ŒUVRES SOCIALES ET PROFESSIONNELLES
Le caractère saisonnier de l’industrie hôtelière, l’éparpillement des entreprises qui, la plupart, ne dépassent guère le stade de l’artisanat, n’ont pas facilité l’éclosion d'œuvres sociales privées, telles qu’on en trouve dans d’autres indusfries. On ne saurait pourtant dire que le patronat dans l'hôtellerie, se soit désintéressé du sort de ses employés. Mais l’assistance bénévole qu’il accorde ailleurs spontanément et se traduit généralement par des fondations (crêches, services sanitaires, maisons ouvrières), groupées autour de l’usine, revêt dans l’hôtellerie une forme différente. C’est ainsi que nous pouvons signaler l’existence de puissantes sociétés de secours mutuels, qui doivent leur prospérité aux dons et à l’appui du patronat. Parmi celles-ci, deux méritent particulièrement d’être mentionnées; ce sont la Société des Cuisiniers de Paris et la Mutualité Hôtelière.
Le premier de ces groupements, fondé dès 1840, est, en raison de son organisation et de l’extension remarquable de son action sociale, mutualiste et professionnelle, le type le plus parfait des associations fonctionnant dans le cadre de la loi de 1898. Ses membres, tous des cuisiniers, se sont répandus sur tous les coins du globe où l’on réclame une main-d'œuvre de qualité. Mais que ces travailleurs se trouvent près ou loin de la maison mère, du siège parisien, ils restent attachés aux principes de discipline et de tenue morale qui sont imposés à l’admission.
Cette société qui a pris un essor considérable (avoir social
(x) On croit que le pourcentage des mutilés disponibles par rapport au nombre des emplois dans l'hôtellerie ne dépasserait pas 2 à 3 ©; tandis que bien peu d'établissements occupent ro %, de mutilés parmi leur personnel. Encore ces » à 3 © disponibles sont-ils utilisables étant donné leurs incapacités ou infirmités ?
Mais les Syndicats patronaux possèdent-ils les informations suffisantes pour éclairer l'Administration à ce sujet ?
au 31 décembre 1930 : fr. 15.721.9,1) porte son action dans le domaine social, non seulement en faveur de l’adhérent, mais encore de sa femme et de ses enfants. Nous regrettons, faute de place, de ne pouvoir nous étendre sur le fonctionnement des services très complets, qui comprennent
Un bureau de placement, une organisation médicale et pharmaceutique, un orphelinat, une maison de convalescence et de retraites, des lits dans les sanatoria et préventoria, une organisation d'assistance qui dispense des indemnités journalières, des primes de maternité et une section de retraite, une caisse autonome de chômage, ainsi qu'une section de crédit immobilier aidant à la création du foyer familial, enfin une revue et une bibliothèque technique, un groupe sportif et musical.
Cette société en situation prospère, bien que fonctionnant sous le régime mutualiste « Tous pour un, un pour tous », poursuit sa marche ascendante vers les buts fixés, avec l’aide généreuse des’ patrons hôteliers et restaurateurs.
La Mutualité Hôtelière qui, comme le groupement précédent, a été reconnue d'utilité publique, date de 1858. Son programme, dès cette époque, est de s’appuyer sur les chefs . d'établissement pour créer une heureuse entente entre employeurs et employés ; de contribuer par tous les moyens à la moralisation et à l’éducation professionnelle des travailleurs de l’industrie hôtelière ; de leur imposer les grands principes d’épargne et de solidarité et d’établir entre eux un solide lien familial.
Ses membres se recrutent parmi les employés de bureau, de la salle, de la porte et des étages dans les hôtels.
Ses services ont été organisés en vue de payer aux membres participants une indemnité en espèces, dans le cas d'incapacité de travail, et une indemnité de maternité aux sociétaires femmes, de constituer des pensions de retraites, de pourvoir décemment aux funérailles des membres décédés, de procurer du travail au chômeurs, de parfaire l’éducation professionnelle à l’aide de publications et de cours, et enfin d’allouer des secours aux veuves et aux orphelins de ses sociétaires.
Possédant des sections dans toute la France et aux colonies, des correspondants à l’étranger, elle étend son influence tutélaire bien au delà de son centre social. En 1930, son capital atteignait Fr. : 5.418.757. Les cotisations minimes des sociétaires ne suffisent évidemment pas à assurer une
pareille prospérité ; aux revenus fixés, il faut ajouter les bénéfices de fêtes brillantes et surtout les dons et cotisations de nombreux membres honoraires recrutés parmi les patrons et chefs de service.
D’autres groupements du même genre poursuivent des buts identiques (1) à la Mutualité Hôtelière, dont on a dit « qu’elle a su créer entre les employeurs et les employés une telle atmosphère de confiance réciproque, qu’elle a tué, pour ainsi dire, tous ces ferments malsains qui empoisonnent si souvent ia collaboration nécessaire et indispensable du Capital et du Travail. » (2)
{1) À Paris a été créé une Section hôtelière de la Caisse de compensation, affiliée à la « Caisse de compensation de la Région parisienne ».
(2) Discours de M. A. Peyronnet, ministre du Travail, prononcé lors d’une fête de la Section de Vichy de la M. H., en 1922.
” +4 il , | , & D Che RES ra IPEuE ra f V * CLASS (Aa LA mnt
> M te À di ‘ ” PAL ETA ON de ES PAU fair
“ S 4 res 13
Ere!
Le:
SCT ES