
Etats du Sud et du golfe du Mexique. ..... 55.600 hectares. Environs de New-York et de Philadelphie. 43.300 — États dû Centre : Ohio, Michigan, Illinois.. 43.000 — Banlieue de Norfolk-Virginie, .......... vs 18.200 —
Les deux districts principaux de la culture des primeurs pour le Nord sont Mobile (Alabama) et Jacksonville (Floride); celui-ci \ joint Les envois de fraises et de fruits tropicaux,
Mobile est le centre et le point d'embarquement d'une zone assez limitée comme superficie, mais qui, par suite du ‘prolongement vers la mer de l'État du M ississipi, setrouve répartiesurtrois États: Louisiane, Mississipi, Alabama ; un peu plus à l'est commence un district moins important situé en Floride, ses expéditions se font par Pensacola,
Les cultivateurs de la région de Mobile ont généralement des fermes à légumes d'une contenance de 15 à 20 hectares entiers, à surface sableuse, meuble, mais conservant un peu de fraîcheur, à cause du voisinage de la nappe d'eau. Le prix de l'hectare, dans ce district, oscille de 1,200 à 1,800 francs.
La production des légumes de primeurs dure, dans les États du Golfe, de décembre à mars et parfois un peu plus ; elle cesse alors presque complètement, sauf pour un article, la Pastèque, qui arrive à maturité sous cette latitude au commencement de l'été et donne, presque sans soin, une récolte d'une certaine valeur.
En général, le terrain ne porte qu'une récolte par an, bien qu'il ne doive pas étre difficile d'en faire deux successives ; certaines parcelles de la ferme restent de six à huit mois en jachères.
L'Asperge occupe une superficie assez importante dans les fermes. Elle y est cultivée en ados, engraissée au guano, et reste en place quatre ans en général. Cette culture est presque la seule qui demande encore de la main-d'œuvre, après la récolte, caril faut « débutter » ct tenir le terrain propre. On récolte l'Asperge en février et on la met en paquets de deux livres: ces bottes, réunies par deux ou trois douzaines, font une boîte. Les premières arrivant au marché sont vendues un prix élevé, parfois 10 francs la botte; le prix baisse ensuite beaucoup. Somme toute, l'hectare a dû rapporter, en fin de saison, de 600 à 800 francs de bénélces nets.
Le Haricot vert est l'objet d'une culture analogue, comme date de récolte et d'expédition. Les variétés Early red Valentin et Newhawk, semées en novembre ou décembre, donnent en février où mars des € filets » dont les uns, les tout premiers, gagnent le marché par voie ferrée, et les autres prennent la voie d'eau, plus économique. Les frois de récolte sont assez élevés, si ceux de culture le sont peu ; le bénéfice par hectare est moindre que pour l’Asperge, et on l'estime à 5oofr.
Les Choux sont de culture facile et très rémunératrice : ils se distinguent en deux sortes, les Choux pommés hâtifs et les Choux frisés, dont les jeunes pousses non pommées sont acceptées avec une
certaine faveur par l'acheteur du Nord qui le consomme.
Repiqués en hiver, les Choux donnent un bénéfice net de près de 1,000 francs à l'hectare, et leur produit figure au second rang, comme valeur, dans les expéditions de Mobile,
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D'une façon générale, la plus grosse récolte est celle de la Pomme de terre. Une moitié de la superficie des fermes à légumes est consacrée à cette plante, dont les tubercules de semences sont souvent récoltés dans les États du Nord, spécialement celui de New- York, Ces tubercules, qui arrivent à une bonne maturité en août, peuvent être replantés en octobre ou novembre par le cultivateur du Sud ; la garde des tubercules de mai jusqu'à oette date scrait difficile dans le climat du Golfe.
La Pomme de terre universellement cultivée est l'Early rose, tits appréciée aux États-Unis comme Pomme de terre potagère. Le sol qui la produit est fortement fumé et le produit net à l'hectare est de 700 à 800 francs. Depuis 1880, la valeur de la production a doublé.
Les cultures de Norfolk sont presque toujours citées en première ligne, lorsqu'aux États-Unis on parle des fermes à légumes, Les mille fermes environ qui occupert le district de la Virginie maritime, sont, en effet, des modèles d'exploitation de ce genre, et leur produit annuel n'est pas inférieur à vingt-cinq millions de francs, d'après M. Maurice de Vilmorin, qui a fait une étude spéciale des fermes potagères, lors de son voyage à l'Exposition universelle de Chicago,
Voici quelques chiffres indiquant l'importance et ia valeur des expéditions faites en 1893 par le port de Norfolk :
Choux pommés..... 347.130 barils. Valeur 2,169.000 francs,
Choux non pommés. 197.707 — — 888.000 — Épinards. .......... 199.899 — — 1.228.000 — Pommes de terre... 325.000 — — 5.000.000 Laïiues ...... Frot: 8.174 paniers. — 143.000 — MOIORNES...... M 1D Mons: — 522.000 — Tomates..,...,.,... 350.000 boîtes. — 1,950.000 — Haricots verts...... 80.935 — —— 607.000 —… Pois-verts....,,,., 185.425 paniers. — 1.612.000 —
Fraises. ...,.,,,, 9.465.306 boîtes de r litre. 4.732.000 —
Aux premiers jours de juillet 1893, le total des expéditions était évalué à 923,608,000 francs. Il y à des journées inscrites pour un million de francs environ.
Norfolk, situé sur l'Elisaheth-River, à quelques lieues de l'Atlan. tique, devient actuellement un grand centre expéditeur.
Les fermes à légumes sont situées presque toutes à moins de dx. lieues de la mer, qui les rejoint par des chenaux ramifiés, navigables à marée haute ; une innombrable flotille charge, le long des berges, les produits de la ferme et les concentre au port de Norfolk, De là, les navires légumiers se rendent à Baltimore, à Philadelphie, à New-York, à Boston; alors les lignes de chemins de for qui ont
recueilli ce que les bateaux n'ont pu prendre, mettent Norfolk à vingt-quatre heures de Cincinnati, et à trente-cinq heures de Chicago,
Cette région est consacrée à la Pomme de terre Early rose ; plantée en janvier, elle sera récoltée en mai-juin.
Les Choux pommés sont repiqués dans le courant de l'hiver ; ce sont les variétés Express, d'Étampes, Early Jersey, Wakefeld, etc.
Les Asperges, de race hollandaise, et la Conover’s Colossal sont envoyées en bottes de une ou deux livres. On les désigne sous le nom abrégé de Grass, et la Fraise sous celui de Berry.
Les Fraises sont soavent exclues de la rotation des fermes : certaines terres en font une spécialité, leur consacrant de vastes superficies. Un champ de Fraises, près de Portsmouth, occupe une étendue de 80 hectares. On donne la préférence à la Fraise Hoffman où à la Sharpless, bien supérieure, mais moins bonne voyageuse, L'emblave dure deux années.
Pour avancer la récolte des Tomates, les fermiers virginiens ont adopté le semis en hiver sous verre, suivi du repiquage.
Les Pois sont expédiés en cosses: les Laitues, Haricots verts, Tomates et Fraises sont mis en paniers ou boîtes à claire-voie, bien agencés.
Le mois de juin, qui marque la fin des grosses expéditions du port de Norfolk, est, au contraire, celui qui voit débuter la grande production légumière dans les districts de Pensylvanie et de l’État de New- York, et aussi dans l'Illinois méridional et le sud-ouest du Michigan.
Les deux premiers centres travaillent surtout en vue de Philadelphie ou de New-York, le second pour l’approvisionnement de Saint. Louis, le troisième pour Chicago et Détroit.
Les cultures de Pensylvanie et de l'État de New-York, qui ne sont pas au voisinage immédiat des villes, comptent comme produits principaux : l’Asperge, le Céleri, le Cho, is Concombre, le Haricot, les Melons, les Pois et les Tomates.
Les États du centre, de l'Ohio à l'est, jusqu'au Nebraska à l’oucs en comprenant le Michigan comme extrême nord, ont de vastes exploitations potagères, puisque la superficie de ces cultures le cède à peine à celles des États de New-York et Pensylvanie, Là, le Céleri et le Melon y ont une importance exceptionnelle.
Aux portes de Chicago, la ferme potagère de Summerdal, reliée à la ville par le téléphone, exploite 200 hectares de Légumes et 50 hectares de prairies pour la nourriture du bétail et des chevaux.
Les 200 hectares de potager sont ainsi répartis :
Concombres..... 6o hectares. Co. .« 20 hectares. OBNONE....... 10 — Maïs sucré .....,. 90 — Pois hâtifs,..,., 90 — DIVORR...,,,,,:4: 4o —