‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 124 sur 236 · T. II, n · texte numérisé non relu

T. II, n

2. Étant donné qu'une partie des bâtiments de l'hôpital avait été construite sur la rivière, il n'est pas surprenant de voir dire, dans les actes, de la chapelle Sainte-Agnès et de la maison du Chef Saint-Quentin, qu'elles s'élèvent sur le Petit-Pont, et des immeubles formant le côté méridional de la rue du Sablon, qu'ils aboutissent à la Seine. Voici un passage d'un acte du 27 novembre 1445, relatif au Chef Saint-Quentin, qui, rapproché des résultats obtenus lors des dernières fouilles, achève de faire la lumière sur ce point : f Frère Pierre Petit, pour conserver aud. Hostel-Dieu tel droit de moittoierie qu'ilz ont et pevent avoir en deux pilliers de ]ùerre de taille fondé en la rivière de Seine, sur leaquelz piUiers est fondé en partie lad. maison criée. 1 (A. P., 411, n« 68.) — Voir A. P., 4; documents, n* 6; CartuL H.-D.f n* 614; Bull, de la Soc, de Vhistoire de Paris et de l'Ile-de-France^ 1877, 1^} ^^^9 ^02; Paris à travers les dges, livraison de Notre-Dame, VHôtel-Dieu et les environs,

3. « ... la montée par où l'en va aux malades... » (Comptes, XXI, 81 3, 814.} — a ... et le feirent sortir hors la salle aux malades et le conduyrent jusques au premier des degrez de la descente de lad. salle en la court basse. 1 (Arch. nat., L 534'', cahier 44.)

On sait les nombreux accidents survenus au Petit-Pont; en i393, notamment, il s'écroula. Pour assurer la circulation, on éublit une passerelle en bois; le Roi donna à THôteUDieu, propriétaire de la moitié d'une arche, 1,000 francs f pour estre emploiez es reparacions de Petit-Pont». L'année suivante, on trouva un ingénieux moyen de le rebâtir à bon marché : sept juifs furent condamnés, pour avoir essayé de ramener au judaïsme un des leurs qui avait abjuré, à une amende de 10,000 livres, dont 9,5oo seraient consacrées à la reconstruction du Petit-Pont ; cet arrêt permit à l'Hôtel-Dieu de garder les 1,000 francs du Roi et de les prêter bientôt à f vénérable homme et saige, maistre Pierre de l'Esclat, commissaire jadiz ordonné pour recepvoir les debtes deubz aux Juifs. » <— Comptes, V, 149, i5o; A. P., 2Qq, n» 5i. —Voir Champion, Des inondations en France depuis le VP siècle

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