PREFACE. VII
lance universelle, entrait une certaine dose de dédain pour tout ce qu’il n’aimait pas. Ce fougueux coloriste de la plume adorait la ligne, bien plus que la couleur, et si son admirable aptitude à saisir les beautés de toutes choses lui a permis de parler avec justice de Delacroix, Ingres n’en eut pas moins, au fond, toutes ses secrètes sympathies. Au reste, ceux qui ont pu voir de la peinture de Théophile Gautier savent qu'Amaury Duval était un foudre de couleur, un impressionniste et un audacieux auprès de lui.
Je demande pardon pour le souvenir donné au maitre que j'ai adoré, à celui que Baudelaire avait si excellemment nommé « le poète impeccable, » et je reviens au volume pour lequel on m’a fait l'honneur de me demander quelques lignes d'introduction dont il avait si peu besoin. Parmi ces tableaux, dont je parlais plus haut et qui auront, un jour, une histoire, dont M. Paul Eudel signale le mssase à l'Hôtel cette année, je vais citer Z’#{é et {Hiver de Millet. L'auteur me semble un peu sévère pour le second de ces tableaux dont le charme est bien pénétrant cependant. Il rappelle, àce propos, le nom d'Hamon avec une pointe d’ironie. Certes, la distance est grande entre Millet et Hamon; mais si un seul des deux fut un grand peintre, tous deux furent des poètes et méritent un brin du vert laurier. Deux autres toiles encore dont le passage doit être mentionné, comme celui de ces étoiles dont le périodique retour est toujours un événement : c’est Ze Malin et le Soir de Corot.
Quelques Courbet aussi méritent la même mention. Elle est d'autant plus utile que les faux Courbet enva-