Voir Saint-Victor
4. Les séances du comité révolutionnaire se tenaient dans la grande pièce proche de la tour octogone.
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On voit par le J’oyageur à Paris, tableau pittoresque et moral, paru en 1797‘, que l'Hôtel de Cluny était occupé à cette date par le libraire Fuchs ?.
L'Hôtel reçut ensuite l’estampille rouge du temps : « Propriété nationale à vendre. » M. Jadelot, médecin, substitua aux stalles de la chapelle des gradins d’amphithéâtre, et l’on y fit des leçons d’autopsie. Un chirurgien nommé Beaudot, « ancien législateur, » fut investi, par un arrêté de l'administration départementale de la Seine des 17 et 23 pluviôse an VIIT (1800), du palais des empereurs romains et de nos premiers rois accru des riches dépouilles de Cluny. Toutefois, la charge imposée à l’'adjudicataire d'entretenir le bail emphytéotique fait en 1789 par le cardinal de la Rochefoucauld dut influer sur la modicité du prix. La dépendance dite des Thermes, objet d’un autre bail passé avec le tonnelier Falaise, était d’ailleurs réservée par l'Etat, qui en fit don en 1807 à l’hospice de Charenton.
Vers 1798, un riche traitant nommé Godin logeait dans cet hôtel. Le libraire Moutard, chef d’une maison jadis en grand renom, vit résilier, bientôt après, son long bail faute d’en pouvoir acquitter la redevance de 9,500 francs. M. Du Sommerard rappelle à ce propos qu'il a vu un procès-verbal du 16 thermidor an 6 (1798) signé Rougevin, architecte, et portant ces mots : « Je suis d’avis que ce domaine valait en revenu annuel en 1798 la somme de 8,800 fr. et en capital vingt fois le revenu, 176,000 francs, » ce qui rendrait inexplicable, dit M. Du Sommerard, l'abandon d’une jouissance de 4,300 francs pendant plus de quatre-vingts ans ; mais, à d’autres égards, nous devons reconnaitre, dit-il, que l'Hôtel ne fut vendu en 1812 que 92,000 francs, somme dont la redevance stipulée au bail formait à peine l'intérêt au denier vingt.
Les presses de la maison Belin y furent établies en 1800. Puis Le Prieur, libraire, s’y installa. Parmi les ouvrages sortis de ses presses, nous signalerons une notice sur l'Hôtel de Cluny. C’est à son patriotisme que