CHAPITRE IX
lloa^rellc déception an eommencemeat de 172G. — Le Cardinal ne vent pas désespérer. — Apologie du Cardinal. — 11 Tondrait que GraTesoa demandât TéifMgaeaMnl de M^yella. — Il aflecte de compter sur Polignac. » Mais il ne vent pins rien faire avant rarrÎTée du bref. — Tout est remis en question. — Le Caurdinal ne veut pas que la Congrêgvtion change nue virgule à son roandemeat. ^ Continuation des négociations de Porte-Nenve. — Légèreté de l'abbé. — Le Cardinal le morigène à ce sujet. — Il ne songe qn*a la rédaction de Tapologie. — A Paris on commence à souhaiter une solution. ^- Visite de Monrille. — Le duc de Dourbtin fait savoir au cardinal qu'il approuve sa conduite.-- Le retard ménagé à Rome permet aux meneurs de redoubler leors intrigues. — > Lettre de Polignac a Tabbé de Kothelin désavouant toutes ses ancieanes assurances en faveur de ses collègues. — Stupéf.iction de Monseignear de Noailles. — c Tout est évanoui comme un songe. » — Il ne peut dissimuler sa déception et son irritation. — Il ne cédera plus un pouce. — Dans ses lettres leerètes son découragement est bien moindre. — Mais il ne peut accepter que le Pape ait les mains liées par les décisions de la Congrégation.
L*année 1726 commença mal par la réception d'une lettre du P. de Graveson, du 19 décembre, ne laissant presque plus entrevoir d'espoir. Noailles ne se décourageait point cependant. Tout au contraire il se rattachait à une nouvelle combinaison simple et hardie. Il se mit à rédiger une apologie racontant tous les incidents, a ménageant Polignac et accusant un peu le P. de Graveson » — il Ten prévenait — à cause de lui. » Mais auparavant il voulait qu'il allât trouver Benoit XllI pour lui exposer qu'il y avait un moyen bien simple d'en finir : c'était d'écarter Mayclla et de tout terminer direclement entre le Saint-Père et l'archevêque de Paris par une lettre ce amicale )> approuvant les XII articles; le Cardinal la garderait» dans son tiroir pour servir seulement à parler avec assurance », et il publierait aussitôt son mandement. Et redoutant l'hésitation de son agent à entrer dans cette nouvelle voie, il n'hésite pas,
pour le stimuler, à lui indiquer Je P. Andrujat comme pouvant le suppléer. « Sans ce parti, on ne verra jamais de fia : Mayellaest payé pour rendre Taffaire éternelle, ses amis renseigfués intimident le Cardinal de Poiignac, lequel en outre est souvent dérangé par les ordres de la Cour. » En somme, le cardinal de Noailles considérait son collègue comme complètement joué, et pour rendre du courage au P. de Graveson, il terminait comme s'il avait un remords d'avoir mis en avant le nom du P. Andrujat, en lui déclarant que c'était à lui de tirer Poiignac d'afiaires et de pacifier rËglise(l); il lui recommandait le secret et la promptitude. Cette fois le Cardinal est encore plus net dans son Tibi so/i : il y déclare que jusqu'à l'arrivée du bref, il ne fera, ni n'écrira plus rien ; s'il dissimule son irritation, c'est par respect pour le Pape et pour montrer le désir qu'il a d'arriver a un arrangement. Mais comment peut-il vaincre son impatience, quand après toutes ses concessions, toutes les promesses les plus formelles, il apprend par une lettre du Cardinal de Poiignac à l'ablM; de Rotlielin, que, le 6 décembre, la Congrégation qui devait examiner son mandement n'était même pas nommée et qîi«, revenant sur les engagements précédents, elle aurait encore à décider si l'acceptation souscrite par Monseigneur de Noailles était suffisante, si le Saint-Père devait approuver les %ll articles ; quelle satisfaction serait exigée pour l'instruction pastorale de 1719. Tout était donc remis en question, comme si les paroles du Pape étaient lettre morte. Bien plus, dans cette même dépèche Poiignac se déclarait impuissant pour dominer la fatale Congrégation et il exigeait que Monseigneur de Noailles revînt sur l'ordre qu'il avait donné au P. de Graveson de ne plus accepter aucu Oie modification, ce II ne faut pas tenir la bride ^ courte j>, lui dit l'abbé de Rotbelin. Et le Cardinal mandait à son agent de n'admettre aucun changement^
(t) Lettre du 7 janvier 1726.
même d*une virgule. La négociation par Tentreraise de Tabbé de Porle-Neuve continuait toujours en sous-main, mais sans avoir, ce semble, aucun caractère sérieux : Tabbé était évidemment léger et impuissant, et chercbait vainement à prenJre de l'importance : le Cardinal ne s'y trompait pas, car, le 1 i janvier, il lui répondait à propos d'un factum italien auquel l'xibbé paraît avoir attacbé une certaine gravité: « Je vous avouerai francbement qu'en lisant cet écrit, je me suis aussitôt représenté un de ces snltimbasques que j'ai vus quelquefois à Rome montés sur des tréteaux, parlant à tort et à travers, amusant la populace, mais indignes d'être écoutés des gens raisonnables. Je vous avoue que je n'aurois jamais cru qu'un discours de cette nature pût faire quelque impression ; il sent à pleine bouclie le Vitri et je serai bien surpris qu'il ne vînt pas de cette boutique » (1). Au P. de Gravcson, le même jour, il mande qu'il ne s'occupe plus que de la rédaction de son apologie à publier après la rupture définitive, qu'il ne comprend plus rien en voyant les choses reculer comme s'il ne s'était rien passé depuis un an et qu'il voulait tâcber de s'isoler un peu pour rétablir sa sunté sérieusement atteinte par toutes ces émotions. Son irritation était toujours grande contre Mayella « qui a eu beau succès en amenant le cardinal jusqu'à se trouver vis-h-vis de rien après avoir tiré de lui tout ce que S. E. a donné. » Aussi n'avait-il nulle envie « de lutter de ruse )),aveclui, et il souhaiterait uniquement de pouvoir se jeter aux pieds du pape et de s'ouvrir à lui, en lui montrant comme « l'Eglise de France étoit en (eu depuis dix ans sous le nom du Saint- Siège. V II continuait à montrer dans ses intructions une grande confiance pour le Cardinal de Polignac, mais il ne se repentait nullement, et dans son Tibi soli de ce jour, il a soin d'ajouter « que le Père comprendra son instruction. »
(1) Lettre du 14 janner 1726.
A Paris cependant on désirait vivement une solution et le gouvernement ne le cachait pas. Vers le milieu de janvier, M. de Morville vint trouver le Cardinal pour lui dire que M. le duc de Bourhon approuvait complètement sa conduite et que, voyant avec peine ces perpétuels atermoiements, il avait donné à son ambassadeur les instructions les plus formelles en ce sens. Noailles ne cacha pas au ministre que le Pape venait précisément de déclarer au P. de Graveson que les ordres de la Gourde France lui liaient les mains et il le pria très vivement de lui faire savoir d'où venait une pareille affirmation et «qui pouvoit oser enchaîner ces mains sacrées pour que S. S. sache enfin qu'elle était libre d'agir »(l). Les intrigues recommencèrent de plus belle; ces retards donnaient en effet une grande force aux ennemis de la paix et l'on allait bien voir l'impuissance de Polignac sur les huit cardinaux choisis pour l'examen du mandement, même celle du Cardinal Davia, bien intentionné cependant. Et secrètement Noailles avouant a son agent n'avoir plus aucun espoir, ajoutait « faisons cependant comme si cela alloit bien. »
On ne saurait assez admirer l'énergie avec laquelle le Cardinal luttait; comme il le mandait, le 28 janvier, au P. de Graveson, en lui recommandant de répéter sans cesse son nec plus ultray sa position était absolument intenable « entre deux feux ; d'un côté ceux qui vouloient que la Constitution aye la même autorité que le symbole de Dieu, les autres la taxant d'hérétique comme la formule de llimini(?) ». Il rappelait à ce propos que du temps
(I) Lettre du 21 janvier.
(^) Cette lettre renferine nn passage biea curieux el qui peint l*état de désârroi où étaient réellement alors les catholiques à Paris. « Ils sont ?0 ou 30 s'assemblunt les dimanches itti collège de Tours, où le principal dit la messe et administre les Sacrements, bien qu'il ne puisse prêcher ni confesser. Ils déclarent hérétiques tous ceux n'ayant pas reçu la Constitution pure et simple et excommunient ceux qui communiquent avec eux. \\ y a parmi eux quelques Jésuites. Parce que certains Jésuites laissent confesser des prêtres autorisés de S. £. sur les paroisses Saint-Snipice, Saint-Louis, Saint-iNicoIas-du-Chardon-
de Clément XI on le tenait pour hérétique, parce qu^il ne pensait pas comme le Pape, tandis que ses adversaires se soumettaient aveuglément; acluellcment, il était absolnmcnt d'accord et passait toujours pour hérétique, tandis que ses contradicteurs, nullement eu communion d'idées avec Benoit XIII, étaient seuls réputés orthodoxes. C'était cependant l'exacte vérité et le Cardinal avait bien droit de se plaindre et de qualifier le péril de « terrible ». Mais aussi sa confiance était encore trop grande : lui qui reprochait au Cardinal de Polignac de se laisser duper perpétuellement par Mayella, ne voyait pas les nouvelles iotrigues qui se menaient autour de lui à Paris et dont le Cardinal de Fleury était l'àme. Janséniste a à outrance i» d'abord, ce prélat avait embrassé les idées tout opposées, quand il en avait reconnu l'opportunité. Chargé des affaires ecclésiastiques avant son entrée au ministère, qui eut lien au mois de juin 1726, il marchait étroitement d'accord avec les Cardinaux de Bissy et de Rohan et il était l'auteur de la nouvelle campagne entamée avec tant de succès à Rome contre Monseigneur de Noailles, lequel l'ignorait, s'en rapportant aux assurances de Morville et ne pouvant dès lors s'expliquer les résistances qu'il rencontrait, alors que Polignac transmettait des communications toutes différentes de son gouvernement. Mais ce dernier lui-même probablement n'agissait pas avec une complète franchise et cherchait à s'assurer des garanties pour l'avenir, car l'avènement de Fleury comme prochain premier ministre n'était un secret pour personne. Nous comprendrions dif-
norel des paroissiens n'y vont plus et ne font pas leur devoir paseâl à cause des curés, ne saluant même pits le Sjiint-Siicreraeot dans la rue à cause des prêtres qui le portent, et ne vont qu'un collège de Tours, et ils disent qa'a Paris il n'y a plus ni vraie religion, justice ni église. » Le Cardinal cite encore un menuisier qui resta couvert devant l'official en déclarant que Saint Jean avait défendu de dire ave à un hérétique, et un porteur d'eau prêtant sèment devant l'official avec la réserve qu'il ne le l'econnaissait pas, parce qu il oc tenait son pouvoir que de l'archevêque, qui était déchu de toute juridiction.
fieilement autrement la lettre que Polig^ac adressai Iç 24 janvier à Tabbé de Rotbelin et dans laquelle il se^nble avoir oublié toutes les assurances données précédemment par lui à ses collègues. « Nous sommes, dit-il ^ dans la crise de notre grande affaire, crise d'autant plus important^ que c'est la dernière et que la paix se trouve entre la vie et la mort. Persuadez le Cardinal de NoailIes,le Pape Ten priant instamment, de consentir à ne former aucune difficulté : c'est moi que Ton conjure également. Ceux qui à Paris combattroient cela ne connaissent pas ce pays-ci. Il faut renoncera Tillusion que Ton pourroit tout finir avec le Pape seul. Il est vrai qu'on pouvoit s'en flatter; le Pape avait promis un bref aux Dominicains avec les douze articles, même avant le mandement publié : le Pape me Tavoit dit plusieurs fois, mais ce système a çbangé du moment où j'ai eu l'ordie réitéré de demander l'autorité apostolique, l'avis et le consentement des frères : alors toutes ces facilités ont disparu. Vous savez quand et contaient on a d'abord demandé le Saint-Office et puis on s'est contenté d'une Congrégation : dès ce jour l'affaire a dépendu du suffrage et tout ce qu'on a pu espérer s'est réduit h la modération de quelques termes du projet envoyé d'ici par le Saint-Office, et à la permission indirecte de donner les XII articles quand le mandement seroit publié. Vous pouvez accepter qu'on a fait tout ce qu'il estoit possible de faire pour bien informer les juges, l'intention du Pape leur était connue; ils sentoient le péril de l'Eglise de France par sa division, et quoique tous ne fussent pa$ dans la même disposition de vœux et d'espoir, je puis vous affirmer que le Cardinal de Noailles n'y avait point d'eu'^ nemis personnels et qu'il y avait même des amis. Voici la résolution, ce qui lie absolument les mains au Pape, et ce qui doit les lier à Monseigneur le Cardinal de Noailles parce qu'il ne peut plus appeler :
« 1^ Dans l'acceptation, au lieu de purement et simpleçient, il dira sans exception, sans relation, sans limitation
(pour ne pas blesser le parlement, mais nécessaire parce que le refus précédent consistoit dans les clauses relatives.)
« 2® Sur ce qu'on auroit voulu trouver un terme plus doux que reprobamus^ mais on a craint que le Cardinal de Noailles n'en clicrchc encore un plus avantageux pour lui : on veut le voir venir.
« 3** Sur les articles, la Congrégation a fait assez entendre que le Pape les pou voit donner après le mandement et certainement, il n'y manquera pas. C'est alors qu'elle n'attendra pas qu'on le somme de tenir sa parole. Voila selon moi une sûreté plus grande que toutes les sûretés du monde, car il n'y aura plus rien pour en retarder l'exécution.
a La Congrégation ne pouvoit s'exprimer autrement. Je soutiens donc en fait que la cause du Cardinal est gagnée, car c'est le vrai point, tout le reste est minutie. Mesurez la distance de ce qu'il a voulu faire à ce qu'on exige au delà et vous jugerez que c'est un pouce. Comparez ensuite cela non avec le bref particulier sujet a toutes sortes de conditions, mais h une Bulle authentique servant de règle à tous, et vous avouerez que c'est donner bien peu de chose pour avoir beaucoup. Si le Cardinal ne s'y rend pas, adieu la paix de l'Eglise. » Et en finissant Polignac «ijoute sans embarras : « Le Pape n'étoit plus libre de tenir sa parole et la Cour de Rome ne pouvait pas demander moins après douze ans d'événements. »
On devine aisément l'effet que produisit sur l'archevêque de Paris cette communication qui mettait à néant en un instant les laborieuses négociations de tant de mois. Le 4 février, le cardinal en écrit brièvement au P. de Gravezon. « Tout est évanoui comme un songe » dit-il tristement en recommandant simplement à son agent de porter au Pape l'expression de son humble soumission. Mais dans le Tlbi soli du même jour, il donne libre cours à sa cruelle déception, en rejettant toute la responsabilité sur Monseigneur de Polignac aveuglé et trompé par Mayella;
il lui reprochait durement d'avoir consenti II l'examen du mandement par une congrégation et d'avoir fait intervenir son gouvernement en ce sens. << C'est donc le Cardinal, contin«e-t-il, qui par ses lumières supérieures et son liâbi* leté dans les négociations réduit aujourd'hui J'Eglisé, l'Etat, le Cardinal de Noailles dans une situation à faire horreur... Et il veut que son confrère, son ancien ami adopte ces horreurs! et ensuite il ajoute tranquillement que s'il les refuse, la Cour ne gardera plus avec lui aucun ménagement. » A cet égard, Noailles ne faiblit ni ne tergiverse ; il charge le Père de dire a notre ambassadeur qu'il a uniquement pris l'engagement d'être en tout soumis au Saint-Père, mais nullement à la Congrégation, Puis envisageant froidement les chances de l'avenir, il ne voit plus d'espoir que « dans le bon cœur du Pape. » et il voudrait obtenir qu'il différât la confirmation du décret de la Congrégation pour avoir le temps de lui faire parvenir une dernière lellre. Cette lettre partit le 11 février, mais elle fut remise à Benoît XIII à l'insu de notre ambassa-? deurs : l'archevêque pressait en même temps le P. de Gravcson de voir le Pape qui venait encore de dire publiquement qu'il ne voulait pas être le « sicario » de Noailles.
Et le 18 février, le prélat envoie a Rome sa réponse aux trois résolutions de la Congrégation, pendant que le Cardinal dePolignac^ trop tôt oublieux de sa dernière lettre, chargeait le P. Court de lui dire qu'il « étoit aussi désolé que lui >>. Nous croyons devoir brièvement résumer ces trois points, qui en somme constituaient la véritable question alors en discussion.
La Congrégation exigeait : 1® acceptation de la Bulle 13 nigeni tus sans exception, relation, ni limitation ; 2® révocation des points condamnés dans l'Instruction pastorale de 1719; 3° refus de laisser le Pape autoriser les douze articles.
Au premier article le CardinaL répondait ne pouvoir accepter une formule inusitée et insolite, contraire à Tes-
prit de ras^^mblée du clergé de 1 71 4t déclarée abusive par le Parlement « et propre à exciter un nouveau feu dans le royaume )». Au second que, bien que ne trouvant rien de repréhensible dans son Instruclion, il est prêt à la sou* mettre au Souverain-Pontife et à se conformer à son jugement sans aucune réserve. Quant au troisième point, il ne peut renoncer à une promesse solennellement formulée depuis le mois de novembre 1724. En fait, nulle franchise dans ces négociations et toujours d'habiles sous-entendus pour laisser jour à des retraites habiles. Ainsi Polignac écrivait que la Congrégation avait laissé entendre que le Pape pourrait approuver les articles après la publication du mandement de Noailles, mais il n'ajoutait pas que c'était seulement à condition que ce mandement aurait été accepté par tout le clergé du diocèse de Paris. Nul ne pouvait garantir cette soumission unanime. Aussi Tarchevêque formule-t-il dans sa réponse du 18 février, après ce que nous venons d'énoncer, ses résolutions en déclarant que, vu la confiance de Polignac dans Thonnêteté de Mayella, il devenait absolument inutile de négocier, car il ne « céderait plus un pouce )>.
Le Tibi soli de ce même jour surprend singulièrement en montrant le Cardinal nullement découragé ; il dit au Père tout en lui proposant un nouveau projet qu'il a parlé au Pape « comme un ange », et à Polignac « comme un sage et un courageux » en refusant de se rendre chez lui pour être avec lui « le sicario » du Cardinal. L'argument ' tiré de ce que la décision de la Congrégation liait les mains au Saint-Père avait le don d'exaspérer Monseigneur de Noailles ; il n'admettait pas que le Souverain-Pontife ne fût pas absolument maître en pareille circonstance. « Son autorité serait bien peu s'il ne pouvait agir indépendamment des Congrégations. »