IV. — LES lULàDBS Â L^HÔTEL-^DIBU. 6j
enffiinsy ne prouffitoit pa» aux enffiins qui les tetoient, mais leur causoit led. kict ou tctement corruption et maladies » ; parfidis aussi une femme de la ville ou de la campagne s^offrait à nourrir, « qui n'est pas chose ordinaire, mais cas d'aventure » ^ ; le plus souvent, il fiiUait recourir au biberon, « au bout duquel ilz enveloppent ung petit drappeau que Tenfiant susse et tête de laia de vache ou de chèvre, qu'ilz mettent dedans led. bi baron'* » Aux en&nts sevrés les sœurs n'avaient à donner que des poires ou des pommes cuites; quant à ceux qui avaient plus de six ans, on les traitait comme des hommes faits' I
On devine les résultats d'un pareil r^ime. Une année, on recueillait soixante ou soixante-dix en&nts, une autre, quatrevingts ou cent ; les années de peste ou de misère, cent vingt ou cent quarante-, c'étaient presque autant de vktimes destinées aux Innocents ou à la Trinité^. Quelques-uns survivaient : on les
1. < U n'en y a que une seoUe ordonnés de tout temps pour subtenfr à donner à teter ou allaitter les pedtz enffiins.....
c Hz sont despounreuz de nourices de mamelle, sinon que de fois à autre il y survient aucunes femmes de ville ou villaiges dont leurs enfians sont mors, qui se vienneat £ùre teter pour garder leurs mamelles et estre nounrtssis d'aultruy.....
« Et dit que pour le preaent ne y en a que quatre ou cinq enfians de mamelle oud. HoBtel-DieUy dont les mères sont trespassées, lesquels sont alettas ou nouriz de mamelle tant par lad. nourisse ordinaire dud. Hostel-Dieu que par une autre femme à qui son enffiint est mort puis nagueres.....B (A« P. Fonds des Enfiuits-Rouges, pièce i, p. lo.)
s. Ibid«, p. 5, 6, 9y i3y i6; 17, z8, 20, 24, 27, 3o, 3i.