‹ L'Hôtel Drouot en (volume 3)Chapitre 16 sur 85 · À ER · texte numérisé non relu

À ER

& L'EUTEL BRODUT ET Le CIRSONINÉ EN 18.

LEZ. are à tous. subi le phassamientes des Joeurs 4 recut quelques honemes sur le des, tandis que des boues seu, dut Le des est fait comme ue acreai Cxrcesse. sui groupés amiour d'une table sur laquelle uw ménétrir de villas, an fcnire emuriandé dé ne ven Le RS pour ésaver k

pate Vends 2,300 frames. |

James Vas Horse. — Peysage ghein de poésie.

tu sommet d'une colline boisée, on petit village et la ponrire d'un vieux chétesu qui émergent de la verdure: au preméer plan uz chemin Creux que gravit un persan précéie d'u chien. Ce tableau du maïire de Bari. sigué du mopvzrzmume, gravé parG. Grieux et provesant de la cobection Nieuwenbhuys, a été vendu 6 OU frames. — Du Sentier sous La forét, signé et dnis de 1651 - une charicre ei un bomme qui se repose sur = tronc d'un arbre renversé. Vendu 1,529 francs.

Ssuomos Vas Rrrspsez (1610-1670). — Le Combat, daté de 1658. C'est un combst corps à corps. Quel mousement dans cetie mél furieuse! Des fantassins et des esvalierz se rencontrent sur un pont d’une seule arche ; dés plus d'un a roulé dans la rivière; d'autres, repversés sur le parapet, vont subir le même sort. Vendu 2,000 francs.

Dassin Tenies, le fils. — Zubagrie. Des buveurs, assis sur des escabeaux, causent; les uns fument, les autres bourrent leur pipe. C'est bien flamand, ce tableau qui, signé en toutes lettres, avait ses papiers comme les grandes familles leur arbre généalogique ; il provenait

des collections de lord Mulgrave, du général Philipps de | Londres et de M. Dufraise de Cambrai.

Twpozo. — Bacchanale. Ce hardi décorateur du zu: siècle à peint d'un coloris clair et brillant des bacchantes et des faunes qui dansent en se tenant par la man, 1,360 francs.

JEAN STEEN (1636-1689). — La Prédication de saint Jean. Ce tableau faisait pendant à une autre composition représentant Moïse frappant le rocher. Les deux figuraient dans les collections Rotham et du prince Robiano. Le Moïse fit aussi partie de la célèbre vente des vingt-trois tableaux du comte Demidoff, en 1868; vendu 1,800 francs. — Les Veux buveurs, 1,220 fr. — Le Vieillard amoureux, vieux paillard couché qui attire à lui par le bas de son jupon une gaillarde un peu débraillée déjà et qui se tient en riant debout sur son lit; 2,100 francs.

Le 27 janvier, nouvelle vente par Féral. Tabieaux anciens et modernes. Parmi eux, deux panneaux de salle à manger, par JaAcQuES CRIVELLI : Canards surpris dans les marais par des oiseaux de proie, 900 francs.

Une fine peinture de Louis DE MARNE, alle de chasse, 260 francs.

Une brillante esquisse, vivement Fnéiase: par Ho- NORÉ FRAGONARD, 1,805 francs.

Le Concert, de PLATZER, 1,150 francs. — Une artiste à son chevalet, 1,510 francs.

EUGÈNE FicHez. — Z'Amateur de médailles, 280 fr.

ALFRED DE DREUX. — Chasse au renard, 525 fr. — Chevaux à la promenade, 355 francs.

La Belgique, elle aussi, vient vendre des tableaux chez nous. C'est le marché. La galerie de feu J. Van de Kerkhove, en son vivant ancien conseiller communal de Bruges, a été présentée aux enchères par MM. PBerthelier et Arthur Bloche. Ne nous plaignons pas : ce sont des G. Courbet, des Decamps, des Lévy, des Salvator Rosa qui rentrent au logis. Félicitons-nous toujours du retour des enfants prodigues. Nous pouvons bien accepter à ce

compte qu’il nous reste deux Van de Kerkhove assez mauvais qui faisaient partie de la collection.

Dans une vente de Durand Ruel, faite le 2 février, signalons un très curieux tableau de F.-B. Michetti, qui a figuré à l'Exposition universelle. C’est une idylle intitulée : Printemps et amouwr. Un ciel bleu, une mer bleue, réunion confuse de jeunes femmes se détachant en rose sur une prairie verte; toutes ont le torse nu; les unes prient ou dorment, les autres dansent, d’autres jouent du tambour de basque. Cela est d'un effet indéfinissable ; de loin, on dirait une scène japonaise ; de près, un Fortuny, moins le talent, et, ce qui met le comble à l’originalité, l'artiste a lui-même sculpté sur bois son cadre, autour duquel il a fait courir une rampe où des serpents s’enroulent, des colombes se becquètent et des crabes s’accrochent.

Dans la menue vente : {es Sonneurs, qui valurent une médaille à Ulmann, et une Æerveilleuse de Jules Goupil, coiffée d'un curieux bonnet de police très haut, agrémenté d’un gros nœud bleu. — De Jules Hereau, ce malheureux qui s’est suicidé, un paysage triste comme son auteur, mais d'un sentiment vrai; et, d'Antigna, une pâle accouchée, entourée de sa mère et de son mari, tandis que, sous un nuage entr'ouvert, apparaît l'ange de la maternité qui apporte avee lui un enfant.

Les ventes de Me Marie Blanc continuent. Il y en à aura ainsi dix jusqu'au 15 mars et nous ne sommes qu'à la quatrième. Les mines de Golconde ont dû décidément être dévalisées pour cette princesse de Monaco. La moindre vacation s'élève à plus de cent mille francs dans quelques heures. C'est une profusion de bagues, de bracelets, de châtelaines et de colliers

garnis de pierres précieuses élincelantes comme la lumière électrique. Lorsqu'on expose des bijoux, la salle a, comme le dit spirituellement une chroniqueuse de beaucoup de talent, l'aspect d’une serre chaude. « Il s’y épanouit des fleurs de tous les mondes, depuis les roses princesses jusqu'aux dames aux camélias.»

Avant-hier, 3 février, ils étaient quatre experts et commissaires-priseurs à vendre une partie de l’ameublement de cette reine de la roulette ei du trente et quarante qui entassait, sans besoin et sans goût, tout ce qu'on venait lui offrir. Elle convertissait ainsi ses rentes en émaux modernes, en ivoires sculptés à Dieppe, en vieux Sèvres neuf, en Chine craquelé, en meubles de palissandre ou de bois de rose. — Il est évident que, dans cet entassement de collections faites avec de l'argent, il se glisse de temps à autre quelques beaux bronzes de Barbedienne ou quelques bonnes pièces d’argenterie de Fannières et de Froment Meurice. Mais la plupart du temps gwel loc! comme disent les marchands. Il n'y a rien dans tout cela pour les amateurs. — Fuyons.

De prochains jours de combat se préparent, sans compter ceux que la chute de l'Union générale nous améneront fatalement. — Sa majesté Bibelot a encore quelques beaux jours de règne.

Une belle réunion de faiences françaises : Rouen, Nevers et Moustiers, choisies par Michel Pascal, le sculpteur, sera prochainement dispersce.

Vente de M. Pascal, cet ingénieur, administrateur d'une société française, qui fut, l’année dernière, tué si malheureusement par une poutre qui se délacha des échafaudages du Printemps, au moment où il passait dans son coupé. Il paraît, si j'en crois certaines indiscrétions, que celte collection comprend d’adorables petites pendules du xvi siècle et un choix varié de

deux cent cinquante flambeaux des époques les plus reculées. Il y en aura pour tous les goûts.

M. Maurice Tourneux, un érudit de première force, prépare le catalogue Benjamin Fillon. Quand le moment sera venu, nous pourrons donner des détails inédits sur ce Vendéen savant qui fut notre ami.

Déception amère pour quelques-uns, satisfaction très grande pour beaucoup. Le Ministre des Arts vient d'acquérir, pour 207,000 francs, une partie très importante des collections formées par un eurieux, le prince Timbal, plus connu des amateurs de haute curiosité que des artistes. — Le Louvre a pris, comme base, jies estimations de Charles Mannheim. Il ne pouvait mieux s'adresser. — Le choix a été bien fait: l'Etat a jeté son dévolu sur une centaine de pièces seulement, parmi lesquelles de très beaux ivoires du xv° et du xvi° siècle, un très remarquable dessin de Raphaël, un beau Fra Angelico et quelques autres bons tableaux, le tout pour la somme totale de deux cent vingt mille francs.

Pauvre Timbal! découragé, effrayé par les événements, il avait vendu en 1871 sa collection à l'amiable, et à peine le marché était-il conclu, qu'il sollicitait à mains jointes l'acquéreur de lui rendre ses trésors ; mais ce dernier ne voulut rien entendre et garda son excellente acquisition, comme c'était son droit.

On continue à faire passer de tout à l'hôtel Drouot, des rossignols, des crocodiles empaillés. Mercredi 45 février, Paul Chevallier doit faire une vente nouvelle. Il s'agit de deux cents mètres d'estampages sur gros papier, reproduisant en relief des Egyptiens avec des têtes cornues. C’est là le travail colossal d’un Champollion quelconque, habile à déchiffrer” les hiéroglyphes, qui a relevé ainsi toutes les gravures en creux du sarcophage de Seti, découvert par Belzoni à Babel-

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