‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 72 sur 236 · IV. — LES MALADES A L^hAtEL-DIBU · texte numérisé non relu

IV. — LES MALADES A L^hAtEL-DIBU

On faisait, à THdtel-Dieu, deux repas par jour. Quand les malades entendaient sonner, à Tfaorloge, Theure du dîner ou du souper, onze heures ou six heures, se dressant sur leur séant, ils tendaient la main vers une tablette oti se trouvaient divers usten-* siles : un pot en terre où la sœur versait la ration de vin, un demi-setier par repas; un godet pour boire, une écuelle en bois et une cuiller, également en bois^

Une cinquième pièce, qui complétait leur mobilier, servait à de plus humbles usages; aussi la posait-on à terre, la dissimulant à demi sous le châlit. Il n'y avait de latrines à THôtel-Dieu, pour les hommes du moins, qu'à l'Infirmerie, latrines collectives, à quatre ou huit places, qui se déversaient direaement dans la Seine, comme toutes les immondices et les eaux sales de l'hôpital. Lorsqu'un malade voulait gagner les « aisemens », il se levait, chaussait des pantoufles, jetait un manteau sur ses épaules et se dirigeait vers la salle des « griefs malades » ; le voyage était long et demandait des forces que beaucoup n^avaient pas : les moins alertes — et les plus pressés — n'avaient d'autre ressource que de prendre leur « paelle de terre à fieiire leurs neccessités » '.

En dehors du carême, les malades faisaient maigre cent qua-

129; IX, I29i i33, 134; X, i33; XIV, 168; XXI, 781, 782. — Arch. nat., H 3664, 140, 141; L 536^. — V. le tableau des budgets du maître.

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