LES ENVIRONS
drière en bordure sur l'avenue actuelle de Tourville). Avec ces arbres arrachés on remplaçait ceux qui étaient morts dans l'avenue, aux coins de laquelle étaient placées de grosses bornes de bois(^>. Les autres avenues avaient été plantées d'arbres en 1720, et défense avait été faite de construire à moins de douze pieds de la dernière rangée d'arbres (^). Ces arbres, des ormes pour la plupart, étaient disposés en quatre rangées, deux de chaque côté de l'avenue. Lors de la fondation de l'Ecole militaire, une allée avait été tracée obliquement de l'Hôtel à l'Ecole; elle fut arrachée en 1757 (3), et une autre avenue fut tracée parallèlement aux Invalides (^) . La surveillance de ces avenues revenait à l'Hôtel ; un corps de garde avait été établi dans l'avenue de Breteuil, tant par mesure de police que pour empêcher les dégradations apportées atix arbres (^), un poste y veillait jour et nuit; en 17S8, un planton fut même établi pour faire des rondes aux environs (^'. En même temps, des mesures plus douces étaient adoptées : on ordonnait de faire, pendant les nuits d'hiver, de grands feux devant les grilles de l'Hôtel où pussent venir se chauffer les pauvres du Gros-Caillou, à qui on distribuait aussi des aliments *"). Les arbres étaient soumis à des tailles régulières et le bois vendu ^^\ Des jardiniers spéciaux étaient chargés d'entretenir ces arbres ^9).
Les terrains possédés par l'Hôtel ('°) étaient loués ou bien vendus quand les circonstances l'exigeaient <"'"), ou qu'une occasion parti-
(1) Décision du aS novembre 17S5. Reg. séances du conseil d'adm., IV.
(2) Arrêt du Conseil d'Etat du i6 mars 1720. Recueil des Édits, etc., I, p. aSg et papiers de Cotte. Bihl. Nat., Estampes Hd 135 d., pièce 1718.
(3) Lettre de l'architecte, 12 février 1756. Arch. de PHôtel, carton 2S9.
(I) L'avenue primitive avait à peu près la direction de l'avenue actuelle de Lowendal. La nouvelle devint l'avenue de Tourville.
(5) Décision du 2 août 1756. Recueil des Édits, etc., II, p. 22.
(6) Décision du 29 avril 178S. Reg. séances du conseil d'adm., IV,
(7) Décision du 17 janvier 1789. Ibid.
(8) Quittance de 2.700 liv. pour la vente des arbres de l'avenue conduisant à l'Ecole militaire, 2 août 1757. Arch. de l'Hôtel, carton 289.
(g) De 1760 à 1765, l'entretien des arbres revient à 2.4oo liv. par an. Arch. de l'Hôtel, carton 383.
(10) Cf. Heuquet. Description historique, abrégée et par extrait de tout ce qui peut servir à l'établissement, à la connaissance de la construction et des possessions de l'Hôtel royal des Invalides, 1781. Arch. Nat., Q' 1282, 3, dossier 3.
(II) Décision de vendre deux moulins et leurs dépendances, situés au-dessus de la fausse Porte Saint-Jacques, près de TObservatoire. Ils sont en ruines et l'entrepreneur de pain n'en peut tirer profit, 16 juillet 1733. Reg. séances du conseil d'adm., III.
culièrement avantageuse se présentait ('). L'Hôtel possédait en particulier plusieurs maisons au Gros-Caillou, où étaient logés les invalides qui ne pouvaient trouver place dans l'Hôtel, ou leurs familles. A plusieurs reprises le conseil de l'Hôtel préféra louer en détail ces maisons à des particuliers, à charge pour eux d'y loger et entretenir des soldats ('). Ces locations partielles offrant des inconvénients, l'Hôtel passa un bail générales). En lySé. les Invalides avaient cédé à la ville une portion de leur terrain pour y établir un établissement destiné à l'arrosage des remparts (^).
(i) Cf. un dossier concernant l'aliénation des terrains appartenant à l'Hôtel en faveur du duc Jules de Polignac, notamment : lettre du prince de Montbarey au conseil, 6 novembre 17S0. Mémoires sur la question (1781). Le duc offrait 360 liv. de l'arpent qui ne valait que 100 liv. Et : lettres patentes qui, autorisant l'aliénation des terrains appartenant à l'Hôtel royal des Invalides, prescrivent les formalités à remplir pour cette aliénation et règlent les conditions auxquelles elles auront lieu, 13 septembre 1782. Bibl. Nat., coll. Joly de Fleurp, vol. 539, dossier 7023 et Isambert, Anciennes lois françaises, XXVII, p. 228. Arch. Nat., Q' 12823.
(3) Baux du 10 avril 1763, du 12 décembre 1768, du iff décembre 1763, du 6 mars 1766. Arch. Nat., T 304.
(3) Lettre du ministre i5 octobre, 28 novembre 1763. Reg. séances du conseil d'adm., IV.
(4) Lettre de Caumartin au prévôt des marchands, 24 avril 1784. Arch. Nat., Qi 1283, dossier 3.