OFFICINA MONETÆ
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PRIMUM LAPIDEM POSUIT DIE XXX MENSIS APRILIS, ANNO D. MDCCLXXl QU AM VICEM, ABSENTE BEGE, JOSEPHUS MABIA TERRAY, IN I EB REGNI MINISTROS ALLECTUS, ORD1NARIUS IN REGIO CONSISTORIO CONSILABIUS, ÆRARII PRÆFECTUS, JUSSU AC NOMINE REGIS, IMPLEVIT.
Une feuille manuscrite, accompagnant un exemplaire de ces tableaux et conservée dans la Bibliothèque de la Monnaie, nous fait connaître les noms des officiers généraux des Monnaies de France et des officiers particuliers de la Monnaie de Paris, en exercice le 30 avril 1771.
Les officiers généraux : Pierre Gu von, écuyer, directeur général.
Joseph-Antoine Deschamps, trésorier général.
Louis Héry, contrôleur général.
Charles-Louis Quévanne, écuyer, essayeur général.
Joseph-Charles Roëttiers, graveur général.
Les officiers particuliers de la Monnaie de Paris : Nicolas Gagniard, juge garde.
Alexandre- Joseph Lhéritier, autre juge garde.
Jean du Peiron, directeur particulier.
Pierre Ratgras, contrôleur, contre garde du directeur.
Anne-Charles-Gaspard Blavet, receveur au change.
François-Nicolas Loir, contrôleur au change.
Antoine-Joseph Racle, essayeur particulier.
Charles-Norbert Roëttiers, graveur particulier.
François-Benoist Rambach, inspecteur du monnayage.
Enfin : Jacques-Denis Antoine, architecte du Roi.
Les coins de la médaille commémorative ont été gravés par Charles-Norbert Roëttiers, graveur particulier de la Monnaie de Paris, qui en avait fourni les exemplaires nécessaires; on lui doit aussi l’exécution de l’inscription de la plaque en cuivre ; d’apres les comptes, il reçut pour le tout, le 29 novembre 1771, la somme de 5 000 livres.
L’Hôtel des Monnaies occupe actuellement un emplacement de 13 000 mètres carrés. Bâti en façade sur le quai Conti — l’alignement de l’ancien hôtel de Conti ayant été rectifié — avec deux ailes, l’une sur la rue Guénégaud, qui est terminée par un pavillon, l’autre de moindre importance sur l’impasse de Conti, il affecte un plan irrégulier, dans la partie des bâtiments du fond, par suite delà configuration des terrains occupés par l’ancien hôtel de Conti et le petit hôtel de Conti hôtel de Laverdy), qui y fut annexé dans la suite.
A l’est, du côté de la rue Guénégaud, le pavillon actuellement affecté au service de la Garantie est séparé de maisons particulières par une cour; au sud et à l’ouest, les ateliers des divers services sont contigus à des maisons et à une des cours de l’Institut.
L’architecte Jacques-Denis Antoine sut tirer un très heureux parti du plan irrégulier dont il disposait; il éleva, à l’emplacement désigné par Louis XV, un palais vraiment digne du monarque et de la capitale. D’ailleurs la situation était incomparable et, suivant un contemporain, Thiéry : « Il étoit difficile de choisir un emplacement « plus commode, plus avantageux et d’un aspect plus agréable. »
L’HOTEL DES MONNAIES (QUAI G O N T I
L’auteur de la notice qui se trouve en tête du recueil des Plans...
Plan de l’Hôtel des Monnaies. — D'après le Rapport du Direeteur des Monnaies,
de r Hôtel des Monnaies, paru en 1826, en parle en ces termes : « Cet
« édifice, qui honore son auteur, et qui doit faire époque dans les « fastes de l’architecture, mérite d'être accueilli par sa disposition « savante, l’entente et la distribution de ses plans, par son ordon- 4 nance et sa construction parfaite. Placé dans le plus hel aspect de « Paris, formant partie du cadre qui entoure le plus beau bassin de « l'Europe, ayant d'un côté le palais de l’Institut ; en face, le Louvre, « le palais des Tuileries ; ensuite, en retour, des façades de mai- « sons, la plupart de bon goût, qui viennent s'y rattacher, et aux-
Vue de la façade de l ilô tel des Monnaies.
« quels l'on communique de part et d'autre par trois ponts. Ce point « de vue magnihque attire sans cesse les étrangers, qui conviennent « qu'il n’existe rien de semblable. C'est surtout du plateau sur « lequel est élevée la statue de Henri IV, que cet aspect, vrai pano- (( rama, est imposant, et d’où l'Hôtel des Monnaies... se développe ce avec tous ses avantages. »
Nous ne pouvons mieux faire, pour donner une description de l'aspect extérieur, que de reproduire le passage d'un périodique de l'époque, le Journal de Paris , qui, dans son numéro du 1er avril 1777, consacre un long article au nouvel Hôtel des Monnaies.
« C'est un des plus grands édifices construits dans l'intérieur de
la Ville sous le règne de Louis XV. La position est des plus heureuses, tant pour la commodité publique, que pour l’embellissement des rives de la Seine à l’endroit le plus large de son passage au milieu de Paris.
« La façade principale du côté de la rivière présente une masse de bâtiment desoixantes toises de longueur, qui n'a dans son plan et son élévation qu’un seul avant-corps au milieu. Dans le soubassement à bossages bien prononcés et continués au pourtour de tout l'édifice, sont formées cinq arcades à ce même avant-corps. Deux de chaque côté renferment des portes pour les gens de pied; l’arcade du milieu est l’entrée capitale, dont la porte, déjà annoncée par nous, est la plus richement décorée. Au-dessus de ces. arcades s’élèvent six colonnes colossales d’ordre ionique, couronnées de leur entablement, qui esl surmonté d’un attique. Au-devant de cet attique et au-dessus de chaque colonne, s’élèvent, en forme de cariatides, six figures représentant la Prudence, la Force, la Justice , le Commerce , Y Abondance et la Paix.
« Les entre-colonnemens sont occupés par deux étages de croisées, lesquelles régnent aussi dans les deux arrière-corps, mais dont la décoration est plus simple. L’artiste cependant a cru devoir, pour éviter la monotonie de onze croisées de chaque côté toutes uniformes, d’en orner quelques-unes, à distance égale, de balcons enfermés dans des balustrades de pierre, lesquels ont de fortes saillies soutenues par des consolles.
« L’entablement de l’ordre ionique de l’avant-corps règne dans toute l’étendue de la façade ; il est enrichi de modifions dans sa corniche, et de consolles dans la frise : un simple socle le surmonte et ne laisse appercevoir aucune couverture; l’ attique qui s’élève sur l’avant-corps du milieu est aussi surmonté d’un simple socle, qui présente l’idée d’une terrasse intérieure.
« Au devant et au pied des deux arrière-corps, sont des trotoirs, dont la saillie est de la largeur de l’avant-corps; ces trotoirs, outre la commodité et l’agrément, ont un but d’utilité, celui d’écarter de l’édifice les voitures, dont le passage fréquent intercepteroit la lumière dans des atteliers placés exprès de ce côté pour jouir de l’égalité du jour de nord. Les connoisseurs désirent l’exécution du
L JIOTEL DES MONNAIES
quai dont on a vu le projet dans ce modèle et dans la gravure. Il serviroit de base solide et ferme à tout l'édifice.
« L'Hôtel des Monnoies a encore une façade très étendue et intéressante sur la rue Guénégaud. Ce genre en est tout différent de celle dont nous venons de parler. L’extrémité du grand corps de bâtiment, qui regarde la rivière, y forme à l'angle de cette rue avec le quai, un pavillon orné de trois croisées semblable à celles de la façade principale. Pareil pavillon est construit à l’autre bout de cette façade sur la rue Guénégaud, et l’intervalle se trouve occupé par des
Façade de l’Hôtel des Monnaies sur la rue Guénégaud. (Gravure du recueil d’Antoine. — Bibliothèque de la Monnaie).
atteliers pour les plus forts travaux qui n'ont d’élévation qu'un attique au-dessus du soubassement continué, comme nous l'avons dit, au pourtour de tout l'édifice. Au centre s'élève un gros dôme quarré. Cet avant-corps du milieu est enrichi, au niveau de l' attique, de quatre figures allégoriques, représentant les Élémens ; entre lesquelles sont trois inscriptions latines, relatives aux Élémens même, et au temps de la construction de ce monument. La décoration de cette façade a un caractère simple et mâle, qui répond bien aux opérations de force de l’intérieur. L'élévation des deux pavillons, et le dôme quarré du centre, donnent à tout l1 ensemble un mouvement de formes variées et pittoresques.
« M. Antoine dans cette partie, a été livré sans contrainte à tout
L’IIOTEL DES MONNAIES (QUAI GONTI)
son génie, et son génie l’a bien servi. Dans la partie du quai, quoique très noble et très belle, obligé d’y placer les logemens des principaux officiers attachés au service de la Monnoie, il n'a pu se dispenser de multiplier les croisées. Il est naturel à ceux qui habitent de demander de la lumière et impossible à l’artiste de se refuser à une demande aussi juste ; mais cette condescendance le forçant de percer le mur également partout, lui ôte les moyens d’opposer des pleins aux vuides, et d’introduire des repos si essentiels au plaisir de l'œil. Si Pérault eût été assujetti à tant de percées dans la colonnade du Louvre, ce péristyle eût perdu cette tranquillité noble, d’où résulte cet aspect imposant et majestueux, qui le dispute à tous les plus beaux monumens de l'Univers. »
On ne saurait donner une description plus exacte de la partie extérieure du monument ; nous ne trouvons à rectifier, pour l’état actuel, que ce qui concerne les trottoirs, qui ont été élargis et qui régnent sur toute l’étendue de la façade. Remarquons que le rédacteur du Journal de Paris a passé sous silence le corps de bâtiment en façade à l’ouest, du côté de l’Institut ; l’obligation de respecter la concession faite par Louis XY, au contrôleur des Finances, Laverdy, du petit hôtel de Gonti, est cause que cette partie a dû être sacrifiée ; F architecte Antoine n’a pu lui donner toute l’étendue nécessaire et la mettre plus en harmonie avec la façade de la rue Guénégaud, qui lui fait pendant, à l’est.
Pour compléter la description de la façade, nous croyons intéressant de citer un autre article, paru également dans le Journal de Paris , quelques jours avant celui que nous reproduisons ci-dessus (numéro du 28 mars 1777) ; on terminait, à cette date, la pose de la porte d'entrée principale.
« On travaille actuellement à poser la porte de la principale entrée de l’Hôtel des Monnaies. Cette porte, dans un goût très noble et tout nouveau, nous a paru mériter d’être citée à F article des Arts. Elle est de menuiserie ornée de bronzes et exécutée sur les dessins de M. Antoine, architecte de ce bel édifice. Les panneaux supérieurs sont remplis d'une mosaïque de fer à jour, au milieu de laquelle sont suspendus des médaillons de bronze, accompagnés de branches de laurier, et renfermant les chiffres du Roi. Au-dessous de ces pan-
neaux sont des frises pleines, ornées chacune d’un mufle de lion qui mord des serpens.
Porte d’entrée de l’Hôtel des Monnaies,
« Cette porte ouvre sous une imposte dormante, et dans la frise de cette imposte est l'inscription Hôtel des Monnoies en lettres de bronze dorées.
« Le couronnement est composé de deux figures allégoriques; dont l’une représente le Commerce, par Mercure , et F autre Y Agriculture, avec les attributs qui les caractérisent. Ces deux ligures soutiennent les armes de France. Le tout ensemble présente un effet pyramidal très agréable à la vue.
« L’ exécution de ce couronnement et de la plupart des bronzes fait un honneur inlini à M. Dupré, sculpteur, qui a déjà prouvé un mérite distingué par deux figures de pierre qui ornent la façade de la rue Guénégaud du même Hôtel... »
Cette description est entièrement exacte; seule l'inscription de la frise a été changée et on y lit maintenant : admin. des monnaies. Ajoutons aussi que sur les bossages du mur, de chaque côté des ligures allégoriques et à la même hauteur, entre la porte principale et entre les portes latérales, a été ajouté, dans quatre médaillons ornés de guirlandes, le chiffre de la République Française.
Les statues élevées devant Fattique de la façade ont été exécutées par Jean-Pierre Pigalle, Mouchv et Lecomte. Le modèle de la figure de F Abondance , par Mouchv, figura au Salon de 1773 (n° 203) ; deux petits modèles en talc, de la Justice et de la Paix, par Lecomte, sont décrits sous le nù 217 du livret de ce Salon. C’est à Pigalle que l’on doit attribuer la Prudence , placée à F extrémité de Fattique. du côté de FInstitut; les deux autres statues, la Force et le Commerce, personnifié par Mercure, seraient de Lecomte, d’après Je Guide de Tliiérv.
Ces statues ont été restaurées et consolidées en 1884.
Le Dupré, sculpteur, auquel le Journal de Paris attribue en partie l’exécution décorative de la porte principale, est ce Duprez qui sculpta les deux statues du Feu et de la Terre, décorant la façade sur la rue Guénégaud. Son nom figure dans les comptes de construction, au sujet du couronnement de la porte d’entrée, avec la mention de « sculpteur des Bâtiments du Roi ».
Ces mêmes comptes nous apprennent que le sculpteur ornemaniste Antoine est Fauteur du reste de la décoration et en particulier des marteaux de porte figurés par ces mufles de lions qui mordent des serpents; le modèle et le moule lui furent payés 132 livres.
Le Journal de Paris, dans un autre article numéro du 2 avril 1777 .
décrit Tint érieur de l'Hôtel des Monnaies ; la description architecturale est encore parfaitement exacte et nous n'avons qu'à la compléter par quelques indications ; quant à l’affectation des divers locaux elle a été changée et n'a plus guère de rapport avec celle du xvme siècle ; nous en parlerons d’ailleurs, en décrivant les ateliers et la fabrication des monnaies et des médailles. Voici comment s'exprime le rédacteur* de l’article :
« L’intérieur de ce vaste bâtiment est distribué en bureaux publics et particuliers, en laboratoires nécessaires à la fabrication, enfin en nombre de logemens pour les officiers et autres personnes, qui par leur commission ou leur charge, ont droit de loger dans cet hôtel, pour y être plus à portée de remplir leurs fonctions.
« Ce péristyle conduit à des bureaux de changeurs et des laboratoires d'essayeurs, dont les relations avec le public sont journalières et perpétuelles; c’est pourquoi on a établi près de l’entrée, un corps de garde pour la sûreté des dépôts des matières précieuses répandues dans ces bureaux et laboratoires.
« En redescendant et traversant le péristyle, on trouve une grande cour terminée circulairement, entourée de galleries et au fond de laquelle, en face de l’entrée principale, est placé le monnoyage. Il est précédé d’un portique de colonnes. Ce laboratoire capital situé dans le lieu le plus apparent, a la forme d'un quarré long. I l est orné de colonnes grecques engagées dans les murs. Au bout de ce quarré long est une partie sphérique, qui reçoit la lumière par le haut, et dans laquelle est placée sur un piédestal exaussé, la statue de la Fortune. Cette lumière ménagée avec art, produit un effet d’autant plus agréable, que le monnoyageest modérément éclairé, en sorte que l'œil se porte en entrant sur la statue. Là sont placés neuf balanciers, qui ont tous, autant que cela a pu se concilier avec le travail, la forme d’autels antiques, exécutés en bronze et consacrés à la déesse, qui frappe d’abord les regards,
(( Les ailes de la grande coin*, ainsi que tous les corps de bâtiment destinés aux ouvroirs, sont élevées d’un rez-de-chaussée et d’un attique seulement. Dans le bas sont placés tous les travaux de force,
comme des fonderies d’or et d’argent, le laminage exécuté par le moyen des chevaux, les blanchimens des matières, les forges des serruriers qui fabriquent les quarrés ou (sic) poinçons d’acier, avec les dépendances de chacun de ces lieux, distribués de manière que la correspondance d’un laboratoire à l’autre ne peut occasionner aucune perte de temps.
« Dans l’étage en attique sont les atteliers pour les travaux moins forts, tels que les coupoirs, qui donnent à chaque espèce d’or, d’argent ou de billon, le diamètre exact; les fourneaux à recuire, pour rendre au métal aigri par la pression du laminoir la ductibilité convenable; les ajustages d’or et d’argent, où chaque espèce se met au poids, par le moyen de la lime ; les marques sur tranche, où sont placées les machines qui marquent les cordons; les bureaux pour livrer les espèces d’une classe d’ouvriers à l’autre, par compte ou par poids, etc.
« Cette multitude d’opérations, qui toutes exigent beaucoup de jour, a forcé de multiplier les cours dans la distribution du plan, aussi s’en trouve-t-il jusqu’à cinq indépendamment de la cour principale.
« Cet édifice, comme on le voit, a exigé de l’artiste d’entrer dans les plus grands détails pour les besoins de la manutention. Nous savons que M. Antoine en avoit acquis une connoissance si profonde, qu’il n’y a pas eu une pierre, ni une poutre à déranger en élevant cet immense bâtiment; aussi est-il un des édifices publics, qui a été construit avec le plus de célérité et le moins de dépense, vu son étendue. C’est à juste titre qu’il a valu à l’artiste son entrée à l’Académie royale d’architecture. »
La cour d’honneur mesure 110 pieds de profondeur sur 92 de largeur (35m sur 40m environ) ; le portique, orné de colonnes doriques, donne accès aujourd’hui, comme au xvme siècle, à l’atelier du monnayage. Le Journal de Paris a négligé de parler de toute la décoration sculpturale ; ainsi au-dessus de l’ attique de ce portique, en avant de la voûte surbaissée, se trouvent deux statues assises symbolisant la Fidélité ou plutôt la Bonne Foi monétaire et Y Abondance des Richesses, toutes deux soutenant un écusson couronné aux armes de France. Les modèles de ces deux statues, œuvres du sculpteur Gois,
ont figuré au Salon de 1771 (n° 264 du livret). Celles que Y on voit actuellement en place sont les reproductions exactes , faites par M. Allouard, des statues exécutées à l’époque en pierre de Confions, statues que leur état de dégradation ne permettait plus de conserver.
Cour d’honneur. — Entrée du monnayage.
Une inscription en lettres d’or, sur une plaque de marbre noir, placée au-dessous de ce sujet, fait allusion aux sujets représentés :
Quas effundit opes largo bona copia cornu Explorât certa relligione (sic) fi des.
(Les richesses que 1’ Abondance laisse tomber de sa large corne La Bonne Foi les examine avec une attention scrupuleuse.)
Ces deux vers font allusion au contrôle sévère indispensable dans la fabrication des monnaies.
Le fond de la cour d’bonneur, affectant la forme circulaire, est percé alternativement d’arcades et de portes. A l’intérieur de la galerie couverte, les portes sont encore surmontées d’inscriptions
désignant les services auxquels elles permettaient d’accéder autrefois : Chambre des Délivrances , Entrée des Fonderies , Entrée du Blanchiment, Bureau des monnoyeurs . A l’extérieur, la galerie est ornée de quatre bustes, ceux de Henri II, Louis XIII, LouisXIY et Louis XY, placés dans des niches, tant au-dessus des portes du monnayage que sur les côtés. La présence de ces effigies est une marque de reconnaissance à l’égard des princes, qui, d’après la tradition au xvine siècle, avaient témoigné un intérêt particulier à l’art monétaire.
Quatre cartouches, en marbre noir, scellés au-dessous des bustes, portent les inscriptions suivantes, dont les allusions, pour trois d’entre elles, comportent quelques réserves.
1" HENRICVS II