‹ L'hospice des enfants-assistésChapitre 23 sur 46 · IV · texte numérisé non relu

IV

IlO Là PETITE HÈRE

Il volait.

Au coin de la rue Oudinot, il se croisa avec une vingtaine de personnes qui marchaient étroitement groupées et chuchotaiït.

— Comment, vous, mon cher ami ! lui dit quelqu'un.

En même temps, il se sentit touché au coude. Il regarda. Madame de Mérifons, à qui M. Darnétal donnait le bras, était devant lui.

— Madame la marquise... balbutia-trîl.

— Et où allez-vous avec ces airs effarés? lui demanda M. Darnétal.

— J'ai découvert David, j'ai découvert Loulou, et je suis si content!...

Madame de Mérifons lui prit les mains dans ses menottes fluettes, blanches, un peu desséchées.

— Votre cœur est trop noble pour que Dieu ne le visite pas un jour, mon cher impie, lui dit-elle afifectueusement.

— Et vous portez cette bonne nouvelle à mademoiselle Fuster ? dit M. Darnétal.

— Pauvre chère Madeleine ! continua la marquise, sa mère voulait qu'elle nous suivît au monastère du Jugement-Dernier, où les Sœurs et les novices doivent essayer les nouveaux costumes confectionnés à Bordeaux; mais elle a prétexté une grande fatigue et s'est étendue à demi sur un canapé. Comme je sortais du petit salon, ses yeux étaient

i.a>J^dri

Page 1