‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 76 sur 236 · Arch. nat., L · texte numérisé non relu

Arch. nat., L

4. c Et cum ipse deffunctus percepit dictam la Galette, cum aliis religiosis recessit In dormitorio, videticet in sua caméra. » (Arch. nat., L 536^) —

92 PRBMiiRE PARTIE.

Dans la chambre de la prieuse, dont l'entrée était protégée par un « porche », c^est-à-dire par un tambour, était dressé un autel pour célébrer la messe devant la prieuse « antique » à qui son grand âge ne permettait plus de descendre à la chapelle ^

Tandis que, couchés en chemise^ comme le voulait la règle, frères et sœurs s^abandonnaîent au sommeil, les « veilleresses » travaillaient dans les salles silencieuses et obscures'; car ce n*était qu^une clarté blafarde et incertaine que répandaient les veilleuses à la lumière vacillante. Parfois glissait dans Tombre la silhouette d'une sœur allant prodiguer ses soins à un malade agité ; de temps à autre, quelques-uns se levaient et gagnaient les « chambres aisées », éclairées par plusieurs lampes, grâce à la libéralité pré* voyante de deux bienfaiteurs dont on gardait pieusement le souvenir à THÔtel-Dieu'. A Porigine, les sœurs de nuit avaient trois

< Pour avoir fait une voirriere neufve avecques ung rondeau à Timage Saint- Jehan, servant en la chambre Pernelle, xvi s. p. » (GimpteSy XIX, 259.) — A. P. 873*, n- 4198.

1. « Pour la façon d'un crucefiement et plusieurs ymaiges en un drap fiiit en la chambre à lad. prieuse, xiii s. 1 (Comptes, I, a 12.) — « Pour une fermeure de bortdillande, appelée communément ung porche de chambre, ayant trois huys fermans et ouvrans, lequel avoit autrefbiz servi, achett^ pour mettre et servir en l'entrée de la chambre de la prieuse, pour Tachât seulement et pour l'aportaige, iiii 1. vi s. viii d. p. » (Ibid., VII, 187.) — f Pour avoir Mt faire ung aultel de boys pour servir à dire la messe en la chambre de lad. prieuse, où estoit mallade lad. Richeuse, xlviii s. » (Ibid., XV, Sog.) — Arch. nat., L SSa". — A. P. 873*, n* 4198.

2. Le personnel chargé du service de nuit se composait de trois sœurs et quatre filles. (T. II, n* i3io.) — Règlement du xvx* siècle, art. 164. — Documents, n* aS.

3. En 1487, Martin Quignon, notaire du Roi et procureur au Chfltelet, ayant l'intention de £sire un don en fiaveur de l'Hôtel-Dieu, consulta les plus ftgées des religieuses; celle»ci lui dirent qu'« à leur avis il seroit très neccessaire et convenable de fonder l'uille d'une lampe qui ardera toutes les nuytz es chambres aisies et retraictz dlcelluy Hostel-Dieu, dont l'entrée est en la grant salle ; laquelle lampe donnera clarté tant ésd. retraictz que en lad. grant salle, ad ce que les povres qui se lievent souvent de nuyt pour aller ausd. retraictz, puissent plus fadllement trouver l'uys d'iceuli, lequel huys iceulx malades ne pevent trouver de liger, par faulte de clarté, par quoy souvent advient que par neccessité ilz laissent aller leur ordure prés d'icelluy huys et des gisans malades d'autour... » (A. P. 164 Ggg, n* 966.) — En 1496, donation de c six vingtz livres tournois par maistre Guy Boisleaue, en son vivant chanoyne de l'eglize de Paris, pour convertir en rente pour la fondation et entretenement de deux lampes à l'endroict des chambres aisées

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