Labbe et Cossart, ouinr, citét VII
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Or, il est certain qu^il faut identifier THôtei-Dieu avec Phôpital Saint-Christophe. Ici encore des preuves direaes ne seraient pas indispensables: durant tout le moyen âge, en e£kt^ il n'y eut qu^un hôpital placé sous la dépendance de la cathédrale, c'était l'Hôtel- Dieu; qu^un hôpital oti les chanoines allassent fiiire le mandé, c'était l'Hôtel-Dieu ^ ; qu'un hôpital enfin, l'Hôtel- Dieu, qui s'élevât aux abords de Notre-Dame et même dans la Cité tout entière. Des faits dont la précision doit convaincre viennent confirmer ces fortes présomptions. En 829, les dîmes d'Orly^, Chevilly', Bagneux^ sont données à l'hôpital Saint-Christophe : au xvi« siècle, elles appartiennent encore à THôtel-Dieu ; vers 1 1 20, l'hôpital Saint-Christophe est reconnu propriétaire d'un moulin à Épône'^, pour lequel il perçoit une rcûievance de deux muids et demi de blé : durant tout le xv* siècle, on voit l'Hôtel- Dieu en possession de cette rente; vers 11 20 encore, le chapitre de Notre-Dame autorise le curé de Saint-Ouen-l' Aumône^ à recevoir son église des mains du maître de l'hôpital Saint-Christophe : c'est à l'Hôtel-Dieu que ce droit appartint aux époques suivantes^.
En résumé, nous croyons qu'il n'y a pas lieu de chercher le nom du fondateur d'une telle institution. Œuvre collective et anonyme, œuvre du temps aussi, l'Hôtel-Dieu de Paris, tel qu'il apparaît au début du xiii* siècle, doit être, à notre avis, considéré comme la forme définitive et parfaite du service d'assistance publique établi dès Torigine du siège épiscopal ; en un mot, cette institution prit naissance quand Paris fut érigé en civitas.