I. — Production maraïchère
CULTURES PorAGÈRES. — Tous les légumes connus en France se rencontrent dans le jardin maraicher algérien, et leur production hâtive ou tardive varie avec les zones climatériques, Cette culture, développée à Oran, à Philippeville, à Bône, atteint son 1 d'intensité aux environs d'Alger, dont les mar comme type d'une excellente exploitation, principalement à l'est de la ville, dans 1
naximum ais peuvent être pris Les jardins s'étendent à grande baie terminée par
le cap Matifou, où l'on rencontre Hussein-Dey de-l'Eau. Aïn-Taya, ete, 1
. Maison-Carrée, Fort.
68 Espagnols cties Maltais ont presque
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le monopole de cctte production pour laquelle ils manifestent des aptitudes spéciales, de nature à les faire comparer aux bons maaichers des environs de Paris, tant sont bien compris l'entretien du sol et la rotation Permanente des cultures.
Souvent, sur une surface de moins d'un hectare arrosé, le Mahonais vit avec sa famille et ses ouvriers, Le matériel est simple : il se compose d'une noria avec son bassin de réserve, d'une modeste habitation et souvent d’un hangar pour la voiture, le matériel et les bêtes. Un terrain de cette nature peut être loué jusqu'à 1,000 à 1,200 fr. par an, sans exagération,
Les légumes communs et de production constante, même en hiver, sont ceux connus de tous: Choux, Choux-fleurs, Salades diverses, Carottes, Haricots, Pois, Pommes de terre, etc,
Les Artichauts se cultivent en plein champ, ordinairement disposé pour l'irrigation, La Pomme de terre d'hiver se fait sur d'assez vastes espaces, et, quant à la récolte d'été, elle supporte aisément l'arrosage, ainsi que cela se pratique dans les plaines d'Oran, Pendant cette saison, Courges et Courgettes, Pastèques et Melons divers, cultivés en champs irrigués, se rencontrent sur les marchés, amoncelés en immenses pyramides,
Dans les terres bien préparées et avec des arrosements d'été, la Betterave donne en feuilles et racines un poids utilisable d'environ 100,000 kilog. à l'hectare : avec la Betterave Mammouth, il est même facile de dépasser ce rendement.
Les cultures bien soignées des jardins environnant les fermes procurent aux Choux cavaliers et à toute cette série des Choux arbres une excellente végétation,
Les Choux moelliers blancs et rouges, en cultures disposées pour lirtigation, peuvent donner toute l'année, hiver comme été, un abondant feuillage alimentaire, dont le poids varie entre 80,000 à 100,000 kilog, à l'hectare.
Les Choux mille-tétes ont des résultats analogues,
Le Maïs Caragua et le Sorgho donnent jusqu'à 100,000 kilog, de vert à l'hectare : en riche sol ivrigué, la Canne dépasse ce rendement
La vente de la graine est encore un profit pour le cultivateur,
Du printemps à l'automne, la Tomate crue où cuite est la base alimentaire d'une grande partie de la population, La culture bien comprise s'avance même jusque dans la saison d'hiver, et les produits de premier printemps acquièrent une certaine valeur.
Le Gombo, Hibiscus, ses capsules à maturité incomplète, régal de créole, sont consommées par les Arabes, les Espagnols et les Juifs.
Le Souchet, Cyrperus, est porté au marché ou aux pharmacies,
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Les Doliques, variétés mongette et asperge, à longue cosse, ne P sont récoltés que dans des cas exceptionnels. Les essais du Dolique, du Soja, du Lablad, entrepris à Biskra, donnent des espérances...
Le Haricot de Lima se propage lentement; cette fève créole, très estimée dans les pays chauds, est encore, sous la zone chaude de l'Algérie, une des meilleures graines farincuses.
Grimpant sur Les tonnelles, les arbres ou les murailles, une Cucurbitacée mexicaine produit son fruit comestible, du volume d'une forte poire; c’est la Chayotte, Sechium edule ; des environs d'Alger, on l'expédie vers Paris aux marchands de comestibles.
La Patate ne sort pas des plaines littoraliennes ; recherchée principalement par la population européenne et même par les Arabes qui savent l'assaisonner de préparations particulières, cet excellent ct généreux légume aurait du succès sur nos marchés.
Un hectare de Patates produit en bon sol de 10,000 à 20,000 kilog, de tubercules contenant 15 0/0 de fécule et 10 0/0 de sucre.
La Patate est cultivée aux environs d'Alger dans les terrains légers, voisins du rivage: les tubercules y acquièrent de fortes dimensions et figurent sur les marchés d'Alger, au prix de 6 à 10 francs les 100 kilog.; le prix augmente vers le printemps.
La plante à des avantages économiques bien marqués: son entretien et son arrachage préparent Le sol pour d’autres cultures, et ses tiges feuillues peuvent supporter des coupes très appréciées par le bétail, sans diminution pour la production du tubercule,
PrimEurs.—L'exportation s'arrête aux cultures dite
s de primeurs, qui doivent arriver sur les gr
nds marchés de France au premier printemps, principalement durant le Carême et pendant la semaine précédant Pâques. Ces cultures s'obtiennent seulement sur le littoral, en pleine terre légère, saine et bien fumée.
Le choix de la variété à une inportance considérable lorsqu'il s'agit de la production des primeurs qui, à la hâtiveté joindre un certain aspect dit € marchand ».
La saison favor:
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ble de vente, en Algérie, est comprise entre le 15 décembre et la fin de mars : tous les eflorts du cultivateur sont tendus pour arriver au cours de cette période,
Le littoral, souvent le rivage même où mieux la ligne la plus rapprochée de la mer, est le véritable milieu de
production hâtive :
là, les abaissements de tempér
ature sont peu à craindre, Les terres sont légères, l'irrigation assurée, Les fumures possibles aux environs des grands centres, et l'exploit
ation à peu de distance des ports embarquement d'où partent des services quotidiens,
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Deux articles principaux visent l'exportation du 15 décembre à fin janvier : les Haricots et les Pois.
Le Haricot vert est délicat, il craint le froid ; aussi chaque pied, dans un sol bien fumé, aura pour la nuit et les jours de pluie un petit abri mobile qui garantira ce jeune et tendre légume contre les intempéries, La principale variété est le Haricot noir de Belgique.
Le Pois, dit « Petit Pois, » plus rustique, brave les contre-temps ordinaires, tout en craignant les chutes d'eau qui recèlent quelques grèlons de nature à tacher la cosse,
La saison du Petit Pois se prolonge assez tard, Une zone plus écartée de la mer, en terrain sec, ordinairement en coteau bien exposé, produit notre Légumineuse ; mais comme elle arrive plus tardivement, elle est quelquefois d'une valeur inférieure, L'excès de sécheresse est nuisible aux Pois de primeur,
Les variétés usitées sont les Pois : Prince Albert, Michaux, ete,
Haricots verts et Petits Pois s'emballent facilement dans de petites Corbeilles faites en roseaux tressés.
Les Artichauts de primeur sont ordinairement moins voisins de la mer; leur culture en plein champ s'étend sur de grandes surfaces : des propriétaires en possèdent plusieurs hectares préparés pour fournir des produits à des époques déterminées, notamment de décembre à mars,
Les têtes d'Artichaut sont emballées dans de grandes corbeilles tressées avec des roseaux, ce qui permet une aération facile, Les Artichauts d'Algérie se vendent couramment au commerce parisien, La principale variété est l'Artichaut violet hatif de Provence.
La colonie exporte 800,000 kilog. de légumes verts par an.
La Pomme de terre de primeur est une des cultures importantes d'exportation: elle a pour but d'arriver pendant la première saison printanière de la France, c'est-i-dire pour le carême et les environs de Pâques, à la majoration des prix. Des expériences utiles sont encore à tenter pour déterminer la nature des races à cultiver : actuellement on emploie avec succès la variété Quarantaine et mieux la Royal Kidney ; l'une et l'autre plaisent au consommateur : grosseur Moyenne, forme oblongue, chair farineuse et de bonne qualité, Déjà, les espèces généreuses comme Richter's imperator ont été distri. buées dans les villages de l'Aurès.
Suivant les années, on à vu le quintal de Pommes de terre atteindre le prix de 4o à 5o francs. Les chiffres d'exportation s'élèvent annuellement aux environs de 3,000,000 de kilog,
Les Choux-fleurs, à cause de Ja traversée, offrent quelques incer üiludes de bonne arrivée : Les Asperges r.doutent le même obstacle
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l'un et l'autre sont appréciés sur la table riche ou modeste, dès le mois de février. Les terres légères du littoral et les abondantes fumures possibles aux environs des villes assurent à ce produit un véritable succès,
Les Fraises ont une maturité précoce, mais elles voyagent mal et sont de consommation locale ; de même les Piments et la
‘omate, Ne serait-ce pas le moment d'encou ‘ager la création d'usines à
conserves, qui pourraient s'installer au cœur même de la production et offrir un débouché certain au cultivateur ?
En attendant, les trieurs, les emballeurs et les vanniers sont autant de satellites qui gravitent autour du marché et ÿ gagnent leur salaire,
—— 0 ui +
I, — Production fruitière.
Au début de la conquête de l'Algérie, on a voulu introduire la culture des espèces fruititres de l'Europe ; mais les déceptions n'ont pas tardé, surtout avec les arbres fruitiers à pépins. Il y a pourtant des situations privilégiées dans les ravins Kabyles, parmi les massifs boisés des Djidjelli, de Constantine, de l'Edough, des Beni-Salah, province de Constantine; à Milianah, à Médéah, sous les contreforts du Petit-Atlas, province d'Alger: enfin, aux environs de Tlemcen et sur la ligne des faits non steppiens de la province d'Oran.
L'Abricotier et le Pêcher fournissent des fruits
au marché, En sol frais, celui-ci est grelfé sur Prunier, celui-là sur Abricotier franc. La Pèche dure tend à céder la place aux Pêches molles, c'est-à-dire
que la Pêche à chair libre, non adhérente au noyau, est préférée à la Pêche dite Pavie, qui n'offre pas cet avantage,
L'Amandier à de grandes plantations dans la province d'Oran: on y achète le fruit lorsqu'il est encore vert. L'Amande amère trouve sa place à la pharmacie et à la distillation.
Le Prunier, assez commun, se localise à Laghouat, au Souk-Ah as, où le fruit est séché par Les indigènes. Ailleurs, en jardin arabe ou européen, on le greffe sur le Prunier-Cerise ou Myrobolan.
Le Gerisier vient en futaie ou à revers côte, d
ans une situation élevée, préférablement irriguée, La €
ærise ordinaire, la Merise, le Bigarreau forment le fond des plantations.
La Figue blanche, violette ou noire,
est consommée fraiche ou stche, L'arbre vit longtemps sur les grès de Sonaraks,
La Figue de Barbarie abonde sur les rochers, les talus, Les friches, Des essais de distillation ont obtenu 25 litres d'alcool industriel rectifié à 50° par 100 kilog, de fruits, A Beni-Mancoua, des champs de l'Opontia inerne nourrissent le gros bétail, faute de mieux.
La Figue caque ou Plaquemine est dans son élément ct pourra, comme au Japon, devenir un fruit de consommation, alors que son arbre aura son entrée à l'ébénisterie, Les premières plantations l'ont démontré, IL appartient aux pépiniéristes de vulgariser le Diospyros par la greffe sur le type italien.
Les Coings, les Nèiles prospèrent autour de Cherchell, à des
alitudes différentes, et les Alises, dans les Babors,
Les Framboises, les Groscilles et Cassis de Médéah sont en renom sur la place publique. D'autres contrées en produisent également.
La Jujube, la Pistache, la Goyave, la Bibace restent assurées de la vente, comme l'Arbouse et l'Azcrole : trop de plants sauvageons réclament encore leur amélioration par la grefle,
Les Chätaignes, les Noix, les Noiscttes se récoltent en montagne,
Les vallées élevées du massif de l'Aurès plaisent au Noyer,
Le Caroubier prospère à Bougie, le Grenadier à El-Kantara et Milianah, et le Câprier sauvage rapporte au Kerata, gorges du Chabet,
Les Poires et les Pommes sont quelquefois parfaites dans le haut de la vallée de l'Oued-Sahel, à Saint-Denis-du-Sig, aux environs de Perrégaux et dans toutes les positions tempérées, à l'abri du siroco ou privées de l'ardeur aceablante des rayons solaires,
Nous donnerons plus de détails aux fruits réellement d'avenir pour la première de nos possessions d'Outre-Mer : les Oranges, les Bananes, les Olives, les Dattes, les Raisins, en attendant que l'Eugénia, le Goyavicer, le Philodendron, l'Avocatier, le Lit-Chi, le Corossolier, le Jacquier, le Manguier soient entrés dans la culture commerciale, ce qui ne saurait tarder sous l'impulsion d'une administration
Vigilante et propice aux tentatives des hommes de progrès,
LES OnRANGES. — Aux premiers temps de notre occupation, les Orangers et congénères avaient une place marquée dans les jardins arrosés des indigènes, et quelques propriétaires possédaient, au centre même de la plaine de la Mitidjah, de vastes orangeraics, notamment au pied du Petit-Atlas, aux environs de Blidah à l'Arbah.
Le massif montagneux de la Kabylie se faisait également remarquer par quelques orangeraies réputées pour l'excellence de leurs produits et leur vigueur de végétation ; à part le Citronnier ct de rares Cédratiers, l'Oranger dominant était le Franc ou sujet obtenu par le semis des graines,
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tante de la production fruitière et introduit en Algérie une certaine quantité de variétés ou d'espèces, dont la plus belle conquête, jusqu'à ce jour, est certaiñement le Mandarinier,
Un colon, M, François, exploitant 15 hectares du clos « Tapis Vert »
à Blidah, expédie quatre millions de Mandarines en France. L'arbre se propage par la greffe sur Le semis du Bigaradier, Les terres profondes, très fertiles, à sous-sol perméable, où l'irri-
galion est assurée et abondante, ont permis de créer, depuis dix ans, de vastes orangeries où o ‘angeraies, abritées de la violence des
courants atmosphériques par des brise-vents de Cyprès.
Les plaines aérées conviennent mieux à ces Aurantiacées que le littoral bas et étouflé ; elles y vivent cependant, mais n'ont pas le rendement économique de la première station : aussi les orangeries et mandarineries se sont rapidement étendues dans la plaine de la Mitidjah, aux environs de Blidah,
Blidah est justement renommée pour ses plantations situées au pied de l'Atlas, à l'entrée d'une gorge dont le torrent, l'Oue
d-cl-Kébir, déverse ses eaux, sagement aménagées par les intéressés syndi-
qués à cet effet, dans des vergers d'Orangers, d'une étendue 6 à 400 hectares et produisant une moyenne fruits,
raluée annuelle de 50 millions de
Autour de Blidah, il y a dans la montagne, chez les Beni-Salah, de petites, mais de superbes et fécondes orangeries, Dans la plaine, quelques plantations de valeur sont à la Chiffa, à Dalmatie, à Soumah, ete., et au pied du Petit-Atlas, à Rovigo, à l'Arbah, etc,
Des vergers analogues ont été créés de toutes pièces à Bouf
arik.
En peu d'années, de luxuriantes plantations, régulières et bien alignées, se sont développées: actuellement, elles s'étendent sur
de 250 hectares en plein rapport.
plus
Quoique de moindre importance que celles de la Mitidjah, des orangeries sont en création aux alentours de Bône et de Bougie: d'autres, prospérent aux environs de Philippeville, où elles ont été complantées à l'aide de variétés Maltaises, pour la plupart,
La province d'Oran posstde à Misserghin un véritable d'Orangers en parfaite exploitation: puis, des cré semblant surgir spontanément sous l'effet de remarquer à Perré
peuplement alions récentes,
l'irrigation, se font gaux et dans le domaine de l'Habra.
En général, les Aur
antiacées ont leur place acquise aux environs des grandes villes insiallées an milieu des |
laines aérées, malgré la
présence du climat marin, L'ivr
igalion pendant l'été est une condition
indispensable de succès.
Les Aurantiacées de la montagne donnent les véritables Oranges de choix, toujours appréciées par leur tardiveté : elles iürissent au soleil du printemps, quand celles des plaines ont disparu depuis longtemps; toutefois, l'arbre ne saurait atteindre les cimes froides, ni les steppes des Hauts-Plateaux, ni les altitudes au-delà de 500 mètres, L'ombrage des Dattiers, dans les oasis du Sahara algérien du Sud-Est, leur serait plus salutaire,
L'orangerie kabyle, la plus remarquable par la densité de son
p'oupement comme par sa culture soignée, cest acquise au massif
montagneux de Bougie, au-dessus du village de la Réunion ; elle est connue sous le nom d'Orangerie de Toudjah.
Toudjah, véritable jardin des « Pommes d'or, » semble accrochée aux flancs d'une montagne qui reçoit les chaudes eflluves du sud-est ; elle est protégée des courants froids par une masse rocheuse qui la domine ct l'arrose de mille cascades, se perdant en ruisseaux fécondants sous l'ombre touffue des Hespéridées,
Les produits de Toudjah sont connus ct estimés; ils font prime, aussi bien que les oranges de la vallée de l'Oued - Sahel, près d'Akbou.,
Actuellement, Blidah est encore le marché principal des Oranges et centralise, dans une certaine mesure, les produits de ses environs, Ses Oranges sont recherchées comme primeurs ; elles sont ensuite délaissées quand vient l'époque de maturation des similaires d'Espagne et d'Italie : celles-ci sont belles, bien mûres et peuvent arriver sur nos grands marchés duns des conditions économiques de transport, qui font encore défaut aux produits algériens,
Les frais de culture et d'entretien d'une orangerie s'élèvent à 300 fr, environ, et la production d'un arbre en plein rapport est de 500 à 866 fruits,
Les Mandarines se sont vendues jusqu'à 25 fr. le mille: leur emballage se pratique en caisses ou en petits paniers, chaque fruit étant enveloppé d'un papier de soie, De nombreux colis postaux s'expédient aux époques de Noël et des étrennes,
Les Oranges ont été emballées dans de grandes caisses en bois, classées par dimension ou grosseur, suivant un calibre convenu qui en détermine le prix. Le fruit de choix fait l'objet d'un paquetage plus minutieux.
L'expédition des fruits utilise une grande main-d'œuvre, où les indigènes eux-mêmes trouvent de l'emploi. La cueillette, le triage, le
papillotage des trois premiers choix, la confection des caisses à
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h: L'Orangerie est donc appelée à se développer largement, et certains | planteurs partagent tellement cette opinion, que l'on peut rencontrer à Boufarik, par exemple, des propriétaires possédant jusqu'à 20 et 40 hectares d'un seul tenant et de création récente, Le rendement brut est évalué à environ 1,200 fr. par an dans la Mitidjah, L'estimation d'une orangerie en plein rapport est de 6,000 fr. Les orangeries nouvelles, créées dans le périmètre irrigué de l'Habra, laissent entrevoir les mêmes résultats.
L'Algérie exporte 3,000,000 de kilog, d'Oranges et de Citrons,
Les BANANES, — Le Bananier se voit dans les jardins des grands centres du littoral, d'Alger notamment. Pour prospérer et donner
} de réels résultats, il lui faut une exposition chaude, absolument abritée des grands vents, tout en restant sous l'influe
} du climat marin, Un sol frais, profond, substantiel e où l'irrigation estivale est assurée, sont d
nce immédiate tnon compact,
es conditions indispen- ? sables à la bonne venue de la plante,
Le Bananier se cultive en ligne et par touffe,
Chaque sujet porte plusieurs stipes fructifères : mais le stipe
où tige disparaît après la fructification, pour faire place aux rejets de la souche, Une banane- | ric bien entretenue et abondamment fumée peut durer six ans.
Aux environs d'Alger, on en rencontre quelques plants dans les jardins. Un certain nombre d'horticultears, des Mahonais, entre autres, possèdent, au Hamma et à Hussein-Dey, des bananeries ont souvent près d'un hectare détendue.
La zone de bonne culture est 1
qui
estreinte, Les dépenses de création bananerie sont assez élevées pour limiter l'extension de ces plantations; celles-ci néanmoins tendront toujours à s'accroitre, afin de satisfaire à la consommation des villes algériennes et aux besoins de l'exportation.
En effet, les régimes de Bananes s'expé dans un panier long contenant à l'inté éviter le choc et le frottement des fr régime, bien disposées en boîtes de portent aisément d'assez longs ti parfumées et en parfaite maturité, I va sans dire qu'on parle ici des fr plante même et en plein soleil.
formés, qu'on fait jaunir et mûrir Le régime du Bananie brésenter de 100
et d'entretien exigées par une
dient facilement, emballés rieur de la paille sèche pour uits. Par mains détachées du colis postaux, les Bananes sup- ‘ajcts pour arriver à destination,
uits Venus à point sur la et non de ces produits à peine à la chaleur d'un four.
r, issu d'une bonne culture. peut encore à 150 fruits, et il n'est Pas extraordinaire de trouver un premier choix dépassant ces chiflres.
Les prix actuels sont basés sur l'estimation de o fr, 03 par fruit, au minimum,
Les variétés cultivées sont les Musa Sapientum, à petit fruit, Paradisiaca, à gros fruit, sinensis, de Chine.
Les Ouves, — L'Olivier est l'arbre méditerranten et essentiel. lement algérien, On peut citer les groupes d'Oliviers de la Grèce, de l'Archipel, de l'Espagne, de la Tunisie même: mais, pour avoir une idée exacte d'un peuplement de ces arbres oléifires dans toute sa beauté et sa vigueur de production, il faut voir les véritables massifs de l'intérieur de la Kabylie, de l'Oued-Sahel où du Djurjura,. Les arbres, plantés régulièrement, y deviennent séculaires, et leurs dimensions gigantesques sont la conséquence de soins constants et d'une irrigation assurée,
Les variétés différentes, et toutes de races préférées, sont les résultats d'une eulture avancée, après avoir été fixées par la grelle où par la multiplication de bouture, pratiques culturales fort anciennes et perpétuées par la tradition,
Dans le cours de la vallée de l'Oued-Sahel, se trouvent quelques plantations véritablement remarquables. Citons les bois d'Ichou, de Boudijelil, de Tixeriden, de Mzaïa et Fer ayas, de Beni-Aïdel, ete, Les principales variétés d'Oliviers caractérisées par leurs fruits portent des noms locaux : Azernie, Chmellal, Zerad;j..….
En dehors de la Kabylie, qui est le centre le plus jiuportant de végétation de l'Olivier et de la production de l'huile, l'arbre précieux se rencontre encore à l'état vigoureux, au cœur des ravins frais et fertiles avoisinant la plaine de la Seybouse à l'Est, et sur le mamelon arrosé de Tlemcen à l'Ouest.
L'aire d'extension de l'Olivier est considérable en Algérie, et des
plantations nouvelles y sont déjà prospères, Depuis la colonisation
assez récente de la Kabylie, de jeunes arbres ont été plantés. Le périmètre irriguable du barrage de Perrégaux, le village de ce nom, le domaine de l'Habra, puis Sahouria, l'Habra, ete. renferment de icunes Olivets très vivaces : enfin, le cultivateur du Sahel d'Alger commence lui-même à soigner par la greffe et la culture des sujets abandonnés au hasard de la broussaille.
L'huile d'Algérie est de qualité fine et supérieure : la couleur et Le goût de fruit peuvent être ou accentués où modérés par l'art de la fabrication, qui, entre les mains des F ançais, fait de rapides progrès, Deux centres ont une réputation : Tlemcen, dont le marché est restreint par rapport à celui de la Kabylie, ensuite Bougie, qui est le véritable marché Kabyle et le port d'exportation,
mar vèdr four:
Kilis Rum
fr, 05 par fruit,
n, à potit fruit,
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Algérie, et des a colonisation té plantés, Le ge de ce nom, ‘enferment de Sahel d'Alger
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Le tableau des douanes accuse une sortie de d'huile d'Olives et de 300,000 kilog, d'Olives v
La création d'olivets doit donc tenter dehors de la fabrication de l'huile, peut obtenir par des cultures spéciales les meilleures olives de conserves, Les variétés fort nombreuses se fixent toujours par le greflage et se trouvent aisément en Algérie: Olives Pandoulier, Grosse de Séville, de Salon, Constantine, ete,
La rusticité de ce
5 millions de kilog, certes,
l'arboriculteur qui, en
de
t'oléifère est incomparable, De tièdes jusqu'aux altitudes neigeuse l'Olivier se maintient vigoure dans la broussaille, où il est c il supporte longte
puis les rives S, AUX environs de 800 mètres, ux et productif; même abandonné onnu sous le type sauvage d'Oléastre, Mmps tous les mauvais eflets de redevenir rapidement, sous la main habile sujet amélioré à production normale.
On sait que l'Olivier est l'arbre perpétuel par la raison que, si l'arbre jeune ou séculaire disparait, ses racines émetient des rejets qui seront grellés par le cultivateur.
l'inculture pour de l'arboriculteur, un
Lis RaïsiXs. — L'extension considérable prise par
, des vins blancs caux-de-vie ne pouvait manquer d' intelligents ; ils et, à l'exemple en treilles
la Vigne pour ou mousseux et des attirer l'attention des vigaerons ont compris l'importance de la vente de leurs collègues de France, sous une situation chaude, pour l'e et tenu les gros raisins à longue arboresce des fruits tardifs,
Le Chasselas doré et le d'Alger, sur la côte
la production des vins rouges
du raisin, ils ont mis la Vigne xploiter en primeurs, nce pour la production
S similaires se trouvent aux envi Ouest jusque vers Sidi-Ferruch, Guyotville, abrités des vents de mer artificiels, Du 25 juin au 15 août, la réco en caissettes où en petits panicrs,
Le champ de vigne est soigné « comme une vache à lait... »
A son tour, le vignoble détache de ses souches, en faveur du marché, des mannes d'Aramon, de Cinsaut, de Clairette
védre, d'Ugni blanc... et les hautins taillés à long bois deviennent fournisseurs des Raisins Gros Guillaume, Khanat, Malaga, Persan, Kilianer ou Lignan, Sultanieh de la Carabournou, Rosa Reveliotti, Rumonya de T ‘ansylvanie, Milhau blane, Monique, Roussea blane, el quelques cépages locaux : Chaouch, de Dellys, Kisch Misch.…
Les Muscats d'Alexandrie devraient être séchés au soleil ct livrés aux négociants, Un jour, les Kabyles étudieront sans doute ia
l'ons notamment à par des séries de brise-vents Îte est complète et embarquée
, de Mour-
mise en barils, remplis de poussière de liège, des Raisins Aberkau, Adziri, Ah meur, Ah meur bou, Amellal, Kebel, Ladari, Timokrouin. Oued zitoun noir, Sadouck, Zizetel, Suassa, Ferana blanc ou noir, Cherchali, La vente en scrait faite en décembre.
I y a là toute une mine féconde à exploiter, la Vigne étendant facilement ses bras ligneux où dans la plaine ou sur la montagne : avec des facilités de transport, le trop plein de la récolte sera dirigé vers d'autres pays, transformé par le pressurage ou par le passerillage, en boissons et en raisins de dessert, façon Malaga,
Les Dares. — Le jardin d'essai du Hamma a déjà acclimaté un certain nombre de Palmiers, de vigoureux Phœnix originaires du Brésil, du Paraguay, du Sénégal, des Canaries, et le gigantesque Cocotier chilien, Jubæa spectabilis: des Sabals et des Thrinax des Antilles; des Caryotas, des Arengas originaires des Moluques, de Java, de Singapour; de fertiles Latanias ct Coryphas reçus de Madagascar et de la Nouvelle-Hollande: de modestes Pritchardias océaniens; de superbes Orcodoxas, des Antilles: de rustiques Chamærops asiatiques où américains, ct quelques Arecas d'avenir, provenant des Seychelles, de Madagascar et des Indes Occidentales.
Toutes ces espèces, remarquables par leur vigueur ou leur aspect, se rencontrent déjà sur les places publiques, ou décorent les villas pittoresques aux murs blancs, sous un ciel chaud, ayant comme horizon la mer bleue, les monts Atlas couronnés de Cèdres ou les immenses plaines de sable.
Un des premiers, M. Dufour a créé des oasis de Dattiers dans la zone saharienne et a trouvé des imitateurs.
Le Dattier est l'arbre Le plus utile du Sud de l'Algérie, Le Phœænix tenuis, une des espèces les plus vigoureuses, ne donne pas un bon fruit. Notre ancien Phœnix dactylifera est le plus répandu et le plus profitable Parmi les centaines de formes ct de variétés de Dattes, « Deglet-noour » a la préférence des planteurs ; ensuite, « Deigla-beïda » ou Datte blanche, de première qualité.
Combien d'oasis fécondes viennent rompre la monotonie désespérante du désert et le rendre fructueux ou quelque peu habitable ! N'ont-elles pas facilité la végétation d'arbres fruitiers — Abricotiers, Figuiers, Grenadiers, Opontias, — d'arbustes économiques qui se développent sous leur ombrage, et d'un grand nombre de plantes fourragères, potagères ou oflicinales? Au milieu de ce’te expansion
végétale, les Oignons, les Aubergines, les Piments, les Féves, les
Choux, le Gombo, semblent vivre en famille avec l'Orge, le Blé, le
Sorgho, la Luzerne, et quelquefois avec le Tabac, le Cotonnier, le g ;
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La domestication du Palmier Dattier éte - on creuse deg puits artésiens en plein Sahara et l'on y crée des oasis. ; Des centaines de mille plants ont été apportés par des compagnies financières, dans l'Oued-Rir, au-delà de Biskra, des chotts et L des sables à mirage, après Tougourt, où les cara } ne trouvaient pas toujours à brouter D Dour vivre, le Dattier veut avoir !
} dans le feu du ciel, » L'Arabe observ ? du Coran, et Le stipe hardi de Ja F4 plantureuse frondaison.
Chanvre hachich, le Chalef d'Orient, se d'irrigation maintenues par des reley
nd son aire : en ce moment,
ranes de chameau X
Cles pieds dans l'eau et la tête
e cette maxime comme un article
Monocotylédone se couronne d'une
On sait que le Palmier dioïque fournit tr semis ; le colon ou l'indigène pied des types femelles, de Let la fécondité de l'oasis.
Les variétés de Dattes sont assez nombreuses : 1 nous l'avons dit, est la plus distinguée. La D €Datte sèche », dont le burnous pour la journée des peaux de boucs
op de plants mâles par le a donc le soin d'extirper des
rejets au les replanter ct d'assure
"ainsi la durée
a Deglet-noour », alte commune, appelée nomade met quelques poignées d : € la «Datte molle », que pour être vendue sur les mar des denrées d'échange avec Les Dattes fines, s
ans son l'on presse dans
chés arabes, sont les céréales de la fertile région du Tell.
avoureuses, sucrées, sont récoltées dans le Souf, au sud de Ja province de Constantine, au Djérid, sud de la Tunisie, pet au M'zab, sud de la province d'Alger,
Les eaux plus douces de l'Oue la végétation de légumes
d-Souf y permettent en même te alimentaires.
Alin d'éviter les allaques de
mps
s oiseaux, la récolte des Dattes sèch
es, ait aussitôt que
demi-sèches ou grasses se f{ là maturation com-
pmence; celle-ci s'achèvera dans les magasins où les régimes vont Sôtre suspendus,
Le séchage des fruits qui tombent se sur des terrasses, La Datte dégorger un sirop à distiller, Quant au dernier c
contente de nattes étendues précoce, placée sur des claies, laisse hoix, s'il n'est pas vendu à bas prix aux carale rebut est pressé en tourteaux et livré aux chèvres et aux moutons, D nt « désossé » aux distilleries des environs de Paris. Le Noyau extrait de la pulpe, adressé entrera, avec les gousses de Car
vanes de nomades,
aucuns l'expédie
à des négociants étrangers, de Tamarin, dans la fabrication des vins dits « de comme Les Dattes sont exXpédiées avee leur Güetés portant 15 où 20 fruits, e
‘oubicr et r'ee, »
régime ou par ramules déehi Ü groupés en caisses de 50 kilog.