PAT RE
Son séjour fut de courte durée, car ses affaires le rappelèrent bientôt en Écosse. Toutefois, il est probable qu'il séjourna jusqu’au 15 janvier 15371.
Nous arrivons à l'an 1550. Un bon juge, Corrozet, considère alors parmi les plus importantes demeures du milieu du xvit siècle « l’hostel de Cluny », puisqu'il le fait figurer dans un choïx de quarante noms, des « principales maisons et hostels de grands seigneurs jadis edifiez à Paris ». Il ajoute qu'il existe un grand nombre d'hôtels, maïs « qui sont venuz en décadence en main d’autruy par la mutation des temps, car, dit-il, nul personnage jadis n’était pas sans avoir son Hôtel, et tous les jours on en édifie de nouveaux, tellement qu'il semble que Paris ne sera jamais
achevé ».
Une nouvelle preuve de l’importance de l'hôtel se trouve dans le soin et l'exactitude avec lesquels il est reproduit sur le plan de Paris de 1552.
Nous devons nous borner à signaler la passion qu'avait pour les arts, le faste et les femmes, le prélat déréglé qui, de 1528 à 1549, fut abbé de Cluny. On sera heureux de connaitre les noms des artistes qui peut-être se rendirent plus d’une fois à l'habitation de l'abbé de Cluny, dont ils formaient l'entourage. Jean IV habita-t-il une si belle demeure ? M. Du Sommerard père pense qu’en ce cas il dut grouper autour de lui Cellini, Rosso, Primatice, Vignole, Serlio et autres grands maitres de cette belle époque ?.
Nous avons vu le pouvoir royal disposer en deux circonstances de l'Hôtel de Cluny pendant les abbatiats de Geoffroy d'Amboise et de Jean IV de Lorraine. À ce dernier succéda, en 1549, à la tête de l'abbaye, Charles de Lorraine, cardinal de Guise, qui, dès 1548, avait été nommé coadjuteur de son oncle.
M. Bonnardot a reproduit récemment diverses pièces sur les fiefs de Paris. On voit l'Hôtel de Cluny exempté de la taille et des impôts ordinaires,
et indiqué comme étant la propriété du cardinal de Lorraine dans le « Roole