T. H, n* i3io
a. c Pour le salaire de n batiaux et 11 batelliers qui passèrent et rappassercnt en Vile vo et xii que sarges, que [ta] pis et bureaux de Postel, le xzni* jour de juillet, pour les laver, viii s. — Pour les despens de ceufac qui les lavèrent, su s. — Pour m variés qui les gardèrent, va.-* Pour les pucellea de Fostel qui les gouvernèrent et firent sechir, xvi s. 9 (Comptes, ïy X18.) — « •••>• la petite lavenderie, qui est le plus facile de la maison et ooquel Force la chevetaine principie et introduict ses filles ad ce que Défiance, qui divertit souvent les jeunes couraiges de leur estude, ne les retraie par giant labeur et di£Bcile. En iceluy fi^ile labeur delà petite lavenderie, ouquel se lavent et resaincent souvent en l'eaue de Seine les drappeles qui servent à tenir nettement les povres malades, fust icelle fille tantost habituée; mais quant Force la voulut passer de la petite lavenderie au labeur de la grant lavenderie, qui est tr^ pénible, tr^ difficile, le couraige de celle fille qui n'estott enoores habituée que à petites et faciles oeuvres, ne se povoit adonner à entreprendre si grant et si difficile labeur et illecques se exposer,
pour le service des malades, au labeur tr^ pénible des grans lexives de viii à IX cens drapa, à les laver en Seine, quelque froidure quMl face, teurdre, batre, les estendre pour sécher, et aultres innumerables grans oeuvres concemena le fiait de la grant lavenderie. • (Livre de vie active, m, 207, 208.) — c Pour l'achapt de deux lenternes pour servir aux petites lavandières pour aller à la rivière au matin, vi s. » (Comptes, XVII, 58.) -- Comptes de
8o PREMliERE PARTIE.
La blanchisserie occupait, sous les bâtiments de Phôpital, une sorte de cave ou de cagnard, ouvert sur la Seine et de plain pied avec elle; c'était là ce qu'on appelait le « pon de TOstel- Dieu », là quVbordaient les bateaux amenant le bois de chauffage ou la viande de boucherie, là que s'embarquaient les frères allant recevoir les rentes ou visiter le domaine ' .
L^emplacement, à vrai dire, n'était pas fon commode. A l'époque des grandes eaux, la rivière devenant dangereuse, il fallait payer un batelier qui, un croc à la main, se tenait prêt à repêcher les draps, — ou les religieuses, — qui s'en iraient à vau-l'eau*; parfois on devait abandonner la place : les lavandières se réfugiaient alors dans la a chambre aux boulies », qu^elles quittaient dès que les eaux baissaient et qu^on avait enlevé le limon déposé le long du c port » ^. Pendant les gelées, il fallait casser la glace. En été, autre misère : le petit bras de la Seine était presque à sec; on allait laver à Tîle Notre-Dame, l'île Saint- Louis du Paris moderne. On s'empressait, d'ailleurs, à la première occasion, de c relever les immundices qui estoient devant la place oti Pen a acoustumé à laver la leccive, pour ce que Teaue estoit fort basse et petite », et de regagner le logis^.
1. « Pour amener et conduire Lxyiii quarterons et demi de lad. busche par la rivière de Seine par Thomas Piat, voiturier d*eaue, jusques au port de cest hostel » — (Comptes, III, 220.) — Documents, n* 29. — T. II, n" i656.
2. c Au batelier qui a vacqué par plusieurs joum^ et diverses fois, luy et son batteau, durant que les eaues ont esté longuement grandes, durant ce que les religieuses et filles en habit blanc estoient à la rivière à essanger et laver la leccive, affin de recueillir et pescher lesd. religieuses et filles et les drappeaulx qui vont aval l'eaue, xl s. p. « (Comptes, XX, 12a.) — a Pour un croc de fer et pour la hance acheté pour le pescheur aus lavendieres, un s. — Pour vin donné au pescheur aux lavendieres qui trouva un Ile noz draps en Saine à ce temps, viii d. » (Comptes, I, i58.)
3. c Pour un verroul à mettre en Puis de la chambre aux boulies, où Ten fait les laissives par les grans eaues.... » (Comptes, I, ibj.)
4. f A ung pescheur et son varlet qui ayderent à oster les glassons après les gelées, devant la lavanderie, nu s. p. » (Comptes, VII, 186.) — « Le XXI* jour de juillet, lad. prieuse fut laver la leccive au bout de Pisle Nostre-
Dame, devers Grève » (Ibid., XVIII, 25o.) — c Donné au batelier qui
mena lesd. bureaux en Tille et ramena à l'ostel, viii s. » (Ibid., II, i53.} —
La cendre des lessives était en grande partie donnée par les tonneliers de la ville et les paysans d'alentour. (Livre de vie active, m; Comptes, XII, 116; XIII, x32, z38; Arch. naL, H 3663, 2o5.) — c II est en l'office de sandrier et va par la ville chercher des sandres chez les bourgoys tonnelliers et aultres lieux où en y a. » (Arch. nat., L 536^.} — Les lavandières étaient