Comptes, IX, 142; XXI, 845. — Arch. nat., H 366^ i
2. c A ung nommé Colin, maistre des basses euvres, pour avoir blanchy à deux foys les aysemens des hommes malades, estans en l'Enfermerie, qui estoient despeciez et chieuz, pour le mielx veoir et visiter, xx s..... — Pour dnq journées de Guillaume Godeffiroj emploiéeie à lever le pavement desd. aisemens, refibrmer et estoupper plusieurs trous, xiii s. ixiz d. » (Comptes, VIII, i33.) — « Item, pro botis emendis, anno quolibet in festo Omnium Sanctorum, ad opus infirmorum, viginti solidos. » (A. P. 266^', n* 1327.)— c Pour faire deux douzaines de bottes pour les malades quant ils se lievent,... II XII Mt de basennes blanches, chascune xime pour le pris de xxviii s. p.; pour ung doz et demi de vache, xxxii s. p.; une espaulle à faire rivez, viix s. p.; feuatre, xxxii s. p., et pour la peine du cordouennier, xxxii s. : valent tout ensamble viii 1. 9 (Comptes, IV, 256, 257.) — « Item, pro octo tunicis annuatim emendis ad opus infirmorum latrinas adeuncium, sexaginta solidos. » (A. P. 266^', n* 1327.)— c Le huitiesme jour d'avril fut receu d'une aumosne faite par le Roy, par les mains de maistre Michiel Gaillard, gênerai de France, la quantité de vingt et un manteau et huit robes faittes à usaige d*omme, pour
servir aux pouvres malades quant ilz se lèvent » (Comptes, XVII, 38, 39;
XVIU, 206.) — Ibid., I, 295; III, 227, 247; IV, 257; V, 3o6; IX, i35. — Règlement du xiii* siècle, art. 24; règlement du xvi* siècle, art. i63. — Cartul. Ii,'D,j n* 654.
86 PRfiMiiatK PARTIE.
rante jours Tan, soit trois jours par semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi; les cent quatre- vingt<<inq autres jours, ils mangeaient de la viande. Le mouton fiiisait le fond de tous les repas; le bœuf ou la vache étaient servis moins fréquemment; pour le veau, Tagneau ou le porc, on n'en consommait qu'à certains jours de fête, une dizaine de fois par an ; ajoutons des potages aux amandes, des œufe, du poisson de mer et d'eau douce, des figues, des raisins, du sucre, du gruau, des pommes de « Capendu », des poires, des fromages et des tartes; en outre, chaque salle recevait, par semaine, trois pintes de lait. Les jours maigres , œu& et laitages étaient remplacés par les harengs, harengs caques et harengs saurs, et par les oignons confits dans Thuile de noix^
Les « grieb malades » étaient mieux soignés : on leur donnait de meilleur vin que Tordinaire ; la volaille leur était réservée. On ne les nourrissait guère que de chapons, oisons, poussins ou pigeons. Si la viande les dégoûtait ou leur était contraire, on leur fiûsait des « brouets à humer » ou des « coulis de chair » ; désiraient-ils un rôt, le cuisinier mettait ses broches en mouvement. Les jours de poisson, au lieu de morue ou de merlan, on leur servait un plat de petits poissons frits ^.
Était-on bien nourri à PHôtel-Dieu ? Le pain, le vin, la viande étaient-ils de bonne qualité ? Rien n'autorise à le nier^ n^oublions pas, d^ailleurs, qu'au moyen âge comme aujourd'hui, les hôtes de l'hôpital, pour la plupart, du moins, savaient par expérience ce qu'est la privation, le morceau de pain dur et sec arrosé d'une gorgée d^eau, voire le jeûne absolu : excellente condition pour n'être pas difficile et pour apprécier la pitance de la maison. Que
1 . On mangeait du veau à Noël, le dimanche de Qaadragésime, à PAques, à l'Ascension, à la Pentecôte, à la Fête-Dieu, à la Nativité de la Vierge et à la Toussaint. — c Pour deux journées d*un tonnelier emplaiés i relier les cuviers pour tremper les harens en caresme, vi s. t (Comptes, III, 274.) — 8 Notez que la queue d*uillè contient zxviii sextiers, dont chacun sextier vault, à la mesure de Paris, xii pintes ou environ ; et contient la queue iiii sommes, dont la somme contient vii sextiers; chascun sextier, deuxpoz; chascun pot, deux quartes; chascune quarte, deux pintes; chascune pinte, deux choppines. » (Comptes, IV, 260.) — Ibid., passim. — Règlement du xvi* siècle, art. 58, 59, 1 58-162. — Tableau des budgets du maître. — Documents, n** 2g, 3o. — T. II, n^* 402, 457, 5 10, 612, 2022, 2084, c^'
2. ff Et olim erat distinctio vini et gravi bus infirmis dabaturde meltorî et fratribus infirmis. » (Arch. nat., L 536*.) — Règlement du xvi* siècle, art. i56, i57, 160 et suiv. — Arch. nat., H 3666, 586. — T. II, n* 2022.