‹ L'hôtel de ClunyChapitre 18 sur 84 · AA AAA · texte numérisé non relu

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so — plus tard en désuétude'. Pourtant l’histoire de l'Hôtel de Cluny établit qu'il n’avait pas encore disparu en 1789; les lettres patentes délivrées le 25 juillet de cette année par Louis XVI le prouvent avec évidence.

Une aventure piquante se rattache à la période de l’abbatiat de Geoffroy d’Amboise. Une chronique anglaise, selon M. Du Sommerard, en fixe le lieu dans la chambre de la reine Blanche, dite aussi chambre des Abbés, qui est contiguë à chapelle. M. Du Sommerard entendait désigner cette pièce sous le nom de « chambre de la reine Blanche » par les locataires qui l’occupaient vers 1800°. Ce nom paraissait incompréhensible. Il perpétuait, au contraire, sous forme de tradition, le souvenir du passage de Marie. Car on sait qu’on nommait Reines Blanches les veuves des rois de France”, parce qu’elles portaient le deuil en blanc.

Les auteurs du temps ont d’ailleurs raconté l’histoire qui se rattache au souvenir de ce nom. Dès la mort de Louis XIT, le nouveau souverain succéda à la couronne de France le 1 janvier 1515. Il fit tout de suite usage de son pouvoir. Barillon, avant de parler des obsèques du roi qui eurent lieu le 13 janvier, raconte la chose de la sorte :

« Aussi ledit sire donna ordre que la royne Marie, veufve du feu roi Louis dernier décédé, fust honorablement entretenue, laquelle veufve se veint loger en l’Aostel de Cluny, et ledit sire la visitait souvent et faisait toutes gracieusetés qu'il est possible de faire. »

Mais ces gracieusetés risquaient de faire perdre à François Ier le trône de France et menaçaient de mettre à la tête de notre pays un prince de sang anglais.

En effet, la veuve du roi défunt, sœur de Henri VIII d'Angleterre, se voyait privée des plaisirs de la royauté par la mort de son époux; un fils seul lui eût permis d’en conserver les bénéfices, mais Louis XII n’en avait pas

laissé. Comme elle n’avait pas de bons titres pour obtenir l'honneur et les

1. Selon Ed. Fournier. Encyclopédie du XIX° siècle. 2. Les Arts au moyen-âge, p. 178.

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