‹ L'Hôtel Drouot en (volume 3)Chapitre 8 sur 85 · PRÉFACE. XL · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XL

Parlez-moi de cet homme-là pour donner aux choses un tour plein de poésie. Dans la correspondance de Mie Mars, par exemple, avec lui, il n’est question que de la nécessité où elle était de manger des pruneaux à tous les repas. Toutes ses salutations se confondent en demandes de pruneaux.

Beaucoup plus intéressante, au fond, la magnifique phrase de George Sand citée dans le livre, à propos d’une des ventes Charavay. Charmante aussi, cette strophe de Mila par Rochefort, que je ne connaissais pas comme poèle. Mais qu'ils sont impitoyables, ces collectionneurs de toutes choses! J'apprends dans le livre de M. Paul Eudel, que Vallès, l’auteur du Bachelier, le grand contempteur de l’éducation universitaire, fut tout simplement déshonoré, le long de ses études, par une infinité de prix. Prix de discours français ! Prix de discours latin! Prix de vers latins ! Pro pudor ! Eh bien, jem'en serais douté. 1 faut connaitre à fond la langue classique pour protesteravec éclat contre elle. Enrevanche, j'aurais aisément deviné que M. Jules Verne n’avait pas été distingué comme styliste, par ses professeurs. Je crois que la postérité sera absolument de leur avis, si toutefois elle se donne la peine d'en avoir un sur cette même question. 9

Beaucoup de souvenirs de Gambetta dans ce volume, souvenirs qui empruntent un intérêt tout particulier d'actualité et d'émotion à la fin quasi-tragique, par sa rapidité, du grand tribun. Faut-il s'étonner que Gambetta n’ait eu, en rhétorique, que le troisième accessit de discours français, ce qui, au lycée de Cahors

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