‹ L'Hôtel de Transylvanie: d'après des documents inéditsChapitre 19 sur 36 · SI · texte numérisé non relu

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lable cVun mandement. « Laissons délnter les fahles qui flattent la vanité italienne ; pour moi qui sais la vérité et à quoi m'en tenir, je garJe le silence et laisserai Teau couler dans le Tibre (1). » Eu m^metemps le Cardinal reprochait doucement à son a^ent d'avoir failli un moment « se laisser séduire » par Polif^^nac ; puis tout aussitôt il le gourmande de se rendre malade de toutes ces contrariétés et il ajoute qu'il voudrait bien pouvoir disposer d'un des nombreux chapeaux vacants « pour qui je sais bien )>. Les négociations de l'abbé de Porte-Neuve n'avançaient pas davantage. « Plus je songe au projet que vous me communiquez et qu'on trouve praticable, moins je le trouve tel. Il sera d'une très longue exécution et quand il sera fait, il faut tant d'ingrédients pour consommer le bouillon et le mettre en état de faire quelque bien au malade, que j'en reviens toujours à dire: « Qnesto sarebbl uno brodo longo » (2). Il s'en tenait toujours à son idée exprimée de demander un bref de Benoit XIII approuvant les douze articles au nom de ses prédécesseurs.

Cependant le Père Court, secrétaire du Cardinal de Polignac, était arrivé à Paris et avait vu le Cardinal de Bissy qui commençait à son tour à chercher un mode d'apaisement. Il ne cachait pas que la résistance absolue de son collègue le peinait et qu'il aurait souhaité lui voir formuler une contre-proposition a la décision de la Congrégation pour pouvoir s'employer en sa faveur : il répandait partout que l'on no demandait a Monseigneur de Noailles qu'une acceptation « avec respect et soumission » : il chargea même expressément le P. Court de presser l'archevêque en ce sens, mais le Pcre arrêta cette tentative en demandant à Bissy s'il voulait prendre l'engagement écrit que la Congrégation se contenterait de ces termes. Celui-ci

(1) Lettre du 27 mai.

(2) Lf ttrt da 27 mai.

Qaturçllementrecula (levant qnepareilIemiseen(]emeQrç(l]. Ces démarches paraissent cependant avoir rendu quelque espoir à notre prélat, d'autant plus qu*d avait appris par Iç P. Andujar, qui lui servait d'intermédiaire direct avec le Pape, que le Souverain-Pontife lui avait annoncé son intention de faire savoir directement au Cardinal dç Noailles ses instructions (2), Et aussi il apprenait par Tahbé de Porte-Neuve que le Cardinal Davia recommençait h s'occuper de lui, et il avait entendu avec une évidente satisfaction raconter que Bissy disait. « Il faut bien en finir, car le Pape est si entité des mérites de M. le Cardinal de Noailles qu*il n'écoute pas ce qu'on dit CQutre lui » .(3).

(1) Noailles à Graresoi^ U 9 jfûfi.

(2) Noailles, 10 juin*

(3) Noailles, 17 juin.

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