V. — LES RBYBNUS I>E L^rAtEL-DIBU. I
durant les vacations, seront jugées par le Prévôt de Paris. — Invent.'Sormn.y I, n<»4842. Ordonnances^ XIX, 38i, 382.
XXIX. 29 juillet 1467. — Les affaires de THôtel-Dieu seront {daidées au Chfttelet tous les jours de la semaine, -r Invent, -somm.^ \, n* 4843.
XXX. Septembre 1473. -— Exemption des droits d'amortissement pour 200 livres de rentes à acquérir. — Invent. "Somm,^ I, n* 4763. Ordonnances, XVII, 589.
Si les privilèges accordés à T Hôtel-Dieu de Paris ne témoignent point, à proprement parler, de la sollicitude et de la sympathie personnelles des rois à l'égard de cet établissement, on ne saurait toutefois mettre en doute les dispositions bienveillantes dont les souverains se montrèrent toujours animés à son endroit. Durant leur règne, l'hôpital était de leur part l'objet de libéralités fréquentes et de dons importants* ; dans leur testament, une clause lui était toujours consacrée'. La Reine était-elle sur le point d'accoucher, le Roi achetait à la prieuse le berceau qui allait recevoir reniant; parfois ce berceau avait déjà servi quelques années plus tôt au même usage, mais la prieuse en avait repris possession dès qu'il était devenu inutile'. Lorsqu'une reine mourait, il était
1 . f De madame de Bourgogne, par la main de son otmonnier, présent ton beau père, xznii 1. p. » (Comptes, VII, 3xi.} ~ c De Taumosne de la Royne de France pour les acouchées, rt mosles de bûche, t (Ibid., YIII, 55.) — c D'une aumosne faitte par le Roy, après son entrée faitte à Paris, xl 1. p. » (Ibid., XVi, 359.) — Comptes, I, 208; VII, go, i36, 179, 221, 3ii, 352; IX, 57; X, 57, 161; XII, 123; XVII, 3i2; XVIII, 124, I25; XIX. 116, 182, 319. — Bibl. nat, Clairambault, Sceaux, reg. 48, p. 3555. — Cartul, H.^D,, n** i, 292, 695, 771, 849. — Invent,'Somm,, I, n» 5i85. — Guérard, Cartuî, de Notre-Dame, III, 299 (coll. det Doc. inéd,). -~ Christine de Pisan, Le livre deg fais et bonnes meurs du sage rqy Charter, III, x. — Mandements et actes divers de Charles K, publ. par L. Delisle, n* i58 {Doc. inéd,).
2. Testament de Philippe- Auguste (Historiens de France^ XVII, 1 15), — de Philippe III (/mvnf.-jomm., I, n* 5 173}, — de Blanche, fille de Louis IX {Ibid; I, n* 5 180), •— de Blanche de Navarre (art. 41, publ. par L. Delisle, dans les Mémoires de la Société de Phistoire de Paris et de VIle^-France, XII, i885), ^ d'Isabeau de Bavière (Félibien et Lobineau, Histoire de la Pille de Paris, I, i56), etc.
3. c Pour deux bersueuls prins en Tostel de céans pour madame Jehannc de France, zxzn 1. p. » (Comptes^ I, 36.) — c Du Roy nostre sire pour Le berseul de monseigneur le dauphin, qui avoit esté donnez à l'office, et on le Touloit avoir pour madame Jehanne de France, pour ce receu, le vi* jour
d'usage de donner à THôtel-Dieu « son lit et sa chambre » * . Les visites royales n'étaient pas rares à THôtel-Dieu * ; lors des entrées solennelles, les pauvres de Thôpital n'étaient pas oubliés; aussi voyait-on toujours, aux funérailles du Roi, s'avancer derrière les princes du sang, derrière les conseillers du Parlement et ceux de la Chambre des comptes, « deux cens povres, chascun sa robbe de doeuille, chascun sa torche de trois à quatre livres pesant, à deux escussons sur chascune torche, et sur la robbe deux, Tun devant et Tautre derrière » ^.
Les grands corps de TÉtat s^efforçaient aussi de venir en aide à
dud. mois, xvi 1. » (Ibid., II, 49, 5o.) — a Le xi« jour de septembre, de Taumosne du Roy pour le berseau de madame Ysabeau de France, viii 1. > (Ibid., II, 191.} — « Le xvi* jour dud. mois, pour la despence de la prieuse et de sa compaignie qui ala à Conflans par devers la Royne, en un chariot, pour pourchacier le barssuei de la fille du Roy, qui estoit lors nouvellement trespassée, viii s. > (Ibid., I, 282.) — c Receu pour ung barceau qui fut à ung des enffans de Bavière et baillé aux gens de Taillebot, iiii 1. x s. vin d. » (Ibid., VII, 270.)
1 . c Aux vallés qui aporterent le lit et la chambre de feue madame la royne Jehanne, qu'elle avoit lessie à Tostel, le vi* jour dud. mois, nu s. > (Comptes, I, i38.) — c Le derrain jour de juing, baîllié à Jehan le chasublier, qui a mis à point les paremens qui vindrent de madame Marie de France, par V jours, X s. » (Ibid., II, 194.} — c Le vni*de juillet, receu de monseigneur d'Estempes, par la main de maistre Pierre Michiel, pour cause de la vente de Pesprivier, des courtines et courtes pointtes qui nous furent données des biens de la Royne, dont Diex est Tame, viiixx 1. -^ Le xv* jour dud. mois, receu de Girart le frepier, pour la vente des robes et mantiaux que le Roy donna à Tofiice de la prieuse, lxv 1. > (Ibid., I, 188.} * a A deux variés qui apportèrent à l'ostel la chambre de feu madame d*Oriians, 11 s. > (Ibid., I, 295.) — c Pour la vendicion de deux couvertouers de futaine, chascun de Ht lez, venuz de Tinventoire madame la Régente, lxiiii s. p. — Item, receu de la vendicion de trois drapz de lin, chascun de trois lez, du linge de feue madame la Régente, viii 1. p. » (Ibid., VII, 180, 190.) — Voir Christine de Pisan, ouvr. cité, III, xlix. *
2. Le vendredi saint notamment, la Reine, lorsqu'elle se trouvait à Paris, se rendait à THôtel-Dieu; elle ne quittait jamais l'hôpital sans laisser quelque aumône. Un fait curieux se produisit, en raison de cette coutume, lorsque, après la mort de Charles VI, la France eut deux monarques : c celle qui se dit dauphine », quoique éloignée de la capitale, envoyait au maître une modique somme de 4 livres, tandis que la duchesse de Bedfort, dont le mari représentait le roi Henri VI, donnait 80 livres. — Comptes, VI, i65 ; VII, i5, 52; VIII, 54, 55; IX, 57.
3. Comptes, I, 82; 111,88-96; XVII, 214. — Invent, -somm»^ I, n» 4281. — Chronique de Mathieu d'Escouchy, II, 429. (Édit. de Beaucourt, publication de la Société de Thistoire de France.)