‹ L'Hôtel Drouot en (volume 4)Chapitre 12 sur 122 · ALFRED DE MUSSET · texte numérisé non relu

ALFRED DE MUSSET

Et, comme suite, un quatrain autographe sur, un critique du temps:

Par propreté laissez à l'aise Mordre cet animal rampant.

En croyant frapper un serpent, N'écrasez pas une punaise.

N'est-ce pas un peu un pastiche des vers célèbres de Voltaire sur Fréron (1). :

Dans la même vente, se trouvent vingt-deux pages in-folio formant le brouillon original du discours de réception de Musset à l'Académie, le 27 mai 1852, en

(1) Ce quatrain a été adjugé 50 francs.

chuter Aire 4 À 41

hé-obh, (mmossé

remplacement d'Emmanuel Dupaty (1), et de celui qu'il prononça lors de l'inauguration, au Havre, des statues de Bernardin de Saint-Pierre et de Casimir Delavigne.

Le dossier qui concerne Frédérick Lemaitre est également très intéressant. Il renferme de nombreux traités: l'un avec Hostein, pour des représentations au théâtre de la Gaîté; un autre dans lequel Frédérick s engage à donner au même théâtre une série de représentations dans une pièce intitulée : la Bonne Aventure, à laquelle il avait collaboré, et enfin un dernier par lequel il convient de Jouer, aux Menus-Plaisirs, le rôle du général Forestier dans la pièce de Théodore Barrière, intitulée: Malheur aur vaincus ! Le prix de chaque représentation est fixé à 300 fr. — Nous avons fait du chemin depuis cette date!

A citer surtout le plan des mémoires du célèbre comédien qui devaient remplir douze volumes, et dont le manuscrit autographe s'est arrêté à la centième

page.

La collection Lippmann vient de passer, pendant trois jours, sous le marteau de M° Escribe, assisté comme expert de M. Bloche.

MM. Alphonse et Heber Lippmann sont deux vaillants et braves travailleurs. Depuis dix ans sur la brèche ils se retirent des affaires, au grand regret des amateurs. Longtemps on s'est disputé leurs meubles rutilants de bronze et revêtus de ce vernis Martin inspiré par le vernis japonais dont raffolait la Pompadour.

Les deux frères Lippmann laisseront trace de leurs travaux dans l'histoire du meuble artistique au dixneuvième siècle. Comme au siècle dernier, les Boule,

(1) Discours payé 400 francs.

les Teune et les Riesener, ils ont composé et exécuté eux-mêmes leurs meubles. L'un peignait les panneaux à l'instar de Watteau, l’autre ciselait les cuivres comme Gouthières et Caffieri. Aptes à tout, ils ont même fait un plafond remarquable chez M. Laveissière.

Tout en s'inspirant des modèles du temps passé et même de ceux que leur offrait l’art Japonais, leurs œuvres conservent néanmoins un caractère absolument personnel. Ces meubles uniques, signés par leurs auteurs, out été souvent reproduits par l'/{{lustration, l'Art pour tous et l'Art dans la maison. |

La mode est aux beaux catalogues. Aussi celui de MM. Lippmann est-il enrichi de croquis dus au crayon de M. Alphonse Lippmann. Ces dessins reproduisent les principales pièces de la vente : des commodes ventrues, des crédences byzantines, des bureaux rognons, des armoires de laque, des cabinets d’ébène, des paravents encadrés de rocailles feuillagées et une délicieuse table-bijou en palissandre, enveloppée d'une résille de bronze doré dans le goût de Beche. Toutes ces pièces sont signées À et H. Lippmann, une signature qui sera recherchée un jour.

Voici, du reste, les principales enchères de cette vente:

Un petit meuble secrétaire dit Marie-Antoinette, en bois des îles mélangé de citronnier et orné de bronzes cerclés et dorés avec dessin gouaché dans le goût de Fragonard : 850 francs.

Un paravent à trois feuilles style louis-quinze, peinture polychrome sur fond d'or; encadrement en bois sculpté et doré : 450 francs.

Un trophée composé de violon, vielle, viole d'amour, tambour de basque, cor de chasse et autres instruments suspendus à une draperie en brocart bleu: 1,140 francs."

Une paire de belles appliques de style louis-seize en bronze doré, avec partie décor vernis Martin, ornées d'améthystes et de cristaux : 1,170 france,

Un meuble original, style régence: 4,550 francs. L'expert en avait demandé 10,000 francs.

Un autre meuble du style louis-quinze, décoré sur la façade d'un concert dans le goût de Leprince : 3,800 francs.

Un bureau de forme dite « rognon » inspiré du style louis-quinze : 3,750 francs.

Une armoire à deux portes de style régence en palissandre massif, vendue 5,200 francs seulement sur une demande de 10,000 francs.

Enfin une série de cinq magnifiques tapisseries tissées d'argent et de soie, représentant des paysages et des jardins à la française d'après Lenôtre et encadrées de superbes bordures à attributs guerriers et champêtres, a atteint le prix de 27,600 francs.

Très curieuse la vente de l'autre jour. Un ancien modèle qui tenait, boulevard de Clichy, un cabaret artistique bien connu des noctambules du quartier, sous le nom du Z'ambourin, avait envoyé à l'hôtel Drouot les tambourins qui formaient un petit musée dans une salle au premier étage de son établissement.

Cette vente s’est faite cependant sans tambour ni trompette. Aussi un tambourin signé par l'un des plus célèbres membres de l'Institut a passé complètement inaperçu aux enchères. Je crois que son auteur ne le regrettera pas, car l'œuvre était médiocre.

Sur un autre tambourin une pièce de vers par un artiste très connu dont nous tairons le nom. En voici la fin :

Aujourd’hui l'artiste est bourgeois, Il entend la messe en famille,

Il joue, on le rencontre au Bois.

Prudhomme lui donne sa fille; Son atelier est un salon.

Papa Corot, homme de bien,

Si tu vivais, tu rirais bien

Des peintres de la haute gomme.

Pourquoi avoir mis dans cette adjudication quelques tableaux du genre dit croûles, qui en gâtaient absolument l'originalité?

Les épis de faitage de la vallée du Pré-d'Auge sont des spécimens très remarquables de notre céramique française.

Frappé par la richesse de leur ornementation, M. E. Ridel, un antiquaire très chercheur de Vimoutiers, a eu l'idée de recueillir tous ceux qu'il a pu rencontrer dans ses voyages. — Pendant trente ans, n'épargnant ni ses peines, ni son temps, ni Son argent, il a pu ainsi sauver d’une destruction certaine une soixantaine de ces poteries vernissées qui peuvent rivaliser avec les rustiques figulines de Palissyet de ses continuateurs.

Un épi isolé ne dirait rien, mais cette intéressante série, dont les échantillons sont tous différents de galbe, forme un ensemble fort curieux et donne des renseignements très instructifs sur un art aujourd'hui disparu.

Les plus anciens datent du xiv° siècle, les plus récents sont sortis en 1685 des fours de Manerbe, époque où ils furent fermés, date néfaste où ces habiles artistes, plutôt sculpteurs que potiers, quittèrent la France à la suite de la révocation de l'édit de Nantes.

Dire ce qu'il a fallu de recherches et de persévérance, pour former cette collection de flèches élan-

cées qui, depuis des siècles, resplendissaient au soleil, serait trop long à raconter. Il y a tels épis dont il a fallu faire le siège comme pour une place forte, afin de décider le propriétaire à laisser ainsi découronner sa maison. Mais M. Ridel est doué de l'habileté d'un diplomate. Il lui a fallu, du reste, de la patience pour retrouver exactement la place, maintes fois bouleversée, des dix ou douze morceaux dont se compose €hacun de ces épis.

Les deux perles de la collection ont près de 2 mètres de hauteur. Elles appartiennent du reste à la Renaissance, qui a été l'apogée de notre céramiqne française, comme le prouvent les délicates et merveilleuses faïences d'Oiron que se disputent les amateurs à coups de billets de banque.

Depuis Henri Il, ces épis étaient fichés aux extrémités d'un vieux manoir tombant en ruines, à la Cambe, dans le Calvados. A la suite de négociations difficiles, M. E. Ridel les acheta avec la condition de les prendre sur place, mais il ne trouva aucun couvreur pour aller les chercher. Emporté par sa passion de coilectionneur, M. Ridel se risqua sur la toiture vermoulue et les décrocha au péril de sa vie, à l'aide d’une longue perche. IL est impossible de dépeindre la joie que lui fit éprouver cette conquête.

Ces épis symbolisent les deux sexes. Sur l’un, en effet, une sirène tient un miroir d'une main et peigne de l’autre son abondante chevelure. Sur le second, un triton Joue de la conque marine au-dessus d'un trophée d’attributs.

Les épis ont été dessinés à la plume par le très Jeune fils de M. Ridel à qui nous adressons nos sincères félicitations pour une habileté de main qui témoigne de véritables dispositions pour l'art ornemental. On nous dit qu'il prépare un album de la collec-

tion complète de son père. Ce sera fort intéressant, mais les Arts décoratifs nous paraitraient bien avisés en demandant au propriétaire de faire une exhibition de ses soixante épis si variés de forme et si intéressants à étudier. Il y aurait là un enseignement utile pour un architecte — et la mode des vieux épis d'un aspect si pittoresque reviendrait peut-être, nous le souhaitons bien sincèrement, sur la toiture de nos maisons des champs ou de nos villas du bord de la mer.

Suivez l'enchère. — Mariages de raison. — Le paysagiste Yon. — La nature est le meilleur des professeurs. — La Rafale et le Trou aux Carpes. — Rue Lepic à Montmartre. — Un atelier bon enfant. — Peignez donc cheux vous. — Pas timides les jeunes Néerlandaises! — Tout Paris au cercle Volney. — Cazin, Besnard et Barillot. — Mettez : Peinture aux Catalogues. — Vernissage aux Mirlitons. — Gervex, Roll et Japy. — Les aquarellistes rue de Sèze,

3 février.

Voyez la vente! — A qui le paysage? — Faites passer ! — Adjugé ! — Et ce tableau de genre? —

On demande à voir. — Vendu! — Allons, maintenant un chef-d'œuvre, de confiance et dans les bas prix. — Suivez l'enchère. — De la poésie, de l'idéal, du rêve, du talent et un cadre neuf par-dessus le marché, tout cela pour 500 francs. — Pour 500 francs, non ? — Pour 400, pour 200 ? — Enlevez! À 150 francs! au monsieur là-bas, dans le fond, à droite.

Il y à une grande tristesse dans ces ventes d'œuvres d'art à l'hôtel Drouot. IL est plein d'amertume et de froissements intimes, ce spectacle d'une production intellectuelle mise ainsi à l’encan et offerte crûment « au plus fort et au dernier enchérisseur ». Mais que voulez-vous, les temps sont durs et les fronts les plus élevés sont obligés de s'incliner pour passer sous la porte basse de l’adversité.

Il faut bien que le peintre vive de son pinceau et battle monnaie quelque part. S'il ne peut vendre à l'amiable à l'amateur ou au marchand de tableaux, l'intervention du commissaire-priseur devient indispensable. Le monde des arts se résigne donc à ce mariage non d'inclination, mais de raison.

Jamais peut-être l'hôtel Drouot n'aura donné l'hospitalité à plus de toiles que cette année. Les plus vaillants y passeront en février et en mars, et la liste en est longue ! La série commencera jeudi par Yon, le paysagiste du ciel et de l’eau.

Le ciel et l'eau ! voilà les inséparables dont M. Yon a composé son intimité et dont il s'est créé une véritable spécialité. Comme Van der Neer et Van de Velde, comme Constable et Bonnington, l'artiste estime avec raison que le ciel joue un rôle important dans un paysage, et qu'à lui seul il fait un tableau. Il est prudent, quand on en tient un beau au-dessus de sa tête et au bout de sa brosse, de se garder de mettre trop d'intérêt dans le reste de la composition. La moindre chose suffit: un bout de. plaine à peine accidentée, un horizon de mer, quelques arbres, un peu de verdure, presque rien, et c'est déja trop — la toile est achevée.

Le peintre Yon me semble avoir appliqué cette ancienne et intelligente théorie plus particulièrement dans la Meuse vue de Papendrecht. Le paysage y est pour ainsi dire relégué au second plan : quelques petits saules maigrelets, une voile à l'horizon, pas autre chose. Le drame est dans le ciel poussé par le vent du large, superbe, embrumé, tumultueux, épique.

Des exemples peints de la sorte convaincraient les plus récalcitrants des opposants.

Après le ciel, c'est l'eau qui attire le plus M. Yon.

Partout dans son œuvre on la retrouve. C'est la mer barrant l'horizon de sa ligne imposante et majestueuse ; c'est la rivière, miroir vivant reflétant les saules, les roseaux et les mille variations atmosphériques amenées par chaque heure du Jour; c'est un ruisseau, lame d'argent, serpentant au milieu de la mousse veloutée ; c'est une cascade galopant sur un hit de caïlloux bavards ; c'est un canal à la surface huileuse, dormant dans une placidité ennuyée et muette.

Aussi, dans l'intéressante excursion que je viens de faire chez Georges Petit, où sont exposés les paysages de l'artiste, le ciel et l'eau ne m'ont pas quitté.

Voici le ciel dans la ÆRafale, une des bonnes toiles du Salon de 1883, étonnante d'impression avec le cheval blanc qui baisse la tête sous l'orage rayant l'air d'une pluie torrentielle. Voilà l’eau dans le 7rou aux Carpes, que nous reverrons au mois de mai à l'exhibition des Champs-Élysées. La vue est prise de l'Oise, entre Compiègne et Noyon. Il est trois heures. Dans le ciel courent quelques nuages aux molles silhouettes : des oseraies se mirent dans la transparence limpide de la rivière. Au premier plan, parmi les herbes brûlées par le soleil estival, le parapluie el le panier d'un pêcheur qu'on aperçoit plus loin. Un Joli coin, en somme, rendu avec une émotion vraie et une justesse scrupuleuse.

Du reste, M. Yon peint vite et ne revient jamais sur ses tons, qui gardent ainsi leur fraicheur. Excellent procédé, mais il ne me semble pas à la portée de tous, car il exige autant de finesse dans l'œil que de sûreté dans la main.

L'amant du ciel et de l’eau est avant et par-dessus tout un sincère. Dans ses œuvres, rien ne laisse

supposer un parti pris d'école, ni une influence de professeur. On sent qu'il n'a Jamais eu d'autre maitre que la nature.

A neuf ans, il perdit son père, staltuaire de valeur, qui ne laissa aucune fortune. Voulant venir en aide à sa mère, des seule avec cinq enfants, le petit Edmond entra, à onze ans, dans l'atelier du graveur Pouget. Deux ans plus tard, il était le soutien de sa famille. Plus tard, tous les siens étant tirés d'affaire, Yon n'eut plus à se préoccuper que de lui. Il se Diden alors librement entrainer au penchant qui le tourmentait depuis son enfance; les rares moments arrachés à la gravure, aux exigences de ia vie pratique, il les consacra à la peinture. Sans conseils, sans direction, il fit de si rapides progrès que son premier envoi au Salon, en 1874, fut très remarqué et qu'il obtint presque coup sur coup une troisième et une deuxième médaille.

Aujourd'hui, l'ancien graveur occupe une des premières places dans la phalange, cependant si brillante, de nos paysagistes. Depuis huit ans, il est membre du jury, et ses camarades, unanimes à reconnaitre la dignité de son existence et la valeur de son talent, l'ont nommé membre du conseil d'admimstration des artistes français.

C'est à Ourscamp que cet artiste bon enfant, aimé de tous et ennemi de la pose, plante pendant l'été son parapluie de coton. L'hiver il se confine, comme un bon bourgeois, dans la douce intimité de la famille, travaillant ferme dans sa maison de la rue Lepic, qui se trouve à côté du céramiste Parvillé, près de M. Ziem et à deux pas de l'ancienne demeure de M"° Gréville.

On comprend d'ailleurs qu'il s'y plaise dans ce nid

capitonné de l'affection des siens, dans ce Montmartre où l'on est à la fois si près et si loin de Paris! Des fenêtres, la vue se déroule sur toute la capitale et s'étend jusqu'à la terrasse de Saint-Germain. Quant au jardin vaste et touffu, il lui prête souvent ses terrains. C'est de là qu'il prend parfois ses ciels.

L'atelier attirerait un sourire dédaigneux sur les lèvres des habitués des luxueux hôtels de l'avenue de Villiers. Il est des plus simples, et ce ne sont pas les portières de velours, les bahuts et les armes exotiques qui l'encombrent.

Mais sur la teinte brune des murs, que de jolies toiles se détachent en clair et en vigueur! Un ravissant Corot, des études de M. Camille Bernier et de M. Guillaumet, un Lever de lune, de Daubigny; le Canal de la Villette, de M. Lapostolet; une tête de pêcheur, de M. Duez; une vache, de M. Barillot; un épisode du siège de Saragosse, de Zamacoïs; un Gendarme à cheval, de M. Dupray; une tête de mousse, de M. Gilbert; un mouton, de M. Vayson; des huitres, de M. Bergeret.

On resterait une journée entière à admirer ce véritable musée et à causer avec le maitre de la maison. Sa cordialité met tout de suite à l'aise; d'autant plus qu'on trouve, sous la vareuse du paysagiste, un aimable conteur dont les souvenirs pleins d'humour et de saveur sont bien amusants. Il faut l'entendre exprimer l’étonnement de ce garde champêtre, très finaud dans sa naïveté campagnarde, qui lui demanda un jour pourquoi il ne peignait pas tranquillement chez lui à couvert, au lieu de rester à griller au soleil, de se faire tremper par la pluie et d'attraper une courbature en portant son lourd bagage sur son dos.

— Bé! pisque on l'saurait pas, ça s'rait-y pas tout pareil?

Brave homme qui, sans le savoir, se rendait bien compte qu'il devait exister des paysagistes en chambre !

Et cette aventure en Hollande, qui a fortement ébranlé ma confiance dans les mœurs modestes et timides des jeunes Néerlandaises.

Notre peintre commençait une étude au bord de la mer, à Scheveningue, près de la Haye. Un moment debout, il se baissait pour ramasser une brosse lorsqu'il reçut à l'endroit où le dos change de nom deux formidables claques appliquées avec une furia toute francaise. Il se retourna furieux, la main levée, prêt à venger son honneur si lâchement attaqué par derrière, maisil ne vit que deux jeunesfillettes de seize ans quisesauvaient à toutes jambes en éclatant de rire (4).

Le temps marche. Je quitte mon aimable hôte en lui disant seulement au revoir, car à l'exposition des pastellistes nous retrouverons huit études qui figureront à la vente de jeudi.

De la rue Lepic à la rue Volney, quel voyese et surtout quel changement de pays!

(1) La vente Yon, faite le 4 février par Me Tual et G. Petit, - a produit 34,355 francs : La Rafale, Salon de 1883 : 1,530 fr., à M. Muret. — Le Trou aux carpes : 1,620 fr., à M. Laurent. — Petit bras de la Seine, aux Andelys : 620 fr., à M. Château. — Rosée du matin : 600 fr., à Mme Salomon de Rothschild. — Entre Compiègne et Ribecourt : 300 fr., au peintre Zuber. — La Pro-

menade : 490 fr., au paysagiste Camille Bernier. — Fin de septembre : 500 fr., au même. — Terrains brûlés : 505 fr., au même. — A Carrières-sur-Seine : 470 fr., à M. Hertz. — Prairies sur

l'Oise : 400 fr., à M. Moreau Chaslon. — À Ourscamps, Oise : 100 fr., à M. Gauchez.

Parmi les aquarelles : Le moulin de Zwijndrecht : 350 fr., à Mue $, de Rothschild.— En famille (Hollande) : 510 sb. à M. Cosson. Et parmi les pastels : Embouchure de l'Orne : 1,400 fr., à M. Gauchez. — Bords de la Dive : 410 fr., à M. Péntromeli. —- Bords de la Seine (Montereau) : 450 fr., à M. Gauchez.

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