I. Documents, n* 9. — T. il, a
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fut extrait de la geôle capitulaire et consigné dans la maison d'un chanoine; huit jours plus tard, la Cour ordonnait son élargissement, lui défendant toutefois de quitter Paris ; en même temps, elle nommait une commission chargée d'examiner la comptabilité et de faire une enquête sur l'état de Thôpital^
Le 25 août, les commissaires, réunis à l'évêché, déclarèrent qu'après examen, il leur était impossible d'accepter les comptes des années 1483 à 1487; Lefèvre les devait refaire pour ]^ i«' octobre; il donnerait, en outre, à l'Hôtel-Dieu mille livres tournois de caution ; l'entrée de l'hôpital lui étant interdite, il se retirerait au Pressoir; le chapitre, enfin, devait pourvoir à son remplacement au plus vite.
Le nouveau maître n'ayant pas été choisi parmi les frères de rhôpital^ les sœurs protestèrent quand on l'installa ; l'une d'elles le fit avec tant de chaleur qu'on la mit de suite en prison, ce qui n'épargna à maître Grévin ni les outrages, ni les moqueries. Les religieuses traitaient de « bigotes » les filles qui se confessaient à lui et, pour leur part, refusaient de lui obéir'.
Sur ces entrefaites, le Roi écrivit simultanément au chapitre métropolitain et au personnel de l'hôpital : aux chanoines, il ordonnait de poursuivre et d'achever la réforme, qu'ils avaient entreprise; aux religieux, il recommandait l'obéissance au cha-' pitre et le dévouement aux malades. Trois semaines plus tard, une nouvelle lettre du Roi parvenait à Notre-Dame. Le chapitre métropolitain, fort d'une intervention qu'il avait probablement sollicitée, rappela aux religieux que personne ne pouvait sortir sans la permission du maître ni rentrer plus tard que sept heures; les frères ne devaient pas donner leur linge à la sœur qu'il leur plaisait de choisir, mais seulement à celle que la prieuse avait désignée. Une religieuse fut envoyée en disgrâce à l'Hôtel-Dieu de G>rbeil, une autre fut mise en prison ; on en contraignit quatre à demander au maître pardon de leur conduite^ et les parents d'une novice furent invités à venir reprendre leur fille'.
En dépit de tous les efforts, l'année 1498 ne fut pas moins troublée. Les chanoines ayant refusé à Lefèvre de considérer comme nuls et non avenus les arrêts rendus contre lui, l'ancien maître
a. Documents, n* 10. — T. Il, n" 1460, 146 1, 1463.