‹ L'Hôtel des monnaiesChapitre 9 sur 17 · MO · texte numérisé non relu

MO

Bronze. .

1 Étain ) 40

Étain

' Zinc

Zinc

1 Minimum de pureté : 980 millièmes.

Encadrement de l’ouvrage Médailles du règne de Louis XI . par Godonnesche.

En ce qui concerne les instruments de frappe, 1 atelier du mon-

FABRICATION ET ADMINISTRATION

nayage les reçoit du service de la gravure, qui est chargé de leur exécution.

Monnayage des médailles. — - On se sert encore de F ancien procédé du balancier , dont la barre est actuellement remplacée par un volant, qui reçoit le mouvement au moyen d'un plateau à friction, actionné par la vapeur.

La préparation des flans des médailles, en ce qui concerne la fonte, le laminage et le découpage, se fait de la meme façon que poulies monnaies.

La frappe diffère de celle des espèces; car elle nécessite un certain nombre de passes déterminées, suivant le relief et le module. La passe consiste en un ou deux coups de balancier, à la suite desquels les médailles sont recuites, c’est-à-dire chauffées, pour rendre le métal plus malléable.

Les empreintes complètes ne sont obtenues qu’à la suite de plusieurs opérations de ce genre.

Quinze balanciers sont actuellement en service. Plusieurs, en bronze, sont anciens, tels, celui qui date du règne de Louis XIV, les quatre balanciers de Gengembre et un autre orné de deux têtes de lion. Les autres sont en fonte ou en acier ; l’un d’eux, le plus puissant, qui a été construit, en 1897, par la maison L. Pinchart- Deny, a une force de 400 à 500.000 kilogrammes environ; il permet l’enfonçage des gros coins et la frappe des médailles de grand module.

Le balancier de Louis XIV, qui sert encore pour la frappe des médailles, a un glorieux passé. Il a été construit, en 1699, sous le directorat de Nicolas de Launay, pour la Monnaie des Médailles, au palais du Louvre, et avait été destiné, spécialement, à la fabrication des médailles de l’Histoire métallique de Louis XIV. Le corps, en bronze, a été fondu avec des canons provenant des arsenaux du Roi. Nicolas de Launay fît exécuter en même temps, avec du bronze de même origine, un balancier plus petit, destiné à monnayer les jetons ; ce dernier existe encore, mais se trouve hors de service.

Les sujets et les inscriptions que l’on voit sur ces deux instruments n’ont été adoptés qu’ après une délibération de l’Académie des Inscriptions. Le procès-verbal de la séance du 22 avril 1698,

L’HOTEL ÜES MONNAIES

signalé par M. 11. de la Tour [Bull, de la Société des Antiquaires , 1900), nous apprend que les figures du grand balancier devaient représenter « les quatre principales Aertus qui régnent dans toutes « les actions de Sa Majesté, soit en paix, soit en guerre : La Valeur , « la Justice , la Religion, la Libéralité ».

La Valeur, contrairement à la décision de l’Académie., a été représentée par un Hercule, au lieu d’une P allas armée d’un javelot.

Les deux inscriptions, dont le texte avait été établi dans la même séance, se lisent encore sur les deux côtés ; la première fait allusion au caractère historique que doivent avoir les médailles frappées par le balancier royal ; la seconde reproduit T ancienne devise monétaire que l’on trouve sur plusieurs monnaies romaines :

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